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BELGIQUE 



TOME XIV 



(DEUXIÈME SÉRIE, TOME IV) 



ANNEE 1879 



BRUXELLES 

M. WEISSENBRUCH, IMPRIMEUR Dl ROI 

45, RUE DU POINÇON, 45 








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SOCIETE MALACOLOGIQUE 



DE 



BELGIQUE 



ANNALES 



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TOME XIV 



(DEUXIÈME SÉRIE, TOME IV) 



ANNEE 1879 



BRUXELLES 

TYPOGRAPHIE DE M. WEISSENBRUCH 

IMPRIMEUR DU ROI 
45, RUE DU POINÇON, 45 






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MEMOIRES 



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DE 



BELGIQUE 



TOME XIV 

(DEUXIÈME SÉRIE, TOME IV) 



ANNEE 1879 



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BRUXELLES 

TYPOGRAPHIE DE M"« WEISSENBRUCH 

IMPRIMEUR DU ROI 
45, RUE DU POINÇON, 45 



COMPTE RENDU 

AU POINT DE VUE PALÉONTOLOGIQUE 

DE 

L'EXCURSION DE LA SOCIETE MALAGOLOGIQUE 

DE BELGIQUE 

AUX ENVIRONS DE RENAIX, EN 1879 



ÉTUDE SUR LA CONSTITUTION GÉOLOGIQUE DU MONT DE LA MUSIQUE 



PAR 



-A.- RUTOT 

(planche i) 

— SÉANCE DU 7 JUIN 1879 — 



L'excursion de la Société Malacologique de Belgique, qui a eu lieu 
cette année le dimanche 4 mai, avait pour but l'exploration des environs 
de Renaix et d'Audenarde. 

Au jour fixé, M. Briart, président, et MM. Cornet, Ortlieb,La Fontaine 
et Eutot, membres de la Société, se sont trouvés au rendez-vous convenu 
et, comme les paléontologues se sont trouvés former la majorité, il a été 
décidé que l'on se dirigerait immédiatement vers le Mont de la Musique, 
l'une des collines les plus intéressantes des environs de Renaix, au point 
de vue géologique. 

Le Mont de la Musique a été abordé par la voie ferrée et les premières 
explorations se sont faites dans les tranchées du chemin de fer, puis au 
tunnel. 



8 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Les tranchées n'ont rien offert de particulier; quoique étant d'une assez 
grande profondeur (5 à 8 mètres), elles ne montrent guère que du limon 
quaternaire reposant sur de l'argile Yprésienne. 

Au tunnel, le quaternaire est beaucoup moins épais. Grâce à cette cir- 
constance, on a pu reconnaître l'existence de deux niveaux d'eau situés 
à une distance verticale de 7 à 8 mètres et séparés par une zone 
sableuse. 

Se fondant sur ses propres observations, faites en plusieurs points des 
Flandres et du Brabant, et sur celles d'autres géologues, M. Butot a 
montré que le lit argileux inférieur appartient à l'Yprésien, tandis que le 
lit supérieur doit appartenir au Panisélien dont il constitue la base. 

La zone sableuse intercalée représente la partie la plus supérieure de 
l'Yprésien, et c'est elle qui renferme le banc à Nummulites planulata, 
dont de nombreux débris, extraits par puits du tunnel, lors de son creu- 
sement, existent encore au-dessus de l'entrée. 

Ce lit à Nummulites se trouve dans un sable gris, fin ; il est assez sou- 
vent cohérent et les Nummulites y sont extraordinairement nombreuses. 
Outre ces foraminifères, on y rencontre également un certain nombre de 
fossiles, que nous avons recueillis et déterminés avec l'aide de notre col- 
lègue M. G. Vincent. Voici la liste des fossiles Yprésiens provenant des 
environs de Renaix. 

Poissons. Lamellibranches. 

Lamna cuspidata, Ag. Ostrea submissa, Desk. 

— elegans, Ag. — rarilamella, Desh. 

Otodus Vincenli, Winkl. Anomya primaeva, Desh. 

r . . Pecten Preslwichi, Morris. 

— 30-radiatus, Sow. 
Xanlhopsis bispinosus, Bell. _ corneus, var laudunensis, Desh. 

Gastéropodes. Lima S P? 

„ . „ n r / Avicula Herouvallensis, Desh. 
Rostellana fissurella, Lmk. _ , 

. . ,,~ , Pinna marçantacea, Lmk. 

ïusussubscalarmus, a urb. , r ,. _°. . T _. 

, T , , ~ Modiola Deiaen, Vinc. 

Voluta elevata, Sow. * . 

„ . . « j»/-> » Arca modioliiormis, Desh 

Natica sinuosa? a Orb. n , , 



Pectunculus polymorphus, Desh. 
Nucula fragilis. Desh. 
Cardium difficile, Desh. 
Lucina squamula, Desh. 

— decorata, Desh. 

— discors, Desh. 
Diplodonta consors, Desh. 
Crassatella Nystana, d'Ovb. 
Cardila Aizyensis, Desh. 

Brachiopodes . Cytherca ambigua, Desh . 



Pyramidclla clandcstina, Dtsh. 
Odostomia tuibonilloides, Desh. 
Turritella édita, Sow. 

— hybrida, Desh. 
Vermetus bognoriensis, Sow. 
Delphinula turbinata, Desh. 
Denlalium lucidum, Desh. 
Bulla cyiindroides, Desh. 



Lingula Dejaeri, Vinc. et Rut. — proxima, Desh. 



MÉMOIRES 

Tellina Edwardsi, Desh. Annélides. 

- pseudorostralis, Desh. Scrpulaheptagona, Sow. 
Syndosmya Lamberti, Desh. 

— suessoniensis, Desh. Anthozoaires. 

Corbula Regulbicnsis, Morris. 

- striatina, Desh. Turbinolia sulcata, Lmk 

Pholadomva virçrulosa, Sow. 

G FORAMINIFERES . 

Teredo sp. 

Bryozoaires. Nummulites planulata, Drug. 

Lunulites sp? 



Ces faits étant admis, les membres de la Société ont ensuite entrepris 
l'ascension de la colline. Après avoir de nouveau constaté le niveau d'eau 
de l'argile verte panisélienne vers la cote 105 mètres, on a pu remarquer 
aisément qu'en montant, cette argile devient peu à peu sableuse ; 
bientôt des concrétions gréseuses apparaissent dans la masse, puis se 
succèdent quelques lits assez réguliers de grès durs renfermant beaucoup 
d'empreintes de Pinna margaritacea et enfin, à mesure que l'on s'élève, 
on voit le sable argileux qui entoure les grès devenir de moins en moins 
argileux, en même temps qu'il perd peu à peu sa glauconie. 

Vers ce niveau, les grès sont devenus blanchâtres, grenus, friables et 
sans fossiles, et peu après, ils disparaissent totalement. On est alors en 
présence d'un sable blanchâtre, assez gros, veiné de petites lignes de 
glauconie, sans fossiles, épais d'environ 3 mètres ; ce qui nous conduit 
à la cote 115 mètres environ. 

Grâce à une sablière heureusement située, on peut voir distinctement 
ces sables à gros grains s'arrêter brusquement et être immédiatement 
surmontés avec ravinement, par un lit de gravier fin formé de grains de 
quartz translucides, plus ou moins roulés et du diamètre assez constant 
de 1 millimètre. 

Ce lit de gravier, qui a une épaisseur variant entre 10 et 15 centimètres, 
présente une teinte rouge brunâtre prononcée ; il est recouvert, dans la 
sablière, de sables fins blanchâtres ou jaunâtres, à taches ocreuses, visi- 
bles sur 1 à 2 mètres et ressemblant de loin, comme couleur, au sable 
sous-jacent. 

Le lit de gravier dont il vient d'être parlé n'est autre que le gravier base 
du système Wemmelien et les sables fins qui le surmontent sont les 
sables de Wemmel altérés et privés de fossiles, par suite des infiltrations 
superficielles. 

La suite de la coupe peut se voir très bien dans le chemin creux qui 
passe près de la sablière et qui mène au sommet du mont. 

Le bas de ce chemin est creusé dans les sables de Wemmel, qui se 



10 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

voient fort bien dans les talus jusqu'à l'altitude de 121 mètres environ ; 
puis, ces sables se chargent de glauconie, ils deviennent argileux, 
prennent une teinte verte panachée de rouge, puis ils passent ainsi 
peu à peu à une masse d'argile grise également panachée de rouge, qui 
n'est autre chose que Y argile glauconifère, deuxième terme de notre sys- 
tème Wemmelien. 

L'emplacement de l'argile glauconifère se remarque facilement au 
niveau d'eau qu'elle provoque et à la forte pente du chemin ; son déve- 
loppement permet de lui assigner une épaisseur de 4 mètres, ce qui nous 
conduit à 125 mètres. 

Vers le haut, on voit distinctement l'argile prendre une teinte jaune 
brunâtre, devenir peu à peu sableuse et passer ensuite insensiblement à 
un sable meuble, d'abord très fin et très pailleté de mica, de couleur rousse 
ou rosée, puis à des sables de plus en plus gros, à mesure que l'on monte. 

On peut suivre longtemps ces sables dans le chemin jusque près du 
sommet du mont, et vers la partie la plus supérieure, on peut encore 
remarquer, dans le volume des grains de sable, une augmentation rapide 
qui les transforme bientôt en un gravier fin, puis enfin en un gravier 
sub-pisaire dont le volume des éléments atteint celui d'un grain de plomb 
de fort calibre. 

Toute cette partie sableuse et graveleuse, située au-dessus de l'argile 
glauconifère, est fortement colorée par l'oxyde de fer provenant de la 
décomposition de la glauconie; aussi, vers la partie supérieure, il n'est pas 
rare de trouver la masse agglutinée en grès rouges ou traversée par des 
lits plus ou moins épais de plaquettes de limonite, dont la formation, évi- 
demment postérieure au dépôt, est due aux altérations, produites par les 
infiltrations superficielles. 

Souvent le gravier miliaire et pisaire supérieur est agglutiné en blocs 
durs. 

C'est au-dessus de ce gravier à éléments quartzeux translucides, que 
viennent se développer sur 4 à 5 mètres d'épaisseur, les grès rouges rap- 
portés par Dumont à son système Diestien. Ces grès rouges à gros grains 
présentent à leur base un lit épais de cailloux de silex roulés de volume 
variable, tantôt libres, tantôt agglutinés dans de la limonite et dont 
l'ensemble ravine fortement les couches sous-jacentes. 

Telle est la constitution géologique du Mont de la Musique, en le gra- 
vissant sur le flanc ouest ; cette coupe se présente d'une façon différente 
lorsqu'on explore le côté est. 

En effet, de ce côté, les grès ferrugineux avec silex roulés à la base 
semblent prendre une extension beaucoup plus grande, car ils descendent 
jusqu'à l'altitude de 130 mètres, alors qu'ils n'apparaissent que vers 



MÉMOIRES 



11 



145 mètres à l'ouest. Cette disposition en calotte inclinée vers Test 
indique un ravinement réel, car, en certains points, ce ravinement a 
entamé presque entièrement les sables sous-jacents jusqu'à venir en 
contact avec le niveau supérieur de l'argile glauconifère, dont l'allure est 
sensiblement horizontale. 

De ce qui vient d'être dit, il est donc facile de réunir toutes les obser- 
vations en un seul tableau et de donner la coupe suivante du Mont de la 
Musique, en partant du sommet : 

Altitude du sommet du Mont de la Musique : 150 mètres. 



Classification des 
couches. 



Description des couches. 



Altitudes. 



de 



Epais- 
seur. 



Terrain quaternaire in- 
férieur . 

(Diluvium ancien.) 



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1° Sables grossiers, ferrugineux, souvent ag- 
glutinés en grès durs, en apparence stra- 
tifiés, quelquefois obliquement. Ces 
sables et grès présentent à la base un 
lit épais de silex roulés, ravinant pro- 
fondément les assises sous-jacentes 

2° Gravier sub-pisaire, passant vers le bas 
à un gravier miliaire, et plus bas à un 
sable grossier quartzeux, le tout très 
ferrugineux, meuble ou agglutiné en pla- 
quettes plus ou moins épaisses. Au Mont 
de la Musique, ce gravier manque sou- 
vent; il a été enlevé presque partout par 
le ravinement quaternaire .... 

3° Sable rougeâtre, d'abord assez grossier 
vers le haut et devenant de plus en plus 
fin à mesure que l'on descend. Vers le 
bas, il devient argileux et passe à la 
couche suivante 

4° Masse d'argile grise verdâtre, glauconi- 
fère, panachée de rouge, sableuse vers 
le haut et vers le bas 

5° Sable d'abord très argileux, glauconifère, 
devenant moins argileux, puis meuble 
en descendant. Il est fin, blanchâtre, 
avec taches ocreuscs. — A la base, ce 
sable passe à un lit de gravier de m 10 à 
m 15 d'épaisseur, à grains quartzeux 
translucides 



150 



145 



140 



125 



145 

à 

130 



Mètres. 



5 à 20 



140 



121 



125 



121 



15 



115 



12 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Classification des 
couches . 



Description des couches. 



Altitudes. 



de 



Epais- 
seur. 



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6° Sable meuble, h grains assez gros, blan- 
châtre avec fines lignes de glauconie 
passant a ........ 

7° Sable verdâtre avec grès sableux, friables, 
blanchâtres 

8° Sable vert, glauconifère, meuble vers le 
haut, devenant rapidement argileux à 
mesure que l'on descend et renfermant 
des bancs de grès lustrés vers le haut, 
grenus et marneux vers le bas, avec fos- 
siles . 

9° Argile verte, glauconifère, plastique, sans 
grès ni fossiles ..*.... 

10° Sable gris, fin, avec banc durci deNum- 
mulites planulata et autres fossiles . 

11° Argile grise sableuse 



115 


112 


112 


111 


111 


105 


105 


102 


102 


98 


98 


? 



Mètres. 



Telle est l'interprétation que nous donnons, d'accord avec nos collè- 
gues, MM. G. Vincent et E. Van den Broeck, de la coupe du Mont de la 
Musique. 

Ainsi qu'on peut le voir, cette interprétation diffère beaucoup de celle 
de Dumont et de ses continuateurs ; cependant nous croyons l'avoir fait 
partager à nos collègues de l'excursion, au moins pour ce qui concerne le 
Panisélien et le Wemmelien. Quant à l'âge quaternaire de la couche du 
sommet, considérée jusqu'ici par tout le monde comme appartenant à 
l'époque pliocène (Diestien), M. Ortlieb semble être le seul géologue qui, 
pour le moment, s'est rangé de notre avis. 

Nous avouons d'ailleurs que la question est délicate et nouvelle ; elle 
est en contradiction avec une idée vieille et déjà profondément enracinée ; 
elle demande, pour être résolue et comprise, des connaissances spéciales, 
encore très peu répandues, sur la constitution du terrain quaternaire; 
mais nous ne désespérons pas la voir adoptée plus tard par nos savants 
contradicteurs, lorsque des explications complètes auront été publiées. 

En ce qui nous concerne, notre opinion relative à l'âge quaternaire 
inférieur de la couche considérée jusqu'ici comme d'origine Diestienne, 



MÉMOIRES 13 

est fondée sur les raisons suivantes, directement observables au Mont de 
la Musique. 

1° Cette couche est composée uniquement (sauf les cailloux de silex roulés 
de la base) d'éléments arrachés aux roches sous-jacentes. 

En effet, les grès rouges prétendument Diestiens, sont formés exacte- 
ment des mêmes éléments que les sables et grès rouges qui constituent les 
strates supérieures de notre système Wemmelien. La stratification qui 
semble caractériser ces grès ne provient nullement de la sédimentation ; 
elle n'est due qu'à des phénomènes d'infiltration postérieurs au dépôt, qui 
ont provoqué la formation de lignes ferrugineuses, aussi bien dans les 
couches supérieures considérées comme Diestiennes, que dans les couches 
situées au-dessous, restées en place et appartenant au Wemmelien. 

Cette composition de la couche, formée uniquement aux dépens des 
roches sous-jacentes, est caractéristique de la formation que nous avons 
retrouvée en un grand nombre de points de la moyenne et basse Belgique 
et que nous avons appelée quaternaire ancien ou inférieur. 

2° La couche prétendument Dies tienne présente un lit épais de cailloux 
roulés de silex à la base. 

Ce caractère est également très important et général pour le quater- 
naire inférieur. Partout nous avons toujours vu à la base de cette assise 
un lit épais de cailloux de silex le plus souvent roulés. Il est vrai que 
quelques couches tertiaires présentent le même caractère, mais le phéno- 
mène est très local, tandis que pour le quaternaire, il est général. 

3° La disposition irrégulière de l'allure de la couche prétendument 
Diestienne, étendue en calotte inclinée sur le sommet du Mont, est encore 
un caractère du quaternaire inférieur, car on sait que ce terme ravin, 
toujours profondément les assises sous-jacentes. Cette allure n'est jamais 
celle d'un dépôt marin, comme l'est le vraiDiestien des environs d'Anvers, 
mais bien celle d'un dépôt d'eau courante. 

Nous admettons parfaitement que les raisons énoncées ci-dessus sont 
insuffisantes pour résoudre la question dans le sens que nous lui donnons ; 
mais il faut bien remarquer qu'elles ne sont tirées que de l'observation 
directe du Mont de la Musique. Or, il est bien rare qu'une seule coupe 
puisse donner tous les éléments de la solution complète d'une question. 

Nos meilleurs arguments existent ailleurs, principalement aux environs 
de Bruxelles, de Louvain, de Tongres, etc. Notre opinion au sujet des 
couches du Mont de la Musique ne s'est point présentée à notre esprit à la 
suite d'une simple observation de la Colline, mais bien à la suite de l'ana- 
logie complète de ce qui existe à Eenaix avec ce que nous avons pu 
observer sur une plus grande échelle et beaucoup plus distinctement 
ailleurs. 



J4 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



La présente discussion n est, du reste, qu'à son début, et on ne doit 
plutôt la considérer que comme une prise de date ; nous nous garderons 
donc bien de la prolonger et nous passerons immédiatement à ce qui nous 
reste à dire pour justifier notre opinion relativement aux autres couches 
qui constituent le Mont de la Musique et dont Dumont avait cru pouvoir 
faire du Bruxellien et du Laekenien. 

Pas plus que pour la question précédente, la solution complète ne peut 
être tirée de l'observation pure et simple du Mont de la Musique. C'est 
également par analogie que nous avons procédé ; seulement ici, le sujet 
est mieux connu et les esprits mieux préparés à la suite de nos récentes 
publications ; enfin, l'analogie est tellement frappante qu'il ne s'agit plus, 
à fin de compte, que de constater une identité absolue. 

Si nous nous reportons aux environs de Bruxelles, nous voyons qu'à 
partir des altitudes les plus élevées (80 mètres sur la rive gauche, 
100 mètres sur la rive droite de la Senne), il se développe, en descendant, 
une série de couches très constante, dont plusieurs grandes coupes, excep- 
tionnellement nettes et concluantes, nous ont permis de résumer la com- 
position comme suit, en partant du sommet : 

Fades résultant de l'altération des roches par 

V infiltration des eaux superficielles. 
4° Gravier fin, quartzeux, empâté dans une 



Faciès normal . 



1° Gravier fin, quartzeux, meuble, avec 
grains de glauconie, passant insensible- 
ment à 

2° Sable grossier, vert noirâtre, très glauco- 
nifère, passant insensiblement à 



3° Sable fin, quartzeux, glauconifère, par- 
semé de nombreuses paillettes de mica; 
devenant argileux vers le bas et passant 
insensiblement à 

4° Argile grise verdâtre, d'abord sableuse, puis 
plastique, puis redevenant sableuse vers 
le bas et présentant à ce niveau, dans 
un lit chargé de grains noirs de glauco- 
nie, un banc de . 20 formé de petites 
Nummulites et de coquilles. 

5° Sable glauconifère, micacé, à grains fins, 
renfermant une très grande quantité de 
coquilles et dont la faune, entièrement 
marine correspond à celle des sables 
moyens du Bassin de Paris, et de l'argile 
de Barton en Angleterre . 



masse de limonite, souvent agglutiné en 
banc dur et passant à : 

2° Sable grossier, rouge, ferrugineux, tra- 
versé par des lits de plaquettes de limo- 
nite, d'abord épaisses au sommet et 
devenant de plus en plus minces et irré- 
gulières en descendant 

3° Sable fin, quartzeux, rougeâtre ou rose, 
quelquefois blanc, parsemé de nom- 
breuses paillettes de mica; devenant ar- 
gileux vers le bas et passant insensible- 
ment à 

4° Argile gris verdâtre, panachée de rouge, 
d'abord sableuse, puis plastique, puis 
redevenant sableuse vers le bas. A ce 
niveau inférieur, la masse est fortement 
panachée, pointillée de vert et de rouge 
orangé vif. 

5° Sable vert jaunâtre ou rougeâtre, micacé, 
à grains fins, sans fossiles. 



MÉMOIRES 15 

6° Lit de gravier quarlzeux à grains de 1 mil- 6° Lit de gravier quarlzeux, rougeâtre, à 
limètre de diamètre, meuble ou agglu- grains de 1 millimètre de diamètre, 
tiné en blocs plus ou moins durs, le meuble, rarement agglutiné en blocs si- 
tout pétri de Nummulites variolaria et liceux: sans fossiles lorsqu'il est meuble, 
de coquilles dont le plus grand nombre renfermant des empreintes de coquilles 
ont été arrachées au système Laekenien . lorsqu'il est agglutiné. Ce gravier ra- 
Ce gravier ravine toujours sensiblement vine toujours sensiblement les couches 
les couches sous - jacentes quelles sous-jacentes quelles qu'elles soient, 
qu'elles soient. 



Si l'on veut "bien comparer le contenu de la colonne de droite (faciès d'al- 
tération) avec la description des couches n 09 2 à 5 de la coupe du Mont de 
la Musique, on voit immédiatement que la ressemblance est complète ; en 
un mot, il y a identité de couches, tant au point de vue minéralogique 
que stratigraphique. Or, comme, aux environs de Bruxelles, ces couches 
constituent notre système Wemmelien, il s'ensuit que ce même système 
est également représenté au Mont de la Musique. 

Du reste, cette constitution géologique n'est pas spéciale aux environs 
de Bruxelles et au Mont de la Musique, elle est commune à toutes les collines 
des Flandres, dont l'altitude atteint environ 150 mètres (Cassel, Renaix, 
Audenarde, Grammont, etc.), ainsi qu'aux collines moins élevées des 
environs de Gand, Baeleghem, Ninove, Assche, etc. 

C'est ce que nous avons d'ailleurs pu vérifier dans l'après-midi, le jour 
de l'excursion, pour le Mont de l'Hotond, près Renaix, où les superposi- 
tions sont identiques à celles du Mont de la Musique. 

Nous y avons même rencontré à la surface du sol et à la base du qua- 
ternaire, à une altitude notablement inférieure à celle du sommet de la 
Colline, quantité de plaquettes de grès siliceux grossier , qui ne sont 
autres que le gravier base du Wemmelien agglutiné en blocs et rempli 
d'empreintes de coquilles Wemmeliennes et Laekeniennes mélangées, le 
tout parsemé d'une infinité de Nummulites variolaria silicifiées. 

Malheureusement nous n'avons pas vu ce banc en place, mais nous 
savons qu'il existe dans sa position à quelques kilomètres plus loin, vers 
Kraye ; ce renseignement nous avait été donné par notre collègue 
M. l'ingénieur Dejaer, dans la collection duquel nous avions rencontré des 
échantillons d'un gravier fossilifère à faune Laekenienne et Wemme- 
lienne mélangée, à faciès très peu différent de celui rencontré hors de 
place au Mont de l'Hotond. 

Pour terminer cette note, disons encore quelques mots relativement à 
l'interprétation différente donnée par nous aux sables considérés par 
Dumont comme Bruxelliens. 

D'abord, en ce qui concerne le Mont de la Musique, Dumont n'indique 



16 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

pas de Bmxellien, mais il en indique au Mont de l'Hotond. Si Dumont 
avait vu la sablière du Mont de la Musique, nul doute qu'il y aurait éga- 
lement fait figurer du Bmxellien, car le sable que Dumont a pris comme 
tel est celui dont nous faisons la partie supérieure du système Pani- 
selien. 

Ce sont les sables blanchâtres à grains moyens, renseignés aux n 08 6 
et 7 de la coupe du Mont de la Musique donnée ci-dessus. 

Or, il est facile de voir que, dans les collines de Renaix même, ce sable 
se relie vers le bas de la façon la plus insensible au Panisélien normal, 
c'est-à-dire aux sables argileux et glauconifères avec grès et psammites à 
Pinna margaritacea ; ce fait évident suffirait déjà pour empêcher de 
faire de ce sable autre chose que la continuation supérieure du Pani- 
sélien. 

Mais les preuves surabondent et d'autres observations, faciles à faire à 
Gaud et Aeltre, viennent primer la précédente. 

En effet, le sable blanchâtre, dont il est question, peut se suivre pas à 
pas jusqu'à Gand et Aeltre ; or, dans ces localités, ce sable est surmonté 
d'une couche de sable fin, glauconifère, riche en fossiles et connue géné- 
ralement sous le nom de couche à Cardita planicosta, à cause de l'abon- 
dance de cette espèce. 

Nous avons, M. Vincent et moi, recueilli, avec le plus grand soin, les 
fossiles de cette couche pour les étudier ; et le résultat de cette étude est 
que la faune est entièrement panisélienne, c'est-à-dire identique à celle des 
grès paniséliens inférieurs. 

Or, nous avons déjà fait savoir que- la faune panisélienne correspond 
exactement à celle des sables de Cuise du Bassin de Paris, tandis que la 
faune Bruxellienne est celle du Calcaire grossier ; donc les sables blan- 
châtres, rapportés par Dumont au Bruxellien, étant compris entre deux 
couches à faune panisélienne ou Eocène inférieure, sont eux-mêmes 
paniséliens. 

L'absence complète du Bruxellien sur toute la surface du pays com- 
prise entre la vallée de la Senne et la côte de la mer actuelle est, du reste, 
un fait que nous avions déjà constaté et publié; nous avons expliqué cette 
absence par l'existence d'une faille assez importante qui s'est produite 
à la fin de l'époque panisélienne et qui avait été provoquée par le 
soulèvement énergique des Flandres, soulèvement qui n'avait pu être suivi 
par le Brabant. 

De cette façon, la partie du Brabant située à droite de la faille qui 
coïncide avec la vallée de la Senne actuelle, étant restée en contre-bas, a 
seule été envahie par les eaux de la mer de l'éocène moyen, dont les pre- 
miers dépôts ont constitué le système Bruxellien. 



MEMOIRES 



17 



Telle est la relation de l'excursion entreprise, le dimanche 4 mai, par 
les membres de la Société Malacologique de Belgique ; les avis portaient 
que la course devait se continuer le lendemain dans les environs d'Aude- 
narde, mais cette seconde partie de l'excursion n'a pu avoir lieu. 

Nous ne croyons pouvoir mieux terminer qu'en donnant, ci-après, la 
liste des fossiles paniséliens rencontrés dans les environs de Renaix et 
provenant des grès fossilifères à Pinna margaritacea : 



Crustacés. 
Xanthopsis bispinosus, Bell. 

Céphalopodes . 
Nautiîus Corneti, Vinc. et Rut. 

Gastéropodes . 

Rostellaria fissurella, Lmk. 

— lucida, Sow. 
Triton Corneti, Vinc. et Rut. 
Cancellaria subevulsa, d'Orb. 
Ficula tricostata, Desh. 
Fusus longsevus, Lmk. 
Cassidaria diadema, Desh. 
Pleurotoma Lajonkairi, Desh. 

— Hœrnesi, Desh. 

— Falyi, Vinc. et Eut, 

— lyra, Lmk. 

— Loustarii, Desh. Var, 
Voluta elevata, Sow. 

— spinosa, Lmk. 

— plicatella, Desh. 



Natica semipatula, Desh. 
Tornatella sulcata, Lmk. 

Lamellibranches. 

Ostrea submissa, Desh . 
Pecten corneus, Sow. 
Pinna margaritacea, Lmk. 
Pectunculus polymorphus, Desh, 

— tenuis, Desh . 
Nucula fragilis, Desh. 

— parisiensis, Desh. 
Lcda striata, Lmk. 
Cardium porulosum, Lmk. 
Lucina squamula, Desh. 
Cardita planicosta, Lmk. 
Woodia profunda, Desh. 
Cytherea proxima, Desh. 

— ambigua, Desh. 
Tellina hybrida, Desh. 
Corbula striatina, Desh. 

Anthozoaires . 
Turbinolia sulcata, Lmk. 



1879 



TABLEAU DICHOTOMIQUE 

DES GENRES 

DE MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES 

DE BELGIQUE 

SUIVI D'UN CATALOGUE DES ESPÈCES 

PAR 

Louis PIRE 

PLANCHE II 

— SÉANCE DU 7 DÉCEMBRE 1878 — 

AVANT- PROPOS. 

Ce petit travail, auquel on a bien voulu accorder l'hospitalité dans les 
Annales de la Société Malacologique de Belgique, ne renferme néan- 
moins aucun fait nouveau de nature à faire progresser la science ; son but 
unique est d'initier les commençants à l'étude de notre faune malacolo- 
gique. 

L/excellent mémoire publié en 1868 par notre savant secrétaire 1 m'a 
servi de guide. A ce catalogue, très complet, des espèces terrestres et flu- 
viatiles de notre pays, j'ai joint un tableau dichotomique des genres et 
une planche représentant les principaux types de ces genres. M. J. Col- 
beau, avec la complaisance et le désintéressement qui le caractérisent, a 
bien voulu compléter mon travail en y ajoutant les découvertes qui ont 

1 Liste générale des mollusques vivants de Belgique, par J. Colbeau. 



MÉMOIRES 19 

été faites depuis la publication de son mémoire ; notre collègue M. Ph. 
Dautzenberg, mon beau-frère, m'a généreusement prêté l'appui de son 
talent de dessinateur. Je prie ces messieurs d'agréer mes remerciements 
les plus sincères. 

J'ai cru qu'il ne serait pas inutile d'ajouter quelques détails sur l'orga- 
nisation des gastéropodes et des lamellibranches et de joindre une courte 
diagnose à chaque nom de genre. Le résumé du cours de zoologie de Bel- 
lynck et l'excellent manuel de conchyliologie de Woodward m'ont fourni 
les matériaux de cette partie de mon travail. 

L. P. 

Ixelles, le 7 décembre 4878. 



♦ ■•■♦ 



LES MOLLUSQUES TERRESTRES ET FLUVIATILES. 

C'est exclusivement à la classe des gastéropodes ou à celle non moins 
importante des lamellibranches, qu'appartiennent nos mollusques terres- 
tres et fluviatiles. Les gastéropodes sont des mollusques pourvus d'un 
organe locomoteur constitué par un disque musculaire ou pied, placé sous 
le ventre : ce pied leur sert à ramper sur le sol par une sorte de glissement 
produit par les ondulations des muscles. Plusieurs, en outre, ont des appen- 
dices natatoires. Ils ont une tête plus ou moins distincte portant 2 à 6 ten- 
tacules insérés au-dessus de la bouche et pouvant ordinairement s'inva- 
giner et se dérouler comme les doigts d'un gant. Ces tentacules servent 
au tact et peut-être à l'odorat. Le système nerveux est représenté par un 
collier œsophagien et des ganglions. Les organes de l'ouïe consistent en 
deux petites vésicules membraneuses. Les yeux sont tantôt adhérents à la 
tête, tantôt portés sur la base, sur la partie moyenne ou sur le sommet 
des tentacules. 

Les gastéropodes ont un tube digestif complet. Leur bouche, à lèvres 
contractiles, est ordinairement armée, ainsi que l'estomac, de pièces cor- 
nées ou calcaires pour la trituration. Ils ont des glandes salivaires et chez 
plusieurs la partie antérieure de l'œsophage peut se porter en dehors et 
constituer une trompe. Les circonvolutions de l'intestin sont enveloppées 
par le foie. Le cœur est formé d'une oreillette et d'un ventricule. La respi- 
ration est pulmonaire ou branchiale. Certains gastéropodes sont complè- 
tement dépourvus de coquilles, d'autres en ont une interne, ordinairement 
rudimentaire, simple et ne protégeant que les organes les plus importants, 



20 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

mais la plupart ont une coquille externe formée d'une seule pièce et géné- 
ralement roulée en spirale. La partie autour de laquelle la coquille s'en- 
roule est tantôt pleine, et porte dans ce cas le nom de columelle, tantôt 
vide, et s'appelle alors ombilic. Si les tours de la coquille restent sur le 
même plan, la forme est discoïde; si, au contraire, les tours sont inclinés, 
il en résulte une spire oblique et la coquille est dite turbinée. 

La spire se dirige presque toujours du côté droit, coquille dextre, rare- 
ment du côté gauche, coquille sénestre ou perverse. Beaucoup de gasté- 
ropodes, surtout les aquatiques, ont une pièce cornée ou calcaire nommée 
opercule, attachée au pied et destinée à fermer la coquille lorsque l'animal 
y rentre. Quelques gastéropodes terrestres ferment aussi leur coquille en 
hiver à l'aide d'une membrane operculaire nommée épiphragme : c'est un 
opercule temporaire, sécrété par le pied. 

Chez les gastéropodes les sexes sont tantôt séparés, tantôt réunis. Ils 
sont ovipares ou ovovivipares. 

Les lamellibranches constituent un autre groupe non moins important 
de l'immense embranchement des mollusques. Ils diffèrent essentiellement 
des gastéropodes en ce qu'ils n'ont ni tête distincte ni véritables tentacules. 
Leur coquille est toujours bivalve. Leur manteau, très grand et plié en 
deux, renferme le corps, comme un livre est renfermé dans sa couverture. 
Ces deux feuillets sont tantôt libres par leur bord inférieur et tantôt 
soudés en tube. Le manteau sécrète la coquille et parfois des excrois- 
sances calcaires nommées perles. 

La coquille est formée de deux battants, nommés valves ; elle est munie 
à sa partie supérieure d'une charnière à ligament élastique qui fait bâiller 
les valves lorsque les muscles cessent de se contracter. La charnière est 
simple ou munie de dents ou de lames. Leur système nerveux consiste 
en un collier formé ordinairement de trois paires de ganglions. Les 
organes des sens sont nuls ou très peu apparents. 

Plusieurs ont un byssus ou faisceau de filaments sortant du pied et ser- 
vant à les fixer aux corps sous-marins. Une fois fixés, la plupart, les huî- 
tres par exemple, ne peuvent plus se déplacer ; d'autres, tels que les moules, 
se déplacent. Les Anodontes et les Mulettes rampent dans la vase. 

La bouche des lamellibranches est dépourvue de parties dures ; elle est 
munie de deux lèvres et cachée dans le manteau; l'estomac est une cavité 
creusée au milieu du foie. Le tube digestif est complet. Le cœur est com- 
posé d'un ventricule et de deux oreillettes. Quatre branchies, en forme de 
grands feuillets striés en travers, longent tout le corps. 

Les uns sont hermaphrodites, les autres ont les sexes séparés. 

C'est à ces deux classes importantes, gastéropodes et lamellibranches, 
qu'appartiennent la presque totalité des coquilles marines qui font l'ad- 
miration des collectionneurs. 



MÉMOIRES 21 



TABLEAU DICHOTOMIQUE DES GENRES. 

1 . Mollusques sans coquille apparente ....... 2 

Mollusques renfermés dans une coquille 3 

2. Orifice respiratoire près du bord postérieur du manteau . Limax. 
Orifice respiratoire près du bord antérieur du manteau. . Arion. 

3. Mollusques terrestres 4 

Mollusques fluviatiles » 13 

4. Un opercule. Cyclostoma. 

Pas d'opercule 5 

5 . Ouverture non dentée 6 

Ouverture dentée 10 

6 . Coquille discoïde, globuleuse ou déprimée 7 

Coquille ovale ou à spire plus ou moins allongée ... 9 

7. Coquille pellucide 8 

Coquille opaque Hélix pp. 

8. Coquille aplatie arrondie Zonites. 

Coquille globuleuse Vitrina. 

9. Coquille à spire relativement courte, dernier tour très dé- 

veloppé Succinea. 

Coquille à nombreux tours de spire Bulimus. 

10. Coquille discoïde ou déprimée Hélix pp. 

Coquille ovale à spire plus ou moins allongée .... 11 

11. Coquille très alloDgée, fusiforme, sénestre 12 

Coquille ovale, dextre Pupa. 

12. Paroi de l'ouverture avec un seul pli Balea. 

Ouverture contractée par des lamelles Clausilia. 

13. Coquille univalve 14 

Coquille bivalve 22 

14. Sans opercule 15 

Avec opercule 19 

15. Coquille patelliforme Ancylus. 

Coquille à plusieurs tours de spire 16 

16. Coquille discoïde aplatie Planorbis. 

Coquille à spire élevée 17 

17. Coquille dextre 18 

Coquille sénestre Physa. 

18. Ouverture dentée Carychium 

Ouverture non dentée Limn^ea. 



22 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

19. Coquille à spire non saillante Neritina. 

Coquille à spire saillante 20 

20. Ouverture arrondie Valvata. 

Ouverture anguleuse 21 

21 . Opercule corné Paludina. 

Opercule calcaire Bythinia. 

22. Valves de la coquille obtusément carénées Dreissena 

Valves non carénées 23 

23. Coquille à valves très grandes, nacrées à l'intérieur . . . 24 
Coquille à valves petites, non nacrées 25 

24. Charnière dentée Unio. 

Charnière non dentée •. Anodonta. 

25. Coquille équilatérale Cyclas. 

Coquille inéquilatérale Pisidium. 



CATALOGUE DES ESPÈCES TROUVÉES EN BELGIQUE. 



I. — MOLLUSQUES TERRESTRES. 

Arion, Férussac (J Arion). — Animal allongé, non enroulé posté- 
rieurement. Manteau couvrant le dos et formant une cuirasse. Tentacules 
4 rétractiles, les 2 supérieurs plus longs et oculifères au sommet. Orifice 
respiratoire du côté droit et près de la partie antérieure du manteau. 

Les Arions se nourrissent parfois de substances animales, telles que 
lombrics, insectes, ou même d'individus de leur propre espèce. 

Arion rufm. L. (fig. 2.) Arion snbfnscus, Drap. 

* — albus, Mùll. 1 Considéré parbeaucoup — bicolor, V. d. Broeck. 

de malacologues comme un albinos — fuscus, Mùll. 

du précédent. * — leucophœus y Norm. 

Limax, Linné [la Limace). — Mêmes caractères que le précédent, sauf 
que l'orifice respiratoire est placé près du bord postérieur du manteau. 



1 Les espèces marquées d'un astérisque sont considérées, par certains auteurs, comme 
de simples variétés. 



MÉMOIRES 23 

Les limaces se nourrissent de matières végétales ou de matières animales 
en décomposition. Ce sont des hôtes très nuisibles dans les jardins pota- 
gers. 

Limax gagates, Drap. Limax arborum, Bouch. 

— marginatus, Mull. — variegalus, Drap. (fig. 1). 

— agrestis, L. — maximus, L. 

— parvulus, Norm. * — cinereo-niger, Sturm. 

Le Testacella haliotidea, Drap, a été signalé autrefois en Belgique. 
C'est une espèce méridionale introduite accidentellement dans notre pays 
et qui doit être rayée de notre faune. 



Vitrina, Draparnaud (la Vitrine). — Animal allongé, trop gros pour 
pouvoir se retirer complètement dans sa coquille, qui est très mince et 
déprimée. 

Les Vitrines se nourrissent, comme les Limaces, de matières végétales. 
Cependant, elles sont parfois carnassières. 

Vitrina diaphana, Drap. Vitrina pellucida, Mùll. (fig. 12). 

— major, Fer. (fig. 11). — annularis, V enetz? 

Succinea, Drap. (VAmbrette). — Animal grand, à tentacules courts 
et gros, pied large. Coquille mince, oblongue; spire petite, ouverture 
grande en ovale oblique. 

Les Succinées habitent les lieux humides et vivent sur les plantes qui 
croissent au bord de l'eau. 

Succinea putris, L. (fig. 13). Succinea oblonga, Drap. 

— elegans, Risso. * — arenaria, Bouch. 

Zonites, Montfort (la Zonite). — Mêmes caractères génériques que 
les Hélix (voir ci-dessous), dont ils se distinguent par une coquille mince, 
pellucide, déprimée. 

Zonites fulvus, Mùll. Zonites alliarius, Miller ? 

— nitidus, Mûll. — nitidulus, Drap. 
* — excavatus, Bean. — striatulus, Gray. 

— lucidus. Drap. — purus, Gray. 

— cellarius, Mull. (fig. 10.) — crystallinus, Mûll. 

— glaber, Stud. 

Hélix, L. (l'Escargot). — Animal à corps spirale, distinct du pied, 
qui est long et pointu en arrière. 

Coquille discoïde, globuleuse, déprimée ou conoïde ; sans opercule, mais 



24 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 



pouvant, à l'approche de l'hiver, se fermer par une pellicule calcaire, 
nommée épiphragme, qui est sécrétée par le manteau. 

Les Hélix ou Escargots vivent de matières végétales. Plusieurs sont 
recherchés comme aliments. Tel est l'Escargot des vignes (R.pomatia). 



Hélix pygmœa , Drap . 

— rolundata, Miill. 

— obvoluta, Mûll. (fig. 5). 

— arbustorum, L. 

— lapicida, L. (fig. 6). 

— costata, Miill . et var. 
Mûll. 

— nemoralis, L. 

— Sauveuri, Colb. 

— hortensis, Mûll. (fig. 8). 

— aspersa, Mûll . 

— pomatia, L. (fig. 9). 

— aculeatdy Mûll. 

— rupestris, Drap. 



pulchella, — 



Hélix fruticum, Mûll. 

— incarnata, Mûll. 

— cantiana, Mont. 

— rufescens, Penn. 

— carthusiana, Mûll . 
sericea, Mûll. 
continua, Jcffr. ? 
hispida, L. 
plebeia, Mich. ? 
unifasciata, Poiret . 
costulata, Zgl. 
fasciolata, Poir. (fig. 7). 
ericetorum, Mûll. (fig. 4) 



Bulimus, Scopoli (/g Bulime). — Animal semblable à celui d'un Hélix. 
Coquille oblongue ou turriculée; ouverture à bords inégaux; tours de 
spire nombreux. 

Notre faune ne comprend que des Bulimes de très petite taille. Il n'en 
est pas ainsi dans les régions intertropicales. Certaines espèces africaines 
atteignent une longueur de 20 centimètres et leurs œufs ont plus de 
2 centimètres de longueur et sont recouverts d'une coquille calcaire. 



Bulimus montanus, Drap. 

— obscurus, Mûll. (fig. 14). 

— MenkeanuSy Pfeiff. 



Bulimus subcylindricus,L. (fig. 15), 

— aciculiiSy Mûll. 

— asterianus, Dupuy. 



Clausilia, Drap. (la Nonpareillè). — Animal à pied court, obtus; ten- 
tacules supérieurs courts, les inférieurs très petits. Coquille fusiforme, 
sénestre ; ouverture elliptique ou pyriforme, contractée par des lamelles 
et fermée, lorsqu'elle est adulte, par une plaque calcaire mobile (clausilium) 
qui se trouve dans le cou. 

Les Clausilies vivent dans la mousse au pied des arbres, sur les rochers 
ou les vieux murs. 



Clausilia lamtnata, Turton . 

— parvula, Studcr. 

— nigricanSy Jeffreys. 

— biplicata y Leach. (fig. 17.). 



Clausilia plicatula, Drap . 

— Rolphii, Gray. 

— ventricosa, Drap. 

— lineolata, Held. 









MÉMOIRES 25 

Balea, Prideaux (le Balea). — Animal semblable à un Hélix ; co- 
quille fusiforme, sénestre; ouverture ovale à un seul pli. 

Balea perversa, L. 

Pupa, Lamarck (le Maillot). — Animal à pied court, pointu en 
arrière ; tentacules inférieurs courts. Coquille cylindrique ou oblongue ; 
ouverture arrondie, souvent dentée. 

Les Pupa ou Maillots vivent sur les mousses et sur les feuilles des pha- 
nérogames. 

Pupa avenacea, Brug. Pupa cylindracea, Da Costa. 

— secale, Drap. — muscorum, L. (fig. 18). 

— doliolum, Brug. 

Vertigo, Mùll. (le Vertigo). — Animal à tentacules buccaux rudimen- 
taires ou presque nul. Coquille petite, quelquefois sénestre. (Considéré 
comme un sous-genre du précédent.) 

Vertigo edentula,Dvxp. Vertigo plicata, Mùll. 

— pygmœa, Drap. — pusilla, Mùll. 

— antivertigo, Drap. (fig. 19). 

Cyclostoma, Drap, (le Oyclostome). — Animal à tentacules clavi- 
formes; yeux portés sur de faibles saillies à la base des tentacules; co- 
quille turbinée, striée transversalement ; opercule calcaire distinctement 
spiral. 

Sur les talus herbeux, dans la mousse. 

Cyclostoma elegans, Mùll . (fig . 3) . 

II. — MOLLUSQUES FLUVIATILES. 

Carychium, Mùll. (la Carychié). — Animal à deux tentacules, yeux 
sessiles situés derrière les tentacules. Coquille petite, oblongue, striée 
transversalement, ouverture dentée. 

Vit sur les racines des plantes herbacées dans les lieux marécageux, 
surtout près de la mer. 

Carychium myosotis, Drap. Carychium minimum, Mùll. (fig. 20). 

Planorbis, Guettard (le Planorbe). — Animal à pied court, arrondi; 
tête courte à tentacules grêles ; yeux à leur base interne. Coquille dis- 
coïde, dextre, à tours nombreux ; ouverture en croissant. 



26 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Les Planorbes vivent dans les eaux douces. Certaines espèces ont une 
tendance à avoir la spire élevée. Sous ce rapport, l'espèce la plus polymor- 
phe est le Planorbis complanatus . Nous avons constaté plus de cinquante 
formes différentes, depuis la forme normale jusqu'à la forme scalaire l . 



Planorbis nilidus, Miïll. (fig. 23). 

— fontanus, Lightf. 

— complanatus, L. 

— carinatus, Mull. 

— vortex, L. 

— rotundattis , Poir. 



Planorbis spirorbis, L. 

— nautileus, L. 

— albus, Mùll. 

— lœvis, Aider. 

— contortus, L. 

— corneus,L. (fig. 22). 



Physa, Drap, (la Pliyse). — Animal à tentacules longs et grêles por- 
tant les yeux à leur base ; bords du manteau étalés et frangés de loDgs 
filaments. Coquille ovale, sénestre. 



Physa fontinaliSy L . 
— acuta, Drap. 



Physa hypnorum, L. (fig. 26). 



Limnœa, Lamarck (la Limnéé). — Animal à tête large; tentacules 
triangulaires, comprimés. Coquille spirale plus ou moins allongée; der- 
nier tour à ouverture arrondie en avant. 

Les Limnées vivent dans les eaux douces ; elles se nourrissent d'algues 
ou de substances animales en décomposition. 



Limnœa glutinosa, Miïll. 

— auricularia, L. (fig. 24). 

— limosa, L. 

— peregra, Mùll. 



Limnœa stagnalis t L. (fig. 25). 

— truncatula t Miïll . 

— palustris,Uù\\. 

— glabra, Miïll. 



Ancylus, Geoffroy (l'Ancyle). — Animal semblable à la Limnée. 
Coquille conique, mince, patelliforme. 

Sur les pierres et les plantes aquatiques dans les ruisseaux d'eau vive. 



Ancylus fluviatilis, Miïll. (fig. 21). 



Ancylus lacustris, L. 



Paludina, Lam. (la PaHdine). — Animal à muffle long et à pédon- 
cules oculaires très courts; cou ayant un petit lobe sur le côté gauche et un 
plus grand sur le côté droit, replié de manière à former un siphon respi- 
ratoire; branchie, pectinée, unique. Coquille turbinée à tours arrondis; 
un opercule corné. 

LesPaludines sont vivipares. Elles vivent dans les étangs et les rivières. 

Paludina contecta, Mill. (fig. 30). Paludina vivipara,L. 

1 Voir Notice sur le Planorbis complanatus. Ann. de la Soc. Mal. de Belg., t. VI, 1871. 



MÉMOIRES 27 

Bythinia, Stein (7# Bythinie). — Mêmes caractères que Ja Paludine, 
dont elle ne diffère que par l'opercule calcaire. 

Bythinia abbreviata, Mich. Bythinia Leachii, Shcpp. 

— viridis, Poir. — tentaculala, L. (fig. 31). 

— similis, Drap. 

Valvata, Mûll. (la Valvée). — Animal à muffle saillant; tentacules 
longs et grêles, yeux à leur base externe; pied bilobé en avant; plume 
branchiale longue, pectinée, faisant saillie sur le côté droit lorsque l'ani- 
mal marche. Coquille turbinée ou discoïde; opercule corné. 

Valvata contor ta, Menk. Valvata macrostoma. 

— piscinalis, Miill. (fig. 28). — cristata, Mûll. (fig. 29). 

Neritina, L. (la Néritine). — Animal à muffle large et court; longs 
tentacules; yeux sur des pédoncules saillants à la base externe des tenta- 
cules ; pied oblong triangulaire. Coquille épaisse à l'ouverture ; bord 
externe tranchant, bord interne droit, denticulé; opercule calcaire. 

Neritina fluviatilis, L. (fig. 27). 

Anodonta, Lam. (VAnodonté). — Animal à bords du manteau réunis 
entre les orifices des siphons, palpes longs, pointus, fixés sur les côtés. 
Coquille équivalve, ovale, mince, inéquilatérale ; charnière sans dent. 
Impression palléale simple. 

Les Anodontes, vulgairement nommées moules d'étangs, vivent dans la 
vase de nos étangs, de nos canaux et de nos rivières. L'Anodonte cygne 
(A. cygnea) est le plus grand de nos mollusques. 

Anodonta cygnea, L. Anodonta complanata, Ziegl. 
* — cellensis, Pfeiff. — variabilis, Drap . 

— anatina, L. — piscinalis, Nilsson. (fig. 34). 

— scaldiana . 

Unio, Retz (la Mulelte). — Animal semblable à l'Anodonte. Coquille 
à charnière dentée. 

On trouve quelquefois des perles soit dans le manteau, soit contre les 
valves chez certaines espèces, particulièrement chez Y Unio margaritifer 
que l'on rencontre clans quelques-uns de nos cours d'eau. 

Unio margaritifer, L. Unio pictorum, L. (fig. 33). 

— crassns, Retz. — tumidus, Phil. 

— batavus, Lam. 



28 SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Pisidium, Pfeiff. (la Pisidêe). — Animal à manteau ouvert en avant, 
bords lisses; deux branchies de chaque côté, grandes, inégales, réunies 
en arrière ; pied grand, linguiforme. 

Coquille mince inéquilatérale. 

Pisidium H mslowanum, Shepp. Pisidium pusillum, Gmel. 

— amnicum, Mûll. (fig. 36). — roseum, Scholtz. 

— cazeria?ium, Poli. — Colbeaunianum, Cless. 

Cyclas, Brug. (la Cyclade). — Mêmes caractères que le précédent. 
Coquille équilatérale. 

Cyclas rivicola, Leach . Cyclas lacustris,Mù\\. 

— cornea, L. (fig. 35). — calyculata, Drap. 

— solida, Norm . — Ryckholti, Norm . 

Dreissena, Van Beneden (la Dreissène). — Animal à manteau fermé; 
orifice du byssus petit; siphon très petit, conique, lisse; tube branchial 
saillant, frangé intérieurement; palpes petits, triangulaires. Coquille 
semblable à une moule à valves obtusément carénées. 

Dreissena polymorpha, PzWas. (fig. 32). Dreissena cochleata, Kickx. 



ADDENDA. 

Hydrobia, Hartm. (l'HydroHe). — Ce genre doit être placé avant les 
Paludines; il n'est considéré que comme un sous-genre du genre Rissoa. 

L'animal a des tentacules longs et grêles, avec des yeux sur de petites 
saillies près de leur base externe ; le pied est arrondi en arrière ; la coquille 
est petite, lisse, conique, à spire aiguë et à ouverture arrondie. 

Ces très petits mollusques vivent sur les algues dans les eaux sau- 
mâtres. 

Hydrobia ulvœ, Penn. Hydrobia ventrosa, Mtg. 



OBSERVATIONS GÉOLOGIQUES 



FAITES A ANVERS 



à l'occasion des travaux de creusement des nouvelles cales sèches 

ET DE PROLONGEMENT DU BASSIN DU KAÏÏENDYK 



PAR 



P. GOGELS et E. VAN DEN BROECK 



— SÉANCE DU 6 DÉCEMBRE 1879 — 



INTRODUCTION. 



Les travaux nécessités par le prolongement du bassin du Kattendyk et 
par le creusement de trois nouvelles cales sèches viennent de remettre au 
jour, à Anvers, des terrains que l'on avait déjà pu étudier à plusieurs 
reprises et que l'on a rencontrés, cette fois encore, dans des conditions 
favorables pour l'observation. 

La zone occupée par les bassins d'Anvers, dans la partie nord de cette 
ville, renferme, en effet, un étage particulier du terrain tertiaire supé- 
rieur : celui des sables à Isocardia cor, que les travaux des fortifications 
n'ont atteint qu'aux environs de Deurne ainsi qu'aux forts de Wyneghem, 
sur la rive droite, et de Zwyndrecht, sur la rive gauche de l'Escaut. Cette 
formation s'infléchit rapidement vers le nord, de sorte que l'achèvement 
prochain des bassins donne lieu de craindre qu'elle ne devienne pour 
longtemps inaccessible aux investigations des géologues. On peut même 
douter que des fouilles ultérieures l'entament assez profondément dans 
cette région pour en rendre l'examen fructueux. 



30 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Un autre étage du terrain pliocène, celui des sables à Trophon anti- 
quum, s'est également présenté aux cales et au Kattendyk avec une com- 
plexité et, en même temps, une constance de caractères qui le font con- 
naître sous un jour nouveau et qui nous permettront de le décrire avec 
précision. 

Les dépôts post-campiniens J et modernes, bien développés, riches en 
coquilles fluviatiles et représentés par une succession de couches variées 
et distinctes, nous ont aussi fourni un champ d'étude des plus riches. 

Ayant suivi avec soin les principales phases des travaux de creuse- 
ment, nous croyons avoir réuni assez de documents pour exposer d'une 
manière utile le résultat de nos recherches. 

La meilleure description topographique restant toujours moins claire 
qu'un plan des localités, nous avons joint à notre travail un croquis sur 
lequel est indiqué l'emplacement des coupes et des points observés. 

La planche III, qui représente la succession des couches, accompagne 
la relation faite par l'un de nous de l'excursion de la Société Malacolo- 
gique à Anvers en 1879 2 . Mais, dessinée et publiée avant l'achèvement 
des travaux, elle ne rend pas bien compte des relations de certaines 
d'entre elles (couches / et /), dans lesquelles il y a lieu de distinguer les 
sédiments en place de ceux qui ont été remaniés. Cependant, comme 
cette planche donne une idée très exacte de l'allure des couches tertiaires 
et des dépôts modernes les plus récents, nous l'avons jointe à notre travail. 
Un diagramme, qu'on trouvera sur l'une des planches suivantes (pi. IV, 
fîg. 1), contient les indications nécessaires pour rétablir les rapports 
stratigraphiques des couches qui n'avaient pas été tout d'abord bien 
interprétées 3 . 

Après avoir donné une idée générale de la constitution du terrain, 
nous examinerons les cales en commençant par les points les plus rap- 
prochés du bassin du Kattendyk et, par conséquent, en nous dirigeant 
vers l'Escaut. Pour faciliter les recherches, nous avons numéroté les cales 
en partant de celles qui étaient précédemment établies. L'étude du bassin 
du Kattendyk terminera cette revue. 

1 C'est à tort que certains de ces dépôts ont été un moment considérés comme quaternaires. 

2 Compte-rendu de l'excursion faite à Anvers les 27 et 28 juillet 1879 par la Société 
Malacologique de Belgique, par E. Van den Broeck. 

3 Ce diagramme rectificatif a déjà paru dans hGéologie de la Belgique de M. Mourlon (1880), 
ouvrage pour lequel il a été dressé par l'un de nous (E. Van den Broeck) à la demande de 
l'auteur. 



PREMIERE PARTIE. 

DESCRIPTION GÉNÉRALE DES TERRAINS RENCONTRÉS. 



Sables à Isocardia cor. 

Les fouilles ont atteint, dans les trois cales, les sables à Isocardia cor, 
mais sans y pénétrer profondément. On pourrait presque dire que les 
travaux se sont arrêtés au point où ils les ont rencontrés. (Voir pi. III, 
couche A, et pi. IV, fig. 1, couche N.) Aussi n'avons-nous pu faire de 
recherches que le long des rigoles où se réunissaient les eaux. 

Ces sables se sont présentés avec les mêmes caractères que nous leur 
avons reconnus partout où ils ont été mis à découvert. Ils sont glauconi- 
fères, à grain fin et contiennent quelques grains de quartz plus gros que 
ceux de la masse sableuse. Leur couleur est d'un gris verdâtre pâle. Par 
suite de leur situation à un niveau très bas et toujours immergé, ils 
n'ont pas offert les traces d'altérations constatées à la partie supérieure de 
cette couche, lors des travaux de creusement du bassin de jonction *, 
altérations qui furent également observées plus tard par M. Dewalque 2 , 
au fort de Zwyndrecht. 

On a recueilli, dans les sables à Isocardia cor, des ossements de cétacés 
en parfait état de conservation et en assez grand nombre pour prouver, si 
c'était encore nécessaire, qu'ils constituent l'un des dépôts où ces osse- 
ments sont bien en place. Les espèces signalées sont toutefois peu nom- 
breuses. Ce sont : 

Balœnojptera musculoïdes, Van Ben. 
. — bor câlina, Van Ben. 

— rostratella, Van Ben. 

JBalœnula balœnopsis, Van Ben. 

4 P. Cogels. Observations sur les diverses couches rencontrées à Anvers lors du creuse- 
ment des nouveaux bassins. Ann. Soc. Malac. de Belg., t. IX; Bruxelles, 1874. 

2 Note sur quelques localités pliocène* de la rive gauche de V Escaut. Ann. Soc. Géol. de 
Belg., t. III, 1876, pp. 12-20. 



32 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

De très rares ossements de phoques ont également été rencontrés aux 
cales. 

Quelques nouveautés pour la faune malacologique belge ont été décou- 
vertes. Nous citerons : 

Fossarus sulcatiis, S. Wood. A star te excurrens, Wood. 
Lima Loscombi, Sow. Teredo Norvegica? Spengl. 

On a trouvé aussi plusieurs espèces rares ou nouvelles pour cet horizon, 
telles que : 

Pleur otoma modiola, Jan. Trochus formosus, Forbes. 

Voluta Lanïberti? J. Sow. var. Poromya granulata, Nyst et West. 

Mitra sp. Psammobia Ferroensis, Chemn. 

Cyprœa Europœa, Mont. Nïicula lœvigata, J. Sow. 
Pyramidella plicosa , Bronn . 

Le Cardium decorticaium, Wood, déjà indiqué comme existant à la 
partie supérieure des sables à Isocardia cor, a «encore été recueilli au 
même niveau. 

Nous ferons remarquer que l'on n'a pas trouvé de dents de poissons 
dans ces sables. Ces débris, qui se rencontraient fréquemment à leur 
base, au bassin de jonction, à la ligne de contact avec les sables à 
Pectunculus pilosus, sont donc localisés à ce niveau. 

L'absence de graviers et de débris grossiers remaniés, la nature homo- 
gène et finement sableuse des sédiments, l'état des coquilles, toujours 
fraîches et bien conservées, la réunion très fréquente des deux valves 
chez les lamellibranches et, enfin, l'ensemble des caractères fauniques, 
montrent que les sables à Isocardia cor se présentent aux cales sèches, 
comme dans les gisements précédemment signalés, sous forme d'un dépôt 
côtier ou peu profond, mais non littoral, effectué dans des eaux tranquilles 
ou peu agitées. 

L'épaisseur des sables à Isocardia cor est restée indéterminée, mais il est 
à présumer qu'elle est plus considérable qu'aux autres bassins, par suite de 
la rapide inflexion vers le nord des sables à Pétoncles sous-jacents; en 
effet, les fouilles, loin d'atteindre la base ou la partie inférieure des sables 
à Isocardia cor, en ont à peine entamé la partie supérieure. 

Le développement de ces sables vers le nord se trouve confirmé d'une 
manière remarquable par les résultats du sondage d'Utrecht, dans lequel 
cette formation a été rencontrée, exactement avec les mêmes caractères 
qu'à Anvers, sur une épaisseur de plus de 130 mètres (de 238 mètres à 
368 m 50 de profondeur). 



MÉMOIRES 33 

Ces chiffres montrent mieux que tout commentaire l'importance qu'il 
convient d'accorder dans le terrain pliocène a l'horizon bien défini que 
nous distinguons sous la dénomination de Sables à Isocardia cor, et que 
les auteurs ont généralement regardé comme ne constituant qu'un faciès 
particulier du système scaldisien de Duraont. 

Les recherches paléontologiques que nous avons faites, soit isolément, 
soit en commun, à Anvers, ont démontré la parfaite individualité de cette 
formation ; la différence de sa faune avec celle des sables à Troplion 
antiquum a été ainsi de nouveau bien mise en évidence. 

La publication prochaine d'un grand mémoire de paléontologie descrip- 
tive, consacré par M. H. Nyst h l'étude détaillée de la faune scaldi- 
sienne, et dans lequel nous craignons que des faunes bien distinctes ne 
soient confondues et réunies comme appartenant à un même horizon, cette 
publication, disons-nous, nous cause le regret de voir qu'une œuvre 
qui sera certainement des plus remarquables au point de vue paléon- 
tologique, n'ait pu s'inspirer des découvertes et des observations stra- 
tigraphiques si importantes, faites dans ces derniers temps. Aussi nous 
paraît-il qu'il ne faut négliger aucune occasion d'affirmer la constance 
des caractères paléontologiques des étages que nous avons reconnus dans 
le terrain pliocène belge, et c'est pourquoi nous avons cru nécessaire — 
au risque de tomber dans des répétitions — de joindre à ce travail la 
liste complète des coquilles recueillies par nous dans nos dernières 
recherches. 

Cette liste contient d'ailleurs, comme nous l'avons annoncé plus haut, 
quelques nouveautés pour la faune, et dénote, enfin, entre le gisement 
des cales et ceux qui avaient été explorés auparavant, certaines différences 
au point de vue de l'abondance ou de la rareté des espèces. 



II 

Sables à Trophon antiquum. 

g 1 . Banc inférieur. — Aux sables à Isocardia cor succède un lit de 
sable argileux grisâtre, contenant des ossements brisés et roulés, des 
cailloux, des graviers, des coquilles brisées ou entières, pressées les unes 
contre les autres et constituant une masse très compacte. Les éléments 
quarîzeux et glauconifères de cette couche sont empâtés dans une argile 
de couleur grisâtre, mélangée à beaucoup de calcaire. (Voir pi. I!T, 
couche B, et pi. IV, fig. 1, couche M.) 

1879 * 



34 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Nous donnons plus loin la liste des fossiles recueillis à ce niveau. On 
y remarque l'apparition des espèces suivantes : 

Trophon antiquum, L. Cardium edule, L. 

Purpura tetragona, L. Cardita chamœformis,J. Sow. 

Voluta Lamberti, J. Sow. ArUmis exoleta, L. 

Anomia striata, Brocc. Tellina Benedeni, Nyst et West. 

Pecten complanatus , J. Sow. Gastrana laminosa, J. Sow. 

qui ne se trouvent jamais dans les sables à Isocardia cor. 

Il est vrai que de nombreuses coquilles de ce dernier horizon et dont 
quelques-unes lui sont même spéciales, s'observent dans le banc coquil- 
lier ; mais il est à noter que ces coquilles sont alors brisées ou roulées 
et, en tout cas, remaniées par dénudation ou affouillement des sables à 
Isocardia cor sous-jacents. Leur aspect, ainsi que la nature des sédiments 
qu'elles contiennent parfois encore, en témoignent d'ailleurs d'une manière 
évidente. 

Il nous reste à signaler la rareté des gastéropodes dans le banc coquil- 
lier inférieur et l'abondance des huîtres, des cyprines et surtout des peignes 
(Pecten complanatus, opercu!aris f pusio et Gerardi) qui constituent en 
certains points et notamment dans la cale I (cale du sud) la majeure 
partie de la masse des débris. A la base de cette couche nous avons encore 
recueilli un morceau de grès noir bleuâtre, conique, rappelant la forme 
du moule de certains échinides. 

Le lit coquillier inférieur, dont l'épaisseur est généralement de m 30, est 
recouvert par des sables plus ou moins argileux, peu fossilifères, qui le 
séparent d'un second banc fossilifère, où les coquilles sont au moins aussi 
abondantes que dans le banc inférieur. 

Nous désignerons ce sable sous le nom de Sables intermédiaires. 

§ 2. Sables intermédiaires. — Les sables de cette couche (pi. III, cou- 
che C\ et pi. IV, fig. 1, couche LL') sont à grain moyen ; ils sont glauco- 
nifères et plus ou moins argileux. Ce dépôt, dont la couleur normale est 
d'un gris ardoise un peu bleuâtre, s'est montré, sur presque toute la 
surface des travaux, affecté par des phénomènes d'altération dus aux 
actions météoriques anciennes qui en ont profondément modifié la partie 
supérieure. 

La zone altérée (pi. III, couche C' 9 et pi. IV, fig. 1, couche L') dans 
laquelle les phénomènes d'oxydation de matières ferreuses et glauconieuses 
ont donné lieu à une coloration jaunâtre ou rougeâtre, parfois très accen- 
tuée, est d'un développement variable. L'irrégularité de la ligne de sépara- 
tion des deux nuances prouve que cette modification de couleur résulte de 



MÉMOIRES 35 

l'infiltration d'eaux superficielles; mais, comme les dépôts où le phéno- 
mène s'est effectué sont actuellement à un niveau toujours immergé et, 
par conséquent, soustrait à l'action des infiltrations, celles-ci ont dû se 
produire quand la région se trouvait, au point de vue hydrographique ou 
à celui de l'altitude, dans des conditions différentes de celles de nos jours. 

L'épaisseur des sables intermédiaires est de l m 50 à 2 mètres ; la zone 
altérée et jaunie, qui occupe généralement la moitié supérieure du dépôt 
(de m 70 à 1 mètre), s'étend parfois de manière à ne laisser subsister que 
m 10 ou m 12 de sédiments intacts ou restés gris. En certains points 
même, l'altération et le changement de couleur qui en provient ont atteint 
le banc inférieur à Trophon antiquum. En d'autres points, au contraire, 
nous avons constaté que toute l'épaisseur des sables intermédiaires se pré- 
sente avec la coloration normale grise. 

Cette couche renferme beaucoup de petits fragments de coquilles; mais 
les fossiles entiers y sont peu abondants et irrégulièrement distribués. 
Nous y avons recueilli un Buccinum iindatum en mauvais état de con- 
servation, plusieurs exemplaires bivalves de Pecten complanatus et de 
Tellina Benedeni, ainsi que de rares Cyprina mstica, également bivalves. 

§ 3. Banc supérieur. — La couche des sables intermédiaires est recouverte 
par un banc coquillier (pi. III, couche D, et pi. IV, fig. 1, couche KK') 
contenant une immense agglomération de fossiles soit brisés, soit entiers 
et même bivalves. Ces derniers sont fréquemment écrasés et brisés et tel- 
lement enchevêtrés au milieu des autres débris que leur extraction est 
rendue fort difficile, particularité qui explique la rareté, dans les collec- 
tions, de certaines espèces qu'on est obligé de renseigner dans les listes 
comme très communes. 

Le sable de cette couche est très argileux, légèrement glauconifère et 
à grain moyen ; il est naturellement grisâtre, mais, par suite de l'altéra- 
tion qui a affecté jusqu'au dépôt des sables intermédiaires sous-jacent, il a 
presque constamment été modifié et a pris alors une teinte ferrugineuse 
très prononcée. Cependant, il arrive que la partie supérieure du banc 
est seule altérée, tandis que la partie inférieure a conservé sa teinte 
grise primitive. Nous avons constaté ce fait dans la partie du bassin du 
Kattendyk prolongé, en face du hangar de la pompe à vapeur, c'est-à- 
dire dans la paroi ouest du bassin. 

Le sable, agglutiné par un ciment calcaire, s'est fréquemment moulé à 
l'intérieur de coquilles bivalves ; ces moules sont d'un gris brunâtre et 
assez friables. Les sédiments qui se sont agglomérés à l'extérieur des 
coquilles constituent une masse plus solide et souvent de véritables con- 
crétions fort dures. 



36 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 

Le banc supérieur à Trophon antiquum forme une couche continue 
dans toute l'épaisseur des travaux, sauf aux points où il a été enlevé par 
dénudation. Son allure est très régulière ; il est généralement horizontal 
et présente une épaisseur presque constante de m 50. Il se distingue du 
banc à éléments remaniés, dont les salles intermédiaires le séparent, par la 
pureté de sa faune, qui, à de très rares exceptions près, ne renferme que 
des coquilles de l'horizon fossilifère supérieur d'Anvers. De plus, un très 
grand nombre de ces coquilles sont in situ : les gastéropodes les plus 
fragiles y sont en entier et non roulés, et les lamellibranches, restés 
très souvent bivalves, ont manifestement vécu sur place. 

Il faut remarquer, à ce sujet, que des phénomènes de tassement ont 
souvent brisé et écrasé les coquilles. Ces phénomènes ont dû se produire 
à une époque fort reculée, car le sable contenu à l'intérieur de coquilles 
bivalves complètement aplaties a souvent été agglutiné depuis par un 
ciment calcaire. Nous avons recueilli plusieurs de ces moules portant 
l'empreinte de morceaux de coquilles ayant évidemment changé de 
place par suite d'une compression 1 . 

Cette couche contient encore des morceaux de bois, des ossements roulés 
indéterminables, peut-être quelques os d'oiseaux, des dents et des ver- 
tèbres de poissons, des boucles de raies dont nous avons recueilli plu- 
sieurs exemplaires encore munis de leur aiguillon, etc. Nous ne pouvons 
omettre de citer un moule d'échinide, dans lequel M. Cotteau a reconnu 
le Schizaster Scillœ, Des Moulins. 

§ 4. Sables argileux. — Le banc coquillier supérieur est recouvert par 
des sables argileux gris verdâtre ou rougeâtre, peu ou point coquilliers, 
épais d'un mètre au plus et se rattachant à la même phase de sédimen- 
tation que les sables à Trophon antiqumn, souS'jacerit&. (Voir pi. IIJ, cou- 
che E et pi. IV, fig. 1, couche J'J".) Le banc coquillier supérieur n'est 
autre chose, en effet, que l'indice d'un développement plus considérable 
de la vie animale au milieu des sédiments dans lesquels il se trouve inter- 
calé. Les sédiments qui le surmontent ne diffèrent d'ailleurs guère des 
sables intermédiaires que par la proportion plus considérable d'argile 
qu'ils contiennent. 

Ces sables argileux supérieurs représentent aux bassins le dernier terme 
de la sédimentation tertiaire. Ce qui nous confirme dans cette opinion, 
c'est qu'en quelques points où ces sables n'ont pas éto trop affouillés par 



1 Le phénomène de tassement des couches pliocènes n'est pas restreint aux dépôts des 
bas.^Vns. L'un de nous (P. Cogels) possède le moule d'une Cassidaire, ainsi écrasée, qui a 
été recueilli, remanié, dans une couche quaternaire, à Deurne. 



MÉMOIRES 37 

des dénudations ultérieures, nous les avons trouvés complètement oxydés 
et décalcifiés vers le haut, c'est-à-dire changés en un sable rougeâtre, 
concrétionné, dur, presque ferrugineux et dépourvu d'éléments calcaires. 

Les dépôts alluviaux qui se montrent au-dessus ne présentant pas 
les mêmes phénomènes d'altération, il faut en conclure que c'est pendant 
une phase d'émersion antérieure à la sédimentation de ces derniers que 
les phénomènes d'altération ont dû se produire. 

Les dénudations post-campiniennes ont souvent enlevé toute la masse 
des sables argileux supérieurs et ont même parfois entamé et démantelé le 
banc coquillier sous-jacent, de sorte que les éléments remaniés formant la 
base des dépôts alluviaux reposent souvent sur le banc coquillier et par- 
fois même sur les sables intermédiaires. 

On rencontre fréquemment dans les sables argileux supérieurs, de la 
vivianite, ou phosphate de fer résultant de la décomposition de matières 
animales et végétales. Ce minéral se présente, soit sous forme de petites 
masses terreuses concrétionnées, soit en filons disséminés dans les sables, 
où sa coloration, qui devient d'un bleu intense au contact de l'air, fait 
aisément reconnaître combien il est abondant. Il existe également dans 
les sables intermédiaires, mais il y est plus rare. 

La partie supérieure des sables argileux (pi. IV, fig. 1, couche J") mon- 
tre parfois des zones d'une coloration verte, paraissant due, au premier 
abord, à un dépôt argileux distinct. Mais l'examen minutieux des coupes 
des cales et du Kattendyknous fera voir que cette coloration provient d'une 
réaction chimique, postérieure au dépôt des couches et n'ayant aucune 
relation avec les phénomènes de sédimentation. 

Si nous récapitulons ce qui précède, nous trouvons que les sables à 
Trophon antiquum du bassin du Kattendyk et des cales se composent : 

1° D'un dépôt coquillier à éléments roulés et en partie remaniés, dépôt 
constituant la base de la formation ; 

2° De sables grisâtres ou rougeâtres suivant leur état normal ou altéré 
et contenant des coquilles peu abondantes mais in situ ; 

3° D'un banc coquillier supérieur, très constant, bien développé et 
presque complètement exempt d'éléments remaniés; 

4° De sables argileux, avec débris coquilliers, représentant en ce point 
du bassin d'Anvers le dernier terme resté en place de la formation des 
sables à Trophon. 

La justesse de l'opinion 1 relative à la détermination de l'âge des dépôts 
d'après la quantité de débris remaniés qu'ils contiennent se trouve ici 

1 Voir Van den Broeck, Esquisse géologique des environs d'Anvers, p. 219. 



38 SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

nettement démontrée. Les coupes qui ont permis d'en juger ont, en même 
temps, fait connaître l'existence d une zone importante de salles intermé- 
diaires qui, jusqu'à présent, ne s'était pas présentée à l'observation. 

Les éléments fauniques des sables à Trophon se trouvent principale- 
ment localisés dans le banc de la base et dans le banc coquillier supérieur. 

Ce dernier, comme on l'a vu, est particulièrement riche en coquilles 
in situ. 

Nous donnons plus loin la liste des fossiles recueillis par nous à ces 
divers niveaux. 



ni 

Dépôts alluviaux post-campiniens et modernes. 

Les couches post-campiniennes 1 et modernes qui recouvrent les dépôts 
pliocènes des cales sèches et du Kattendyk sont à la fois très développées 
et très variables. Réservant pour la seconde partie de ce travail, destinée 
à la description des coupes, les questions de détail, nous nous bornerons 
à indiquer sommairement ici leur succession et leurs principaux carac- 
tères et nous rappellerons en même temps que le diagramme, fig. 1 de 
la planche IV, représente leurs relations stratigraphiques d'une manière 
plus précise que la coupe de la planche III. 

Les dépôts post-campiniens débutent par une couche à éléments triturés 
et remaniés (pi. IV, fig. 1, couche I), avec sables grossiers lavés et parfois 
accompagnés de graviers. On y observe quelques cailloux, des ossements 
de vertébrés marins et de nombreux débris de coquilles enlevées par 
affouillement aux sables à Trophon sous-jacents. 

Dans le prolongement du Kattendyk, la couche qui constitue la base 
des sables servant de substratum à la tourbe est généralement privée de 
cailloux et même de graviers; on n'y observe pas non plus de coquilles 
fluviatiles. En outre, elle repose souvent directement sur le banc coquillier 
supérieur à Trophon antiquum, dont elle paraît quelquefois même faire 
partie intégrante. Mais l'abondance des menus débris dont cette couche 
est alors presque uniquement constituée, l'absence d'argile, et en résumé, 
son faciès nettement accentué de dépôt lavé, dénotent clairement un 
dépôt d'eau courante provenant du remaniement des couches pliocènes 

1 Noui désigrons actuellement sous le nom de post-campiniens certains dépôts regardés 
comme quaternaires dans le rapport de 1879, savoir : les graviers et les coquilles tri- 
turées, les sables grossiers, l'argile verte et le banc tourbeux in situ. 



MÉMOIRES 39 

sous-jacentes. L'état de fossilisation des coquilles, durcies par suite d'un 
phénomène particulier aux fossiles remaniés, permet aussi de distinguer 
du pliocène la couche qui les contient. 

Au-dessus des sables grossiers lavés, avec débris coquilliers, se présen- 
tent des sables quartzeux (pi. IV, fig. 1, couche H) plus ou moins grossiers, 
imprégnés d'une matière argileuse verte (H') qui s'y trouve distribuée d'une 
manière fort irrégulière, soit qu'elle y forme comme des nuages ou qu'elle 
se localise en lentilles plus ou moins compactes, soit qu'elle y constitue 
des lits continus. Cette argile est quelquefois si abondante que toute la 
masse en devient plastique. Nous verrons plus loin la signification de 
ce dépôt. 

Le sable grossier pur ou argileux passe insensiblement à un dépôt 
quartzeux fin, pur, grisâtre, parfois blanc, nettement stratifié et attei- 
gnant de 2 mètres à 2 m 50 d'épaisseur. 

. Ces derniers sables sont souvent teintés en violet vers le haut, au con- 
tact de la tourbe. Ils contiennent des racines de végétaux de la phase 
d'émersion qui a suivi leur formation. 

La tourbe qui se présente ensuite (pi. IV, fig. 1, couche G, et pi. III, 
couche /, partie droite de la coupe) s'est montrée bien développée dans 
les travaux de prolongement du Kattendyk, où elle atteint parfois plus 
d'un mètre d'épaisseur. Elle contient de nombreux troncs d'arbres couchés 
horizontalement, qui paraissent, non abattus sur place, mais amenés par 
flottaison, car les minces racines qu'on voit dans les sables sous-jacents 
ne peuvent se rapporter à des végétaux d'aussi grande dimension. 

Sur le banc tourbeux repose (pi. IV, fig. 1, couche AB) un dépôt 
argileux avec coquilles fluviatiles, mais présentant à un niveau médio- 
supérieur (x) (voir aussi pi. III, couche V) une mince strate avec 
coquilles d'Hydrobies et de Cardium indiquant la présence d'eaux sau- 
mâtres. 

C'est l'argile des polders, formation essentiellement moderne, due aux 
alluvions de l'Escaut. 

La série de dépôts que nous venons de décrire ne se présente que dans 
une partie des travaux des cales et du Kattendyk. Lorsque le banc tour- 
beux in situ avec troncs d'arbres, etc., manque, ainsi que l'argile verte 
sous-jacente, on observe constamment, au-dessus des sables argileux à 
Trophon qui terminent les dépôts pliocènes, la succession suivante diffé- 
rente de celle que nous venons d'indiquer : 

A la base, un sable grossier, souvent mélangé à de la tourbe, généra- 
lement meuble, renfermant des coquilles pliocènes lavées et de nombreuses 
coquilles fluviatiles à faciès très moderne. (PI. III, couche F, partie 



40 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

gauche de la coupe et pi. IV, fig. 1, couche F.) Plus haut, ce sable 
devient rapidement très fin et limoneux ; il est nettement stratifié et 
alterne avec des lits tourbeux et limoneux très variables. (PI. III, cou- 
che /, partie gauche de la coupe et pi. IV, fig. 1, coucheDE).Des galets 
roulés de tourbe et des poches ou lentilles tourbeuses parfois assez éten- 
dues, mais toujours manifestement remaniées, s'y rencontent fréquem- 
ment, surtout vers la base. Parmi les débris recueillis dans les lits tourbeux 
ou aableux de ce niveau, nous citerons des élytres de coléoptères, des 
valves à'Unio et même de Mytïlus. 

Au-dessus du niveau qui contient la tourbe remaniée, on observe, sur- 
tout développées dans les travaux du Kattendyk, de grandes lentilles de 
limon noir, stratifié, à coquilles fluviatiles et particulièrement riche en 
Valvées. (PL IV, fig. 1, couche C.) Parfois ce limon forme une couche 
compacte, atteignant jusqu'à l m 70 d'épaisseur, qui passe insensiblement 
à l'argile des polders ; parfois ses éléments se trouvent dispersés en minces 
lits dans le sable stratifié sous-jacent, de sorte qu'il peut manquer com- 
plètement en tant que terme distinct. 

De ce qui précède il résulte que l'argile des polders recouvre à la fois 
le banc tourbeux in situ de la série normale, et les sables et limons stra- 
tifiés reposant sur les lits avec tourbe remaniée et avec coquilles fluvia- 
tiles qui constituent ensemble une seconde série, plus localisée et plus 
moderne. 

L'argile des polders, qui peut atteindre en certains points des travaux 
jusqu'à 2 mètres d'épaisseur, présente les caractères ordinaires de cette 
formation. Elle se montre très riche en coquilles fluviatiles et terrestres. 
Dans les travaux du Kattendyk, nous y avons observé, comme nous l'avons 
dit plus haut, un mince niveau de coquilles d'eau saumâtre, très continu, 
représenté par une accumulation de Hydrobia ultœ et de Cardium eduïe 
ces derniers de très petite taille et tous bivalves. En certains points, les 
Cardium sont tellement nombreux qu'ils forment une zone visible de loin, 
se détachant comme une mince ligne blanche horizontale sur le fond 
brunâtre de l'argile. (PL III, couche L'.) 

Des coquilles fluviatiles se retrouvent en abondance au-dessus et au- 
dessous de ce niveau saumâtre. 

Telle est la succession complète des alluvions modernes des cales sèches 
et du Kattendyk. Il ne nous restera plus, après la description détaillée 
des couches qui va suivre, qu'à donner la liste des coquilles recueillies 
à ces divers niveaux. 



DEUXIÈME PARTIE. 



EXPLORATION DETAILLEE DES CALES ET DU PROLONGEMENT 
DU BASSIN DU KATTENDYK. 



CALE I. 

A l'angle sud de la cale I et du bassin du Kattendyk, point par 
lequel nous commencerons notre exploration des fouilles *, les dépôts 
post-campiniens sont particulièrement bien représentés. 

La partie supérieure du terrain tertiaire est seule visible en cet endroit. 
Les sables intermédiaires, de couleur verdâtre, s'y trouvent recouverts 
par le banc supérieur à Trophon, épais de m 45, gris verdâtre vers 
le bas, plus jaune, plus argileux et moins fossilifère vers le haut. 
Ce dernier est recouvert, à son tour, par une couche de m 10 d'argile 
sableuse, très ferrugineuse, qui ravine à peu de distance la couche 
sous-jacente et acquiert alors un peu plus d'épaisseur. Au-dessus se 
présente un sable blanc grossier, contenant des graviers, des coquilles 
fluviatiles, des débris de coquilles pliocènes, des morceaux de bois et de 
gros morceaux irréguliers, ainsi que des galets de tourbe. 

On remarque dans la couche sableuse de petites zones tourbeuses, dis- 
posées par strates, et on aperçoit qu'un peu plus loin cette couche est prin- 
cipalement constituée par des accumulations tourbeuses qui renferment 
alors des coquilles fluviatiles éparses et qui présentent parfois de minces 
strates argileuses, mais plus souvent des lits de sable avec fossiles rema- 
niés et nombreuses coquilles fluviatiles. 

Cette tourbe remaniée et mélangée de limon noirâtre nous a fourni des 
graines bien conservées, des élytres de coléoptères, un Unio et une valve 
de Mytilus. 

Les coquilles fluviatiles que l'on y observe ne diffèrent en rien, ni au 
point de vue spécifique, ni à celui du faciès, des coquilles que l'on trouve 
abondamment dans l'argile des polders et qui vivent encore actuellement 
aux environs d'Anvers. 

1 Point A du plan. 



42 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

A l'endroit où nous relevons cette coupe, il y a m 60 de tourbe ou de 
limon tourbeux et de sable surmontés de m 30 de sable, avec alternances 
de petits lits tourbeux. Au-dessus vient un dépôt de limon noirâtre, épais 
de m 50 centimètres, devenant argilo-sableux et verdâtre sur une épais- 
seur de m 65. Ces derniers sédiments passent à une argile brune ou 
noirâtre de m 20 d'épaisseur, qui prend une teinte d'un vert sale et un 
aspect moucheté sur les m 50 suivants, et acquiert enfin, sur les m 20 
supérieurs, la couleur brunâtre et les caractères habituels de l'argile 
des polders. 

A quelques mètres de distance, dans la direction de l'Escaut ou du fond 
de la cale, un amoncellement de terre dissimule la partie inférieure de 
la coupe. On peut cependant s'assurer que la tourbe y acquiert plus de 
puissance. Certains dépôts, tels que le limon noir et l'argile sableuse, s'atté- 
nuent à mesure que le sable, avec alternances de petits lits tourbeux, aug- 
mente d'épaisseur et que de nouveaux dépôts se présentent à l'observa- 
tion. 

On trouve alors une argile sableuse, brunâtre, à stratification généra- 
lement ondulée et présentant de minces strates de fossiles pliocènes. 
Cette argile est séparée, en certains points, du sable sous-jacent par des 
lentilles ou de petits lits sableux discontinus, avec coquilles remaniées, et 
elle est surmontée par un sable blanc jaunâtre très finement stratifié ou 
rubané. 

La première de ces couches est encore recouverte sur une longueur de 
2 à 3 mètres, par le limon noir qu'elle sépare alors du sable avec petites 
strates tourbeuses ; la dernière est recouverte transgressivement par 
l'argile sableuse verdâtre et ensuite par l'argile des polders mouchetée. 

Toutes ces couches ont le caractère facilement reconnaissable de dépôts 
alluviaux. La disposition du terrain montre, de plus, qu'au point où la 
première coupe a été levée, divers termes de la série manquent complète- 
ment et que les sables rubanés, l'argile brunâtre et les sables avec alter- 
nances de petits lits tourbeux ont été ravinés par un courant dont un 
dépôt local de limon noir, antérieur au dépôt uniforme de l'argile des 
polders, a comblé le lit. Il ne faut cependant pas perdre de vue que la 
tourbe qui existe en place plus loin a été enlevée ici par un ravinement 
plus ancien que le ravinement local dont nous signalons les effets. 

La zone occupée par les bassins au nord de la ville d'Anvers fourmille 
d'exemples de changements dans la direction de cours d'eau obligés à se 
frayer une nouvelle voie au travers de dépôts accumulés dans un temps 
où ils se répandaient sur des surfaces plus considérables. Suivant 
l'époque où se sont opérés ces changements de direction, qui amenaient 
forcément le ravinement des dépôts antérieurs, et aussi suivant l'impor- 



MÉMOIRES 43 

tance du courant destructeur, il faut s'attendre à voiries nouveaux dépôts 
varier sous le rapport de leur composition. Leurs éléments constitutifs 
peuvent nous servir à faire connaître leur âge. 

Le même talus, exploré un peu plus loin ', montre la grande variabi- 
lité des dépôts post-campiniens. Ceux-ci se développent en remplissant une 
poche creusée dans le sable à Trophon jusqu'au-dessous du banc coquil- 
lier supérieur, niveau que les ravinements des cours d'eau n'ont atteint 
qu'exceptionnellement dans toute l'étendue des cales. 

Des sables grossiers, lavés, avec alternances de galets tourbeux et con- 
tenant des fossiles pliocènes remaniés ainsi que des coquilles fluviatiles, 
atteignent en ce point l'épaisseur de l m 50, le maximum de puissance que 
nous leur ayons constaté. 

Un limon tourbeux remanié forme, au-dessus, deux épaisses lentilles 
de m 50 environ qui se montrent séparées par un lit sableux de m 10 très 
riche en coquilles fluviatiles. 

Un second niveau de sables grossiers avec débris coquilliers recouvre 
d'un mince lit le limon tourbeux et sert de base à une couche de m 60 
d'un limon gris foncé, qui contient desValvées en abondance et qui se relie 
insensiblement à l'argile des polders. 

Nous avons pu noter en ce point, au-dessous des sables intermédiaires 
à Trophon, la présence du banc coquillier remanié, formant la base de 
ces sables. Il était représenté par un lit épais de m 20 à m 25, composé 
de coquilles généralement brisées, parmi lesquelles celles des genres 
Ostrea, Peclen et Astarte étaient le plus abondantes. Sous le banc coquil- 
lier on pouvait constater, sur une épaisseur d'environ m 30, la pré- 
sence du sable fin à Isocardia cor, avec ses fossiles caractéristiques. 

Les coquilles fluviatiles, parfois très abondantes dans les sables lavés, 
avec débris de fossiles qui reposent sur les sables pliocènes à Trophon 
quand le banc de tourbe in situ fait défaut, montrent clairement, par 
l'ensemble de leur faciès faunique, par leur fraîcheur et souvent par la 
conservation de leur épiderme, que les dépôts qu'elles caractérisent sont 
de formation moderne. 

La liaison qui existe entre ces sables stratifiés, le limon noir à Valvées 
et l'argile des polders est d'ailleurs la preuve qu'ils sont bien modernes et 
non quaternaires. 

En avançant vers le fond de la cale I, à 50 mètres environ du point 
où la première coupe a été levée, on voit 2 , sous une couche d'argile des 
polders composée d'un mètre d'argile brunâtre reposant sur un mètre 
d'argile verdâtre, reparaître le limon noir que nous avons déjà observé 

1 Point B du plan. 

2 PointC du plan. 



44 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

à l'entrée de la cale. Il contient ici de petites strates de sable blanc. C'est 
ce limon qui s'est déposé dans les dépressions résultant du ravinement 
local des premiers dépôts d'alluvion. Nous constatons qu'il est épais de 
ra 50 et qu'il repose sur une couche de m 15 de sable bleuâtre. 

En ce point du talus, la couche de tourbe se relève brusquement et révèle 
l'existence d'un témoin ayant échappé à la dénudation dont cette forma- 
tion a été l'objet dans la partie jusqu'ici étudiée de la cale. A partir de cet 
endroit, elle se présente sous l'aspect d'un banc continu et homogène, peu 
compacte et de couleur noirâtre, constitué par des matières végétales 
très légères, des feuilles, des roseaux, etc. Des troncs d'arbres, couchés 
horizontalement, s'observent de place en place vers la base du dépôt. Un 
lit d'argile verdâtre se montre presque partout sous la tourbe, dans cette 
région, et nous donnera, plus loin, l'occasion de faire encore remarquer 
que la présence de cette argile verdâtre est en corrélation avec celle du 
banc tourbeux in situ. 

L'argile des polders, parfois très sableuse, recouvre immédiatement la 
tourbe jusqu'à l'extrémité de la cale I, mais dans la paroi transver- 
sale postérieure (côté de l'ouest), une lentille de m 70 de sable verdâtre, 
à grain moyen, moucheté de taches ferrugineuses, paraît les séparer l . 

Passant maintenant à l'examen de la paroi nord de la cale I, nous 
voyons 2 le banc de tourbe s'y présenter horizontalement, d'une manière 
constante et sur une épaisseur de m 50 . Cependant, plus on se rapproche 
de l'extrémité orientale de la cale, faisant face au point où nous 
avons levé la coupe qui nous a servi de point de départ, plus on voit se 
développer les sables stratifiés et les bancs avec galets de tourbe et strates 
tourbeuses dénotant un remaniement opéré par des eaux courantes. 

Vers l'extrémité est de cette paroi 3 , une poche de sable limoneux, avec 
tourbe remaniée et coquilles âuviatiles, montre même qu'une partie du 
banc coquillier supérieur à Trophon a été entamée et afFouillée. Il faut 
encore noter qu'en ce point la coloration jaune rougeâtre des sables 
intermédiaires à Tropbon descend jusqu'à environ 2 mètres en dessous 
de l'amas coquillier, c'est-à-dire presque jusqu'à la base du banc inférieur 
à Trophon. L'abaissement du niveau de la zone d'altération de ce dépôt 
doit être attribué à l'absence de l'assise argileuse supérieure du dépôt 
pliocène, qui recouvre généralement le banc coquillier à Trophon, mais 
qui a été ravinée dans cette partie de la coupe. 

Le terre-plein restant à déblayer et constituant la paroi transversale 
est, ou de l'écluse, de la cale I, qui relie les dépôts dont nous venons 

1 Point D du plan. 
* Point E du plan. 
a Point F du plan. 



MÉMOIRES 45 

de parler à ceux par lesquels nous avons commencé notre exploration, 
offre, de bas en haut, la succession suivante l : 

A . Les sables à Isocardia cor, visibles sur 0™60 d'épaisseur. 

B. Le banc coquillier inférieur à Trophon antiquum, présentant de 
grands et nombreux exemplaires de Pecten, à'Ostrea, de Cyprina, etc., au 
milieu d'une agglomération de fossiles brisés et écrasés. 

C. Les sables intermédiaires à Trophon, épais d'environ 2 mètres et 
presque entièrement colorés en jaune rougeâtre. Leur base seule, ayant 
échappé à l'altération, est restée grisâtre. 

D. Le banc coquillier supérieur à Trophon, au sujet duquel il faut 
remarquer qu'en des points voisins, il a été entièrement dénudé comme 
les sables argileux supérieurs. 

JE, Un banc coquillier épais de m 20 et davantage dans une dépres- 
sion ; il est visiblement formé des éléments de la couche D et contient 
des graviers et de gros débris. 

F. Un lit épais de m 25, constitué par de la tourbe remaniée, mais ren- 
fermant des troncs d'arbres couchés horizontalement comme dans la tourbe 
in situ. 

G. Un dépôt de sables fins, limoneux, alternant parfois avec de petites 
zones tourbeuses, le tout en stratification très oblique et d'une épaisseur 
totale de 2 m 50. 

H. Une couche compacte et homogène, épaisse d'un mètre, de limon 
noir à Valvées, contenant vers le haut de riches accumulations de coquilles 
fluviatiles. 

/. L'argile des polders épaisse de 2 mètres et contenant de nombreuses 
coquilles fluviatiles. 

Cette coupe, relevée à l'entrée de la cale I, confirme les données fournies 
par les coupes de l'extrémité orientale des parois longitudinales et toutes 
trois dénotent l'existence d'un cours d'eau ayant dénudé le banc de tourbe 
et les sables sous-jacents qu'on trouve généralement dans cette région au- 
dessus des dépôts pliocènes. Quant à l'argile des polders, on sait que c'est 
un dépôt uniforme, recouvrant la tourbe in situ et les dépôts d'alluvion 
localisés dans les endroits où la tourbe a été ravinée et dénudée. 

Eevenons maintenant sur nos pas et avant de nous engager dans le 
couloir occidental par lequel les cales sont reliées entre elles pendant la 
durée des travaux, arrêtons-nous un instant pour examiner la face est de 
ce couloir ou du terre- plein qui sépare la cale I de la cale II et qui nous 
offre une bonne coupe des couches post-campiniennes 2 . 

Les sables argileux à Trophon, supérieurs au second banc coquillier se 

1 Point G du plan. 

2 Point H du plan. 



46 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

montrent ici recouverts par une couche de sables quartzeux, grossiers, 
lavés, avec graviers et avec coquilles tertiaires remaniées. Ce dépôt a 
m 30 environ d'épaisseur ; ses éléments les plus grossiers se trouvent 
localisés dans les dépressions du dépôt pliocèûe, qu'il ravine par petites 
ondulations. 

Au-dessus vient un sable glauconifère verdâtre épais de m 35, surmonté 
d'environ m 15 d'argile sableuse verte, paraissant constituer un lit assez 
continu. 

Plus haut se présente, sur une épaisseur de m 40 à m 50, un sable 
jaunâtre, légèrement violacé au sommet, sur lequel repose un banc 
de tourbe variant, suivant les endroits, de m 85 à l m 20 d'épaisseur. 
Celui-ci contient un lit sableux, où se rencontrent quelques coquilles 
fluviatiles, et se trouve directement recouvert par l'argile des polders. 

L'absence de coquilles fluviatiles à la base de ces dépôts, celle du limon 
noir à Valvées et des sables fins, limoneux, qui ont précédé le dépôt de 
l'argile des polders que nous voyons reposer immédiatement sur la tourbe, 
enfin la présence du lit argilo-sableux vert, sous-jacent à la tourbe, nous 
font considérer cette série de dépôts comme appartenant à la phase de 
sédimentation antérieure aux alluvions observées dans la région est de 
la cale I. 

CALE II. 

Pénétrant dans la cale II, nous voyons que presque dans toute son 
étendue les sables à Trophon reposent sur les sables à Isocardia cor. 

Ces derniers, très fossilifères, contiennent en abondance des coquilles 
bien conservées et in sitîv. Les lamellibranches se présentent généralement 
bivalves. Nous y avons recueilli des centaines d'Astarte et de Lucina ainsi 
conditionnées et de nombreux exemplaires à'Ostrea, àePecten, àeCyprina, 
de Solen, etc. 

Le sable à isocardia cor de la partie antérieure ou orientale de la cale I 
contient un grand nombre de gastéropodes, malheureusement fort diffi- 
ciles à recueillir, et paraît constituer une zone un peu différente. C'est 
également en ce point * qu'on a découvert la plus grande quantité d'os- 
sements de cétacés. 

Le banc coquillier inférieur à Trophon est bien visible partout 
dans la cale II. Il est composé en majeure partie de valves dépareillées 
de lamellibranches empâtées dans une sorte de magma très argileux. 
Les coquilles y sont mieux conservées et moins friables que dans les autres 
cales. Son épaisseur est de m 30 à m 35. Dans la face transversale ouest 

1 Point I du plan. 



MEMOIRES 47 

de la cale, ce banc nous a fourni divers fragments d'ossements roulés, 
des cailloux, etc., ainsi qu'un morceau conique de grès noirâtre, plane à 
la base, et qui est peut-être un moule d'oursin extrêmement roulé. 

Les sables intermédiaires de la cale II, généralement épais de l m 60 à 
2 mètres, se montrent la plupart du temps altérés sur les trois quarts de 
leur épaisseur. Nous y avons découvert quelques fossiles épars, parmi les- 
quels nous citerons un Buccinum undatum, deux exemplaires bivalves de 
Tellina Benedeni et un de Oyprinarustica. 

Le banc coquillier supérieur à Trophon nous a fourni beaucoup de fos- 
siles, surtout vers la partie est de la paroi nord de cette cale. Il paraît 
très horizontal et présente une épaisseur constante de m 50 à m 65. 
Des sables argileux, souvent amoindris ou ravinés, et ne dépassant pas 
1 mètre d'épaisseur, le recouvrent. 

Des éboulements et des remblais effectués le long de la face sud de la 
cale II ne nous permettent pas d'étudier d'une manière satisfaisante la 
constitution des couches post-campiniennes de cette paroi. 

La face transversale ouest de cette cale montre la terminaison d'un 
banc de tourbe fibreuse assez compacte, paraissant être le banc in situ. Il 
est surmonté de sables argileux d'un gris bleuâtre auxquels succèdent des 
alternances de sable, de limon et de tourbe remaniée très peu compacte. 

A quelques mètres plus loin, dans la direction de la cale III \ nous 
constatons la présence du limon noir à Valvées, avec strates de sable 
blanc, auquel succède l'argile des polders présentant sur l m 15 l'aspect de 
la partie supérieure de la formation et contenant des roseaux en abon- 
dance, ainsi que des coquilles nuviatiles. Cette série de couches se rat- 
tache aux dépôts d'alluvion si bien représentés à l'extrémité est de la 
cale I. 

Nous venons de dire que nous n'avons pu étudier d'une manière satis- 
faisante les dépôts post-campiniens dans la cale IL La paroi nord montre 
cependant très clairement l'absence du banc tourbeux in situ et des sables 
sous-jacents. De grandes ondulations y ravinent le terrain pliocène et 
atteignent en deux ou trois points la surface du banc coquillier supérieur. Le 
fond de ces dépressions est occupé par des sables lavés, avec débris coquil- 
liers assez grossiers, auxquels succèdent des alternances variables et 
parfois localisées de sables fins avec feuillets limoneux ondulés, de zones 
limoneuses plus homogènes et de lits contenant des matières tourbeuses 
remaniées et des coquilles fluviatiles. 

La stratification générale de ces dépôts suit la forme des poches et des 
ondulations creusées dans le terrain pliocène. Vers la partie supérieure 

1 Point J du plan. 



48 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

des poches, les ondulations des sables stratifiés disparaissent et nous 
voyons de minces lits alternatifs de sable et de limon fin, tourbeux, attei- 
gnant une épaisseur totale de 2 mètres environ, servir de substratum à 
l'argile des polders réduite à m 50. Des dépôts détritiques et tout à fait 
récents recouvrent ou constituent même la partie supérieure du talus 
nord de la cale II. 

Après avoir examiné l'allure générale du terrain de cette paroi, c'est-à- 
dire du terre-plein qui sépare la cale II de la cale III, reportons notre 
attention sur certains points qui méritent une étude plus détaillée. Nous 
remarquons d'abord que vers le premier tiers de cette même paroi nord l 
les sables argileux supérieurs recouvrant le banc à Trophon et représen- 
tant ici le dernier terme de la série tertiaire, sont le siège d'un phénomène 
d'altération très accentué. Sur une épaisseur de O^IO à m 15, le dépôt 
a été complètement décalcifié, toute trace de fossiles ou de débris 
coquilliers a disparu et les sables, entièrement hydratés, sont, par suite de 
la décomposition de leurs éléments glauconieux, changés en une sorte de 
grès sableux, d'un rouge jaunâtre, limoniteux. Ce phénomène s'observe au 
sommet d'un des îlots du sable argileux respecté par les dénudations post- 
campiniennes et il indique incontestablement l'influence des agents 
météoriques à une époque très reculée. 

Dans le talus sud de la cale II, la zone d'altération des sables intermé- 
diaires descend beaucoup plus bas que sur le talus de la paroi nord ; il est 
vrai que sur cette paroi sud les sables intermédiaires présentent un déve- 
loppement moins considérable. La partie altérée et jaunie atteint l m 42, 
tandis que la zone restée intacte et grise n'a guère que m 10 ou m 12. 

Vers le milieu de cette paroi nous constatons, comme sur la paroi 
nord, l'absence du banc de tourbe in situ et son remplacement par les 
sables stratifiés, dont le ravinement atteint en quelques points la surface 
du banc supérieur à Trophon. 

La coupe de la face antérieure transversale de la cale II 2 nous montre 
de bas en haut la succession suivante : 

A. Sables à Isocardia cor, gris foncé, visibles sur une épaisseur de m 30. 

2?. Banc coquillier inférieur à Trophon, épais de m 30 et contenant 
une quantité considérable de Pecten de grande taille. 

0. Sables intermédiaires, épais de 2 mètres. Ce dépôt n'a presque 
pas subi d'altération et est resté gris à la base sur une épaisseur de m 60 
environ. 

D. Banc coquillier supérieur à Trophon, épais de m 50. 



1 Point K du plan. 

2 Point L du plan. 



MÉMOIRES 49 

F. Sables argileux supérieurs à Trophon, épais de m 60 à m 65 et pré- 
sentant en abondance extraordinaire les mouchetures bleues de vivianite, 
si généralement visibles à ce niveau. 

F. Sables lavés et à gros débris coquilliers, épais de m 30. 

G. Sables argileux verdâtres, à stratification faiblement indiquée, 
épais de m 80. 

H. Tourbe en banc compacte et homogène, épaisse de m 80. 

/. Argile des polders, épaisse de m 90. 

Le point où cette coupe a été levée est le premier où nous rencontrons 
dans les cales la série normale des dépôts antérieurs aux alluvions 
modernes stratifiées et aux limons visibles un peu plus au sud, vers l'en- 
trée de la cale I. 

CALE IIL 

Dans la cale III nous n'avons pu explorer que la face longitudinale du 
sud et la face transversale de l'ouest. La coupe de la paroi sud nous 
montre les sables à Isocardia cor et le banc inférieur à Trophon, avec 
leurs caractères ordinaires. Nous y constatons encore que les sables inter- 
médiaires ne sont guère altérés et jaunis que sur la moitié environ de leur 
épaisseur; de plus, vers la paroi transversale ouest de la cale, ils ont con- 
servé, de même que le banc coquillier sus-jacent, une coloration grisâtre 
dénotant le peu d'intensité des phénomènes d'altération en ce point des 
travaux. 

Le banc coquillier supérieur contient en grande quantité des fossiles 
entiers, mais friables et difficiles à retirer de l'accumulation de débris 
dans laquelle ils sont enfouis. 

Du côté de l'ouest \ ce dépôt est assez sableux et rappelle quelque peu, 
par certains caractères fauniques et lithologiques, les sables à Trophon 
d'Austruweel, dont les cales ne sont pas fort éloignées. 

Cette observation, qui nous amène vers le fond de la cale III, nous fait 
voir que la paroi transversale ouest présente, sous l'argile des polders et 
reposant sur des sables blancs, une couche, épaisse de l m 40, de tourbe 
noirâtre et peu compacte que, malgré certaines solutions de continuité 
dues au ravinement des cours d'eau, l'on peut suivre dans le couloir occi- 
dental des cales jusque vers la moitié de la paroi sud de la cale I. 

Une excavation assez profonde, creusée vers le milieu de la paroi ouest 
de la cale III, nous présente la coupe suivante, de bas en haut 2 : 

A . Sables intermédiaires très peu altérés et restés presque entièrement 
gris sur un mètre d'épaisseur, c'est-à-dire sur toute la partie visible. 

1 Près du point M du plan. 

2 Point N du plan. 

1879 4 



50 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

B. Banc coquillier supérieur à Trophon, peu altéré et resté grisâtre. 

C. Sables argileux supérieurs à Trophon, épais d'environ 1 mètre et 
très argileux sur ce point, circonstances qui ont sans doute contribué à 
préserver dune altération profonde les dépôts sous-jacents. 

D. Sables quartzeux lavés, légèrement stratifiés, épais de m 30 à œ 60 
et contenant vers le bas, principalement du côté droit (nord) de l'excava- 
tion, de nombreux éléments grossiers remaniés. Leur coloration est ver- 
dàtre, surtout quand ils sont humides. 

E. Banc continu et homogène, épais d'un mètre, de tourbe compacte 
avec morceaux: de bois, troncs d'arbres, etc. 

F. Argile des polders, visible sur m 80 et recouverte de terrain 
remanié. 

Relativement à la préservation, dans le sol, des sédiments du banc 
coquillier supérieur, nous remarquons que la surface extérieure de cette 
coupe est légèrement rubéfiée par des phénomènes tout récents d'altéra- 
tion. L'influence des agents météoriques s'accuse d'ailleurs très nettement 
en divers points des travaux. Des coupes pratiquées sous nos yeux mon- 
trent, au bout de quelques semaines, la formation sur place d'une mince 
zone d'altération indiquée par le changement de couleur du dépôt qui, sur 
m 005 à ,n 01, est devenu jaunâtre et presque identique à la partie 
supérieure des sables intermédiaires altérée sous terre. 

Un peu plus vers la droite du talus 1 , les sables sous-jacents à la tourbe 
acquièrent plus de développement et atteignent un mètre d'épaisseur. 
On y distingue, de bas en haut, les zones suivantes : 

A . Sables grossiers lavés avec graviers, coquilles pliocènes et osse- 
ments de cétacés remaniés. Cette couche, épaisse de ,n 30, ne présente 
pas de coquilles fluviatiles. 

B. Sables grossiers, glauconifères, de couleur verdâtre, épais de m 35 
avec lits d'argile sableuse verte, à la base. 

G. Lentilles et couches discontinues d'argile verte assez compacte, 
épaisses de m 12. 

D. Sable quartzeux pur, blanc jaunâtre vers la base, violacé vers le 
haut, dans le voisinage de la tourbe qui apparaît immédiatement au- 
dessus. Des racines tourbeuses descendent de la couche de tourbe au 
travers de ces sables et nous donnent l'occasion de faire remarquer de 
nouveau que la présence de l'argile verte coïncide très généralement avec 
celle des racines tourbeuses qui descendent jusqu'à ce niveau. Des souches 
verticales s'observent en ce point dans la tourbe. 

Ces deux dernières coupes de la paroi transversale ouest de la cale III 

1 Point du plan. 



MÉMOIRES 51 

fournissent identiquement le même ordre de succession des couches que 
la face antérieure transversale de la cale II. Cette zone a été épargnée par 
les ravinements des cours d'eau qui se sont effectués un peu plus au sud et 
elle présente ainsi bien intacte la série des plus anciens dépôts modernes. 

Keprenant maintenant l'examen de la paroi sud de la cale III, nous 
constatons, comme dans le talus nord de la cale II, l'absence de la tourbe 
et des couches post-campiniennes sous-jacentes, ainsi que leur remplace- 
ment par des sables et des limons stratifiés qui ravinent le terrain pliocène 
dans lequel ils creusent des ondulations et forment même des poches. 

Les sables graveleux, à gros débris, diminuent rapidement d'épaisseur 
et disparaissent bientôt. Le terrain offre alors, de bas en haut, la coupe 
suivante l : 

A. Banc coquillier supérieur. 

B. Sables argileux, stratifiés, ondulés, épais de m 65. 

G. Sables blanchâtres ou verdâtrespar zones, présentant quelques strates 
tourbeuses de couleur violacée. 

La partie supérieure de la coupe, comprenant l'argile des polders, est 
cachée par des éboulements; mais, à en juger par la paroi nord de la 
cale II, elle ne doit rien offrir de particulier. 

Nous trouvons ensuite, à vingt mètres de l'entrée de l'écluse 2 ,le dépôt 
pliocène, visible sur une épaisseur de m 70 seulement, représenté par 
une couche de sable jaune argileux, contenant de petits lits d'une argile 
gris bleuâtre et des traces de fossiles. 

Le dépôt que nous avons sous les yeux n'est autre que le sable argileux 
supérieur à Trophon, qui se présente encore sous le même aspect plus 
loin. 

Il est recouvert ici par un lit épais de m 20 de sable grossier, 
avec cailloux, graviers, morceaux de bois, galets de tourbe, coquilles 
pliocènes, parfois bien conservées, mais généralement triturées, et nom- 
breuses coquilles fluviatiles appartenant, comme précédemment, aux 
genres Valvata, Bythinia, Planorhis, Lymnœa, etc. Un gros morceau de 
silex a été recueilli à la base de cette couche. 

Au-dessus se présentent des alternances de sables grisâtres et d'un 
limon noir, argileux, qui constitue, dans la partie supérieure de la couche, 
des strates de couleur brunâtre. Ce dépôt, d'une épaisseur totale de 
2 mètres, est recouvert par l'argile des polders. 

Le ravinement des cours d'eau a enlevé ici tous les dépôts post-campi- 
niens, si bien représentés à l'extrémité ouest de la cale, et notamment la 
tourbe, dont l'existence nous paraît attestée par la couleur violacée de cer- 

1 Point P du plan. 
* Point Q du plan. 



52 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

tains sédiments rencontrés dans notre avant-dernière coupe. Nous remar- 
quons encore, dans la seconde série de dépôts alluviaux, l'absence du limon 
noir à Valvées et de l'argile des polders verdâtre, c'est-à-dire des .couches 
ayant le caractère de la partie inférieure de cette formation. 

PROLONGEMENT DU BASSIN DU KATTENDYK. 

Continuant notre exploration des fouilles et abandonnant les cales pour 
nous diriger vers le prolongement du bassin du Kattendyk, nous voyons 
apparaître, en môme temps que certains changements dans la nature des 
dépôts, de puissantes couches de sable et surtout de tourbe, matière que 
nous avons surtout rencontrée jusqu'à présent à l'état remanié et qui 
contient ici de grands troncs d'arbres occupant la partie inférieure de la 
couche. 

Le banc supérieur à Trophon se montre d'abord altéré sur toute son 
épaisseur et très argileux. Les sables intermédiaires ont également parti- 
cipé à cette altération. 

Laissant alors à notre droite la coupe figurée planche V et suivant 
toujours la paroi occidentale du bassin, parallèle à l'Escaut, nous consta- 
tons qu'en face du hangar des machines d'épuisement ce phénomène n'a 
atteint que le haut du banc supérieur à Trophon. Les sédiments de cette 
couche sont moins argileux, et se délitent beaucoup plus facilement dans 
l'eau que ceux du niveau correspondant des cales. La partie inférieure de 
la couche est restée grise, ainsi que la couche des sables intermédiaires. 

Lors de notre première visite aux travaux, nous avons recueilli dans 
cette dernière, en ce point, un exemplaire bivalve de Pecten complanatus. 
Cette découverte d'un fossile caractéristique du niveau coquillier supé- 
rieur, dans des sables que l'ignorance où nous étions de l'existence, plus 
bas, d'une première couche à Trophon nous autorisait à regarder comme 
les sables à Isocardia cor, aurait pu nous faire un moment douter de la 
justesse de nos observations antérieures si elles n'avaient été aussi solide- 
ment assurées. Bien que la constatation ultérieure de la présence d'un pre- 
mier banc à Trophon soit venue les confirmer entièrement, nous avons 
tenu à citer cet exemple pour montrer comment des personnes, qui met- 
traient encore en doute la distribution des espèces dans le système scaldi- 
sien de Dumont, pourraient de bonne foi assigner à certains fossiles un 
niveau tout différent de celui qui leur est propre et se baser, bien à tort, 
sur des faits comme celui que nous signalons ici pour contester l'exactitude 
de notre classification. 

Voici maintenant la coupe relevée par nous sur le talus longitudinal 
ouest d'un terre-plein restant à déblayer, au delà du hangar des machines 



MÉMOIRES 53 

d'épuisement, coupe prise en un point situé vers la moitié de la longueur 
de ce talus 1 : 

A. Sables intermédiaires. 

B. Banc coquillier supérieur à Trophon antiquum, avec fossiles 

bien conservés. Épaisseur m 50 

C. Sables argileux à Trophon, brunâtres ou verdâtres. Épaisseur. l ra 00 

D. Sables grossiers quartzeux, stratifiés, avec graviers abondants, 

mélangés de matières tourbeuses meubles et complètement 
dépourvus de coquilles fluviatiles. Épaisseur m 40 

E. Argile sableuse, verte, en couche assez continue m 15 

F. Sables stratifiés blanchâtres, colorés en jaune vers la base . . m 68 

G. Banc compacte de tourbe ligneuse avec troncs d'arbres cou- 

chés horizontalement l m 10 

H. Argile des polders, brune et compacte, contenant des Succi- 

nées et des coquilles fluviatiles variées. 
/. Zone supérieure de l'argile des polders contenant des coquilles 
d'eau saumâtre (Cardium et Hydrobia). 

Nous retrouvons ici, nettement caractérisée, la succession des dépôts 
indiquant la phase ancienne d'alluvionnement représentée dans la région 
sud-ouest des cales. 

A l'angle nord-ouest du môme terre-plein 2 , nous trouvons au-dessus 
des sables argileux à Trophon, épais de l m 30, la base des sables post-cam- 
piniens, constituée par trois lits de débris coquilliers, lavés, avec petits 
graviers, etc., alternant avec des lits stratifiés de sable quartzeux. L'en- 
semble de ces dépôts présente sur une longueur de 4 à 5 mètres une 
épaisseur variant de ,o 40 à l m 34. Les recherches les plus minutieuses 
n'ontpu nous faire découvrir aucune trace de coquilles fluviatiles en ce point. 

Plus haut, on trouve m 60 environ de sables fins, légèrement verdâtres, 
pailletés de débris calcaires et pointillés de glauconie, contenant à la partie 
inférieure de fines strates d'argile grise et vers le haut des graviers épars. 
Nous avons remarqué que par places, mais surtout au contact avec le 
dépôt sous-jacent, ces sables deviennent ferrugineux et qu'ils présentent 
parfois une strate de m 02,de couleur ocreuse, durcie et cassante, qui ren- 
ferme de fins débris de végétaux empâtés horizontalement. La zone 
graveleuse est recouverte sur un mètre environ d'épaisseur par des sables 
argileux verdâtres très irrégulièrement distribués à la base d'une couche 
de sable jaunâtre ou blanchâtre, pointillé de glauconie et dépourvu de 
traces de stratification. Les lentilles d'argile verte sont parfois très déve- 

1 Point R du plan. 

2 Point S du plan. 



54 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

loppées daDS le sable. Celui-ci est légèrement violacé à la partie supé- 
rieure, sous l'influence de la tourbe qui le recouvre en formant un banc 
continu et compact, épais de m 40 à m 60. Cette dernière, enfin, est sur- 
montée du dépôt ordinaire de l'argile des polders, épais de l m 20 et 
montrant, à m 50 de la surface, un mince niveau de Cardium edule et 
SHydrobia que nous verrons s'étendre plus loin et qui paraît former un 
niveau assez continu, au moins dans cette partie du Kattendyk. 

A partir du point où nous avons relevé la coupe précédente, la face 
septentrionale du terre-plein montre, sur une longueur d'environ 35 mè- 
tres, le banc continu de tourbe avec troncs d'arbres. Mais bientôt la 
tourbe disparaît et se trouve remplacée par la série des dépôts d'alluvion 
avec limon noir très développé. Il est à remarquer que presque chaque 
fois que les couches avec banc de tourbe in situ se trouvent remplacées 
par les limons et sables avec coquilles fluviatiles, le terrain pliocène est 
plus profondément dénudé. 

C'est ainsi que la base de ces terrains modernes, avec coquilles fluvia- 
tiles abondantes, se trouve fréquemment très rapprochée et parfois même 
au-dessous du niveau habituel du banc coquillier supérieur à Trophon, 
tandis que les sables argileux qui recouvrent celui-ci ne sont bien déve- 
loppés que dans les coupes montrant le banc de tourbe en place. A l'angle 
nord-ouest du terre-plein que nous étudions, ces sables argileux ont l m 30 
d'épaisseur, comme nous l'avons dit tantôt. A cinquante mètres de distance 
vers l'est, ils n'ont plus que quelques centimètres et la base des dépôts 
modernes repose presque directement sur le banc coquillier supérieur à 
Trophon. 

Voici la coupe des terrains modernes que nous relevons en ce dernier 
point, en allant de bas en haut ' : 

A. Sables grossiers quartzeux avec débris coquilliers et tourbe rema- 
niée. Ils contiennent des coquilles fluviatiles en très petite quantité et 
présentent quelques traces de sable argileux verdâtre. 

B. Sables fins, d'un gris ardoise, nettement stratifiés, avec nombreuses 
alternances limoneuses diminuant vers le haut, où le dépôt sableux plus 
pur est meuble, finement stratifié et de couleur jaunâtre. Leur épaisseur 
totale varie de m 90 à l m 70, suivant le développement de la couche sous- 
jacente. 

G. Limon noir stratifié, parfois un peu plastique, formant une masse 
puissante, qui repose en contact net et rectiligne sur les sables stratifiés. 
Quatre ou cinq lits tourbeux s'y observent à diverses hauteurs. 

Ce dépôt, très développé vers la partie gauche de la coupe, où il atteint 

1 Point T du plan. 



MÉMOIRES 55 

près de l m 67 d'épaisseur, se relève et s'éteint complètement vers la droite 
à une distance de 10 mètres. Il se perd alors vers le sommet des sables 
stratifiés qui, en ce point, se confondent avec lui et deviennent très 
chargés de limon. 

Lorsque le limon noir fait défaut, les sables stratifiés atteignent un 
développement de l m 70 environ. Peu de coquilles fluviatiles (Valvées, etc.) 
ont été observées ici dans le limon noir. 

D. Argile des polders, épaisse de l m 20, contenant, surtout vers la base, 
de nombreuses coquilles fluviatiles et montrant vers le haut, à m 50 de la 
surface, le niveau saumâtre à Cardium QtHydrobia. 

En longeant toujours le talus nord du terre-plein, on observe, non loin 
de la coupe précédente et vers le haut de l'argile des polders, un dévelop- 
pement remarquable de ce niveau saumâtre à Cardium. Les coquilles de 
ce lamellibranche, toutes bivalves et in situ, sont pressées les unes contre 
les autres et forment une mince zone blanche se détachant très nettement 
sur le fond brunâtre de l'argile des polders. 

Mais, avant de continuer l'étude de ce terre-plein, dont nous avons déjà 
examiné deux côtés, nous nous dirigerons vers la partie nord du bassin, 
où nous trouverons un autre terre-plein qui nous présentera une intéres- 
sante série de coupes. 

Vers l'angle nord-ouest du bassin du Kattendyk prolongé, nous voyons 
la série normale des dépôts modernes de sables et de tourbe in situ, c'est- 
à-dire non remaniée par les phénomènes plus récents d'alluvionnement 
local. 

Les sables lavés de la base ont, en certains points l , un aspect plus nette- 
ment stratifié qu'à l'ordinaire et contiennent de menus débris calcaires 
disposés en lits horizontaux, dans lesquels s'observent de nombreux Fora- 
minifères pliocènes remaniés. 

Voici la coupe relevée sur la paroi nord à 50 mètres environ de l'extré- 
mité nord-ouest du bassin, contre les pilotis du mur de construction (face 
interne de la tranchée) 2 : 

A. Sables intermédiaires à Trophon antiquum, restés entièrement intacts 
et gris. Partie visible, environ 1 mètre. 

B. Banc coquillier supérieur à Trophon, épais de m 60. La moitié 
inférieure du banc est restée à l'état normal avec sa couleur grise. La 
moitié supérieure commence seulement à s'altérer et à se rubéfier. Les 
sédiments contenus à l'intérieur des coquilles bivalves ou même des 
gastéropodes sont d'un gris parfois un peu verdâtre, tandis que ceux 

1 Notamment au point U du plan. 

2 Point V du plan, 



56 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

que les phénomènes d'oxydation ont atteints sont devenus jaunâtres ou 
rougeâtres. Parfois de grandes coquilles bivalves, présentant leur face 
convexe au-dessus, ont protégé une partie des sédiments sous-jacents, qui 
montrent alors, vers le centre, des îlots restés gris. Le sable contenu, au 
contraire, dans des coquilles bivalves et fermées mais non posées à plat, a 
le plus souvent été atteint par le phénomène d'oxydation et rubéfié. 

Nulle part, pendant la durée des travaux, nous n'avons vu les diverses 
phases du processus d'altération par voie d'infiltration des eaux superfi- 
cielles plus clairement et plus remarquablement représentées. Seulement, 
il faut observer qu'elles sont dues à des actions anciennes, parce que le 
niveau où nous les constatons est actuellement toujours immergé. 

C. Sables argileux à Trophon, verdâtres avec mouchetures ou veines 
d'un gris bleuâtre. Ils passent vers le haut à une argile sableuse verte, 
parfois très compacte, contenant de la vivianite en abondance et impré- 
gnant irrégulièrement la partie supérieure du dépôt. On y rencontre de 
nombreuses racines venant de la couche de tourbe qui se présente plus 
haut et autour desquelles l'argile verte ou grise forme des manchons plus 
ou moins épais lorsque ces racines sont isolées, tandis qu'elle s'étend en 
îlots imprégnant toute la masse des sables lorsque ces racines sont rap- 
prochées. L'origine chimique de l'argile verte ne saurait être contestée ici. 

Nous avons remarqué que lorsque l'argile forme des amas, les sédiments 
sont beaucoup plus argileux que lorsqu'elle imprègne régulièrement la 
masse sableuse. 

La partie inférieure du dépôt a 1 mètre d'épaisseur. L'argile verte, 
au point où nous levons cette coupe, a m 40 ; un peu plus loin elle atteint 
m 60; mais elle est alors plus sableuse et, comme elle est distribuée plus 
régulièrement dans les sables, elle semble, en apparence, constituer une 
couche distincte. 

D. Sable jaune verdâtre à grain moyen, plus ou moins argileux, 
contenant à la base quelques graviers et petits galets plats de silex. Il 
passe, vers le haut, à un sable blanc quartzeux, pur et meuble et se montre 
traversé par de nombreuses racines tourbeuses décomposées. Epaisseur 
totale, 1 mètre. 

E '. Banc de tourbe fibreuse et compacte. Épaisseur, 1 mètre. 

F. Argile des polders montrant, à la base,0 m 80 d'argile verdâtre et, au 
sommet, une zone de m 40 d'argile brunâtre passant à la première d'une 
façon insensible. 

La même paroi nord du terre-plein du Kattendyk, examinée un peu 
plus vers l'est 1 , montre que le contact entre le banc de tourbe et les sables 

1 Point W du plan. 



MÉMOIRES 57 

blancs sur lesquels il repose est assez sensiblement irrégulier et ondulé. 

La zone supérieure des sables blancs purs et quartzeux paraît même 
manquer en certains points, par suite de l'affouillement des courants qui 
ont creusé les dépressions dans lesquelles la tourbe s'est accumulée. 
Nous remarquons de nouveau, à cette occasion, que le développement de 
l'argile verte des sables argileux à Trophon est en rapport direct avec 
l'épaisseur du banc de tourbe. 

La paroi extérieure nord du bassin montre, en face de la coupe précé- 
dente 1 , le banc de tourbe avec troncs d'arbres reposant sur l m 50 de sables 
stratifiés avec menus débris calcaires. Au-dessous, le gravier de la base 
repose sur les sables argileux à Trophon et s'incline obliquement en des- 
cendant vers le nord. 

Longeant toujours la paroi nord du bassin, en nous dirigeant vers Test, 
nous voyons 2 le banc de tourbe interrompu par un ravinement profond 
qui atteint les sables argileux supérieurs et dans lequel se sont accumulés 
les dépôts d'alluvions modernes. Ces derniers présentent, à partir du bas, 
la succession suivante : 

A. Sable grossier lavé avec coquilles pliocènes triturées, débris roulés 
et coquilles fluviatiles. 

B . Lits de limon sableux gris avec strates d'argile noirâtre. 

C. Sables gris bleu passant à des sables jaunâtres pâles et présentant, 
dans toute leur masse, des strates argilo-tourbeuses noires. 

D. Limon noirâtre avec strates de sable blanc. 

Vis-à-vis de ce point et à quelques mètres en deçà de la rangée de 
pilotis devant servir pour les fondations du mur de quai, le terrain pré- 
sente une belle coupe, intéressante pour l'allure et les relations des sédi- 
ments constituant la série des alluvions modernes 3 . Nous l'avons fait 
figurer sur la pi. IV, fig. 2, à laquelle nous prions le lecteur de bien 
vouloir se reporter. 

Voici comment se décompose cette coupe : 

A. Sables intermédiaires à Trophon antiquwrn restés complètement 
intacts et gris. Visibles sur un mètre environ. 

B. Banc coquillier supérieur à Trophon, en partie resté intact. Il est 
jaunâtre vers le haut seulement. Épaisseur, m 60. 

G. Sables argileux supérieurs, jaunâtres, atteignant un développement 
maximum de l m 30, qui se réduit à m 80, par suite de ravinement, et mon- 
trant vers le haut une zone irrégulièrement développée d'argile verte (G') 
ou même d'un vert bronze, remplie de phosphate de fer et au sein de 

1 Point X du plan. 

2 Point Y du plan. 

3 Point Z du plan. 



58 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

laquelle se voient des racines tourbeuses. Cette dernière zone atteint 
une épaisseur maximum de m 60. mais parfois elle fait défaut par 
suite de ravinements. 

D. Sable quartzeux, brunâtre ou blanc, lavé, localisé dans les dépres- 
sions du terrain pliocène sous-jacent. Dans une dépression un peu plus 
profonde, il se montre obliquement stratifié; il contient alors de nom- 
breuses coquilles fluviatiles, des coquilles tertiaires la plupart triturées, 
des galets tourbeux roulés, des fragments de bois arrondis d'assez 
grandes dimensions et des graviers. Son épaisseur maximum est de m 60. 

E . Limon sableux et grisâtre, parfois noirâtre et plastique, présentant 
de petites alternances horizontales, flammulées, sablo-limoneuses. Les 
galets tourbeux manquent dans ce limon ; ils paraissent n'accompagner 
que les sables. Épaisseur, m 20. 

F. Sables blancs nettement et régulièrement stratifiés, contenant des 
galets tourbeux localisés dans les parties les plus sableuses du dépôt. 
Quand la couche de limon E manque, ces sables se perdent latéralement 
dans des sables limoneux, fins, grisâtres à stratification horizontale très 
régulière {F'). 

G. Limon noir finement sableux, compact, divisé par de minces lits 
horizontaux de sable blanc vers le bas et de matières tourbeuses vers le 
haut du dépôt. Épaisseur, variant de m 60 à m 80. 

H. Sable blanc avec strates de limon gris noirâtre et accidentellement 
une lentille de matières tourbeuses (H'). Il contient des coquilles fluvia- 
tiles et repose soit directement sur le limon noir, soit sur une mince zone 
tourbeuse {H") à éléments roulés, qui s'atténue et se perd insensiblement 
dans la masse limoneuse G. 

I. Limon gris noirâtre très sableux avec petites strates de sable blanc 
et coquilles fluviatiles. Par suite de l'atténuation de la couche ZT, réduite 
à une mince strate sableuse, le dépôt / semble se relier en certain point 
au limon G. Épaisseur, de m 05 à m 30. 

/. Argile des polders. Faciès supérieur, seul représenté. L'argile paraît 
raviner ici le limon gris noirâtre /, qui manque complètement vers le 
milieu delà coupe. Épaisseur, variant de m 20 à m 60. 

Les couches A et B sont visibles en avant-plan de la paroi récemment 
mise à nu, où s'observent les couches C-F. Ces dernières occupent une 
surface verticale de 3 mètres de hauteur sur 7 de longueur, et ont toute 
la netteté que leur attribue la fig. 2 de la pi. IV. 

A l'extrémité droite de cette paroi, une section du terre-plein vient 
couper à angle droit celle qui nous a fourni la coupe précédente et offre 
la même succession de dépôts. Du côté gauche, le prolongement de la 
coupe nous est caché par des terres non encore déblayées; mais les dépôts 



MEMOIRES 59 

supérieurs étant déjà enlevés, nous voyons avec une remarquable netteté 
que les sables et les limons se confondent en s'atténuant, et qu'ils viennent 
à un niveau assez élevé s'appuyer sur le banc de tourbe in situ, qui con- 
tient de nombreux troncs d'arbres parmi lesquels il s'en trouve de 
huit mètres de longueur. La tourbe est manifestement ravinée par les 
sables limoneux foncés qui la recouvrent et la découpent obliquement. Le 
sable quartzeux blanc et meuble, sur lequel elle repose toujours, s'observe 
également ici. 

Le banc de tourbe, en place, avec nombreux troncs d'arbres se voit 
encore sur la paroi septentrionale extérieure du bassin, sauf au point où 
nous venons de signaler la présence de dépôts d'alluvions modernes. 

Un peu plus loin vers l'intérieur du bassin, une paroi du même terre- 
plein montre une véritable section lenticulaire, d'une longueur de cinq 
mètres environ, de sable limoneux stratifié enchâssé dans le banc de tourbe 
raviné. 

Traversant ensuite l'espace qui nous sépare du terre-plein intérieur, 
situé plus au sud, et par lequel nous avons commencé notre exploration 
du Kattendyk, nous remarquons que partout, dans cette région, les 
sables intermédiaires et le banc coquillier supérieur sont restés intacts et 
complètement gris, sauf peut-être versle sommet du banc coquillier. Celui- 
ci se montre moins argileux que partout ailleurs et rend ainsi l'extraction 
des fossiles très facile. Toutefois, la fragilité de ceux-ci reste à peu près 
la même que partout ailleurs. 

On voudra bien se souvenir que nous avons interrompu l'exploration 
du premier terre-plein après y avoir constaté l'existence d'un dépôt d'eau 
saumâtre à Cardium, dans l'argile des polders. Au point où nous repre- 
nons cette exploration, nous constatons la présence, sous la tourbe, de 
sédiments argileux noirâtres contenant des coquilles fluviatiles en abon- 
dance, ainsi que des élytres de coléoptères ; longeant ensuite le talus 
oriental du terre-plein en remontant vers la partie ancienne du bassin, 
nous voyons ! le banc coquillier supérieur recouvert directement par la 
couche post-campinienne à aspect lavé. 

Au premier abord, il est difficile de trouver la limite entre le banc 
in situ et le dépôt remanié qui se présente au-dessus, d'autant plus qu'au 
milieu des débris fossiles, la plupart triturés, se rencontrent quelques 
coquilles bien conservées qui témoignent que le second dépôt est le produit 
du lavage du premier par des eaux courantes. Nous citerons une valve 
de Pecten complanatus qui n'aurait pu être transportée de loin par les 
eaux sans se briser. 

1 Point AA du plan. 



60 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Cette couche ne contient pas non plus en ce point de traces de coquilles 
fluviatiles. Elle est surmontée de sables blancs, tantôt purs sur toute leur 
épaisseur, tantôt mélangés vers le bas d'argile verte irrégulièrement dis- 
tribuée dans la masse sous formes de poches sans contours bien définis et 
ressemblant à des nuages. Des racines tourbeuses s'observent au sein de 
ces zones argileuses vertes, dans lesquelles la proportion d'argile est par- 
fois assez forte pour rendre le sable plastique. 

Vers le haut, le sable blanc prend la teinte violacée annonçant le voisi- 
nage de la tourbe, qui se présente généralement au-dessus en banc épais 
et homogène. 

Plus loiu l , la tourbe fait défaut, et nous voyons même le sable blanc 
sous-jacent remplacé par un sable fin, grisâtre, très meuble, contenant de 
petites strates de limon noirâtre et d'assez nombreuses coquilles fluviatiles 
disséminées dans la masse sableuse. Celle-ci est recouverte par l'argile 
des polders. Nous avons encore ici un exemple de ces ravinements que 
nous signalions plus haut et qui se sont effectués après le dépôt de la 
tourbe, c'est-à-dire à une époque relativement très récente. 

Arrivés à l'angle de la face méridionale du terre-plein, que nous avons 
maintenant contourné presque en entier, nous nous trouvons en présence 
d'uue belle coupe d'un développement d'environ 30 mètres, que nous avons 
déjà signalée et qui nous montre au-dessus du terrain pliocène, sur une 
épaisseur atteignant 4 m 30 en certains points, les deux séries de dépôts 
modernes, ainsi que leurs relations respectives 2 . La partie la plus intéres- 
sante de cette coupe est représentée pi. V. 

On y voit un ensemble assez compliqué de dépôts que la netteté des 
indications fournies par les coupes précédentes nous a permis d'analyser 
et dont nous avons préféré remettre l'interprétation, pour ce motif, jusqu'à 
la fin de notre exploration des fouilles du Kattendyk. Cette coupe présente, 
en effet, réunis, tous les termes que nous avons étudiés en des points où 
certains d'entre eux sont assurément mieux développés, mais où il fallait 
établir leurs rapports par induction, au lieu de pouvoir les constater 
directement comme ici. 

Le bas de la coupe figurée est constitué par les sables argileux supé- 
rieurs à Trophon contenant des débris coquilliersdansla partie inférieure 
[A), imprégnés d'argile verte et sans fossiles vers le haut (A'). La sépa- 
ration entre ces deux zones suit une ligne légèrement ondulée qui donne à 
la partie supérieure l'apparence trompeuse de raviner le dépôt fossilifère 
sous-jacent. Un examen attentif des sédiments montre cependant qu'il 
n'existe là aucune démarcation stratigraphique. On arrive à la même 

1 Point BB du plan. 

2 Point CC du plan. 



MÉMOIRES 61 

conclusion en cherchant la limite du dépôt argileux sans coquilles (B') 
et des sables' (B) qui le recouvrent. Le passage s'opère insensiblement 
suivant une ligne sinueuse qui accuserait, si elle lui était due, un ravi- 
nement de l'argile par le sable. Celui-ci étant post-campinien, alors que 
l'argile avec débris de coquilles est tertiaire, on constate une fois de plus 
combien le caractère tiré de la présence de l'argile verte est trompeur, 
puisqu'il masque la séparation de deux dépôts d'âge différent. Quelques 
rares graviers nous permettent, toutefois, de trouver la limite des deux 
formations. Nous en notons soigneusement la position au fur et à mesure 
des progrès de notre levé et rejoignons par un trait sur le terrain, comme 
on le voit sur la coupe, ceux qui occupent le niveau le plus bas. Nous 
reconnaissons alors que la partie supérieure du dépôt tertiaire est parfois 
constituée par des sables argileux vert noirâtre, très glauconifères et 
stratifiés (A"), qui se relient à la partie du dépôt imprégnée d'argile 
verte, et qui sont recouverts de sables soit imprégnés de cette même 
argile, soit purs. En un point situé approximativement entre le 8 e et le 
9 e mètre de notre point de départ, la partie supérieure du dépôt tertiaire 
est même constituée sur une longueur de 1 mètre environ et sur une 
épaisseur de m 10 par du sable brunâtre non argileux (A"'), particularité 
qui atteste encore clairement le caractère accidentel de l'argile verte. 
Cette dernière se présente, en effet, en très grande abondance au-dessus 
des sables argileux glauconifères et stratifiés, aussi bien qu'au-dessous 
d'eux, sans qu'il soit possible de tracer leur limite sur le terrain. Nous 
avons essayé de rendre cette 'disposition sensible sur notre coupe, à 
l'aide de hachures qui indiquent la partie du dépôt imprégnée d'argile 
verte et dépourvue de fossiles. 

Le sable post-campinien (B) est à grain moyen et généralement 
grisâtre ou verdâtre, rarement brunâtre [B"). Comme nous venons de le 
voir, il est parfois, vers le bas, imprégné d'argile (B'), qui s'y trouve 
répartie d'une manière très irrégulière. A la base il contient des graviers 
peu abondants, mais constituant un niveau sensiblement horizontal ou 
très peu ondulé. On en rencontre encore quelques-uns dans la masse du 
dépôt, mais isolés ou en ligne discontinue. 

Ce sable a été faiblement raviné avant le dépôt de la tourbe qui le 
surmonte. Cette dernière (G) se présente avec ses caractères ordinaires. 
Nous y voyons quelques grosses branches d'arbres et nous constatons 
qu'elle contient beaucoup de sable blanc aux points où la couche s'inflé- 
chit [G') et d'abondants graviers dans une dépression [G"). 

Le dépôt tourbeux a été fortement raviné et ce qui en reste se réduit à 
une couche de m 10 à m 50 d'épaisseur sur une longueur d'environ 7 mè- 
tres. Il est surmonté en un point par m 90 de limon gris noirâtre avec 



62 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

strates de sable blanc (F) que nous retrouverons plus loin et qui appartient 
à la deuxième série des dépôts modernes. Le ravinement qui a précédé la 
sédimentation de celle-ci a presque atteint, en certains points de la coupe, 
le banc coquillier supérieur à Trophon, réduisant à m 10 l'épaisseur des 
sables argileux supérieurs. La partie la plus profonde de ce ravinement est 
occupée par une couche de gravier coquillier [D) d'épaisseur variable, 
atteignant m 50 au point où le courant se faisait le moins sentir. 

Celui-ci se portait du côté gauche de la coupe (rive droite du cours d'eau) 
où il entamait l'argile glauconifère, dont la résistance à la force d'érosion 
a produit un talus à chute rapide, tandis que l'inclinaison est à pente 
douce sur le fond sableux et sur la tourbe. La base de la couche de gravier 
coquillier est constituée par des sables grossiers et graveleux passant à un 
sable mélangé dans une forte proportion avec des parcelles de tourbe 
qui le rendent très léger. Ce dépôt contient beaucoup de débris de 
coquilles pliocènes, de plus en plus fins, et une quantité considérable 
de coquilles fluviatiles bien conservées. On y trouve aussi quelques blocs 
remaniés de tourbe (C" r ). Nous ne décrirons pas dans tous ses détails la 
coupe que nous avons levée, bien qu'elle fournisse de bons exemples du 
mode de répartition des sédiments par les eaux courantes. Le dessin fait, 
du reste, comprendre facilement ce qui nécessiterait, autrement, de 
longues descriptions. 

En un point, le gravier coquillier est recouvert de sable (E) ; partout ail- 
leurs, il Test par un dépôt limoneux gris noirâtre avec strates de sable 
blanc (F) que nous avons déjà trouvé au commencement de la coupe, au- 
dessus de la tourbe. Le limon formait évidemment une couche continue 
avant le ravinement que nous voyons indiqué par la disposition en forme 
de fond de bateau de la couche de sable blanc (G) qui vient le recouvrir. 
Ce dernier contient de petits lits tourbeux, ainsi que de petites strates de 
limon grisâtre qui lui donnent vers l'extrémité orientale de la coupe 
une certaine analogie avec le dépôt sous-jacent où l'élément sableux 
acquiert précisément en ce point (F') la prédominance sur le limon. 

Au-dessus du sable blanc et lui succédant brusquement, se présente le 
limon noir à Valvées (i7), divisé ici en deux parties par une strate de sable 
blanc, sensiblement horizontale, se relevant vers les extrémités de la 
coupe. Sous cette strate principale, nous en comptons quatre autres très 
minces, mais nettement marquées sur le terrain. Vers le commencement 
de la coupe, les strates de sable blanc sont plus nombreuses que dans le 
reste du dépôt ; leur stratification est ondulée et croisée. Nous notons en- 
core que, vers le haut, la texture du limon est plus feuilletée que vers le 
bas. Nous n'avons observé qu'un gros galet de tourbe remaniée {G'") à la 
base de cette couche. 



MÉMOIRES 63 

Le limon noir est recouvert par l'argile des polders (7) à laquelle il passe 
par l'intermédiaire d'un dépôt moins compact et présentant de nombreuses 
taches de couleur ferrugineuse (!'). Ces deux zones de l'argile des polders 
contiennent beaucoup de coquilles fluviatiles. 

En avant-plan de la terrasse où nous levons cette coupe, nous pouvons 
observer le banc coquillier supérieur à Trophon, dont l'épaisseur varie de 
m 30 à m 60, puis les sables intermédiaires visibles sur l m 30 (au 25 e mè- 
tre), et en dessous d'eux, vers l'extrémité occidentale de la coupe, le banc 
coquillier inférieur à Tropbon dont nous n'avons pu constater directement 
la présence qu'en ce seul point du Kattendyk. 

Les travaux de déblai nous ont encore permis de faire quelques obser- 
vations intéressantes. Ainsi, en un point l situé à 30 mètres au sud de la 
coupe précédente, nous voyons le banc de tourbe en place avec troncs 
d'arbres, reposant sur les sables quartzeux blancs, obliquement dénudé et 
raviné par une poche de sable fin limoneux grisâtre avec blocs tourbeux 
remaniés et roulés. Sous ce limon, nous trouvons un gravier abondant et 
assez épais qui passe obliquement au-dessus de la tourbe dénudée et des 
sables sous-jacents et qui forme le fond d'une espèce de lentille de sables 
stratifiés appartenant à la deuxième série des dépôts modernes du Kat- 
tendyk. 

Un peu plus au sud encore, la série ancienne reparaît intacte avec le 
banc de tourbe, les sables blancs quartzeux, les zones argileuses vertes 
et la couche à débris lavés non mélangés de coquilles fluviatiles. 

Nous pourrions aisément prolonger cette exploration des travaux du 
Kattendyk, mais nous croyons avoir suffisamment mis en lumière la com- 
position et les rapports stratigraphiques des couches que nous avons pas- 
sées en revue. 

Il nous reste à chercher ce qu'elles peuvent nous apprendre relativement 
à l'histoire géologique de la région que nous venons de parcourir. 

1 Point DD du plan. 



TROISIÈME PARTIE 

CONSIDÉRATIONS GÉOGÉNIQUES. 

Les sables à Isocardia cor constituent, comme il a déjà été dit, le 
dépôt tertiaire le plus ancien que l'on ait rencontré dans les travaux de 
creusement des cales sèches. L'ensemble de leurs caractères fauniques et 
lithologiques nous a engagés à y voir un dépôt côtier ou peu profond, 
mais non littoral, effectué dans des eaux tranquilles ou peu agitées. 

L'absence de graviers, de cailloux et même de tout débris roulé con- 
traste fortement avec l'accumulation qui recouvre ce dépôt et que nous 
avons décrite sous le nom de banc coquillier inférieur à Trophon. L'état 
roulé des matériaux qui composent en grande partie ce dernier banc 
prouve, en effet, que le régime des eaux avait complètement changé à 
cette époque. 

On peut même ajouter, sans crainte de se tromper, que les deux dépôts 
ne se sont pas succédé immédiatement et que le sommet, tout au moins, 
des sables à Isocardia cor, a dû être enlevé avant la sédimentation du 
banc inférieur à Trophon, puisque celui-ci contient roulés ou brisés des 
ossements de cétacés et de nombreux fossiles des sables sous-jacents. 

Il faut ainsi admettre l'existence d'une période intermédiaire dont le 
terrain ne nous offre pas de traces et pendant laquelle la faune s'est 
modifiée. 

Un exhaussement du sol, amenant l'émersion des sables à Isocardia ou 
les rapprochant du niveau auquel les courants se faisaient sentir, explique 
facilement l'absence de couches de cette période intermédiaire, aussi bien 
que le caractère littoral du nouveau dépôt. 

Jusqu'ici, nos observations concordent avec celles que l'on avait faites 
précédemment ; la divergence s'accuse lorsque l'on voit que les sables à 
Trophon, au lieu de constituer un seul banc comme aux travaux de forti- 
fication de l'enceinte d'Anvers, et au chenal de jonction entre les 
anciens bassins et le bassin du Kattendyk, se divisent en quatre couches 
bien distinctes, dans le prolongement même de ce dernier bassin. 



MÉMOIRES 65 

Un nouveau changement dans le régime des eaux nous est attesté alors 
par la sédimentation des sables intermédiaires, que l'on peut attribuer 
soit à l'apport de sédiments plus abondants, soit à une diminution dans 
l'agitation des eaux ou dans la force des courants, qui n'auraient pas 
entraîné le sable, soit encore à des influences locales défavorables pour 
les mollusques. Ces influences se seraient produites surtout aux Cales, où 
les fossiles sont très rares dans ces sables intermédiaires, tandis que pour 
le Kattendyk on ne pourrait en dire autant de certaines espèces, comme la 
Tellina Benedeni et le Pecten complanatus. 

Le régime des eaux ne tarda cependant pas à changer encore une fois 
et à se rapprocher de ce qu'il devait être vers la fin du dépôt du banc 
coquillier inférieur. C'est dans ces conditions que le banc coquillier supé- 
rieur a dû se former sous des eaux suffisamment agitées pour y amener 
des graviers et des cailloux que l'on y observe épars, mais non pour 
entamer les formations géologiques antérieures, de sorte que la faune 
recueillie à ce niveau peut être considérée comme très pure. 

Ces circonstances favorables se maintinrent assez longtemps, et quand 
un nouvel apport de sables témoigne qu'elles ont pris fin, l'accumulation 
de coquilles, pressées les unes contre les autres, a atteint l'épaisseur de 
m 50. Les sables argileux supérieurs dont nous venons de parler ressem- 
blent minéralogiquement aux sables intermédiaires et contiennent des 
débris coquilliers épars; mais, à cet égard, il faut observer que les 
sédiments se sont altérés et que le test de nombreuses coquilles a pu 
être dissous. Les traces d'actions chimiques sont d'ailleurs clairement 
accusées par la présence du phosphate de fer qui se reconnaît sur les 
coupes à sa coloration d'un bleu intense. 

L'argile verte dont sont imprégnés les sables supérieurs et qui se 
rencontre parfois jusque dans les sables intermédiaires est également le 
résultat d'une action chimique. Elle est due, en effet, à l'influence des 
hydrocarbures dégagés par les racines tourbeuses en décomposition qui 
pénétraient dans le dépôt pliocène, hydrocarbures agissant sur les élé- 
ments ferrugineux provenant de l'altération de la glauconie et dont le 
résidu imprégnait tout le dépôt l . 

1 L'action réductrice des hydrocarbures sur l'oxyde ferrique qui s'était répandu dans 
toute la masse du dépôt à la suite de la décomposition de la glauconie a eu pour résultat 
de reconstituer les sels ferreux primitifs de celle-ci. La teinte verte primitive est donc 
revenue. Toutefois, la reconstitution de la glauconie ne pouvait évidemment porter son 
action sur les grains glauconieux primitifs du dépôt, mais seulement sur les éléments de 
ceux-ci décomposés antérieurement, c'est-à-dire sur le résidu se trouvant dispersé sous 
forme de matières impalpables dans le sein du dépôt. Ce résidu, on le sait, fait aisément 
corps avec l'eau et il possède l'aspect et les propriétés d'une véritable argile. Tel est le 

1879 5 



66 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Au point de vue général de l'allure des couches tertiaires rencontrées 
aux travaux des bassins, on peut dire que les sables à Isocardia s'inflé- 
chissent vers le nord. En effet, après avoir été traversés lors des travaux 
de creusement du chenal de jonction des bassins et avoir été rencontrés 
lors des premiers travaux de prolongement du bassin du Kattendyk, ils ne 
l'ont plus été lors des derniers. Leur inflexion est même assez rapide, 
puisque, au chenal de jonction, leur base se trouve à la cote — 4.78, tan- 
dis que les travaux de creusement des cales, qui ont atteint la cote — 4.75 
en certains points, n'y ont pas pénétré profondément. Un sondage 
poussé jusque vers la cote — 6 n'en a d'ailleurs pas atteint la base. Cette 
particularité explique peut-être comment il se fait qu'en avançant vers le 
nord, on rencontre des couches non observées jusqu'ici et donnant aux 
sables à Trophon une puissance supérieure à celle qu'on leur avait 
reconnue. 

Le banc inférieur à Trophon, qui paraissait sensiblement horizontal 
dans les Cales s'inclinaiten réalité vers le Kattendyk; mais on comprendra 
que les circonstances qui ont précédé sa sédimentation, c'est-à-dire une 
dénudation des sables sousjacents, ne nous permettent pas de rien 
préciser relativement à son allure, à cause du rapprochement des points 
observés. 

De même que le sommet des sables à Isocardia manque au Kattendyk 
et aux Cales, de même les sables argileux supérieurs ont probablement 
perdu de leur importance avant le dépôt des sédiments qui les surmontent 
et qui sont beaucoup plus récents que ceux dont les dernières couches 
tertiaires sont généralement recouvertes aux environs d'Anvers. Il est 
impossible d'ailleurs de supposer que la région dont nous nous occupons 
ait été émergée pendant tout cet intervalle, c'est-à-dire pendant l'époque 
où s'effectuait le dépôt des diverses formations quaternaires si bien repré- 
sentées au sud d'Anvers et pendant le temps de la sédimentation uni- 
forme du sable campinien. 

Il est vrai qu'en plusieurs points des travaux, et notamment en un 
point des Cales 1 , le terrain présentait, à la surface des sables argileux 
supérieurs, une zone altérée et durcie qui attestait l'influence des agents 

motif pour lequel le phénomène de verdissement fait réapparaître, non pas les grains 
glauconieux primitifs, mais un dépôt argileux verdâtre qui n'est autre chose que la recon- 
stitution en sels ferreux de l'oxyde ferrique imprégnant la masse des sables précédemment 
altérés. (E. Van den Broeck. Mémoire sur les phénomènes d'altération des dépôts superfi- 
ciels par V infiltration des eaux météoriques, étudiés dans leurs rapports avec la géologie, 
stratigraphique. Mém. cour, et Mém. sav. étrangers. Acad. R. Sciences de Belg. 1881 , 
t. XLIV, p. 49.) 

1 Point K du plan. 



MÉMOIRES 67 

météoriques et qui fournissait ainsi la preuve d'une émersion du sol; mais 
ces traces nous paraissent devoir se rapporter au commencement de 
l'époque moderne. On les constate, en effet, sous les sables servant de sub- 
stratum à la tourbe et contenant des éléments triturés et lavés qui 
dénotent un transport par des eaux courantes. 

Le site des bassins, au nord d'Anvers, a dû participer, comme toute la 
région avoisinante, à l'émersion qui a suivi le dépôt du campinien. Si 
les sables de ce dernier système ne se trouvent pas ici, alors qu'ils se 
présentent ailleurs à des cotes supérieures et à des cotes inférieures, il 
faut admettre qu'ils auront été enlevés par les cours d'eau qui ont creusé 
leur lit dans les sables tertiaires, et c'est à ce moment, croyons-nous, que 
les points les plus élevés du terrain, restant exposés au contact de l'air, 
auront été le siège d'un phénomène analogue à celui qui produit la 
limonite des prairies. 

Les dénudations locales et les ravinements que nous avons observés 
sont encore dus, pensons-nous, au même mouvement du sol qui a fait 
émerger les sables campiniens. Cependant, loin de s'accuser, ce qui nous 
serait attesté par l'approfondissement du lit des cours d'eau, le mou- 
vement d'exhaussement s'arrête et nous trouvons aussitôt des preuves du 
ralentissement des courants dans les dépôts grossiers qui s'accumulent 
dans les dépressions, puis dans la couche uniforme de sable blanc qui 
vient combler leur lit et recouvrir toute la zone sur laquelle ont porté 
nos observations. Il serait difficile de ne pas voir ici l'indice d'un léger 
affaissement du sol, quelque circonscrits qu'en soient les effets appré- 
ciables aux environs d'Anvers, dans l'état actuel de nos connais- 
sances. 

Quoi qu'il en soit, les nombreuses racines que ce sable contient attestent 
qu'il ne tarda pas à émerger et à se recouvrir d'une abondante végétation. 
C'est l'époque où dans la faune sauvage des environs d'Anvers domi- 
naient les cerfs, les sangliers et les bœufs, dont on retrouve les restes à 
la base de la tourbe. 

L'étendue que cette dernière formation recouvre oblige de la rapporter 
à un phénomène général d'affaissement du sol, dont le premier résultat 
dut être d'amener la destruction des forêts. Les cours d'eau qui, d'abord, 
étaient assez forts pour charrier des troncs d'arbres, perdent ensuite de 
leur vitesse et toute la partie basse du pays disparaît sous une nappe 
d'eau stagnante dont il serait facile de retrouver les contours. 

César décrit le pays des Ménapiens comme une suite de marais sans fin 
et de forêts. La tourbe des Flandres est cependant antérieure à la domi- 
nation romaine, comme le prouvent les antiquités que l'on a trouvées à sa 



68 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

surface. Quant à celle des environs d'Anvers, aucune découverte archéolo- 
gique ne permet, à notre connaissance, d'en préciser l'âge. 

Nous hésitons à recourir à un nouveau soulèvement du sol pour expli- 
quer le ravinement de la première série de dépôts modernes, sahles et 
tourbes, que nous avons si souvent observé aux Cales et au Kattendyk. 
Une recrudescence momentanée des cours d'eau nous semble pouvoir 
produire les mêmes effets. L'obstruction de leur lit peut aussi avoir 
amené ce résultat en les obligeant à se frayer de nouvelles issues. 

Toutefois il ne faut pas perdre de vue que, des différences minimes dans 
le niveau des eaux suffisant pour expliquer tous les changements qui se 
sont produits, les mouvements du sol n'ont dû avoir qu'une amplitude 
peu considérable et hors de proportion avec l'idée qu'évoque d'ordinaire 
l'emploi des mots d'émersion et de soulèvement du sol. Il en résulte que 
ces modifications n'ont pu avoir d'influence sur la partie plus élevée de 
la région avoisinante, et que, par le fait même, on manque de points de 
comparaison pour en apprécier l'importance. 

En tout état de cause, l'affaissement du sol amena l'élargissement des 
bouches de l'Escaut, l'établissement du jeu des marées et le dépôt de 
l'argile des polders qui marque une phase nouvelle dans l'histoire géolo- 
gique de la basse Belgique. On sait que ces alluvions se continuent encore 
de nos jours et que l'endiguement seul y a mis fin aux environs d'Anvers. 



Listes des fossiles recueillis aux Nouvelles Gales sèches 
et dans le prolongement du bassin du Kattendyk. 

Nous donnons ci-après les listes des fossiles recueillis dans les divers 
horizons observés lors des travaux de creusement des Nouvelles Cales 
sèches et de prolongement du bassin du Kattendyk. 

I. — SABLES A ISOCARDIA COR. 

L'importance que nous attachons à toutes les données relatives à la faune 
des sables à Isocardia cor nous a engagés, plutôt que de nous borner à 
une simple énumération, à dresser la liste des fossiles recueillis à ce 
niveau, en un tableau donnant en même temps quelques renseignements 
supplémentaires. 



MÉMOIRES 69 

Outre les indications relatives à l'abondance ou à la rareté des espèces 
observées aux Nouvelles Cales, nous avons, dans deux colonnes spéciales, 
noté la distribution de ces fossiles dans les autres gisements importants 
des sables à Isocardia cor, savoir : au Bassin de jonction, ainsi qu'aux 
Bassins au bois et de la Campine, situés non loin des Nouvelles Cales, 
et au fort de Zwyndrecht, situé sur la rive gauche de l'Escaut à environ 
8 kilomètres des Bassins maritimes. 

L'un de nous (P. Cogels) a le premier fait connaître la faune des sables 
à Isocardia cor aux Bassins et a publié la liste des espèces l . Son 
collaborateur a mis en lumière la faune du gisement de Zwyndrecht 2 et 
a reproduit, en la modifiant quelque peu, au point de vue synonymique, 
la liste des espèces des Bassins. 

Dans la liste que nous donnons aujourd'hui, certaines dénominations, 
employées dans les listes précédentes, ont été modifiées ou abandonnées 
pour d'autres reconnues plus correctes. Afin de faciliter les recherches et 
la comparaison, nous avons cru utile d'indiquer dans une colonne spé- 
ciale, et en synonymie, les dénominations anciennement employées, 
spécialement celles de l'Esquisse géologique. 

L'astérisque * qui précède certaines espèces de notre liste des sables à 
Isocardia cor des Cales indique les nouveautés pour la faune de cet 
horizon. 

Quelques-unes d'entre celles-ci ont déjà été indiquées par nous à 
M. Mourlon, qui les a comprises dans les listes de sa Géologie de la 
Belgique 3 . 

Outre les espèces énumérées dans la liste qui va suivre, une valve de 
Cardita cliamceformis , Sow. (Leathes MS.), et une valve à'Artemis 
lincta, Pull., ont encore été trouvées par l'un de nous; mais, comme ces 
coquilles pourraient bien n'avoir pas été recueillies en place, nous ne les 
avons pas comprises dans notre énumération. 

Aux mollusques de cette liste, on peut encore ajouter les fossiles sui- 
vants observés dans les sables à Isocardia cor des Nouvelles Cales : 

Balanus tintinnabulum, L. Cellepor a cor onopus, j[Busk ? . 

Spatangus, sp. Dilrupa subidata, Desh. 

Cidaris, sp . Dents de poissons . 

Echinus, sp. Osselets de Trigles, etc. 

1 Paul Cogels. Observations géologiques et paléontologiques sur les différents dépôts 
rencontrés à Anvers lors du creusement des nouveaux bassins. (Ann. Soc. Malacol. de 
Belgique. Tome IX, 1874, pp. 7-32.) 

2 E. Van den Broeck. Esquisse géologique et paléontologique des dépôts pliocènes des 
environs d'Anvers. (Ann. Soc. Malacol. de Belgique. Tome IX, 1874, 2 e partie (1876-78), 
pp. 87-374.) 

3 M. Mourlon. Géologie de la Belgique. Tome second. Bruxelles, 1881. 



70 



SOCIÉTÉ MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 



1. — Liste des Fossiles (Gastéropodes et Lamellibranches! 
recueillis dans les sables à ■ Isocardia cor », des Nouvelles 
Cales sèches. 





ÉNUMÉRATION DES ESPÈCES. 


Nouvelles 
Cales sèches. 


Nouveaux Bassins. ' 


« 

i 

G 


DÉNOMINATIONS 

EMPLOYÉES ANTÉRIEUREMENT. 




GASTÉROPODES. 












Murex alveolatus, Sow . 


a r 


X 


r 


Trophon alveolatum, Sow. 




Buccinopsis Dalei, /. Sow. 


r r 


X 




Buccinum Dalei, Sow. 


* 


Tercbra inversa, Nyst . 


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* 




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Cassidaria bicatenata, J . Soiu. . 


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Pleurotoma turrifera, Nyst . 


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X 


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Pleurotoma turricula, Broc. ■ 


* 


» modiola, Jan. 


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' 


* 


Clavatula plicifera, «S. Wood. 


r r 








* 


Voluta Lamberti, J. Sow. . 


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* 




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Cypraea Europaea, Mont. 


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Natica millepunctata, Lamk. 


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Natica multipunctata, Wood. 




» varians, Duj. 


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Pyramidella plicosa, Bronn. 


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Eulima subulata, Don. . 


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c 








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Turritella incrassata, /. Sow. . 


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ce 




* 


» var. planispira, Wood. 


ar 









1 Le nom de PI. turricula Broc. (1815), bien qu'antérieur a celui de turrifera, proposé 
par H. Nyst, ne peut être adopté, à cause de l'existence d'un Pleurotoma (clavatula) turricula, 
Mont. (1803). 



Ml MOIRES 





ÉNOIÉKATÏON DES ESPÈCES. 


uvelles 
sèches. 


03 

z 
'53 

n 

X 

3 


1 
s 
- 

ci 


DÉNOMINATIONS 


1 




b w 


ci 

• 

> 
3 



S* 

CSJ 


EMPLOYÉES ANTÉRIEUREMENT. 


* 


Turrit. incr. var. bicincta, Wood . 


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* 


» var. triplicata, Broc. . 


c 










Scalaria subulata, Soiv. 


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X 


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* 


Fossarus sulcatus, S. Wood. 












var. lineolatus 


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Rissoa proxima, Aider . 


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Rissoa vitrea, Mont. 




Tiochus conuius, Linné. 


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* 


» occidentalis d , Migh. et 
Adams .... 


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» turbinoides, Nyst . 


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X 


a c 


Margarita monilifera, Nyst. 


* 


Pileopsis Ungaricus, L. . 


r r 










Ringicula buccinea, Broc. . 


ce 


ce 


ce 






Cylichna cylindracea, Penn. 


c c 


X 


a c 


Bulla cylindracea, Penn. 




» umbilicata, Mont. 


a c 




ac 


» conuloidea, Wood. 




Scaphander lignarius, L. 


c 


X 


ac 






LAMELLIBRANCHES. 












Ostrca edulis, L 


c c 


c 


ac 




* 


» princeps?, Wood. 


r r 










Anomia ephippium, L. . . 


ac 


c 


c 






Pectcn Westendorpi, Nyst . 


c 


c 


r r 






» grandis, /. Sow . 


ac 


c 




Pecten maximus, L., var. gran- 
dis, Soiv. 




» radians, Nyst. 


a c 


c 


c c 


Pecten dubius, Broc. 




» lincatus, Da Costa . 


ce 


c 


ce 






» tigcrinus, Midi. . 


c 


c 


a c 


» tigrinus, Mull. 



1 Cité page 32 du présent travail sous le nom de T. formosus, Forces. 



72 



SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 





ÊNUHÉRATIOIf DES ESPÈCES. 


T. g 


■À 

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DÉNOMINATIONS 






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3 
O 


s* 

Kl 


EMPLOYÉES ANTÉRIEUREMENT. 




Pecten Gerardi, Nyst. . 


r 


C 


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* 


Lima Loscombi, /. Sow. . 


r 










» subauriculata, Mont. . 


r r 


X 


c c 






Modiola seiïcea, Bronn. 


c c 




r 




* 


» phaseolina, Phil. . 


a c 










Pinna pectinata, L 


r 




a r 




1 


Nucula imcleus, L 


r r 




r 




* 


» laevigata, /. Sow. 


r r 










Yoldia semistriata, S. Wood. . 


c c 


r 


ac 


Leda 'Nucula) laevigata, Sow.- 




Cardium decorticatum, S. Wood. 


a c 


r r 




Cardium (Norvegicum, Spengl. 


* 


» nodosum, Mont. 


r r 










Lucina borealis, L 


c c 


ce 


ce 






Cryptodon flexuosum, Mont. . 


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Axinus siuuosus, Don. 




Diplodonta dilatata, Phil. 


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Diplodonta Woodi, Nyst. 


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Kellia suborbicularis, Mont. 


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Cyprina Islandica, L. 


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» rustica, J. Sow. 


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Circe minima, Mont. 


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Àstarte Omalii, Lajonk. 


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» Burtini, Lajonk. 


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» obliquata, J. Sow. . 


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» incerta, S. Wood. . 


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» corbuloides, Lajonk. 


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» excurrens?, Wood. . 


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Woodia digitaria, L. 


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DÉNOMINATIONS 




ÉNUMÉRÀTION DES ESPÈCES. 


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EMPLOYÉES ANTÉRIEUREMENT. 






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Cardita scalaris, Sow. (Leathes 












MS.) , , , . 


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» orbicularis, Sow . (Lealhes 












MS.) . . . . 


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Venus ovata, Penn. 


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Tellina compressa, Broc. 


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Psammobia Ferroensis, Chemn. 


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Semele prismatica, Mont, . 


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Scrobicularia prismatica, Mont. 


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Solen ensis, L. Var. minor, Nyst. 


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Cultellus tenuis, Phil. . 


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Corbula striata, Walk. etB. . 


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Poromya granulata, Nyst. et W. 


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Neasra cuspidata, Oliv. . 


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Glycimeris angusta, Nyst. . 


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Panopaaa Faujasi, Mm. de la G. 


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TeredoNorvegica?, Spengl. . 


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Saxicava fragilis, Nyst, . . 


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74 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



II. — SABLES A TROPHON ANTIQUUM. 

II. — Liste des fossiles (Gastéropodes et Lamellibranches) 
recueillis dans le banc coquillier inférieur des sables à 
- Trophon antiquum » . 



Trophon antiquum, Mull. 
Nassa labiosa, /. Sow. 
Purpura telragona, L. 
Pleurotoma turrifera, Nyst. 
Voluta Lamberti, J. Sow. 
Natica millepunctata, Lmk, 
Chenopus pes-pelecani, L. 

Ostre:> edùlis, L. 
Anomia ephippium, L. 

— stria ta, Broc. 
Pecten complanatus, J. Sow. 

— opercularis, L. 

— Gérard i, Nyst, 
Pinnapcctinata, L. 
Mytilus edulis, L. 
Pectunculus glycimeris, L. 
Cardium decorticatum, S. Wood. 
Lucina borealis, L. 
Diplodonta sp. 

Cyprina Islandica, L. 

— rustica, J. Sow. 
Astartc Basteroti, Laj. 



GASTÉROPODES. 

Turritclla incrassata, J. Sow. 
ïrochus ziziphinus, L. 
Xenophora Deshayesi, Mich. 
Calyptrœa Sinensis, L. 
Pileopsis ungaricus, /,. 
Cylichna cylindracea, Penn. 

LAMELLIBRANCHES. 

Astarte Burtini, Lajonk. 

— obliquata, J. Sow. 

— incerta, S. Wood. 

Cardita scalaris, Sow. (Leathes, MS.) 

— chamœformis, Sow. (Leathes 

MS.) 
Artemis exoleta, L. 

Venus casina, L. 

— imbricata, J. Sow. 
Gytherea chione, L. 
Tellina obliqua, J. Sow. 

— Benedeni, Nyst. 
Gastrana laminosa, J. Sow. 
Gorbula striata, Walk. et B. 
Glycimeris angusta, Nyst. 



MÉMOIRES 



75 



III. — Liste des fossiles recueillis dans les ■ sables intermé- 
diaires ■ à Trophon antiquum. 



Buccinuni undatum, L. 

Pecten complanatus, J. Sovj. 
Pinna peetinata, L. 
Xucula sp. 



GASTÉROPODES. 

Chenopus pes-peJecani. /.. 

LAMELLIBRANCHES. 

Cyprina rustica, /. Soiv. var. 
Tellina Benedeni, Nyst. 



IV. — Liste des fossiles (gastéropodes et lamellibranches) 
recueillis dans le banc coquillier supérieur des sables à 
■ Trophon antiquum «. 



Murex tortuosus, /. Sow. 
Cancellaria umbilicaris, Broc. 

— Lajonkairi, Nyst l . 
Trophon antiquum, L. 

— gracile, Da Costa. 

— muricatum, Mont. 
Buccinopsis Dalei, J. Sow. 

— var. ovum, Turton. 
Buccinum undatum, L. 
Terebra inversa, Nyst. 

Nassa reticosa, Soiv. 

— — var. 

— labiosa, J. Sow. 

— elegans, Charlesw. 
~ S P- 



GASTÉROPODES. 

Nassa propinqua, J. Soiu. 
Purpura tetragona, /. Soiv. 

— — var. 
Cassis saburon, Bast. 
Cassidaria bicatenata, J. Sow. 

— — var. 
Columbella subulata, Broc. 
Pleurotoma intorta, Broc. 

— incrassata, Duj. 

— granulina, Nyst. 

— turrifera, Nyst. 

— costata, Da Costa. 
Yoluta Lambert i, ./. Soiv. 

— — var. B. Wood. 
Natica catena, Da Costa. 



i A été citée à tort, pour ce niveau, comme C. varicosa, Broc, 



76 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Natica cirriformis, ./. Sow. 

— millepunctata, Lamk. 

— proxima, S. Wood. 

— varians, Dujardin. 
Cerithium tricinctum, Broc. 
Chenopus pes-pelecani, L. 
Turritella incrassata, J. Sow. 
Scalaria frondicula, S. Wood. 

— subula ta, Sow. 
Rissoa proxima, Aider '. 
Trochus occidentalis, Migh. et Adam s. 

— noduliferus, S. Wood. 



gastéropodes. (Suite.) 

Adeorbis subcarinatus, Muni. 
Fissu relia Graeca, L. 
Emarginula fissura, L. 

— crassa , «J. Sow. 
CaJyptraea Sineusis, L. 
Pileopsis Ungaricus, L. 

— — var. obliquus, S. Wood. 
Dentalium costatum, J. Sow. 
Hélix Haesendoncki, Nyst. 
Tornatella Noœ, J. Sow. 
Cyliohna cylindracea, Penn. 
Scaphander lignarius, L. 



Ostrea edulis, L. 
Anomia ephippium, L. 

— striata, Broc. 
Pecten complanatus, J. Sow. 

— radians, Nyst *. 

— opercularis, L. 

— pusio, L. 

— tigerinus, Mull. 
Pinna pectinata, L. 
Mytilus edulis, L. 
Modiola modiolus, L. 
Pectunculus glycimeris, L. 
Nucula lacvigata. ,/. Sow. 



LAMELLIBRANCHES. 

Nucula nucleus, L. 

— tenuis, Mont. 
Yoldia semistriata, S. Wood. 
Cardium decorticatum, S. Wood. 

— edule, L. 
Lucina borealis, L. 
Diplodonta astartea, Nyst. 
Montacula bidentata, Mont. 
Cyprina Islandica, L. 

— rustica, J. Sow. 
Astarte Basteroti, Lajonk. 

— — var. deformis. 

— Burtini, Lajonk. 



1 A été citée à tort, pour ce niveau, sous le nom de R. vitrea. Mont. 

2 A été citée à tort, pour ce niveau, sous le nom de P. dubius, Broc. 



MÉMOIRES 



77 



LAMELLIBRANCHES. (Suite.) 

Astarte corbuloides, Lajonk *. Mactra solida, L*. 

— incerta, .S. Wood. 

— obliqua tci, /. Sow. 

— Omalii, Lajonk. 
Woodia digitaria, L. 



Cardita chamaeformis , Sow. (Leathes, 

MS.) 

— orbicularis, Sow. (Leathes, MS.) 

— scalaris, Soiv. (Leathes, MS.) 
Venus casina, L. 

— — var. turgida, Sow. 

— ovata, Penn. 

— imbricata, /. Sow. 
Cytherea chione, L. 
Artemisexoleta, L. 
Tapes striatella, Nyst. 
Mactra arcuata, J. Sow. 



Lutraria elliptica, Lamk. 
Tellina crassa, Penn. 

— Benedeni, Nyst. 

— obliqua, J. Sow. 

— donacina, L. 
Psammobia Ferroensis, Chemn. 
Gastrana laminosa,/. Sow. 

Solen siliqua, L. var. gladiolus, Nyst. 

— ensis, L. var. minor, Nyst. 
Gultellus tenuis, Phil. 
Mya truncata, L. 
Corbuia stria ta, Waîk et B. 
Panopaea Faujasi, Men. de la G. 
Glycimeris angusta, Nyst. 
Thracia pubescens, Pult. 

— ventricosa, Phil. 



BRACHIOPODES 

Lingula Dumortieri, Nyst, 



1 Coquille non in situ, provenant vraisemblablement du dépôt inférieur à Isocardia 
cor. 

% A été citée à tort, pour ce niveau, sous le nom de M. ovalis, Sow. 



78 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



III. — DÉPOTS POST-CAMPIMENS ET MODERNES. 



V. — Liste des coquilles recueillies dans les dépôts alluviaux 
post-campiniens et modernes. 



ÉNUMÉRATION DES ESPÈCES. 



Argile 

des 
Polders. 



Limon 

noir 

à valvées. 



Gravier 
coquillier 
et sables 
remaniés. 



GASTÉROPODES. 

Hydiobia ulvse, Penn 

Paludina contccta, Millet 

Bithynia tentaculata, L 

» Leachii, Shepp 

Valvata piscinalis, Midi 

» » var. fluvialilis, J . Colbeau 

Hélix hispida, L 

» pulchella, Midi 

Zonites cellarius, Midi 

Succineaelegans, Risso 

» pu tris, X 

Bulimus aciculus, Mull 

» subcylindricus, L 

Limnaea auricularia, L 

» limosa, L 

» » var 



» palustris, Midi 



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1 Sauf au niveau du dépôt d'eau saumûlrc, où cctle espèce devient très abondante. 



MEMOIRES 



79 



ÉNUMÉRATION DES ESPÈCES. 



Argile 

des 

Polders. 



Limon 

noir 

à valvées. 



Gravier 
coquillier 

et sables 
remaniés. 



Limnœa palustris, var. minor . 

» » var. corvus, Gmelin . 

» truncatula, Mull 

» stagnalis 4 , L 

Physa fontinalis, L 

» hypnorum, L 

Planorbis albus, Mull 

» complanatus, L 

» carinatus, Mull 

» corneus, L 

» nautileus, L 

» » var. imbricatus, Mull. 

» vortex, L 

Carychium minimum, Mull 



LAMELLIBRANCHES. 

Mytilus edulis, L 

Unio lumidus, Phil 

Anodonta cygnœa, var. cellensis, Pfeiff. 

Cardium edule, L. var 

Cyclas cornea, Drap 

Pisidium, sp 



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* Représenté par de très jeunes individus. 

5 Sauf au niveau du dépôt saumâtre, où cette espèce devient très abondante. 



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NOUVELLES 



DÉFORMATIONS DU PLANORBIS COMPLANATUS 



PAR 



Louis PIRE. 



- SÉANCE DU 6 DÉCEMBRE 1879. - 



On se rappelle les nombreuses formes anormales du Planorbis compla- 
natus que j'ai recueillies, en 1870, dans la mare de Magnée. Elles ont fait 
l'objet d'un travail que j'ai publié dans le tome VI de nos Annales. 

Depuis cette époque, je suis souvent retourné à Magnée, mais je n'y 
ai plus trouvé de Planorbe scalaire; il a complètement disparu de la 
mare où il était autrefois si abondant. 

Parmi les derniers échantillons récoltés par M. l'abbé 
Strail, je rappellerai celui que j'ai montré à la séance 
du 6 octobre 1872. La forme scalaire est parfaite- 
ment accusée, mais tous les tours de spire sont libres. 
(V. fig. ci-contre.) 
Dans une excursion malacologique que j'ai faite dernièrement avec 
mes élèves de l'Athénée royal de Bruxelles, j'ai découvert dans un fossé, 
àForest, un Planorbe scalaire assez régulier (fig. ci-contre), 
Comme à Magnée, une épaisse couche de Lemna recouvrait 
le fossé. Nous avons longtemps cherché pour en trouver 
d'autres échantillons, mais toutes nos recherches ont été 
vaines. 




! 






MÉMOIRES 81 

Il y a quelques jours, un de mes confrères en botanique, M. Léon 
Coomans, me remit un échantillon de Planorbe déformé qu'il avait 
trouvé dans son aquarium. C'est sans contredit la forme la plus extra- 
ordinaire qui ait jamais été observée dans cette espèce polymorphe et 
sujette à des monstruosités. On 
pourrait la nommer : Planorlis 
magiliformis , car elle rappelle 
tout à fait le tube irrégulier du 
Magilus. (V. fig. ci-contre.) Elle 
commence, comme le Magilus, par 

avoir une coquille parfaitement régulière, puis la spire se détache et forme 
un long tube sinueux et terminé par une bouche parfaitement formée. 

On a fait de nombreuses conjectures au sujet des causes de ces singu- 
lières déformations. Selon les uns, elles proviendraient des efforts faits 
par l'animal pour percer la couche de plantes aquatiques afin d'arriver à 
pouvoir respirer librement à la surface de l'eau. Selon d'autres, elles 
n'auraient pour causes que des piqûres d'insectes. Nous avons cru 
d'abord que les Nautonectes pourraient bien ne pas être étrangers à ces 
curieuses déformations. Dans la mare de Magnée, ils étaient fort abon- 
dants, de même que dans le fossé de Forest. Mais il n'y en avait pas un 
seul dans l'aquarium de M. Coomans, et celui-ci m'affirme que ce 
Planorbe y est né. D'un autre côté, une épaisse couche de Biccia finit ans 
nage à la surface de l'eau de l'aquarium, ce qui tendrait à prouver que la 
première conjecture pourrait bien être une réalité. Nous ajouterons que 
la disparition des Planorbes scalaires de Magnée coïncide avec la dispa- 
rition de la couche épaisse de Lemna qui, autrefois, recouvrait la mare. 



ustote 



SUR LE 



BULIMUS ELLIPTICUS, Sow., 

FOSSILE DES CALCAIRES DE BEMBRIDGE 
ILE DE AVIGHT 

PAR 

TH. LEFÈVRE 



(PLANCHE VII.) 



- SÉANCE DU 6 DÉCEMBRE 1879 - 



•40K 



Si, par suite des nombreuses explorations des naturalistes voyageurs 
modernes, nos connaissances sur les mollusques terrestres et fluviatiles se 
sont considérablement augmentées, l'étude fossile de ces invertébrés n'est 
pas restée station naire. Les beaux et les nombreux travaux de Deshayes, 
Edwards, Michaud, Boissy, Sandberger, Noulet et d'autres encore, 
témoignent suffisamment de la part active prise par ces savants, qui ont 
fait connaître des faunes entières, non seulement pour l'époque quater- 
naire, mais aussi pour les différents terrains tertiaires. 

La famille des Helicea de Lamark, principalement représentée dans les 
faunes anciennes par les genres Hélix et Pupa, renferme, indépendam- 



MEMOIRES 83 

ment d'autres genres, quelques espèces de Bulimes, et c'est à Tune de ces 
dernières que se rapporte l'échantillon qui fait le sujet de la présente 
communication. 

Créé parScopoli en 1786, le genre Bulime, qui forme le passage entre 
les Hélix et les Achatines, est, suivant les auteurs qui se sont occupés de 
Tordre des Pulmonés, plus ou moins étendu. Deshayes, dans sa descrip- 
tion des animaux sans vertèbres, déclare admettre à titre de sous-genres, 
en attendant une classification définitive, non seulement les genres pro- 
posés par Pfeiffer, mais encore ceux établis par M. Adams et M. Albers. 

Répandus partout, les Bulimes, comme les Hélix, sont beaucoup moins 
nombreux à l'état fossile que dans la faune actuelle, où le genre Hélix 
prédomine et compte plus de 1,600 espèces, comme on peut le constater 
en admirant la belle collection de notre collègue M. F. RorEaen, qui, 
depuis de longues années, a limité ses recherches malacologiques à l'étude 
exclusive de ce genre. 

Ne dépassant pas les terrains tertiaires, le genre Bulime n'a pas encore 
été rencontré fossile en Belgique. Le nombre des véritables espèces signa- 
lées par Deshayes dans le bassin de Paris s'élève à sept et il en existe deux 
autres dans le bassin du Hampshire, en Angleterre, dont nous devons la 
connaissance à Sowerby et à F. Edwards, le regretté collaborateur de 
M. S.Wood. 

Nous avons, à différentes séances de la Société Malacologique, montré 
des fossiles terrestres et fluviatiles provenant de l'île de Wight, et l'on se 
rappellera nos nombreuses séries de Lininées, de Planovbes et &Hëlix, 
des dépôts connus sous le nom de calcaire de Bembridge et dont la belle 
conservation est si remarquable. 

Dans ces calcaires à texture compacte, couleur de crème, alternant avec 
des marnes et des schistes, les Pulmonés sont très abondants et cette faune 
offre une grande variété. Afin d'en donner uue idée exacte, nous repro- 
duisons ci-dessous, d'après Edwards, la liste des principales espèces, en 
faisant toutefois remarquer que plusieurs d'entre elles pourraient bien 
n'être que des variétés. 

Hélix d'Urbani, Ed. Succinea impcrspicua, S. W. 

— globosa, Sow . — Sparnaccnsis?, Desh. 

— Headoncnsis, Ed. Bulimus convexus, Ed. 

— labyrinthica, Say. — ellipticus, Sow. 

— Morrisii, Ed. ■— lieterostomus, Ed. 

— occlusa, Ed. — politus, Ed. 

— omphalus, Ed. — Rillyensis, Desh. 

— sub-labyrinthica, Ed. — Vccliensis, Ed. 

— tropifera, Ed. Achatina costellata, Sow. 

— Vectiensis, Ed. Pupa oryza, Ed. 



84 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Pupa perdentata, Ed. Limnaea subquadrata, Ed. 

Clausilia striatula, Ed. — sulcata, Ed. 

Limnaea angusta, Ed. — tenuis, Ed. 

— arenularia, Brard. — tumida, Ed. 

— caudata, Ed. Planorbis biangulatus, Ed. 

— cincta, Ed. — cylindricus, Sow. 

— columellaris, Sow. — discus, Ed. 

— convexa, Ed. — elcgans, Ed. 

— costellata, Ed. — enomphalus, Sow. 

— elongata, M. de Serres. — hemistoma, Sow. 

— fabulum, Brong. — laevigatus?, Desh. 

— fusiformis, Sow. — lens, Brong. 

— gibbosula, Ed. — obtusus, Sow. 

— longiscata, Brard. * — oligyratus, Ed. 

— minima, Soiu. — platystoma, S. Wood. 

— mixta, Ed. — rotundatus, Brard. 

— ovum, Brong. — Sowerbyi, Bronn. 

— pyramidalis, Desh. — tropis, Ed. 

— recta, Ed. Cyclostoma mumia, Lk. 

— sublata, Ed. 

En procédant récemment au classement de cette collection, nous avons 
remarqué que la description du Bulimus ellipticus donnée par Edwards, 
tout en se rapportant parfaitement à plusieurs de nos exemplaires, ne 
pouvait, ainsi que ses figures, convenir au magnifique échantillon repro- 
duit dans la figure 1 de la planche qui accompagne notre notice. 

Comme on le remarque facilement, l'exemplaire de notre collection est 
tout à fait adulte, tandis que les dessins d'Edwards, que nous reprodui- 
sons en même temps, se rapportent à des individus relativement jeunes 
ou n'ayant pas atteint leur complet développement. 

Il est probable qu'à l'époque de la publication, en 1852, du deuxième 
fascicule de la monographie d'Edwards sur les mollusques éocènes d'An- 
gleterre, l'on ne connaissait encore que des échantillons jeunes ou endom- 
magés de l'espèce dont nous nous occupons en ce moment, car il n'est 
pas douteux que l'auteur du travail que nous venons de citer, aurait 
tenu compte des modifications que présente la coquille à ses différents 
âges, si elles lui avaient été connues. 

C'est afin de combler cette lacune que nous croyons utile de publier, 
dans nos annales, la description suivante qui complète celle que l'on 
possédait primitivement et dont nous avons signalé l'insuffisance. 

Comme on le sait, c'est Sowerby qui le premier, dans son Minerai 
Conchology, a décrit l'espèce, mais la description qu'il en donne est 
encore beaucoup plus incomplète que celle d'Edwards, et les figures colo- 
riées qui l'accompagnent sont, comme beaucoup de planches de cet ou- 
vrage, à peine reconnaissables. 



MÉMOIRES 85 

Bulimus ellipticus, Sow. 
PI. VII, fig. 1 à 7. 

Bulimus ellipticus, Sow., 4822, Min. Conch., vol. IV, p. 46, t. 337. 

— — Sow., 1845, — — éd. E. Desor, p. 366, t. 337. 

— tenuistriatus, G. Sowerby, 1846, Lond. Geol. Journal, vol. I, p. 20. 

— ellipticus, J. Morris, 1843, Cal. British Fossils, p. 140. 

— — Pictet, 1855, Traité de paléontologie, t. III, p. 25, pi. XLII-13. 

— — Bronn, 1819, Index paleontologicus, p. 497. Enumerator. 

— — Bronn, 1848, Index paleontologicus, p. 190. Nomenclator. 

— — d'Orbigny, 1850., Prod. de paléont. stratig., t. II, p. 411, n° 1378. 

— — Lowry, 1866, Chart of charact. british. tert. foss., tab. III. 

— — Edwards, 4852, The Eocene Mollusca, p. 72, pi. XI, fig. 2 à 8. 

— — Lyell, 1856, Géologie élémentaire, 5 e éd., t. I, p. 331, fig. 184. 

Localités : Shalcombe, Binstead, Sconce, Headon. — Ile de Wight. 
Gisement : Oligocène moyen. — Calcaire de Bembridge. 

Caractères spécifiques constants. — Coquille senestre, ovale- 
oblongue, conique, cylindrique, plus ou moins obtuse au sommet. Les 
tours de spire, dont le dernier est toujours très développé, sont séparés 
par une suture simple. Ils sont ornés de stries transverses, légèrement 
obliques et très irrégulières. 

Caractères spécifiques variables : 

Jeune âge : Dans les individus jeunes, la coquille est très conique, la 
spire composée de 5 à 6 tours de forme très angulaire, recouverts par des 
stries fines, nombreuses et irrégulièrement espacées. L'ouverture est ovale, 
allongée; l'angle supérieur très aigu et la base arrondie. Le bord externe 
tranchant s'infléchit vers la base pour s'unir à la columelle, qui est peu 
épaisse, étalée au-dessus du dernier tour et légèrement sinueuse vers la 
base (fig. 2-3 et 5-7). 

Adulte : Coquille conique, allongée, dont la spire compte 7 à 8 tours 
peu convexes, recouverts par des stries peu saillantes, moins nombreuses 
que chez les individus jeunes, tout en étant aussi irrégulièrement espacées. 
L'ouverture est ovale, mais presque aussi large que haute ; le péristome 
arrondi est formé par un épais bourrelet; la columelle est large et oblique 
et non sinueuse (fig. 1 et 4). 

L'échantillon adulte de notre collection provient de Headon-Hill et 
mesure 82 millimètres de longueur sur 27 millimètres de diamètre. 



86 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Nous ne pouvons mieux compléter cette note qu'en donnant ci-après une 
traduction française de la description originale d'Edwards, qui se rap- 
porte, du reste, aux différents spécimens que nous figurons et que nous 
avons cru utile de réunir, afin de faire mieux saisir les modifications que 
présentent les différents âges de la coquille. 

« Coquille senestre, cylindrico-conique, avec un sommet plus ou moins 
obtus, selon les individus; les tours sont légèrement convexes, déprimés 
sur le bord supérieur, de manière à former un faible canal courant paral- 
lèlement à la suture, et couverts de nombreuses lignes transverses élevées, 
qui sont arrondies, obliques et qui varient considérablement en nombre, 
souvent dans le même individu. L'ouverture est oblongue et ovale ; le bord 
tranchant extérieur est légèrement réfléchi là où il s'unit à la columelle; il 
est fréquemment épaissi à la place où il s'étend au-dessus du dernier tour. 

« La figure 7 est dessinée d'après un spécimen appartenant à M.Wethe- 
rell, trouvé dans les excavations de l'argile de Londres, à Primrose Hill, 
pour le chemin de fer de Londres à Birmingham. Les lignes de ce frag- 
ment sont plus faibles et plus rapprochées et les tours semblent plus 
anguleux à la base que dans le B. ellipticus; ces différences portèrent 
M. G. Sowerby à rapporter la coquille à une espèce distincte. La fai- 
blesse des lignes transverses est, cependant, due à l'état usé de la coquille, 
laquelle a perdu, en apparence, la couche extérieure, et leur nombre est 
un caractère trop incertain pour qu'on puisse s'y fier. Le spécimen repré- 
senté par la figure 2, de la collection de M. d'Urban, montre, sur uu côté 
de l'avant-derniertour, des lignes aussi nombreuses que celles du spécimen 
de Highgate, tandis que celles du côté opposé du même tour sont assez 
espacées. J'ai, du reste, dans ma collection, un spécimen très bien con- 
servé dans lequel les mêmes différences se présentent. La forme angulaire 
des tours est un caractère que l'on rencontre très fréquemment chez les 
coquilles, dans les premiers états de leur croissance, et je possède plusieurs 
jeunes coquilles de cette espèce dans lesquelles les tours présentent clai- 
rement un angle bien accusé courant autour de la circonférence de la 
base. Pour cette raison, j'ai rapporté le spécimen en question à la présente 
espèce. 

« Une forme se rencontre à Binstead, près de Ryde, dans laquelle les 
tours sont plus aplatis que dans les spécimens ordinaires et sub-turritulés ; 
sous d'autres rapports, elle ressemble à la présente coquille, dont, par 
conséquent, je la considère comn.e étant seulement une variété. 

« Dimensions. — Les spécimens que l'on rencontre ordinairement dépas- 
sent rarement 2 1/2 pouces en longueur et 9/10 de pouce en diamètre. 



MÉMOIRES 87 

Cependant, un spécimen de ma collection a 3 pouces de longueur et un 
peu plus de 1 pouce 2/10 de diamètre. La coquille qui a servi de modèle 
à la figure 4 et qui fait partie de la précieuse collection de feu M. Dixon, 
aujourd'hui conservée au Musée britannique, doit avoir des dimensions 
même plus considérables. » 



BULLETINS 



DE LA 





DE 



BELGIQUE 



TOME XIV 

(DEUXIÈME SÉRIE, TOME IV) 



ANNÉE 1879 



BRUXELLES 

TYPOGRAPHIE DE M 11 * M. WEISSENBRUCII 

IMPRIMEUR DU ROI 
45, RUE DU POINÇON, 45 



BULLETIN DES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ 



BULLETIN DES SEANCES 



DE LA 



r r 



SOCIETE MALACOLOGIQUE 



DE 



BELGIQUE 



Séance du 4 janvier 1879. 

Présidence de M. Alph. Briart. 

La séance est ouverte à 6 heures. 

Sont présents MM. Alph. Briart, président; Fr. Rofiiaen;F.-L. Cornet; 
Ern. Vanden Broeck; A. Rutot; Ch. Lefèvre; J. Colbeau, secrétaire. 

MM. H. Roffiaen, élève à l'École militaire, et E. Vincent, étudiant, 
assistent à la séance. 

MM. L. Pire et E. Colbeau font excuser leur absence. 

L'adoption du procès- verbal de la séance du 7 décembre 1878 est 
ajournée à la prochaine séance. 

Correspondance. 

La Société Géologique de Manchester, la Société d'Histoire naturelle 
du Northumberland et Durham, la Société pour l'étude de la Faune et 
de la Flore de la Finlande, la Société impériale des Amis des sciences 
naturelles de Moscou, remercient pour la réception des Annales. 

Dons et envois reçus. 

s 

Brochures offertes parleur auteur M. le D r N. Tiberi (Qualche nozione 
istorica intorno alV Argonanta, et Fam. Chitonidi specie viventi Médi- 
terranée efossili terziarie italiane, avec deux appendices). 



M SOCIÉTÉ MÀLACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie de Metz, de 
l'Académie royale des sciences de Belgique, du Muséum de Zoologie 
comparée de Cambridge Mass., des rédactions du Moniteur industriel, de 
l'Athenœum belge, du Bulletin scientifique du département du Nord, et 
des Sociétés suivantes : Royale de Botanique de Belgique, Scientifique 
Argentine, Centrale d'agriculture de Belgique, Scientifique et littéraire 
du Limbourg, pour l'étude de la Faune et de la Flore de la Finlande, 
Belge de Microscopie, Royale des sciences médicales et naturelles de 
Bruxelles, Géologique de France, Entomologique de Belgique. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque un exemplaire du tiré à part 
suivant des Annales de la Société (tome XIII, 1878) : Quelques nouvelles 
observations relatives au système Wemmelien, par G. Vincent et A. Ru tôt. 

Rapport sur les travaux présentés \ 

M. Rutot donne lecture du rapport suivant sur le travail de MM. Briart 
et Cornet intitulé : « Description de quelques coquilles fossiles des argi- 
lites deMorlanwelz. » 

a J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le travail que notre honorable prési- 
dent, M. Briart, a bien voulu présenter à notre Société en son nom et en 
celui de son collaborateur M. Cornet. 

« Ce travail continue, avec savoir et autorité, celui déjà commencé par 
M. Nyst et qui avait pour but de faire connaître les espèces rencontrées 
dans l'argilite de Morlanwelz, couche qui avait donné lieu à tant de dis- 
cussions, d'avis différents, qui avait d'abord été rapportée au Panisélien 
et qui est maintenant rangée par la plupart des géologues dans l'Ypré- 
sien inférieur, dont elle représente un faciès plus littoral que celui de 
l'argile des Flandres. 

« MM. Briart et Cornet nous font connaître avec beaucoup de 
précision 6 coquilles des plus intéressantes de l'argilite de Morlanwelz, 
6 lamellibranches, dont quatre espèces nouvelles et deux déjà connues. 

« Nos savants collègues rapportent avec raison à Nucula fragilis et à 
Modiola depressa, deux coquilles dont la première est surtout abondante, 
au point de constituer presque uniquement avec Leda Corneti, certains 
niveaux fossilifères des argilites. 

c Pour éviter toute confusion, MM. Briart et Cornet ont étudié d'une 
façon toute spéciale la Nucula fragilis et se sont livrés à des disserta- 
tions et à des comparaisons des plus intéressantes au sujet de cette espèce. 

a Au sujet du gisement de Nucula fragilis, je crois devoir faire re- 
marquer qu'en Belgique cette espèce n'est pas confinée, comme en France, 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 VII 

dansl'Éocène inférieur; chez nous, elle monte jusque dans la partie in- 
férieure de l'Éocène moyen, c'est-à-dire jusque dans le Bruxellien supé- 
rieur, ainsi que nous l'avons reconnu avec M. Vincent, de la façon la plus 
positive et la plus certaine. Nous avons également retrouvé Nucula fra- 
gilis dans l'Yprésien supérieur, dans les psammites du Mont-Panisel, de 
Renaix, etc., et dans les sables à Cardita planicosta d'Aeltre et de Gand, 
dont l'ensemble de la faune indique si nettement l'âge Eocène inférieur, 
ou des sables de Cuise, et que nous avons rangé pour cette raison et pour 
d'autres, dans l'étage Panisélien. 

En ce qui concerne les quatre espèces nouvelles, consistant en un 
Mytilus, un Limopsis, un Pecten et un Siliqua, nous sommes parfaitement 
d'accord avec les auteurs pour les croire nouvelles et nous les remercions 
de nous les avoir fait connaître. 

La faune de l'argilite de Morlanwelz contient encore un certain nombre 
d'espèces nouvelles, ou d'autres sur lesquelles il serait utile d'ouvrir la 
discussion ; je crois être l'interprète de la Société en priant les savants 
auteurs du travail dont j'ai eu l'honneur d'être nommé rapporteur, de 
bien vouloir continuer, à notre profit, l'étude de ces intéressantes co- 
quilles ; enfin, nous terminerons en proposant l'impression du mémoire 
dans nos i^nnales et en priant l'assemblée de voter des remercîments à 
nos deux savants et zélés collègues. » 

Lectures. 

M. Rutot donne lecture de la note suivante : 

Note sur des fossiles du Tongrien inférieur. 

L'excursion faite dans le Limbourgpar la Société Géologique de Belgique, 
ayant permis à notre collègue M. le comte Georges de Looz de visiter 
et d'exploiter, pendant quelques jours, le célèbre gîte de Grimmertingen, 
— qui a fourni jusqu'ici plus des trois quarts de la riche collection rassem- 
blée par notre collègue, et qu'il a eu la bonté de me confier pour en faire 
la détermination et la description, — j'ai le plaisir d'entretenir aujour- 
d'hui la Société des trouvailles importantes qui ont été faites à la suite de 
la visite dont il a été question ci-dessus. 

M. Georges de Looz, dont nous avons pu constater l'extrême habi- 
leté pour la recherche des fossiles fragiles, a réussi à extraire des sables 
du Tongrien inférieur plusieurs espèces nouvelles, plus un certain nom- 
bre d'autres qui n'étaient encore représentées dans la collection que par 
des fragments ou seulement par des indices et dont nous possédons ac- 
tuellement des échantillons complets d'une magnifique conservation. 



VIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Parmi les espèces les plus intéressantes, nous citerons tout d'abord 
deux Cyprœa, de même espèce, complètes, dont nous ne soupçonnions 
l'existence que par des fragments presque indéterminables trouvés par 
Dumont à Grimmertingen et qui appartiennent au Musée de l'Université 
de Liège. 

Ces Cyprœa, que je n'ai pas encore eu le temps de déterminer, diffèrent 
entièrement de celles des sables de Wemmel ; elles sont courtes et globu- 
leuses, tandis que celles que nous possédons de Wemmel sont grandes et 
allongées. 

Une importante trouvaille consiste dans la rencontre d'un Terebelîum 
presque complet qui, à première vue, semble se rapprocher beaucoup de 
l'espèce de l'argile de Barton. 

Vient ensuite un Xenophora, probablement X. extensa, de taille gigan- 
tesque et mesurant 7 centimètres de diamètre. 

Un nouvel et magnifique exemplaire de Cassidaria nodosa a encore été 
trouvé et, à ce propos, je crois utile de faire remarquer une particularité 
qui rend cette trouvaille très-importante. 

En effet, on trouve dans les sables du Tongrien inférieur, des Cassi- 
daires que l'on détermine sans peine comme C. nodosa Brand., attendu 
qu'ils sont presque identiques au type de l'argile de Barton, des sables 
moyens et du calcaire grossier moyen. Mais, outre cette forme, assez rare, 
on rencontre d'autres exemplaires tantôt très-rapprochés du C. nodosa, 
taDtôt s'en éloignant plus ou moins, de sorte que, lorsqu'on possède une 
série assez nombreuse de ces Cassidaires, on peut rejoindre le C. nodosa 
type au C. BucJii de l'argile de Boom ou Oligocène moyen, par toutes les 
transitions les plus insensibles. 

On voit peu à peu les carènes épineuses se changer en lignes de tuber- 
cules, leur nombre augmenter ; en un mot, on assiste à l'évolution dans le 
temps, de la même espèce. 

Tandis que dans notre système Wemmelien ou Éocène supérieur, d'une 
part, et dans l'argile de Boom, ou Oligocène moyen, de l'autre, nous re- 
trouvons uniquement, soit le C. nodosa type, soit le C. Buclii type, 
dans le Tongrien inférieur ou Oligocène inférieur, presque toutes les 
coquilles présentent des caractères communs aux deux types et constituent 
un cas de nomenclature des plus embarrassants. 

A l'exemple de quelques auteurs allemands qui avaient déjà reconnu le 
fait, nous ferons donc, lors de la description de l'espèce, un groupe du 
Cassidaria nodosa, dans lequel la forme éocène sera distinguée sous le nom 
de C, nodosa Brand. ; tandis que la forme de l'Oligocène moyen prendra 
le nom de C, nodosa var. Buchi Boll. 

Quant à la forme intermédiaire qui se rencontre dans l'Oligocène infé- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 IX 

rieur, nous lui réserverons le nom de C. nodosa var. intermedia Eutot, tout 
en classant les exemplaires se rapprochant beaucoup du C. nodosa Brand. 
ou de la var. Buchi avec l'un ou l'autre, suivant les cas. 

Notons encore la découverte de plusieurs Pleurotomes rares, tels que 
P. Volgeri, et d'autres non encore déterminés, de Fuseaux, de Murex, de 
Bulles, de Dentales, de Natices, de Cérithes, pour les gastéropodes, et d'Os- 
trea, deCrassatella, de Cardita, de Psammobia, de Syndosmya, de Tellina, 
de Nucula, etc . , parmi les lamellibranches, pour permettre d'apprécier toute 
la valeur des nouvelles découvertes faites récemment par notre zélé col- 
lègue M. le comte de Looz, que nous prions ici d'agréer tous nos remercî- 
ments pour la communication si généreuse de tous les échantillons 
recueillis. 

Question à l'ordre dît jour : Exposition Malacologique. 

Le Président annonce que les membres de la Société dont les noms 
suivent ont fait connaître l'espace que réclameraient les collections qu'ils 
ont l'intention d'exposer en 1880 : MM. Dewalque, De Looz Corswarem, 
Schepman, Cogels, Briart, Lanszweert, Delacre, Malaise, Hallez, Rutot, 
Vincent, Roffiaen, Lefèvre, E. Colbeau, F.-L. Cornet, Vanden Broeck, 
J. Colbeau. L'ensemble de ces collections couvrirait une surface d'en- 
viron 400 mètres carrés. Plusieurs autres membres, ayant adhéré à 
l'Exposition, n'ont pas encore fait connaître l'espace qui devrait leur être 
réservé. 

Une conversation s'engage sur l'organisation et la nature de l'Exposi- 
tion en projet : des membres pensent qu'il serait préférable que cette 
exposition fût exclusivement nationale, en ce sens qu'elle ne renferme- 
rait que des échantillons recueillis en Belgique. Ce serait une collection 
générale de nos Mollusques etc. actuels et de ceux ayant existé en notre 
pays aux diverses époques géologiques. Cette exhibition serait organisée par 
la Société, qui pourrait y apporter tous ses soins et y consacrer toutes ses 
ressources ; elle ferait appel à ses membres pour que ceux-ci y coopèrent 
par l'envoi des parties les mieux représentées de leurs collections particu- 
lières, spécialement étudiées par eux, et aussi par la communication 
d'échantillons remarquables ou pouvant manquer dans les collections 
spéciales. L'on réunirait certainement ainsi un ensemble tout à fait hors 
ligne, qui montrerait la série complète des richesses malacologiques que 
notre pays renferme, et qui offrirait le plus grand intérêt et les plus forte 
garanties d'authenticité, chacune des parties étant étudiée par des spé 
cialistes et formée des collections les plus remarquables du pays. 

D'autres membres, tout en approuvant parfaitement ridée de cette 



\ SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

exhibition collective, pensent qu'il serait très-regrettable de limiter notre 
exposition pour ainsi dire au seul point de vue de la paléontologie belge, 
tandis qu'elle en comporte un grand nombre d'autres, comme le montrent 
les importantes collections réunies et annoncées par beaucoup de nos 
collègues. La collection belge seule laisserait l'Exposition incomplète. A 
côté de la série générale composée exclusivement de spécimens belges, 
qui offrira un immense intérêt, et qui assurément devra être tout particu- 
lièrement soignée, il faut que d'autres exhibitions puissent faire connaître 
la malacologie sous d'autres rapports intéressant d'autres catégories de 
personnes ; il faut que les progrès réalisés chez nous dans toutes les par- 
ties se rattachant à l'objet de nos études puissent se manifester de toute 
façon et sous la forme que l'exposant croira la plus convenable. Enfin le 
but de l'Exposition ne peut pas être de montrer uniquement le produit du 
sol belge depuis des temps immémoriaux, mais surtout de montrer le 
produit du travail des Belges depuis 1830, quelle que soit l'origine des 
matériaux sur lesquels ce travail s'est exercé. 

La séance est levée à 7 1/2 heures. 



Séance du 1 er février 1879. 

Présidence de M. Alph. Briart. 

La séance est ouverte à 6 1/2 heures. 

Sont présents : MM. Alph. Briart, président; F.-L. Cornet; Fr. Rof- 
fiaen; Ern. Vanden Broeck; A. Rutot; C.Malaise; Alf. Craven; Ph. Daut- 
zenberg; Th. Lefèvre; E. Vaughan ; J. Colbeau, secrétaire. 

M. E. Vincent, étudiant, assiste à la séance. 

MM. E. Colbeau et H. Denis font excuser leur absence. 

Les procès-verbaux des séances du 7 décembre 1878 et du 4 janvier 
1879 sont adoptés. 

Correspondance. 

La Société d'Histoire naturelle de Neuchâtel, l'Académie Palermitaine 
des Sciences, la Société d'Histoire naturelle de Berne, la Société Helvé- 
tique des Sciences naturelles, remercient pour la réception des Annales. 

La Société Hollandaise des Sciences, la Fondation Teyler de Harlem, 
le Musée Royal d'Histoire naturelle de Belgique, la Société Silésienne 
pour la culture du pays, la Société des Sciences naturelles de Chemnitz, 
la Société d'Histoire naturelle de Berne, la Société Helvétique des Sciences 
naturelles, annoncent l'envoi de leurs publications. 

La direction de l'École Industrielle de Bistritz (Transylvanie) demande 
d'entrer en échange de publications. — Accepté. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XI 

MM. Friedlander, libraires, à Berlin, adressent le Catalogue des livres 
Malacologiques de leur librairie. 

Dons et envois reçus. 

Brochures offertes parleurs auteurs MM. le marquis L. De Folin et 
L. Périer {Notice sur les fonds de la mer), M. leD r T.-C. Winkler {Con- 
sidérations géologiques sur V origine du Zand-diluvium, du sable Cam- 
pinien et des dunes maritimes des Pays-Bas, et Description d'une espèce 
nouvelle de Pachycormus), M. S. Br usina (Molluscorum fossilium species 
nova et emendatœ, in tellure tertiaria Dalmatiœ, Croatiœ et Slavoniœ 
inventa). 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie Royale des 
Sciences de Belgique, de l'Institut Royal des Sciences de Venise, de la 
Commission de la Carte Géologique d'Espagne, du Musée Teyler, du 
Musée Royal d'Histoire naturelle de Belgique, des rédactions du Moniteur 
Horticole Belge, de la Feuille des Jeunes Naturalistes, du Moniteur Indus- 
triel, de l'Athenaeum Belge, du Bulletin Scientifique du Nord, du Journal de 
Conchologie de Leeds, et des Sociétés suivantes : de Borda à Dax, Médico- 
chirurgicale de Liège, Scientifique Argentine, Hollandaise des Sciences, 
d'Histoire naturelle et de Médecine de Heidelberg, Géologique de Hongrie, 
Géologique du département du Nord, des Sciences naturelles de Neuchâtel, 
Entomologique Suisse, des Naturalistes de Modène, des Sciences naturelles 
Isis de Dresde, Centrale d'Agriculture de Belgique, Géologique de Belgique, 
d'Étude des Sciences naturelles de Nîmes, Entomologique de Belgique, 
Royale de Botanique de Belgique, Royale Linnéenne de Bruxelles, Belge 
de Microscopie, Silésienne pour la culture du pays, des Sciences natu- 
relles de Chemnitz, d'Histoire naturelle de Berne, Helvétique des Sciences 
naturelles, d'Offenbach pour l'étude de la Nature, d'Histoire naturelle et 
de Médecine de la Haute-Hesse, Impériale des Naturalistes de Moscou, 
Paléontologique et Archéologique de Charleroi, Belge de Géographie. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires des Procès- 
verbaux des séances de la Société du 7 décembre 1878 et du 4 janvier 
1879, ainsi qu'un exemplaire des tirés à part suivants des Annales 
(T. XIII, 1878) : « Explorations paléontologiques et stratigraphiques, 
entreprises aux environs de Tongres », par Ern. Vanden Broeck et 
A. Rutot, et « Bibliothèque de la Société Malacologique de Belgique. 
Service. Rapport » , par Th. Lefèvre. 

Communications et propositions du Conseil. 

M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance du 28 janvier 
dernier, a reçu membre effectif de la Société M. Alfred Bell, membre de 



XIÏ SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

diverses sociétés savantes, à Londres, présenté par MM. Vanden Broeck 
et Rutot. 

Le Président annonce ensuite qu'un arrêté royal du 30 décembre 1878 
alloue à la Société un subside de 750 francs, à l'occasion de la publication 
du second fascicule du tome IX des Annales. 

Rapports sur les travaux présentés. 

Il est donné lecture du rapport de M. Malaise, sur le travail de 
MM. Briart et Coruet « Description de quelques fossiles de l'argilite de 
Morlanwelz », rapport concluant à l'impression. 

L'Assemblée, conformément à ces conclusions et à celles du rapporteur, 
M. Rutot, lues à la dernière séance, décide que le travail de MM. Briart 
et Cornet sera publié dans les mémoires de la Société. 

Lectures. 

M. Rutot donne lecture de la notice suivante : 

Observations nouvelles relatives à la faune du système Bruxellien 
et à celle de V ancien Laekenien supérieur, actuellement système Wemmelien, 

par G. Vincent et A. Rutot. 

Depuis que nous avons terminé la détermination des fossiles des sys- 
tèmes Heersien, Landenien, Yprésien et Panisélien, nous nous occupons 
activement de la révision des listes du système Bruxellien et de l'ancien 
étage Laekenien supérieur, devenu aujourd'hui la partie inférieure de 
notre nouveau svstème Wemmelien. 

Ces listes, données depuis longtemps, étaient généralement considérées 
comme exactes. 

Ayant reçu de quelques paléontologues français de bonnes séries du 
Bassin de Paris, parfaitement déterminées, nous avons commencé la 
révision, espèce par espèce, et cette vérification nous a bientôt démontré 
l'existence d'erreurs dont quelques-unes sont telles, que nous croyons utile 
de les faire connaître immédiatement, parce qu'elles sont de nature à 
fausser les idées et les conclusions des géologues stratigraphes. 

En ce qui concerne le Bruxellien, par exemple, nous avons toujours 
considéré, d'après les anciennes déterminations, comme très-abondantes 
et caractérisant le système : 

Cytherea suberycinoïdes, Desh. 
Cardita elegans, Lamk. 
Pectunculus pulvinatus, Lamk. 

Or, la comparaison des espèces nous a montré à l'évidence que la coquille, 

connue sous le nom de Cytherea suherycinoïdes, n'est autre chose que 

Cytlierea proxima, commune dans les sables de Cuise; que Cardita ele- 

gans est Cardita Prevosti, également de Cuise ; enfin que la plupart des 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 



XIII 



petits pétoncles déterminés comme Pectunculus ptdvinatus, sont des 
Pectuncîdus dispar, du calcaire grossier inférieur. 

Entre autres erreurs concernant le Bruxellien, nous avons encore ren- 
contré Arca larlatula en place de Arca condita; Voluta mixta en place de 
Voluta torulosa, etc. 

Mais c'est en ce qui a rapport aux fossiles du Laekenien supérieur ou 
des sables de Wemmel, que les erreurs ont été les plus nombreuses et les 
plus considérables et par conséquent les plus nuisibles aux géologues, 
pour l'appréciation de l'âge relatif des coucbes de terrain. 

En effet, presque toutes les espèces qui n'ont pas été reconnues définiti- 
vement comme nouvelles pour la science, se sont trouvées être des espèces 
abondantes dans les sables moyens en France et dans l'argile de Barton 
en Angleterre. 

Plus nous avons étudié la faune, et plus ce nombre d'espèces communes 
s'est augmenté, au point d'être devenu maintenant une preuve convain- 
cante de l'exactitude des arguments stratigraphiques que nous avons 
donnés pour démontrer la nécessité de la création de notre nouveau sys- 
tème Wemmelien. 

La liste que nous donnons ci-après constitue la preuve la plus évidente 
de ce que nous avançons et l'on y trouvera, en regard des noms des espèces 
communes au Wemmelien, aux Sables moyens et à l'argile de Barton, les 
anciens noms sous lesquels ces mêmes espèces étaient connues dans les 
anciennes listes de fossiles : 



Liste des espèces fossiles communes au système Wemmelien, aux Salles moyens 
de France et à l'argile de Barton en Angleterre. 



NOMS DES ESPÈCES. 



Noms figurant 
dans les anciennes listes. 



Su 



a 

>» 
o 



a 
o S 

-o 



Rostellaria ampla, Sol . 
Terebellum sopitum, Brand. 
Ficula nexilis, Desh. 
Fusus longœvus, Brand . 

— regularis, Sow. . 

— bulbus, Brand. . 
Cassidaria nodosa, Dix. 
Ancillaria buccinoides, Lmk. 
Pleurotoma transversaria, Lmk. 

— turbida, Brand. 

— denticula, Lmk , 

— inflexa, Lmk. 
Voluta luctatrix, Sow ... 

— Barrandei, Desh. 
.Natica Hantoniensis, Pilk. . 

— epiglottina, Lmk. 

— labellata, Lmk. . 



Terebellum fusiforme, Lmk, 



Fusus bulbiformis, Lmk 
Cassidaria carinata, Lmk. 



Voluta spinosa, Lmk. 
— recticosta, Sow. . 



X 
X 
X 

X 
X 
X 
X 



X 



X 
X 
X 
X 



X 
X 
X 
X 

X 
X 
X 
X 
X 

X 
X 

X 
X 
X 



XIV 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



NOMS DES ESPÈCES 



Noms figurant 
dans les anciennes listes. 



45 a 
«2 



Natica conica, Desh 

Sigaretus clathratus, Recl. . 

Turritella brevis, Sow 

Scalaria Dixoni, Lef 

Solarium trochiforme, Desh. 
Bifrontia marginata,2)6s/i. . 
Phorus agglutinans, Lmk .... 
Calyptraea trochiformis, Lmk. . 
Dentalium fissura, Lmk. 
Tornatella simulata, Brand. 
Cylichna cylindroïdes, Desh. 

— ambigena, Desh. . 

Philine expansa, Dix 

Ostrea cubitus, Desh 

— gryphina, Desh 

ModiolaNysti, v. Wemmelensis, Vinc. 

Arca aviculina, Desh 

Pectunculus pulvinatus, Lmk. . 
Limopsis scalaris, Sow. 

Nucula lunulata, Nyst .... 
Leda minima, var. gracilis, Wood. . 
Cardium parile, Edw 

— porulosum, Brand. 
Lucina Galeottiana, Nyst 

— Ermenonvillensis, Desh. 

— elegans, Defr 

Crassatella trigonata, Lmk. 
Cypricardia pectinifera, Sow. 
Cardita sulcata, Brand 

— deltoidea, Wood. 

— acuticosta, Lmk .... 
Cytherea suberycinoides, Desh. 
Mactra compressa, Desh. 

Tellina filosa, Sow 

•— rostralis, Lmk 

— canaliculata, Edw .... 
Solen vaginalis, Desh 

— obliquus, Sow 

Solecurlus Deshayesi, Desm. 
Corbula ficus, Brand 

— gallica, Lmk 

— Lamarcki, Desh. . . 

— pisum^ou; 

Clavagella coronata, Desh, . 
Teredo vermicularis, Desh. 
Serpula heptagona, Sow. 

— tenuis, Sow 

Nummulites planulata, var. rainor, 

d'Arch 

— variolaria 

Operculina Orbignyi, Gai. . 



Tornatella Honi, Nyst. 



Ostrea flabellula, Lmk 



Modiola hastata, Desh. 



Leda Galeottiana, Nyst. 



Lucina pulchella, Ag, 
— mitis, Sow. 



Cardita elegans, Lmk . 
— acuticosta, Lmk. 



Tellina plagia, Edw. 



Serpula Mellevillei, Nyst 
— Toilliezi, Nyst. 



X 
X 



X 
X 
X 
X 
X 

X 
X 
X 
X 
X 

X 
X 



X 
X 

X 
X 
X 



X 
X 
X 

X 
X 
X 
X 

X 
X 
X 
X 
X 
X 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XV 

Or, ayant reconnu que la faune actuellement connue du Wemmelien, 
se compose de 152 espèces de mollusques, dont environ 140 ont pu être 
déterminées avec certitude, nous avons trouvé : 

Espèces entièrement nouvelles, 38. 

Espèces communes au Wemmelien, aux sables moyens et à l'argile de 
Barton, 65. 
Total, 103 espèces pouvant servir à caractériser le Wemmelien. 

Il reste donc encore 40 espèces, dont une trentaine n'ont été rencontrées 
jusqu'ici à l'étranger que dans le calcaire grossier et les sables de Brack- 
lesham et une dizaine qui n'apparaissent en France que dans les sables 
supérieurs. (Oligocène, sables de Fontainebleau.) 

Ainsi qu'on le voit, les chiffres cités ci-dessus sont très-concluants et 
les nouvelles trouvailles que nous ne pouvons manquer de faire ne pour- 
ront qu'augmenter encore le nombre des espèces communes aux sables 
moyens et à l'argile de Barton. 

Question à l'ordre du jour : Exposition Malacologique en 1880. 

M. Eofiiaen rend compte de ce qui a été fait par le Conseil depuis la 
dernière Assemblée, relativement à l'Exposition en projet ; sur sa propo- 
sition, des remercîments sont votés à notre collègue, M. Fologne, pour 
les dessins qu'il a bien voulu exécuter du mobilier nécessaire à l'Expo- 
sition. 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. Lefèvre propose l'échange de publications avec l'Institut Archéolo- 
gique du Luxembourg, à Arlon. 
Cet échange est accepté. 

M. E. Vanden Broeck demande la parole pour analyser sommairement 
le travail que vient de faire paraître M. le D r Winkler, dans le tome V des 
Archives du Musée Teyler, à Harlem. 

Ce mémoire est intitulé : Considérations géologiques sur ï origine du 
Zand-Dïlwoium, du sable campinien et des dunes maritimes des Pays- 
Bas. Il contient des données et des renseignements fort utiles au point 
de vue de l'étude de la géologie quaternaire de notre pays et il se recom- 
mande, par cela même, à l'attention des géologues belges. 

La question de l'origine du sable campinien a amené M. Winkler à 
analyser et à discuter une note publiée dans nos Annales, en 1877, par 
MM. Vanden Broeck et Cogels, laquelle traite des dépôts quaternaires de 
Merxem, près d'Anvers. 



XVI SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Le géologue hollandais a émis à ce propos certaines critiques qui 
engagent MM. Vanden Broeck et Cogels à répondre aux observations qui 
leur sont adressées. 

Nos collègues comptent présenter, à la séance de mars, un travail con- 
tenant, outre l'analyse des résultats intéressants exposés par M. Winkler, 
leur réponse aux points spéciaux soulevés par leur éminent contradicteur, 
à propos de la note sur Merxem. 

M. Vanden Broeck termine en exposant brièvement l'état de la question, 
ainsi que les conclusions résultant des données générales, exposées par 
M. Winkler. 

La séance est levée à 7 1/2 heures. 



Séance du 1 er mars 1879. 

Présidence de M. Alph. Briart. 

La séance est ouverte à 6 1/2 heures. 

Sont présents : MM. Alph. Briart, président; Ern. Vanden Broeck; J. De 
la Fontaine; E. Colbeau; E. Lambotte; A. Rutot; F.-L. Cornet; Fr. Rof- 
fiaen; G. Vincent; Th. Lefèvre; C. Malaise; E. Fologne; J. Colbeau, 
secrétaire. 

M. E. Vincent, étudiant, assiste à la séance. 

Le procès- verbal de la séance du 1 er février 1879 est adopté. 

Correspondance. 

M. J. Stevens envoie son adhésion au principe de l'Exposition Malaco- 
logique projetée pour 1880. Si les circonstances le permettent, il exposera 
une collection de fossiles des terrains Ypresien, Bruxeilien et Laekenien 
des environs de Bruxelles, ainsi qu'une collection de fossiles du terrain 
Scaldisien : le tout demandera une superficie de 4 à 5 mètres carrés. 

Bons et envois reçus : 

s 

Brochures offertes par leurs auteurs M. J.-G. Hidalgo {Catalogue des 
Mollusques terrestres des Iles Baléares), M. Fr. Crépin [Jardin botanique 
de l'État. Rapport adressé à M. le Ministre de l'Intérieur), MM. Alph. 
Briart et F.-L. Cornet [Description des coquilles fossiles du Calcaire de 
Mons, 3 ne partie), M. le D r W. Kobelt(l. Die Mnriciden des rotlien 
Meeres. 2. Catalog der Gattung Cominella, etc. 3. Diagnosen neuer Arten. 
4. Zusatze nnd, Bericlitigungen zu meinem Catalog der im europàischen 
Faunengébiete lebenden Binnenconcliylien. 5. Zur Kenntnisse der nordisclien 
Mollusken. 6. Zur Fauna Italiens. 7. Die Campylacea Oberitalieus. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XVII 

8. Conchologische Miscellen, etc. 9. Die geograpkische Verbreitung der 
Molliisken). 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie Impériale des 
Sciences de Saint-Pétersbourg-, de l'Académie Royale des Sciences de Bel- 
gique, du Comité Royal Géologique d'Italie, du Musée civique d'Histoire 
Naturelle de Gênes, de l'Athénée de Brescia, des rédactions du Moniteur 
Industriel, du Moniteur Horticole Belge, de l'Athenreum Belge, du Bulletin 
Scientifique du département du Nord, de la Revue Zoologique de Leipzig, 
et des Sociétés suivantes : Médico-chirurgicale de Liège, Linnéenne du 
Nord de la France, Malacozoologique Allemande, Centrale d'Agriculture 
de Belgique, Géologique de France, Royale des Sciences médicales et natu- 
relles de Bruxelles, Entomologique de Belgique, des Sciences, Lettres et 
Arts du Hainaut, d'Étude des Sciences Naturelles de Nîmes, des Natura- 
listes de Norfolk et Norwich, Royale de Botanique de Belgique, Malacolo- 
gique Italienne, Belge de Microscopie. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque de la Société trois exemplaires 
du Procès-verbal de la séance du 1 er février 1879. 

LecUires. 

M. Vanden Broeck donne lecture de la note suivante : 

DILUVIUM ET C AMP I IV IEN. 

RÉPONSE A M. LE D r WINKLER, 

PAR 

Ernest VANDEN BROECK et Paul COGELS. 

La première partie du tome V des Archives du Musée Teyler de ITaar- 
lem contient une étude fort intéressante du D r T.-C. Winkler, intitulée : 
Considérations géologiques sur l'origine du Zand-Diluvium, du sable 
campinien et des dunes maritimes des Pays-Bas. 

Nous désirons attirer l'attention de nos collègues sur ce travail, qui 
expose d'une manière assez détaillée la constitution de dépôts diluviens 
intimement liés à ceux de notre pays et qui contient des considérations 
assez étendues sur le sable campinien. 

Nous regrettons que l'interprétation donnée par M. Winkler à une 
note publiée par nous dans les Bulletins de la Société Malacologique de 
Belgique dans le courant de l'année 1877 l , fasse croire à tort à notre 

1 Observations sur les couches quaternaires et pliocènes de Merxem, près d'Anvers 
par Ernest Vanden Broeck et Paul Cogels. — Annales Soc. Malacologique de Belgique, 
t. XII, 1877. Bulletin, p. lxvhi-lxxiv. 

2 



XVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

estimable confrère qu'un désaccord profond nous sépare au point de vue 
de l'origine du sable campinien. 

Nous déplorons aussi la tournure caustique que M. Winkler a donnée 
à certains passages où il s'occupe de cette note. Pour notre part, nous 
renonçons à l'emploi de ce procédé, qui fait dégénérer les débats en luttes 
d'esprit, parfois piquantes il est vrai par suite des retours qu'elles présen- 
tent, mais auxquelles la science n'a rien à gagner. Si l'occasion se pré- 
sente de demander à notre tour quelques éclaircissements à notre éminent 
contradicteur, il voudra bien n'y voir que le désir de nous instruire, et 
non le souvenir de ses épigrammes. 

Ses objections, ou bien portent sur des points de détail qu'il était facile 
de préserver d'une interprétation erronée, ou bien montrent qu'en s atta- 
chant plutôt aux mots qu'à la pensée qu'ils représentent, notre honorable 
confrère n'a pas saisi la véritable portée de ce que nous avons avancé. 

Les vues contradictoires émises par M. Winkler sur l'âge des couches 
que nous avons signalées sont fondées sur l'oubli regrettable d'une dis- 
tinction importante qui paraît avoir échappé à son examen et elles 
démontrent qu'il ne s'est point fait une idée bien exacte des dépôts dont 
il parle. 

Tout en résumant sommairement les vues émises dans le mémoire de 
M. Winkler sur l'origine et sur la constitution des dépôts diluviens des 
Pavs-Bas, nous pourrons rencontrer successivement les divers points 
soulevés par notre savant contradicteur et rétablir les choses dans leur 
véritable jour. 

L'auteur développe dans son mémoire les idées exposées par lui, en 
août 1878, au Congrès géologique international de Paris. Il divise le dilu- 
vium des Pays-Bas en cinq grandes masses ou dépôts, auxquels il donne 
les noms de : diluvium septentrional, diluvium oriental, diluvium méri- 
dional, diluvium entremêlé et diluvium remanié. 

Le diluvium septentrional, qui se trouve localisé dans le nord-est de 
la Hollande, fait partie du vaste dépôt glaciaire avec blocs erratiques 
d'origine Scandinave, qui s'étend sur les plaines basses de l'Allemagne du 
Nord. 

Le diluvium oriental et le diluvium méridional représentent respecti- 
vement les masses détritiques charriées par les cours d'eau locaux et 
persistants venus de l'est et du sud et correspondant aux dépôts des bassins 
du Rhin et de la Meuse. Les roches composant ces amas diluviens ont 
été arrachées aux vallées où coulaient ces fleuves à l'époque quaternaire. 
Leur origine n'est pas contestable et les cailloux arrondis ou à angles 
émoussés dénotent clairement leur transport par une eau courante. 

M. Winkler rattache à son diluvium méridional les cailloux roulés et 



BULLETIN DES SÉANCES. - ANNÉE 1879 XIX 

les sables à graviers constituant en Belgique notre diluvium ancien, sous- 
jacent au vaste manteau de limon qui recouvre nos plaines. 

Il démontre l'origine commune de ces deux dépôts diluviens, par la 
présence, dans l'un comme dans l'autre, des roches anciennes de l'Ardenne 
et du Condroz, ainsi que des silex de la craie du Hainaut. 

Toutefois, pour ce qui concerne l'âge et le mode de sédimentation de ces 
deux dépôts, il y a des réserves importantes à faire, qui paraissent avoir 
échappé à notre éminent confrère. Nous y reviendrons plus loin en temps 
et lieu. 

Le diluvium entremêlé de M. Winkler, qui constitue la majeure partie 
du sol de la Gueldre, de l'Overyssel et de la province d'Utrecht, représente 
le mélange, opéré dans les eaux d'un vaste estuaire, des éléments hété- 
rogènes des dépôts précédemment cités. « Ces matières différentes, 
« dit l'auteur (p. 15 1 ), sont entremêlées si intimement et forment souvent 
« une masse si confuse qu'il est impossible d'y distinguer les roches 
« originaires ou les lieux d'où elles sont provenues. » 

Le diluvium remanié (le zand-diluvium de Staring) est un dépôt pres- 
que universellement répandu en Hollande. Il est formé par un sable 
quartzeux, parfois entremêlé de petits graviers ; il est généralement privé 
de cailloux et ne contient pas de blocs erratiques du nord. Des lits de 
limon, parfois très-développés, s'y observent en certaines régions, surtout 
dans le Brabant septentrional. 

En vue d'expliquer la formation du diluvium remanié, l'auteur résume 
la constitution générale du diluvium d'après les données établies par lui. 
Il le montre composé, au nord, d'éléments erratiques, c'est-à-dire trans- 
portés par des glaces flottantes; à l'est et au midi, des débris de roches 
arrachés aux vallées par les influences fluviales et atmosphériques, puis 
charriés par les fleuves ; au centre enfin, par le mélange, dans une vaste 
baie ou plaine sous-marine, de ces éléments d'origines différentes. 

Ces bancs caillouteux et graveleux, ces amas sableux formaient des 
plages sous-marines entrecoupées de bancs de sables et de hauts-fonds, 
et constituaient un vaste estuaire d'où émergeaient des ilôts, des levées, 
des barres, etc. 

Ces matériaux diluviens, localisés et homogènes en certains points, 
réunis et confondus en d'autres, étaient sans cesse remaniés et lavés par 
les eaux de la mer, toujours en mouvement. 

Les vagues et les courants, les marées et les tempêtes soulevaient et 

1 Pour cet extrait comme pour ceux qui suivent, nous indiquons la pagination du tiré 
à part de M. Winkler. Pour la rapporter à celle du mémoire inséré dans la première 
partie du tome V des archives du Musée Teyler (1878), il faut augmenter de 8 les chiffres 
indiqués pour la pagination du tiré à part. 



XX SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

déplaçaient facilement les masses considérables de sable accompagnant 
les graviers et les cailloux. Les dépressions, les creux et les bas-niveaux 
du lit de la mer recevaient les matières sableuses en suspension dans les 
eaux qui les avaient détachées ailleurs. « C'est, dit M. Winkler (p. 23 de 
« son mémoire), le remaniement de ces masses sableuses qui m'a porté à 
t proposer pour elles la dénomination de dihm-um remanié; ce sont les 
« masses qui ont été appelées le diluvium sableux par Staring. C'est par 
« la précipitation de ces sables que nos collines diluviennes ont été recou- 
« vertes d'un manteau de sable ; que les petites vallées entre ces collines 
« ont été obstruées par du sable et que, presque partout dans notre pays, 
« la surface des dépôts diluviens est composée de sable sans cailloux. » 

« Une quantité énorme de ce sable remanié, détachée des dépôts dilu- 
er viens de la Néerlande et des lits de diluvium à cailloux roulés dans la 
« Belgique, fut entraînée vers l'ouest et le sud par les courants et forma 
« dans la Campine néerlandaise et belge ce dépôt de sable sans cailloux 
« qui a été nommé le sable campinien par Dumont. » 

En exposant ainsi la constitution des dépôts diluviens des Pays-Bas et 
en établissant l'origine des grandes masses qui le composent, M. Winkler 
aurait dû, afin de mieux préciser les relations mutuelles de celles-ci, 
chercher à établir les phases différentes ainsi que la succession des phé- 
nomènes ayant donné naissance à ces diverses accumulations de ma- 
tériaux. 

Malheureusement, l'auteur est complètement muet à cet égard ; son 
texte met tous ces dépôts sur une même ligne et les laisse considérer 
comme synchroniques. Nous voulons bien croire cependant que, dans la 
pensée de M. Winkler, il n'en peut être ainsi ! 

En tout cas, nous essayerons de suppléer aux lacunes de son texte, en 
présentant rapidement quelques réflexions à ce sujet. 

Tout d'abord, nous constaterons que l'auteur ne paraît pas s'être rendu 
compte de cette circonstance que le diluvium méridional et le diluvium 
oriental néerlandais ne représentent, ni l'un ni l'autre, des types de 
dépôts, des faciès normaux, comme le diluvium septentrional par exemple. 

Il dit (p. 13) : « Comme notre diluvium oriental n'est que le prolonge- 
« ment des dépôts diluviens qui se trouvent dans la vallée du Rhin en 
« Prusse, notre diluvium méridional correspond parfaitement aux 
« dépôts diluviens à cailloux roulés dans la vallée de la Meuse en Bel- 
« gique. » 

Il en déduit que son diluvium oriental néerlandais s'identifie sans 
aucun doute avec le diluvium belge h cailloux roulés venu de l'Ardenne 
et du Condroz, que Dumont désigne sous le nom de « silex et cailloux » 
et d'autres géologues sous celui de « diluvium caillouteux » . Or, cette 
identification n'est rien moins qu'exacte. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 \\| 

Les masses détritiques du diluvium méridional et oriental néerlandais, 
stratifiées sous des eaux marines, représentent raccumulation prolongée 
et successive des débris alluviens rejetés dans l'océan par les fleuves 
quaternaires pendant un laps de temps considérable. 

Ces dépôts diluviens. ne sont marins, en Hollande, que parce que les 
fleuves qui les ont formés et charriés les ont finalement conduits à la 
mer. 

Ces dépôts étaient originairement formés par les eaux douces et ils 
sont restés avec leurs caractères normaux primitifs et leur stratification 
fluviale dans les vallées où nous les retrouvons encore aujourd'hui, 
ainsi que dans les dépressions du sol qui ne furent point recouvertes par 
la mer quaternaire. 

Les types normaux du diluvium oriental et du diluvium méridional se 
trouvent donc dans les vallées et non dans le delta, où ils ont été trans- 
formés en dépôts marins par suite du changement de milieu. 

De plus, au point de vue chronologique de l'histoire de la période qua- 
ternaire, que représente le phénomène ayant donné naissance au diluvium 
à cailloux roulés des vallées, vestige des grands cours d'eau de la période 
quaternaire? C'est la continuation, considérablement affaiblie et localisée 
dans les principales dépressions du sol, du grand phénomène diluvien 
ayant, à l'origine, recouvert et raviné toutes les plaines et les collines 
moyennes de nos régions. Cette première phase d'arasement général, 
pendant laquelle les torrents diluviens couvrirent sous leurs eaux impé- 
tueuses les régions étendues où elles ont laissé comme témoin de leur 
présence et de leur intensité un diluvium à gros éléments ; cette première 
phase, disons-nous, a donné naissance à ce que l'on peut appeler le dilu- 
vium caillouteux ancien. Ce dépôt, véritablement diluvien, est antérieur 
par conséquent à l'accumulation détritique qui — localisée plus tard dans 
les vallées où coulèrent, amoindris mais persistants, les grands fleuves 
quaternaires — se retrouve aussi épanchée en nappe sous les eaux marines 
du delta ou de l'estuaire où se déversaient ces fleuves. 

De ce qui précède, il résulte donc clairement que le diluvium caillouteux 
de nos plaines belges, venu du sud par l'Ardenne et le Condroz, dépôt 
général des collines et des plaines, est 'antérieur au diluvium oriental et 
méridional néerlandais ; celui-ci est un dépôt détritique localisé, formé 
sous les eaux de la mer quaternaire, à l'embouchure des fleuves, pendant 
une époque ultérieure au phénomène général diluvien et aussi pendant 
toute la durée du creusement des vallées. 

En assimilant entre elles, sans aucune restriction, ces deux séries de 
dépôts, M. Winkler a donc méconnu les différences considérables que 
nous venons d'indiquer dans l'âge comme dans le mode de sédimentation 



XXII SOCIÉTÉ Al Aï ECOLOGIQUE DE BELGIQUE 

ou de formation de ces masses diluviennes : le fait de l'origine commune 
des matériaux dont elles sont composées restant d'ailleurs intact. 

Voyons maintenant s'il n'est pas possible de trouver quelque indication 
sur l'âge relatif du diluvium septentrional. 

Nous considérons, avec M. Winkler, ce dépôt à blocs erratiques comme 
ayant été amené sur la grande plaine Baltique et dans le nord-est de la 
Hollande par un phénomène de transport dû aux glaces flottantes venues 
du nord. Ce phénomène, en relation avec l'extension des grands glaciers, 
a incontestablement dû s'effectuer avec intensité pendant toute la période 
glaciaire. D'autre part, ce n'est évidemment qu'à la fin de cette période 
qu'a pu s'opérer la fonte des grands glaciers continentaux, alpins et 
autres, qui fit immerger sous les eaux douces le sol de nos plaines et qui 
donna naissance aux torrents diluviens ayant déposé le diluvium ancien. 

Il en résulte que le diluvium septentrional, tout en ayant pu continuer 
à être amené vers le sud pendant une partie de la période du creusement 
des vallées, a dû commencer à se déposer longtemps avant la formation 
du diluvium ancien et plus longtemps encore avant l'accumulation du 
diluvium alluvial des vallées de la Meuse et du Rhin, ainsi que de leur 
prolongement marin : le diluvium oriental et méridional néerlandais. 

Le diluvium entremêlé de M. Winkler, dépôt sans origine distincte 
et sans homogénéité, résultat du mélange et du remaniement des autres 
matériaux diluviens, n'a point d'histoire spéciale. Il n'a évidemment pu 
se former que pendant comme après l'arrivée des matériaux d'origines 
diverses aux dépens desquels il est formé. 

Quant au diluvium remanié, ou sable campinien, qui recouvre généra- 
lement partout les autres dépôts diluviens et qui est si développé vers le 
sud de la Hollande et le nord de la Belgique, il indique la phase la plus 
récente de la sédimentation marine quaternaire dans nos contrées. Le 
diluvium remanié, accumulation sableuse résultant du lavage continu et 
incessant des particules les plus fines des autres dépôts diluviens, marque 
la fin de la sédimentation des eaux quaternaires, suivi d'une émergence 
restée définitive jusqu'à nos jours. 

Si les divers dépôts que nous venons de passer en revue étaient réelle ■ 
ment contemporains, comme le texte de M. Winkler le donne à penser, 
comment notre savant contradicteur expliquerait-il que, tandis que les 
fleuves puissants du midi et de l'est rejetaient vers la mer des amas 
immenses de roches et de débris alluviens, les courants marins pouvaient 
en même temps refouler dans une direction opposée les « quantités énor- 
mes de ce sable remanié » qui ont été entraînées vers les plages sous- 
marines devenues aujourd'hui la Campine belge et néerlandaise? 

Les considérations qui précèdent montrent à l'évidence que les divers 



BULLETIN DES SEANCES. — ANNEE 1879 XXIII 

dépôts dont M. Winkler a retracé l'origine, mais non l'histoire, ne sont 
nullement synchroniques. 

Nous avons vu : dans le dépôt du diluvium septentrional, une première 
phase, commencée pendant la période glaciaire proprement dite et ayant 
d'ailleurs pu se continuer plus tard, mais en ^amoindrissant ; dans le 
diluvium ancien des plaines et des collines belges, la trace d'un phéno- 
mène général, mais de durée rapide : la fonte des glaciers à la fin de la 
période des grands froids ; dans le diluvium alluvial des vallées et dans 
son prolongement marin : le diluvium oriental et méridional néerlandais, 
une phase d'alluvionnement opérée entre le dépôt du diluvium ancien et 
la fin du creusement des vallées l , enfin, dans le diluvium remanié ou. 
sable campinien, la dernière phase de sédimentation quaternaire ayant 
précédé le retrait définitif de la mer dans ses limites actuelles. 

Un autre point important, qui résulte aussi de nos remarques, c'est 
que dans le diluvium méridional, tel que l'entend M. Winkler, il y a deux 
dépôts bien distincts comme âge et comme mode de formation : le dilu- 
vium caillouteux ancien, formé par les eaux torrentielles et générales 
résultant de la fonte des glaciers, et le diluvium alluvial des vallées, déposé 
par les cours d'eau locaux et persistants, qui, pendant longtemps, ont 
opéré le creusement des vallées. De plus, c'est dans ce dépôt fluvial des 
vallées, et non dans son prolongement localisé marin, qu'il faut recher- 
cher le type normal du diluvium méridional. 

Nous reviendrons plus loin sur cette distinction et sur les conséquences 
qui en découlent au point de vue de l'assimilation comme de la détermi- 
nation de l'âge de certains dépôts quaternaires. 

Revenons maintenant au mémoire de M. Winkler, et ajoutons que nous 
adoptons entièrement ses vues sur l'identité du diluvium remanié avec 
notre sable campinien. 

Ces vues sont d'ailleurs parfaitement en harmonie avec nos idées sur 
l'origine du sable campinien, bien que notre honorable contradicteur 
pense tout autrement, comme on le verra plus loin. 

M. Winkler, après avoir rattaché notre sable campinien à son diluvium 
remanié, passe successivement en revue et discute les diverses opinions 
émises par les géologues belges et étrangers sur l'origine du Campinien. 



1 C'est pendant cette phase d'alluvionnement dans les vallées que doit venir se placer 
le phénomène fluvial, d'origine encore peu connue, qui paraît avoir submergé sous les 
flots d'une vaste inondation nos plaines et nos collines belges et qui les a recouvertes d'un 
mince manteau de limon, dont la précipitation sur toutes les inégalités du sol en a moulé 
exactement tous les contours. Le limon hesbayen, postérieur au diluvium caillouteux 
ancien, est d'autre part incontestablement antérieur à la formation des dépôts campi- 
niens. 



XXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGÏQUE DE BELGIQUE 

Nous ne le suivrons pas dans ces considérations , assez étendues. 
Nous nous bornerons à dire qu'en exposant l'opinion émise par Godwin- 
Austen l sur l'origine du sable campinien, M. Winkler fait dire au 
géologue anglais que Y existence du sable campinien est due à Yaclion du 
rent seul. Plus loin, l'auteur ajoute que, pour sa part, il ne croit nulle- 
ment à Yorigine aérienne du sable campinien. 

Or, Godwin-Austen, en disant « qu'originairement le sable campinien 
a été un sable de dune, qui a voyagé de la plage vers l'intérieur des 
terres, dans une condition antérieure de la mer du Nord » n'a nullement 
prétendu que Yexistence du sable campinien fût uniquement due à l'action 
du vent. Ce qu'il a voulu dire, c'est que sa présence en certains points est 
due à cette action aérienne. 

Tout dépôt de dune a commencé par être un dépôt marin ou de plage 
sous-marine, puis de plage émergée ; enfin l'action du vent en a fait 
ultérieurement un dépôt de dune ou de formation — mais non d'origine — 
aérienne. 

Nous croyons indispensable de relever l'interprétation donnée par 
M. Winkler aux vues exposées par Godwin-Austen, d'autant plus que 
l'auteur, passant ensuite à l'examen de la note 2 publiée par nous dans 
les Bulletins de la Société Malacologique de Belgique, nous reprocbe 
d'adopter sans hésitation, sur l'origine du sable campinien, la thèse de 
Godwin-Austen, interprétée par lui comme il est dit plus haut. 

Pour répondre à ceci, nous rappellerons que nous avons observé à 
Merxem, ainsi qu'en divers points des environs d'Anvers, deux divisions 
dans le Campinien : l'une, inférieure, argileuse, stratifiée et d'origine 
marine; l'autre, meuble, à sédiments fins et homogènes présentant tous 
les caractères d'un dépôt de dunes. Une couche de sable graveleux et à 
petits cailloux séparait, à Merxem, les argiles stratifiées du sable meuble, 
dont cette couche formait le substratum. 

Or, le dépôt inférieur stratifié — qui est pour nous le Campinien pri- 
mitif ou marin, non remanié par le vent — n'est pas du Campinien pour 
M. Winkler, qui croit pouvoir le considérer comme se rapportant au 
diluvium méridional, c'est-à-dire au diluvium caillouteux de l'Ardenne 
ainsi qu'aux strates sableuses qui s'y rattachent. 

Notre Campinien stratifié ou marin étant ainsi supprimé d'un trait de 
plume — car M. Winkler n'apporte pas le moindre argument à l'appui 
de sa siipposition — il ne subsiste plus, dans la pensée de notre honorable 
contradicteur, que notre division supérieure ou dépôt de dune. Et voilà 

1 On the Kainozoic Formations of Belgium, by Godwin Austen. — Quarterly Journal 
of the Geological Society of London. T. XXII, p. 228. 

2 Loc. cit. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XXV 

comment l'adoption de notre manière de voir conduit, suivant lui, à faire 
considérer le « sable campinien » comme étant « d'origine aérienne » . 

Dans notre Note sur les dépôts quaternaires, etc., de Merxem, l'expres- 
sion : dépôt marin, appliquée à la division inférieure, n'apparaît nulle 
part, cela est vrai. Mais nous tenons à établir qu'en parlant de dépôts 
stratifiés, dénotant l'existence d'une phase distincte dans le Campinien, 
nous avons eu en vue une sédimentation marine. M. Winkler aurait 
d'ailleurs pu s'en assurer facilement s'il avait jeté un coup d'oeil sur le 
Tableau synchronique et chronologique des couches pliocènes et quaternaires 
du bassin d'Anvers, accompagnant un mémoire publié l'année passée 
par l'un de nous l et dont notre estimable contradicteur a bien voulu 
accepter un exemplaire au Congrès géologique de Paris, c'est-à-dire avant 
la publication du travail que nous analysons ici. 

Dans ce tableau, les dépôts campiniens se trouvent clairement divisés en 
deux phases distinctes : l'une de sédimentation marine, l'autre d'émersion 
et de remaniement par le vent. 

On y voit, rattachés à la période de sédimentation marine et placés 
dans la colonne des « dépôts littoraux et de plages » les argiles et les 
sables stratifiés du Campinien inférieur, observés au Kiel, à Merxem et à 
Zwyndrecht 2 . 

Quant au sable meuble du Campinien supérieur, indiqué comme posté- 
rieur au dépôt marin précédent, il est classé dans la colonne des « dépôts 
de dunes et de plages émergées » . 

Ces indications nous paraissent résumer fidèlement notre pensée, sui- 
vant laquelle le Campinien, formant d'abord un dépôt marin ou plutôt 
d'estuaire, représentait dans nos régions, à l'époque quaternaire, une baie 
on plage sous-marine, ouverte vers le nord et vers l'ouest. 

Le relèvement de cette baie, à une époque ultérieure, donna ensuite 
naissance à une plaine émergée, dont les éléments meubles, remaniés et 
transportés par le vent, ont formé des dunes ayant dû recouvrir succes- 

1 Esquisse géologique et paléontoîogique des dépôts pliocènes des environs d'Anvers, par 
Ernest Vanden Broeck. — Annales de la Société Malacologique de Belgique, t. IX, 
2 e partie. 1876-1878. 

2 Cette même colonne des « dépôts littoraux et de plages » contient, pour une époque 
immédiatement antérieure au Campinien, la mention des couches diluviennes avec osse- 
ments de Mammouth et avec coquilles pliocènes brisées et remaniées. Si notre savant con- 
tradicteur prenait cette disposition à la lettre, afin d'affirmer que ceci revient à considérer 
le diluvium caillouteux ancien comme une formation marine, nous lui ferions remarquer 
que l'on ne pouvait cependant classer le diluvium caillouteux parmi les « dépôts de dunes 
et de plages émergées. » Le cadre limité du tableau ne permettait pas d'y introduire 
une colonne spéciale pour ce dépôt continental, seul de son espèce dans la série chrono- 
logique étudiée. De plus, ce tableau, dressé uniquement en vue des couches des environs 
d'Anvers, ne traite pas de la formation typique du diluvium ancien, mais seulement de son 
prolongement marin sous les eaux de la mer quaternaire. 



XXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

sivement les diverses zones abandonnées par la mer et ayant même pu 
s'avancer sous forme de dunes terrestres, au delà des limites des rivages 
les plus anciens. 

Jamais, de la thèse de Godwin-Austen, nous n'avons admis que ce qui 
peut se concilier avec les vues que nous venons d'exposer. Le sable cam- 
pinien est ^origine marine, cela est incontestable, et partout où les sédi- 
ments qui le constituent, d'abord apportés et remaniés par les flots, puis 
rejetés sur la côte et repris plus tard par les vents, ont formé un sable de 
dunes, c'est par suite d'une action ultérieure, n'ayant aucune connexion 
avec le mode primitif de formation du dépôt. 

M. Winkler, tout en exposant l'origine et la formation du sable campi- 
nien, paraît ne pas tenir compte de l'action seconde produite par le vent sur 
les éléments meubles de ces plages sableuses après leur émersion. Cepen- 
dant il serait contraire à ce que nous voyons encore se passer sous nos 
yeux que des dunes ne se fussent pas formées, par suite de l'action du 
vent, sur ces plages si identiques, dans leurs caractères comme dans 
leurs éléments, à celles qui constituent les côtes actuelles de la Mer du 
Nord. 

Il nous reste maintenant à rencontrer quelques objections particu- 
lières soulevées par M. Winkler à propos de notre note sur Merxem. 

Ce qui précède répond suffisamment, pensons-nous, au reproche qui 
nous a été adressé (pp. 34 et 35) de ne pas voir un dépôt « d'origine 
marine » dans le Campinien, ainsi qu'à celui « d'adopter sans hésitation 
la thèse de Godwin-Austen » . 

L'état meuble, le grain fin et égal, ainsi que la pureté de la partie supé- 
rieure non stratifiée du Campinien, tous les caractères en un mot de ce 
dépôt, si semblable à ceux formant nos dunes actuelles, nous ont fait 
considérer cette partie du Campinien comme un sable de dune. 

Suffit-il, pour combattre cette opinion, de dire que tout dépôt meuble 
non stratifié ne doit pas nécesairement être un sable de dune? 

M. Winkler, en signalant des dépôts marins non stratifiés et des dépôts 
de dunes présentant des traces particulières de stratification, croit-il avoir 
démontré que la stratification ne nous apprend rien et qu'à l'avenir il ne 
faut plus tenir compte de ce caractère ? 

Cela n'est guère soutenable; d'autant plus que les alternances de 
minces lits composés de terre végétale et de restes de végétaux, parfois 
observées dans la masse de certains dépôts de dune, ne peuvent, à aucun 
point de vue, être confondues avec les traces d'une stratification marine, 
comme notre honorable contradicteur paraît le laisser croire. 

Si, en dehors de toute preuve directe fournie par les caractères et la 
situation du dépôt, on fait appel à la simple logique, ne veut-elle pas 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XXVII 

qu'un dépôt meuble, fin et mouvant, résultant de Témersion d'une 
plage marine, soit immanquablement remanié par le vent et donne 
naissance à des accumulations de sable mouvant ou dunes? Au fur et à 
mesure du retrait de la mer, la zone littorale émergée s'élargit et se 
recouvre de dunes nouvelles s'ajoutant à celles déjà formées vers l'inté- 
rieur. La côte et le rivage primitif se couvrent ainsi peu à peu d'un vaste 
manteau sableux, ondulé en certains points, aplani et étalé en nappe 
mince en d'autres. Plus tard encore, l'action du vent, se continuant sur 
les vastes plaines sableuses ainsi formées, y édifiera des dunes terrestres 
qui ne différeront des dunes maritimes primitives que par leur éloigne- 
ment du rivage et par l'époque de leur formation. 

Tel est, à notre avis, l'origine de notre sable meuble campinien : d'abord 
dépôt marin ou plutôt d'estuaire, émergé ensuite et cbangé en dépôt de 
dunes maritimes, puis enfin remanié encore par le vent depuis les temps 
géologiques et accumulé de nouveau en certains endroits sous forme de 
masses ondulées ou de dunes terrestres. 

Quant aux couches inférieures stratifiées et graveleuses, représentées 
par les couches argileuses de Merxem par exemple, M. Winkler les rat- 
tache à son diluvium méridional. 

Ce point de l'argumentation de notre savant confrère demande à être 
justifié autrement que par une simple affirmation. Nous croyons même 
pouvoir dire que M. Winkler ne se serait pas prononcé dans ce sens s'il 
s'était mieux rendu compte des caractères du dépôt auquel il fait allusion. 

Les strates argileuses de Merxem se relient, suivant toute vraisem- 
blance, aux argiles campiniennes que l'on exploite près de Cappellen et 
de Calmpthout pour les briqueteries ; et celles-ci correspondent évidem- 
ment aux lits argileux campiniens exploités pour le même usage, au sud- 
est de Berg-op-Zoom, et dont parle M. Winkler. 

Pourquoi notre savant contradicteur veut-il rattacher la couche argi- 
leuse de Merxem à son diluvium méridional, alors qu'il rattache celle de 
Berg-op-Zoom à son diluvium remanié, c'est-à-dire au Campinien, tel 
qu'il le définit? 

C'est ici le moment de revenir sur les observations que nous avons 
faites tantôt au sujet de la distinction à établir dans le diluvium méri- 
dional. 

En assimilant les argiles et les sables stratifiés de Merxem à ce dépôt 
diluvien, M. Winkler a-t-il eu en vue de les rattacher au dépôt stratifié 
marin ou d'estuaire, ou bien a-t-il voulu les rapporter au diluvium cail- 
louteux directement descendu de l'Ardenne et du Condroz? 

Il ne peut exister de doutes à cet égard, car M. Winkler dit (p. 35) : 
« qu'il considère les cailloux et les graviers de la base du dépôt campi- 



XXVIII SOCIETE MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

nien comme un lit de diluvium méridional jadis apporté par les rivières. » 
Dans le résumé terminant son travail, il dit encore (p. 63) :« que les dé- 
pôts caillouteux de la Campine, sous-jacentsau sable meuble sans cailloux, 
proviennent de TArdenne et du Condroz au moyen des eaux des rivières.» 

Donc, aucune restriction pour les couches de Merxem et autres ana- 
logues qui, aux yeux de M. Winkler, n'ayant pas été déposées sous les 
eaux de la mer, mais par des torrents fluviaux diluviens, représentent par 
conséquent le diluvium ancien, les silex et cailloux de Dumont. 

Or, sur quel fait, sur quelle probabilité s'appuie cette thèse? 

Serait-ce à cause des graviers signalés à Merxem au-dessus des lits 
argileux? Mais ces graviers, qui ne dépassent généralement pas le volume 
d'un pois, ne rappellent en rien les gros cailloux noirs et arrondis du dilu- 
vium ardennais, lequel se retrouve en divers points des plaines campi- 
niennes sous les sables de cette région, avec les caractères qu'il présente 
partout ailleurs dans nos plaines. 

Le diluvium ancien ou lit caillouteux, base du quaternaire, renferme 
généralement, aux environs d'Anvers, des fossiles remaniés et triturés, 
notamment des dents de poissons, des débris coquilliers, etc., arrachés 
aux strates tertiaires sous-jacentes. 

Or, ces débris organiques remaniés manquent complètement dans les 
couches inférieures, explorées par nous, du dépôt quaternaire de Merxem. 
Si ces strates représentaient le produit de la sédimentation des eaux 
torrentielles et impétueuses descendues de l'Ardenne et du Condroz, 
comment expliquer que les sables meubles et fossilifères du dépôt pliocène 
sous-jacent de Merxem n'aient pas été violemment dénudés et leurs débris 
organiques dispersés parmi les matériaux du dépôt diluvien? 

Partout, dans le diluvium ancien de nos plaines, nous voyons les élé- 
ments grossiers accumulés vers le bas de la couche, dont la partie supé 
heure est constituée par les éléments les plus ténus. C est la conséquence 
inévitable du mode de formation de ce dépôt, amené par des eaux dilu- 
viennes, d'abord impétueuses, puis décroissant de volume et de rapidité. 
Or, a Merxem, c'est, après des alternances argilo-sableuses et au-dessus 
d'un lit d'argile d'environ 1 mètre d'épaisseur, que nous trouvons les lits 
de graviers, parfois épais de n, 25. Les conditions de sédimentation sont 
donc tout autres que pour le diluvium ancien ou ardennais. 

Ce n'est pas tout. Les lits d'argile des couches stratifiées de Merxem 
atteignent jusqu'à l m 50 d'épaisseur, et l'argile est si pure et si compacte en 
certains points qu'elle a empêché l'infiltration des eaux superficielles et 
protégé ainsi, contre les phénomènes d'altération qui en résultent ordinai- 
rement, les sables pliocènes sous-jacents. 

Or, nulle part dans le diluvium ardennais de nos plaines belges — à 



BULLETIN DES SEANCES. — ANNEE 1879 XXIX 

part dans les cas de remaniement sur place de strates sous-jacentes — il 
n'a été observé de lits d'argile, surtout sous les cailloux. 

La présence de telles couches serait d'ailleurs incompatible avec la rapi- 
dité des courants fluviaux qui ont mis en mouvement et usé les cailloux 
du diluvium et transporté h distance les éléments grossiers et graveleux de 
ces premiers dépôts diluviens. Les particules limoneuses ou les plus 
ténues, restées en suspension dans les eaux des grands courants et des 
fleuves quaternaires, se sont principalement déposées à certaine distance 
du rivao-e, dans les régions tranquilles de la mer où se déversaient ces 
cours d'eau. 

Il nous paraît que les conclusions qui précèdent suffisent amplement 
pour montrer le peu de fondement de l'opinion de M. Winkler, qui voit 
dans les couches stratifiées de Merxem, non un dépôt marin, mais le repré- 
sentant du diluvium directement venu du Condroz et de l'Ardenne, trans- 
porté par les cours d'eau quaternaires. 

Il est un point toutefois que nous admettons sans réserve. C'est la com- 
munauté d'origine des matériaux des couches argilo-sableuses et grave- 
leuses de Merxem avec ceux du diluvium méridional marin ou néerlandais, 
ainsi que l'identité du mode de sédimentation des deux dépôts, tous deux 
formés sous les eaux de la mer. 

Pourrait-il d'ailleurs en être autrement? La sédimentation campi- 
nienne n'a pu s'effectuer sous les eaux de la mer qu'à l'aide des maté- 
riaux préexistants, fournis, dans nos régions, par le diluvium méri- 
dional. 

Si les couches inférieures du dépôt campinien doivent, à cause de l'ori- 
gine de leurs matériaux, être détachées du Campinien et se rapporter 
au diluvien méridional, pourquoi ne pas rattacher au même titre à celui-ci 
les sables meubles campiniens, qui proviennent, tout comme les couches 
inférieures du dépôt, du remaniement et du lavage des matériaux dilu- 
viens préexistants? Pourquoi alors ne pas rattacher au terrain tertiaire 
certains dépôts campiniens qui, en divers endroits, sont presque uni- 
quement composés de glauconie pliocène? 

Voilà cependant où conduirait l'application stricte des idées de notre 
honorable contradicteur, qui rattache l'âge d'un dépôt à celui des éléments 
lithologiques dont il est composé. 

Comme conclusion des considérations qui précèdent, nous pouvons 
affirmer que les couches graveleuses et argilo-sableuses de Merxem et 
celles analogues des environs d'Anvers (Zwyndrecht, leKiel, etc.)» ainsi, 
vraisemblablement, que les lits argileux de Calmpthout, de Berg-op- 
Zoom et de la Campine néerlandaise, ne peuvent aucunement se rapporter 
au diluvium caillouteux directement descendu de l'Ardenne et du Condroz. 



XXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Ces couches ne doivent pas forcément représenter un horizon spécial et 
déterminé. Certaines d'entre elles, localisées en Hollande à la base du 
sable campinien, représentent peut-être la continuation, sous le lit de la 
mer campinienne, du manteau limoneux hesbayen de nos plaines belges; 
d'autres représentent sans doute, tantôt des lentilles ou des lits remaniés, 
formés aux dépens du limon hesbayen, tantôt le prolongement marin du 
diluvium alluvial déposé par les grands cours d'eau quaternaires. Enfin 
les couches argileuses, telles que celles de Merxem et sans doute de 
Cappellen, de Calmpthout, etc., représentent le résultat du remaniement 
ultérieur de ce diluvium alluvial par les vagues et les courants marins de 
l'époque campinienne. 

Les alternances argilo-sableuses, les lits graveleux, la localisation et la 
variabilité des dépôts stratifiés du Campinien inférieur ou marin pro- 
viennent incontestablement de la variation d'intensité et de direction des 
courants, ainsi que des alternatives de calme et d'agitation des eaux de la 
mer campinienne. 

Pour en revenir au diluvium caillouteux de l'Ardenne et du Condroz, 
s'il n'est pas représenté par les couches stratifiées marines de Merxem, il 
existe cependant en beaucoup de points des plaines campiniennes et aux 
environs d'Anvers. Il se distingue à première vue du Campinien marin par 
ses gros silex noirs arrondis, par ses éléments grossiers et par les débris 
fossilifères triturés et remaniés qu'il contient, provenant du ravinement 
des t couches tertiaires sous-jacentes. 

Eien ne s'opposerait à ce qu'à Merxem même, où nous n'avons pu 
observer le contact du Campinien marin sur les sables pliocènes, il existât 
entre ces deux dépôts un lit de galets et de débris remaniés représentant 
ce dépôt caillouteux ancien, d'origine fluviale. 

Quelques galets, observés à la surface du sable pliocène du fort de 
Merxem, non loin du point où nous avons relevé nos coupes, donnent 
même un certain crédit à cette supposition. 

M. Winkler se base sur la non-existence de notre Campinien marin pour 
affirmer que l'adoption de nos vues sur la formation du sable meuble 
campinien, considéré par nous comme un dépôt de dune, entraîne cette 
conséquence que tout le Campinien serait alors ce qu'il appelle un 
dépôt « d'origine aérienne ». 

Nous venons de montrer, avec plus de précision encore qu'auparavant, 
que les strates argileuses etc., de Merxem ne peuvent représenter autre 
chose que le Campinien marin. 

Bien que l'existence de cet horizon soit ainsi affirmée mieux que jamais, 
abandonnons cet argument et admettons, contre toute vraisemblance, que 
notre honorable contradicteur ait raison dans son appréciation. Supposons 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XXXI 

donc que les couches stratifiées de Merxem doivent être réellement élimi- 
nées du terrain Campinien. 

En quoi cela pourrait-il modifier notre opinion sur la signification et 
sur le mode de formation du dépôt meuble Campinien? 

Il en résultera tout simplement que le dépôt d'estuaire campinien, au 
lieu d'être resté en partie intact et stratifié, aura été, à Merxem, entière- 
ment remanié par le vent et changé en sable de dune. 

Dans son état primitif, il n'en aura pas moins été, comme tout sable 
de dune, un dépôt marin littoral, c'est-à-dire formé sous les eaux de la mer. 

On voit donc que, de toutes manières, notre honorable contradicteur 
n'est nullement en droit d'affirmer que nous appuyons « sans hésitation 
la thèse de Y origine aérienne du sable campinien. » 

Dans un passage de notre Note sur Merxem, nous avons dit qu'il 
importe de ne pas confondre les dunes quaternaires, invoquées par 
nous comme formées autrefois par le sable campinien, avec les dunes 
terrestres, $ origine récente, que le vent édifie, déplace et reconstruit 
encore actuellement en certains points des plaines de la Campine. 

M. Winkler défigure complètement notre pensée lorsqu'il dit à propos 
de cette phrase : « Il serait très-intéressant de connaître la différence entre 
« ces deux sortes de dunes et certainement MM. Vanden Broeck et Cogels 
« obligeront les géologues en leur offrant ultérieurement leurs recherches 
« sur ces formations sableuses. » 

En faisant ainsi croire à ses lecteurs que nous voulons établir une dis- 
tinction entre deux sortes de dunes et en nous conviant à exposer leurs 
caractères différentiels, notre estimable contradicteur quitte le terrain du 
débat scientifique pour entrer dans le domaine des discussions oiseuses 
et des subtilités d'interprétation. 

Il lui eût suffi, de relire attentivement le texte incriminé pour s'assurer 
qu'il n'était nullement question de distinguer ou de différencier deux 
sortes de dunes, mais bien de noter deux périodes dans la formation des 
dunes du sable campinien. 

Notre but a été de montrer que les dunes dont il faut tenir compte dans 
la succession des phénomènes géologiques comme dans la série stratigra- 
phique campinienne étaient de véritables dunes maritimes ou littorales, 
n'ayant rien de commun avec les « dunes terrestres » de formation récente 
ou actuelle, qui s'édifient encore tous les jours dans les plaines de la 
Campine. 

M. Winkler, parlant de la présence des graviers signalés par nous à la 
base du sable supérieur non stratifié de Merxem, dit page 36 : « Il 
« serait surtout intéressant d'apprendre comment ces savants réussiront 
« à donner une explication de l'existence de graviers épars (dans la 



XXXII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

« couche 1° A) et d'un lit fort épais de graviers (dans les couches 1° B 
« et 2° B) dans un dépôt meuble, d'origine aérienne d'après la théorie de 
o Godwin-Austen et dont nos auteurs disent « il est incontestable que 
« tous les caractères du dépôt confirment entièrement cette appré- 
« dation. » 

La forme quelque peu caustique sous laquelle sont présentées ces obser- 
vations provient sans doute de ce que l'auteur, n'écrivant pas ici dans sa 
langue maternelle, n'aura pas toujours su faire correspondre exactement 
ses expressions ou ses tournures de phrases à sa pensée. Mais il n'en reste 
pas moins dans ses observations une nuance sensible d'ironie à notre 
adresse, que nous n'eussions pas songé à relever, n'était-ce que notre 
estimable contradicteur a le tort grave de nous faire dire des choses que 
nous n'avons nullement avancées. 

Nous n'avons point dit, en effet, qu'il existe dans 1° B et dans 2° B des 
couches fort épaisses de graviers. Nous avons dit que des lits de graviers 
se trouvent à la base de ces dépôts, et le bons sens indique, quel que soit le 
peu de précision ou même d'exactitude du texte, que des lits de graviers 
épais de m 25 ne peuvent avoir rien de commun, comme âge, et comme 
mode de dépôt, avec les sables meubles et fins (A) soufB.es et accumulés 
par le vent, auxquels ces graviers servent de substratum. 

Mais M. Winkler aurait pu avec raison nous faire remarquer — la seule 
chose précisément qu'il ait oublié de dire — que nous eussions dû ratta- 
cher la formation de la couche B de nos deux coupes de Merxem aux 
phénomènes de sédimentation qui ont donné naissance à la série campi- 
nienne inférieure stratifiée. 

Quant aux sables meubles et fins de la couche supérieure A, ils ne 
contiennent nullement des graviers épars dans leur masse, comme nous 
le fait dire M. Winkler. Notre texte signale seulement, vers le bas de la 
couche 1° A, la présence de quelques graviers épars. 

Or, cette couche 1° A repose directement sur 1° B, composé de sables 
plus grossiers avec graviers abondants. C'est assez dire que les quelques 
graviers consciencieusement indiqués par nous à la base de 1° A, déri- 
vent de 1° B, qui se confond avec le dépôt sous-jacent de manière à rendre 
parfois difficile la délimitation exacte des deux dépôts. 

Il est à remarquer que dans la masse du dépôt 1° A, comme dans 
l'épaisseur totale du dépôt correspondant 2° A, c'est-à-dire dans une couche 
d'un mètre environ, composée de sable meuble et fin, il n'existe pas la 
moindre trace de gravier. 

Y eût-il même du gravier dans ces couches, cela ne ferait rien à 
la chose, pourvu que ce gravier ne soit pas disposé en lits stratifiés. Et 
nous défions bien M. Winkler d'en découvrir dans ces couches, autre- 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XXXIII 

ment qu'en grains épars... en admettant même qu'il lui soit possible de 
nous en montrer autre part que vers la base du dépôt de dune. 

Une tempête, une forte marée, la moindre agitation des flots même 
peut lancer des graviers dans les dunes. Cela est fort simple et nous nous 
étonnons vraiment de ce que M. Winlder n'y ait point songé avant de 
dire, p. 36 de son mémoire. « Je ne conçois pas que ce gravier ait été 
soulevé et chassé par le vent.. . » 

En résumé, de ces graviers, tantôt épars, tantôt réunis en lits épais, 
que notre estimable contradicteur nous accusait de signaler dans l'épais- 
seur d'un dépôt de dune, il ne reste en réalité que quelques traces, 
constatées en un seul point seulement de la base du sable de dune et incon- 
testablement dérivées du dépôt graveleux sous-jacent. 

En nous accusant de mettre des « cailloux » dans un dépôt de dune ou 
accumulé par le vent, M. Winkler se met d'ailleurs lui-même dans une 
singulière contradiction. D'un côté, il paraît n'avoir pas compris qu'en 
parlant de dépôt de dune nous n'avions en vue que les sables privés de 
graviers, de l'autre, il dit en toutes lettres : « Je crois aussi nécessaire de 
« diviser le terrain campinien en deux sous-étages, c'est-à-dire l'un repré- 
« sente par les couches A et B de nos auteurs, sable meuble et fin, sans 
« cailloîix, et l'autre division représentée par leurs couches C, D et E, 
« sables et argiles avec cailloux. » 

Ici M. Winkler a donc bien compris que dans notre pensée, sinon 
d'après notre texte, les cailloux ne faisaient pas partie intégrante de la 
couche supérieure, accumulée par le vent. 

Au lieu de s'arrêter à la discussion oiseuse où il est entré, notre esti- 
mable contradicteur eût mieux fait de relever ce fait, que nous regrettons 
sincèrement de n'avoir pas mis en évidence : que le mode de formation de la 
couche B des deux coupes de Merxem est le même que celui des argiles et 
des sables stratifiés C, D, E, sur lesquels elle repose, et que ce mode de 
dépôt n'a rien de commun avec l'action aérienne ayant accumulé les sables 
meubles et fins surmontant cette couche B. 

Cette rectification de notre texte, qui laisse absolument intact tout ce 
que nous avons dit du dépôt de dune, représenté par la couche A seule- 
ment, met à néant les objections de notre contradicteur. 

Si nous voulions nous attacher à la lettre plutôt qu'à l'idée qui a guidé 
l'auteur, nous aurions bien des observations à présenter au sujet du tra- 
vail de M. Winkler. 

Nous nous bornerons à demander par exemple ce que signifie le com- 
mencement de la phrase citée plus haut : « Je crois aus<i qu'il est nécessaire 
de diviser le terrain campinien et deux sous-étages. » 

Or, l'un de ces « sous-étages » , l'ensemble de nos couches C, D, E, repré- 

3 



XXXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

sente d'après M. Winkler son diluvium méridional, qu'il exclut d'autre 
part du terrain campinien ! 

Mais désireux de laisser à ce débat le caractère scientifique qui seul lui 
convient, nous ne suivrons par notre contradicteur sur le terrain qu'il a 
choisi pour la discussion. 

Résumant rapidement les considérations qui précèdent, nous ferons 
remarquer : 1° que la supposition émise par M. Winkler au sujet de 
l'âge et du mode de formation des couches argileuses et stratifiées de 
Merxem est absolument gratuite et ne saurait subsister; 2° que notre 
honorable contradicteur se trompe singulièrement en nous accusant 
d'admettre sans hésitation la thèse de Godwin-Austen et de croire à Y ori- 
gine aérienne du Campinien. Nous avons fait remarquer à ce sujet 
que, avant M. Winkler, l'un de nous avait déjà nettement établi Yorigine 
marine de ce dépôt et montré que sa transformation partielle en sable de 
dune est due à une action ultérieure; 3° que M. Winkler, au lieu d'inter- 
préter, en les modifiant, le sens et la valeur des données exposées par nous, 
eût mieux fait de rectifier une simple question d'accolade et de rattacher 
la formation de la couche B aux phénomènes ayant produit C, D, E. C'eût 
été plus utile que de profiter de l'inadvertance commise par nous en la 
réunissant dans notre texte à la couche A, pour dénaturer les caractères 
et la signification de celle-ci. 

Nous reviendrons maintenant aux vues générales exposées dans le 
mémoire de M. Winkler et nous reproduirons point par point les con- 
clusions émises par notre honoré confrère, en ayant soin de noter les 
modifications ou restrictions que des divergences d'opinion pourraient 
nous engager à y apporter. / 

Voici l'énoncé des conclusions du travail de M. Winkler : 

« I. Le zand-diïuvium de Staring doit être appelé le diluvium 
« remanié; il n'est pas formé, comme Staring le dit, par l'action de 
« la pluie et de la gelée ni, comme Godwin-Austin dit, par l'action 
« du vent, mais par l'action du balancement des eaux de la mer. » 

Nous ajouterons que si, originairement, le diluvium remanié a été 
déposé sous les eaux de la mer, plus tard (pendant comme après son émer- 
sion), ce dépôt a formé de vastes plages sableuses dont les matériaux fins 
et meubles, repris par le vent, ont donné naissance à un dépôt de dunes 
littorales, lequel s'étendit peu à peu en recouvrant la formation marine 
abandonnée par la mer. 

« II. Le diluvium remanié de la Néerlande est analogue au sable 
« campinien de Dumont, en Belgique. » 



BULLETIN DES SEANCES. — ANNEE 4879 XXXV 

Tout en adoptant sans restriction l'assimilation du diluvium remanié 
de la Néerlande au dépôt campinien, nous entendons, comme M. Win- 
kler, ne pas rattacher à ce dernier les silex et cailloux diluviens qui, 
dans certaines régions de la Campine, s'observent sous les sables et que 
divers géologues ont cru pouvoir rattacher à la formation campinienne. 

« III. Le diluvium méridional de la Néerlande est analogue au 
« diluvium caillouteux de Dewalque, aux silex et cailloux de Dumont, 
« au sable campinien avec cailloux roulés de d'Omalius d'Halloy, à 
« 1 étage inférieur de la formation quaternaire, cailloux roulés et 
« sables graveleux de Dupont. » 

Nous avons fait remarquer que le diluvium méridional de la Néer- 
lande n'est que le prolongement marin ou d'estuaire du diluvium allu- 
vial des cours d'eau quaternaires ayant coulé vers le nord pendant toute 
la période du creusement des vallées. Ces dépôts alluviens, pris dans 
leur ensemble, sont donc postérieurs au phénomène diluvien rapide et 
général qui a amené le dépôt caillouteux ancien au-dessus des plaines et 
des collines belges. 

La seule assimilation que l'on puisse établir entre le diluvium méri- 
dional néerlandais et le diluvium caillouteux ancien doit donc se limiter 
à l'origine commune des matériaux dont ces dépôts sont formés ; l'âge, 
comme le mode de formation, de ces masses diluviennes présentant des 
différences très-sensibles. 

« IV. Les dépôts de la Campine ne doivent pas être considérés 
« comme étant composés simplement de sable avec cailloux et de 
« sable sans cailloux, mais ces deux étages doivent être séparés 
« d'après leur origine très-différente : l'un, inférieur, étant provenu 
« de l'Ardenne et du Condroz, au moyen des eaux des rivières; 
« l'autre, supérieur, étant une formation marine, dérivée des 
« dépôts diluviens antérieurs par le balancement des eaux de la 
« mer. » 

Nous ferons remarquer que l'étage inférieur, qui est le diluvium cail- 
louteux ardennais, a été étendu sur nos plaines campiniennes, non par 
les eaux persistantes et localisées des rivières quaternaires, mais par les 
nappes torrentielles et générales des premiers courants diluviens. 

Quant à la distinction, parfaitement justifiée, que M. Winkler établit 
dans les divers dépôts de la Campine, elle ne suffit pas pour l'interprétation 
de tous les faits observés, notamment à Merxem et aux environs d'Anvers. 



XXXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Nous avons reconnu que la formation supérieure ou campinienne propre- 
ment dite doit elle-même se subdiviser en deux horizons : l'un inférieur, 
marin; l'autre supérieur, résultant du remaniement par le vent des strates 
marines émergées et représentant un dépôt de dune ou de formation 
aérienne. 

« V. Le sable campinien est vraisemblablement postérieur au 
« limon hesbayen. » 

Nous appuyons sans aucune réserve cette appréciation, qui nous paraît 
absolument justifiée. 

Les autres conclusions du mémoire de M. Winkler sont relatives à 
l'origine et à la formation des dunes maritimes. Nous n'avons pas à nous 
en occuper ici, cette question ne se rattachant pas directement au débat 
faisant l'objet de cette note. 

Nous cro} T ons devoir ajouter, avant de finir, quelques mots au sujet 
du limon hesbayen. 

Parlant de la composition du diluvium remanié, M. Winkler dit ceci, 
page 29 de son mémoire : « Nous avons vu plus haut que l'on trouve 
« dans quelques endroits du diluvium remanié des bancs d'argile ou 
« plutôt d'un limon argileux. Il serait très-intéressant de savoir si le 
« limon de notre sable remanié est analogue au limon hesbayen de la 
« Belgique. Si notre limon disposé en lits dans le dépôt sableux estiden- 
« tique au limon hesbayen, sa position pourrait peut-être servir à résoudre 
« la question qui occupe les géologues belges, c'est-à-dire la contempora- 
« néité du limon hesbayen et du sable campinien. » 

Le dépôt hesbayen : limon fin d'origine fluviale, contenant des coquilles 
terrestres et d'eau douce et déposé dans une eau calme, ne peut certes pas 
avoir été originairement déposé aux mêmes endroits et en même temps 
que le sable campinien : dépôt marin à grains quartzeux purs 
et lavés, dénotant des eaux toujours en mouvement. Si Ton trouve 
réellement les deux dépôts réunis en alternances ou disposés en lentilles 
en un même point, ce ne peut être que par le fait de remaniements ulté- 
rieurs au dépôt des couches. 

Le limon signalé par M. Winkler comme déposé en lits ou en lentilles 
dans le dépôt sableux rapporté par lui au Campinien doit, ou bien n'avoir 
aucun rapport avec le dépôt hesbayen et représenter, soit le résidu de la 
précipitation, au large dans la baie, des particules limoneuses rejetées 
dans la mer par les cours d'eau, soit le remaniement ultérieur, à l'époque 
campinienne, de ces alluvions limoneuses, ou bien provenir du dépôt hes- 
bayen préexistant, affouillé sur les rives ou même dans le lit de la mer 
nar le mouvement des eaux. 



BULLETIN DES SEANCES. — ANNÉE 1879 XXXVII 

On voit donc que, même en admettant l'existence de lentilles de limon 
hesbayen dans le sable campinien, la contemporanéité des deux dépôts 
n'est aucunement prouvée, le limon hesbayen ainsi rencontré ne pouvant 
être que remanié et ayant donc pu, antérieurement à la sédimentation 
campinienne, se trouver déposé sur la région du continent que devait 
recouvrir plus tard la mer campinienne. 

Or, c'est précisément là notre pensée; car, pour nous, il est hors de 
doute que le manteau limoneux qui recouvre les cailloux et les sables 
stratifiés du diluvium ancien était déjà déposé avant la sédimentation des 
dépôts campiniens. 

M. Winkler admet ou suppose tout au moins que le limon argileux 
observé par lui dans le diluvium remanié ou sable campinien néerlandais 
pourrait être identique au limon hesbayen. 

Or, dans l'hypothèse de la contemporanéité — qui, nous l'avons 
fait remarquer plus haut, implique l'origine remaniée de ces lits 
ou lentilles de limon — cette identité est matériellement impossible. 
En effet, le limonhesbayen se présente dans nos plaines belges sous deux 
aspects différents. L'un est Yergeron, limon tendre et friable, finement 
mais irrégulièrement stratifié. L'autre est la terre à brique ou limon 
argileux, simple faciès d'altération de la partie supérieure, plus fine et plus 
argileuse, du premier ; c'est un dépôt homogène et compacte, privé, 
comme tous les dépôts altérés par l'infiltration des eaux superficielles, de 
toute trace de stratification. 

Il suffit de se rappeler ces caractères des deux faciès du dépôt hesbayen 
pour se convaincre que, remanié par la mer, puis déposé sous forme de 
lentilles ou de couches alternant avec le sable campinien, le dépôt hes- 
bayen ne conserverait en rien son apparence ou ses caractères habituels. 
C'est pourquoi on ne doit pas s'attendre, avec M. Winkler, à trouver dans 
la masse des sables campiniens de la Néerlande des lentilles ou des lits 
limoneux identiques à notre limon hesbayen. 

Si Ton parvient à constater dans les dépôts quaternaires néerlandais 
la présence du véritable limon hesbayen non remanié, avec ses caractères 
normaux, — ce que nous ne contestons nullement — ce sera unique- 
ment^^ base et au-dessous du dépôt campinien, et alors on reconnaîtra 
dans ce limon un dépôt continu, formant un horizon constant et distinct, 
toujours sous-jacent au dépôt sableux, abstraction faite, bien entendu, 
des cas de remaniement ou d'affouillement localisés ou accidentels. 

Encore une fois, dans ce cas, il ne pourra pas être question de contem- 
poranéité entre le limon hesbayen et le sable campinien, car le dépôt 
du limon, se rattachant au phénomène qui l'a fait recouvrir nos 
plaines belges, aura évidemment précédé la phase de sédimentation 



XXXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

marine qui a amené au-dessus de ce manteau limoneux les sédiments 
sableux du campinien. 

Quant à l'absence probable du limon hesbayen sous le sable campinien 
du sud, c'est-à-dire indiquant le littoral belge de la mer cainpinienne, elle 
s'expliquerait alors aisément par l'agitation des vagues, dont le mouvement 
incessant aurait délayé et emporté vers les régions plus calmes du large 
les particules limoneuses qui formaient le lit de la mer. 

En résumé, quelle que soit l'interprétation donnée aux lits limoneux 
du diluvium remanié ou sable campinien de la Néerlande, rien dans les 
rapports de ces lits avec le sable campinien ne peut conduire à faire 
synchroniser ce dernier avec le limon hesbayen. 

En attendant une étude plus approfondie des lits argileux et limoneux 
du diluvium néerlandais, nous nous bornerons à faire remarquer que 
M. Winkler lui-même les rattache à son diluvium remanié ou campinien. 
De plus, les lits d'argile signalés au sud-est de Berg-op-Zoom, ceux des 
environs de Calmpthout ou de Cappellen paraissent relier intimement les 
dépôts argileux de la Néerlande aux couche argileuses de Merxem et des 
environs d'Anvers. 

Or, ces couches de Merxem, qui n'ont certes pas la moindre corrélation 
ni le moindre caractère en commun avec le limon hesbayen, représentent, 
nous l'avons vu, au même titre que le sable campinien, un dépôt remanié 
résultant de la sédimentation à nouveau des éléments légers, détachés 
par le balancement des eaux marines, des couches diluviennes du vaste 
estuaire qui fut le berceau du dépôt campinien. 

Suivant toute apparence, une partie au moins des lits d'argile et de 
limon qui, presque partout en Hollande, dit M. Winkler, s'observent à la 
base du sable campinien, doit correspondre à l'étage stratifié marin cam- 
pinien, représenté à Merxem et aux environs d'Anvers par les alternances 
argilo-sableuses que nous avons décrites. Ainsi que nous l'avons déjà dit 
tantôt, d'autres masses représentent vraisemblablement, soit des vestiges 
en place ou remaniés du dépôt primitif hesbayen, recouvert par les sédi- 
ments de la mer campinienne, soit le résultat de la précipitation des parti- 
cules limoneuses alluviales rejetées dans la mer par les fleuves et les 
courants quaternaires. C'est sans doute à cette dernière origine qu'il faut 
rapporter les lentilles et les lits de limon intercalés en Hollande dans la 
masse du diluvium remanié ou sable campinien. 

L'étude de ces dépôts limoneux et argileux mérite d'attirer sérieuse- 
ment l'attention des géologues hollandais et nous leur signalons, comme 
particulièrement intéressante à étudier, la question du synchronisme 
probable d'une partie au moins de ces lits argileux avec les couches stra- 
tifiées de Merxern. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XXXIX 

Si cette thèse se vérifiait, il en résulterait que les conclusions four- 
nies par l'étude du Campinien du fort de Merxem s'étendraient à une aire 
extrêmement étendue, et la division du Campinien en deux étages serait 
ainsi générale et définitivement établie. 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. Rutot annonce qu'il présentera avec M. Vincent, à la prochaine 
séance de la Société, la révision complète des fossiles du Mont Panisel. 

La séance est levée à 7 1/2 heures. 



Séance du 5 avril 1879. 

Présidence de M. Fr. Roffiaen. 



La séance est ouverte à 6 1/2 heures. 

Sont présents : MM. Fr. Roffiaen, vice-président; E. Lambotte; 
Ern. Fontaine; Ern. Vanden Broeck; J. Delà Fontaine; A. Rutot; 
Th. Lefèvre; J. Colbeau, secrétaire. 

M. E. Vincent, étudiant, assiste à la séance. 

MM. E. Colbeau, L. Pire, J.-F. Cornet, Alph. Briart, F.-L. Cornet, 
font excuser leur absence. 

Le procès-verbal de la séance du 1 er mars 1879 est adopté. 

Correspondance . 

L'Académie Impériale des Sciences de Vienne, lWcadéinie Royale des 
Sciences d'Amsterdam, l'Institut archéologique du Luxembourg, d'Arlon, 
la Société des Sciences naturelles de Padoue, la Société de lectures et 
conférences scientifiques de Gênes, la Société d'Études Scientifiques de 
Lyon, la Société pour l'étude de la Nature dans le Wurtemberg, remer- 
cient pour la réception des Annales et des Procès-verbaux et annoncent 
l'envoi de leurs publications. 

Le Comité de Dorpat pour l'érection d'un monument à la mémoire de 
Karl Ernst von Baer, adresse une circulaire de souscription à ce monu- 
ment. 



XL SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. Aug. de Koninck, bibliothécaire adjoint de la Chambre, pourrait 
si la Société le désire, compléter les volumes des Bulletins de l'Académie 
de Belgique qui lui manquent, en échange de volumes de ses publica- 
tions. — L'Assemblée désireuse de compléter cette collection, charge le 
Secrétaire de répondre à M. de Koninck, à l'effet de réaliser l'échange 
proposé. 

M. Kreidel, libraire à Wiesbaden, adresse son catalogue d'ouvrages 
malacologiques et M. Georg, éditeur à Baie, son catalogue d'ouvrages 
de sciences naturelles. 

Dons et envois remis. 

m 

Publications offertes par leurs auteurs MM. Carlo de Stefani et Dante 
Pantanelli (Di una nuova Daudebardia italiana, D. Tarentina), M me la 
marquise M. Paulucci (Fàuna Italiana. Communicazioni malacologiche. 
Art. 1, 2), M. Casimir Ubaghs {Description de quelques grands vertébrés 
et d'une nouvelle espèce de Tortue, trouvés dans la craie supérieure de 
Maastricht. 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie Impériale des 
Sciences de Vienne, de l'Académie Boyale des Sciences d'Amsterdam, de 
l'Académie d'agriculture de Vérone, de l'Académie Eoyale des Sciences de 
Belgique, du Comité Royal géologique d'Italie, de l'Institut I.-R. géologique 
d'Autriche, de l'Institut géologique de Hongrie, de l'Institut archéologique 
du Luxembourg, du Muséum de Zoologie comparée de Cambridge Mass. , de 
l'Association lyonnaise des Amis des sciences naturelles, del'Union des Natu- 
ralistes du Yorkshire, des rédactions delà Feuille des Jeunes Naturalistes, 
du Moniteur industriel, de l'Athenseum belge, de la Revue Zoologique de 
Leipzig, de la Bibliographie de la Suisse, du Bulletin scientifique du 
Département du Nord, et des sociétés suivantes : des Sciences naturelles 
de Padoue, Géologique de Londres, Linnéenne de la Nouvelle-Galles du 
Sud, Entomologique de Belgique, de Lectures et Conférences scientifi- 
ques de Gênes, d'Études scientifiques de Lyon, Royale des sciences médi- 
cales et naturelles de Bruxelles, Centrale d'agriculture de Belgique, 
Entomologique italienne, Toscane des sciences naturelles, Royale de 
Botanique de Belgique, Espagnole d'histoire naturelle, Adriatique des 
sciences naturelles, Linnéenne du Nord de la France, d'Étude des sciences 
naturelles de Nîmes, Belge de Microscopie, des Naturalistes du Canton 
des Grisons, Géologique de France, Malacozoologique Allemande, 
d'Agriculture et Sciences d'Orléans, pour l'étude de la Nature dans le 
Wurtemberg, de Borda à Dax, Médico-chirurgicale de Liège, Belge de 
Géographie. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XLI 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque de la Société trois exemplaires 
du Procès-verbal de la séance de la Société du 1 er mars 1879. 

Communications du Conseil. 

Le Président annonce que le Conseil a reçu membres effectifs de la 
Société, dans sa séance du 18 mars dernier, M. Ernest Fontaine, can- 
didat en médecine, à Bruxelles, présenté par MM. Élie Lambotte et 
Emile Colbeau, et dans sa séance de ce jour, M. le D r Abel Ribeiro, à 
Odemira (Portugal), présenté par MM. Pierre Desguin et Jules Colbeau. 

Question à l'ordre du jour : Exposition de 1880. 

Il est donné lecture d'une lettre de M. Schepmann qui, par suite de 
certaines considérations présentées à la séance de janvier dernier et rela- 
tives aux exposants étrangers, croit ne plus pouvoir prendre part à 
l'Exposition. — L'Assemblée charge le Secrétaire de répondre à notre 
collègue que le Procès-verbal de cette séance rapporte simplement le 
résumé d'une conversation entre quelques membres et que la Société n'a 
pris aucune espèce de résolution à cet égard. 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. Rutot informe la Société qu'il croit devoir remettre à une des pro- 
chaines séances la lecture de la note sur la faune du Mont-Panisel près 
de Mons, qu'il devait présenter en collaboration avec M. G. Vincent, à 
cause de la promesse que lui a faite notre collègue M. Houzeau de 
Le Haie, de lui communiquer très-prochainement sa collection. 

La séance est levée à 7 heures. 



Séance du 3 mai 1879. 

Présidence de M. Fr. Roffiaen. 

La séance est ouverte à 6 1/2 heures. 

Sont présents : MM. Fr. Roffiaen, vice-président; Th. Lefèvre ; A. Rutot; 
Ern. Vanden Broeck ; Ern. Fontaine ; E. Lambotte ; J. Colbeau, secrétaire. 
M. E. Vincent, étudiant, assiste à la séance. 
M. E. Colbeau fait excuser son absence. 
Le procès-verbal de la séance du 5 avril 1879 est adopté. 



XLII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Correspondance. 

La Société des Sciences Naturelles de Gratz, la Société Royale de Zoo- 
logie d'Amsterdam, la Société d'Études scientifiques de Lyon remercient 
pour la réception des Annales et des Procès-verbaux et annoncent l'envoi 
de publications. 

La Société Royale Linnéenne de Bruxelles adresse le Programme de 
ses excursions scientifiques pour l'été de 1879, savoir : 

11 mai. — Groenendael, Rouge-Cloître. — Réunion à la station du Luxembourg. 
Départ par le 2 e train. 

8 juin. — Forest, Droogenbosch, etc. — Réunion à l'ancienne porte de Hal, à 
7 1/2 heures du matin. 

27 juillet. — Environs d'Aerschot. — Réunion à la station du Nord. Départ par le 
1 er train. 

10 août. — Ostende. — Réunion à la station du Nord. Départ par le 1 er train. 
7 septembre. — Bergh. — Réunion à la station du Nord. Départ par le 2 e train 
pour Cortenberg. 

La Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut adresse son 
Programme de concours de 1 879 . Le prix pour chacune des questions est une 
médaille d'or. Les mémoires doivent être remis au Président de la Société, 
rue du Grand-Quiévroy, à Mons, avant le 31 décembre 1879. Les deux 
questions suivantes peuvent intéresser les membres de la Société : 

XII. Faire la description géologique et paléontologique des 

terrains tertiaires du Hainaut. 
XV. Une dissertation sur la molécule organique et la vésicule 

élémentaire, indiquant leur trait d'union et leurs 

premières élaborations. 

L'Académie Royale des Sciences de Belgique adresse également son 
Programme de concours pour 1880. Les mémoires doivent être adressés 
au Secrétaire perpétuel de l'Académie avant le 1 er août 1880. La valeur 
des médailles décernées comme prix sera de huit cents francs. Parmi les 
questions proposées se trouvent les deux suivantes pouvant offrir un 
intérêt spécial pour les membres de la Société : 

I. Faire la description des terrains tertiaires appartenant à la 
série éocène, c'est-à-dire terminés supérieurement par le 
système laekenien de Dumont, et situés dans la Hesbaye, 
le Brabant et les Flandres. 

IL Faire connaître l'histoire de la vésicule germinative dans 
des œufs pouvant se développer par parthénogenèse. 






BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XL1U 

Dons et envois reçus. 

Publications offertes par leurs auteurs, M. L. Foresti (Contribuzioni 
alla Conchiologia fossile Italiana), M. Robert Stearns (Description of a 
new species of Dolabella from tJie Gulfof California et Remarks on fossil 
shells from the Colorado désert), M. Nap. Pini (Nuove specie o forme poco 
note di Molluschi. Contribuzione alla fauna malacologica d'Italia), 
M. Bryce Wright (Bryce-Wrighfs Catalogue of miner alogical, geological, 
conchological and archceological spécimens), M. Ernest Vanden Broeck 
(1. Description d'un nouveau système de slidepotcr le montage des prépa- 
rations à sec 2. Instructions pour la récolte des For aminif ères vivants. 
3. Mélanges de Microscopie) , MM. Ern. Vanden Broeck et A. Rutot 
{Compte-rendu sommaire des explorations paléontologiques et stratigra- 
pMques entreprises aux environs de Tongres). 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie Royale des 
Sciences de Belgique, de l'Académie Royale des Lynx de Rome, de l'Aca- 
démie d'Agriculture, etc., de Vérone, des rédactions de la Revue Zoolo- 
gique de Leipzig, du Moniteur industriel, de l'Athenœum belge, de la 
Feuille des Jeunes Naturalistes, du Moniteur horticole belge, ainsi que 
des Sociétés suivantes : Entomologique de Belgique, Malacozoologique 
Allemande, Centrale d'Agriculture de Belgique, des Sciences Naturelles 
de la Styrie, Vaudoise des Sciences Naturelles, d'Etude des Sciences 
Naturelles de Nîmes, Royale des Sciences Médicales et Naturelles de 
Bruxelles, Royale de Botanique de Belgique, Malacologique Italienne, 
Belge de Microscopie, des Amis des Sciences Naturelles de Rouen, Médico- 
chirurgicale de Liège, Botanique de Lyon, d'Études Scientifiques de 
Lyon, Royale Linnéenne de Bruxelles, des Sciences Naturelles de Brème. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du Procès- 
verbal de la Séance de la Société du 5 avril 1879, ainsi qu'un exemplaire 
des tirés à part suivants des Annales, tome XIV, 1879 : Diluvium et Cam- 
pinien par Ern. Vanden Broeck et Paul Cogels, et Observations nouvelles 
relatives à la faune du système Brnxellien, etc., par G. Vincent et 
A. Rutot. 

Communications du Conseil. 

Le Président annonce que le Conseil, dans sa séance du 22 avril 
dernier, a reçu membres effectifs de la Société : M. Achille Tillier, archi- 
tecte, àMons, présenté par MM. Rutot et Vanden Broeck; M. L. Carez, 
membre de la Société Géologique de France, à Paris, et M. Maurice Mon- 
thiers, ingénieur des mines, à Paris, ces deux derniers présentés par 
MM. Vanden Broeck et Lefèvre. 



XLIV SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. Rutot fait en son nom et en celui de MM. Vincent et Vanden 
Broeck la communication suivante : 

On peut observer en ce moment, près de Bruxelles, la plus belle coupe 
de terrains qui ait jamais été visible aux environs de la capitale. 

Cette coupe est située à Saint-Gilles, sur l'emplacement du futur parc 
royal, actuellement en construction. 

On peut y voir distinctement la série presque complète des terrains de 
la rive droite de la Senne, sous ses deux faciès : normal et altéré ; enfin, 
on peut y reconnaître tous les niveaux à Nummulites existant dans nos 
couches éocènes. 

En partant du bas, on voit d'abord la partie supérieure du système 
Yprésien, renfermant un lit uniquement composé de Ditrupa plana. 
Au-dessus de ce lit vient le banc à Nummulites planulata, puis viennent 
des sables et grès très-fossilifères, avec Ostrea submissa, 0. rarilamella, 
Pecten corneus, Turritella édita, Turritella hybrida, Vermetus Bogno- 
riensis, Scalaria Rutoti, etc., etc. 

Vers le haut, l'Yprésien devient complètement argileux. 

C'est sur cette argile que repose le Bruxellien avec ravinement mani- 
feste. 

Le Bruxellien est représenté par ses trois zones : sables blancs siliceux, 
avec grès fistuleux ; sables siliceux avec grès lustrés et sables calcareux 
avec grès calcarifères. 

Toutes les zones du Bruxellien sont fossilifères; la plus intéressante est 
la zone moyenne à grès lustrés; elle renferme beaucoup de grandes Rostel- 
laires silicifiées, ainsi que des Fuseaux, des Cardites, des Nautiles, des 
Huîtres, etc. 

Sur le Bruxellien repose le Laekenien, par l'intermédiaire du gravier 
à Nummulites lœmgata et scabra roulées, également très-riche en autres 
coquilles et dents de squales. 

La masse du système Laekenien, aussi nommée couche à Ditrupa, 
renferme, avec de nombreuses Nummulites Ileberti, un grand nombre 
d'oursins {JE chinolampas) , de Pecten, d'Huîtres, etc. 

Enfin, vers le haut delà coupe, on peut voir le Laekenien surmonté 
des sables de Wemmel, partie inférieure de notre système Wemmelien. 

Ces sables de Wemmel présentent à leur base le gravier si caractéris- 
tique, tantôt meuble, tantôt agglutiné en blocs et toujours pétri de Num- 
mulites variolaria et d'autres fossiles. 

Les sables de Wemmel eux-mêmes sont fossilifères et renferment un 
certain nombre d'espèces, parmi lesquelles Belosepia belemnitoidea, Pecten 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XLV 

corneus, Ostrea cubitus, Cardium partie, Cytlierea suberycinoïdes et 
Cytherea snlcataria. 

Ainsi que nous l'avons dit ci-dessus, les résultats des altérations super- 
ficielles sont visibles sur une très-grande échelle; les poches d'altération 
pénètrent à travers le Wemmelien et le Laekenien jusque dans le Bruxel- 
lien. 

Les talus de la coupe montrent, comme dans un même tableau, tous les 
cas d'altération qui peuvent affecter les couches sableuses des environs de 
Bruxelles ; en même temps, ils forj; ressortir les modifications profondes 
qu'elles ont subies et qu'elles subissent encore tous les jours. 

La coupe de Saint-Gilles devant disparaître dans un avenir prochain, 
nous engageons vivement tous nos collègues à aller la visiter. Ils en tire- 
ront de précieux renseignements et pourront ainsi se convaincre de l'exac- 
titude de nos déductions et de la légitimité des modifications que nous 
avons introduites dans la nomenclature des couches et dans l'appréciation 
de leur âge relatif. 

Quant à nous, nous l'avons relevée avec le plus grand soin, afin de 
pouvoir la publier dans tous ses détails à la Société Géologique de 
Belgique. 

MM. Lefèvre et Vanden Broeck désireraient voir publier dans les 
procès-verbaux mensuels une analyse succincte des ouvrages offerts à la 
Société par leurs auteurs. Ce travail serait laissé à la bonne volonté des 
membres. — L'assemblée partage ce désir. 

La séance est levée à 7 1/2 heures. 



Séance du 7 juin 1879. 

Présidence de M. Alph. Briart. 

La séance est ouverte à 6 heures. 

Sont présents : MM. Alph. Briart, président; J. De la Fontaine; 
Fr. Roûiaen; E. Colbeau ; F.-L. Cornet; C. Malaise; A. Rutot; 
Ern. Vanden Broeck; P. De Ladrière ; Th. Lefèvre; J. Colbeau, secrétaire. 

M. V. Beine fait excuser son absence. 

Le procès-verbal de la séance du 3 mai 1879 est adopté. 



XLVI SOCIÉTÉ MALACOLOGiQUE DE BELGIQUE 

Correspondance. 

M. le D r Abel da Silva Ribeiro et M. Prudent de Ladrière remercient 
pour leur réception comme membres de la Société. M. Ribeiro annonce 
en même temps qu'il adressera à la Société des mollusques, des actinies et 
des astéries du Portugal. 

L'Académie Slavo-méridionale des Sciences d'Agrain, la Société des 
Naturalistes de Brùnn, l'Institution Smithsotrienne, le Muséum d'histoire 
naturelle de Lyon, la Société Royale Norvégienne des Sciences, la Société 
Impériale-Royale de Zoologie et de Botanique de Vienne, remercient pour 
la réception de nos annales et de nos procès-verbaux et annoncent l'envoi 
de leurs publications. 

M. le Ministre de l'intérieur met à la disposition de la Société, pour y 
déposer ses collections, les grandes armoires hors d'usage de la Bibliothèque 
de Bourgogne, et l'autorise à les faire enlever lorsqu'elle le jugera utile. 

— Le Secrétaire annonce que le Conseil s'est déjà occupa de cette affaire et 
a obtenu de l'Université une salle très-convenable pour en placer quatre ; 
une cinquième pourrait être placée dans le local de notre Bibliothèque. 

— L'assemblée vote des remerciements à M. le Ministre ainsi qu'à l'Uni- 
versité, et sur la proposition de M. Roffiaen, elle en vote également à 
MM. Lefèvre et Fologne qui, personnellement, ont largement contribué au 
résultat obtenu. 

La Société Royale de Botanique de Belgique adresse le programme de 
son herborisation générale de cette année, qui aura lieu dans la vallée du 
Rhin, aux environs de Bingen, Heidesheim et Kreuznach, les 22, 23 et 
24 juin. — Des exemplaires de ce programme sont mis à la disposition des 
membres de la Société. 

Dons et envois reçus. 

M. le D r Abel da Silva Ribeiro et M. Prudent de Ladrière font don de 
leur portrait photographié, 

Coquilles fossiles de la Croatie, don de M. Lefèvre. 

Brochures offertes par leurs auteurs M. Renier Malherbe (Société libre 
d'Émulation de Liège. Liber memorialis), M. Robert Stearns (In the 
matter of certain badly treated mollusks), M. C. Malaise (Sur une espèce 
minérale nouvelle pour la Belgique, V arsènopyrite ou mispickel). 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie Royale des 
Lynx de Rome, de l'Académie Slavo-méridionale des Sciences d'Agram, de 
l'Académie Royale des Sciences de Belgique, du Comité Royal Géologique 
d'Italie, du Muséum de Zoologie comparée de Cambridge Mass., de l'Uni- 
versité Royale de Norvège, des rédactions de la Revue Zoologique de 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XLVII 

Leipzig, du Bulletin Scientifique du Département du Nord, du Moniteur 
Horticole Belge, du Journal de Conchyliologie de Paris, du Moniteur 
industriel, de l'Athenseum belge, de la Feuille des Jeunes Naturalistes, 
et des Sociétés suivantes : Géologique de France, Linnéenne de Bordeaux, 
Agricole et Scientifique etc. des Pyrénées orientales, d'Agriculture etc. 
du Département du Var, Archéologique et Scientifique de Soissons, 
d'Agriculture et Sciences etc. du Département d'Indre-et-Loire, Royale 
de Botanique de Belgique, Centrale d'Agriculture de Belgique, pour 
la connaissance des Sciences Naturelles de Hambourg, des Sciences 
Physiques et Naturelles etc. d'Alger, Géologique de Hongrie, Malaco- 
zoologique Allemande, Espagnole d'Histoire naturelle, Royale des Sciences 
médicales et naturelles de Bruxelles, Belge de Microscopie, des Natu- 
ralistes de Brûnn, Impériale des Naturalistes de Moscou, Belge de Géo- 
graphie, d'Etude des Sciences naturelles de Nîmes, Vénitienne-Trentine 
des Sciences naturelles, Entomologique de Belgique, Médico-Chirur- 
gicale de Liège, Suisse d'Entomologie, Royale Linnéenne de Bruxelles 
Royale Norvégienne des Sciences, Impériale-Royale de Zoologie et de 
Botanique de Vienne. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la Bibliothèque trois exemplaires du Procès- 
verbal de la séance de la Société du 3 mai 1879. 

Communications et propositions du Conseil. 

Le Président annonce que le Conseil, dans ses séances du 13 mai et 
du 3 juin, a reçu membres effectifs de la Société, M. Victor Beine, étudiant 
à l'Université, à Bruxelles, présenté par MM. E. Colbeau et Lambotte, et 
M. Prudent de Ladrière, membre de la Société Belge de Numismatique, 
à Bruxelles, présenté par MM. Roffiaen et E. Colbeau. 

Le Président annonce ensuite que le Conseil, conformément à l'intention 
de la Société, a réalisé l'échange de ses Annales contre la collection com- 
plète des volumes qui lui manquaient, au nombre de 48, des Bulletins de 
l'Académie Royale de Belgique. 

Le Président rappelle que la prochaine réunion de la Société sera l'As- 
semblée générale annuelle ordinaire : elle aura lieu le dimanche 6 juillet, 
à midi, au local de l'Université : l'ordre du jour en sera publié à la suite 
du présent Procès-verbal et distribué aux Membres en temps utile. 

Présentation de travaux pour les publications de la Société. 

M. Rutot donne lecture de son rapport, accompagné d'une planche, sur 
l'excursion faite par la Société, à Renaix, en 1879. 

L'assemblée en décide l'impression dans les Mémoires de la Société. 



XLYIII SOCIETE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Question à l'ordre du jour. Exposition de 1880. 

La Commission de l'Exposition nationale de 1880 invite la Société à 
déléguer un de ses membres auprès du Comité du Groupe de l'Ensei- 
gnement. — L'assemblée délègue M. Jules Colbeau, secrétaire. 

La môme Commission de l'Exposition adresse des bulletins d'inscription, 
des exemplaires de règlement, et diverses circulaires, à distribuer aux 
membres de la Société. 

En l'absence, jusqu'aujourd'hui, d'une réponse à la demande faite par 
la Société au Gouvernement, relativement à cette Exposition, l'assemblée 
décide que la Société rappellera cette demande sur le bulletin d'inscription 
qu'elle remplira en son nom propre, et que les membres de la Société 
ayant adhéré à l'Exposition en recevront chacun un, avec prière de le 
remplir et de le renvoyer directement à la Commission en temps utile. 

La séance est levée à 7 heures. 



Assemblée générale annuelle du 6 juillet 1879. 

Présidence de M. Al. Briart. 

La séance est ouverte à 12 1/2 heures. 

La liste de présence porte les signatures de MM. Prudent de Ladrière; 
Jules Colbeau; A. Rutot; Th. Lefèvre ; Al. Briart; Vick Beine; Emile 
Colbeau; E. Fologne; Ernest Vanden Broeck; Paul Cogels. 

MM. Fr. Roffiaen, G. Vincent, J. Delà Fontaine, H. Denis, font excuser 
leur absence. 

Les Procès-verbaux de l'Assemblée générale ordinaire du 7 juillet 1878 
et de l'Assemblée générale extraordinaire du 4 août 1878 sont adoptés. 

Rapport du Président. 

M. le Président donne lecture du rapport suivant sur les travaux de la 
Société pendant l'année sociale 1878-1879 : 

« Messieurs, 
Conformément à l'article 10 des statuts de la Société, j'ai l'honneur 
de vous rendre compte de nos travaux pendant l'année écoulée, et de 
vous exposer notre situation actuelle. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XLIX 

Membres. — Lors de l'Assemblée générale de l'année dernière, le 
7 juillet .1878, la Société comptait 147 membres, se subdivisant comme 
suit : 11 membres honoraires, 37 correspondants et 99 effectifs. Elle 
compte encore le môme nombre de membres, se répartissant à peu près de 
la même manière, c'est-à-dire en 12 membres honoraires, 36 correspon- 
dants et 99 effectifs. 

La mort nous a enlevé un membre honoraire, M. Dumortier; un membre 
correspondant, M. l'abbé Bourgeois, et un membre effectif, M. Allport 
Nous avons reçu les démissions de MM. DeReul, Geraets, Gloyne,Desva- 
chez, Vander Cappellen, et nous avons dû considérer comme démission- 
naires deux membres effectifs, dont nous avons cessé d'avoir des nouvelles 
depuis plusieurs années. 

Par contre, nous avons reçu deux membres honoraires, M. Hayden, 
Géologue des États-Unis, et M. Selwyn, Directeur du Geological Survey 
du Canada, et huit membres effectifs, MM. Beine, Bell, Carez, Da Silva 
Ribeiro, De Ladrière, E. Fontaine, Monthiers et Tillier. 

Notre album compte actuellement 114 portraits. Il s'est enrichi, pen- 
dant cette année, des portraits de MM. Da Silva Ribeiro et De Ladrière. 

Local, mobilier. — Je suis heureux de pouvoir annoncer que, si nous 
sommes encore dans la période de transition, cette période ne sera plus 
de longue durée. 

Nous avons, en effet, reçu de M. le Secrétaire de l'Université une lettre, 
en date du 25 courant, nous informant que, dans sa séance du 24 juin, le 
Conseil d'administration a accueilli favorablement les demandes que nous 
avions formulées précédemment. Nous nous proposons de remercier de 
nouveau ces Messieurs, de l'empressement qu'ils ont mis à nous venir en 
aide et à encourager nos études. 

Mais jusqu'à présent nous n'avons pas encore pu quitter le Jardin 
Zoologique ; la ville a dû nous accorder un délai de deux mois. D'un 
autre côté, nous avons à procéder à notre installation définitive dans nos 
nouveaux locaux. 

Nous avons déjà obtenu, à l'Université, la salle que nous occupons 
actuellement, salle convenable pour notre bibliothèque, que nous avons 
meublée nous-mêmes, mais insuffisante pour nos collections. 

Nous avons pu prendre possession de cinq grandes armoires qui nous 
ont été offertes par M. le Ministre de l'Intérieur, lesquelles nous seront 
d'une très-grande utilité, pour renfermer nos collections, nos publica- 
tions et nos archives. L'Université nous a autorisés à placer ces armoires 
dans un de ses locaux qui vient de nous être accordé, et nous avons même 
l'espoir que la ville de Bruxelles le fera approprier. 



L SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Par suite de ces combiDaisons, une partie de nos anciens meubles du 
Jardin Zoologique deviendra inutile. 

Réunions. — La réunion extraordinaire à Renaix, bien que suivie par 
peu de membres, a été d'un grand intérêt, surtout au point de vue paléon- 
tologique et géologique. M. Rutot, qui la dirigeait, en a donné une 
relation qui sera imprimée dans nos Annales. 

Les réunions mensuelles ont, par contre, été plus suivies, ce qui doit 
être attribué à deux causes principales, d'abord à ce qu'elles n'ont plus eu 
lieu au Jardin Zoologique, mais dans la salle de l'Université, que nous 
occupons actuellement, ensuite à ce qu'elles ont eu lieu le soir du premier 
samedi de chaque mois. 

Les communications scientifiques qui y ont été faites sont assez nom- 
breuses. La plupart d'entre elles ont pour objet l'étude paléontologique et 
stratigraphique de nos terrains tertiaires. Je suis le premier à en recon- 
naître l'importance et l'influence qu'elles sont appelées, tôt ou tard, à 
exercer sur la géologie de notre pays. Je ne puis que regretter que, pour le 
moment, diverses circonstances m'empêchent de m'étendre autant que je 
le désirerais sur ces intéressantes communications. 

Collections malacologiques. — Nos collections malacologiques ont de 
nouveau reçu de notables accroissements, grâce aux dons que nous ont 
faits M. J. Deby (Unio de Géorgie et coquilles marines des côtes de l'An- 
dalousie), M. Blanchart (coquilles marines de la Méditerranée et terrestres 
des Pyrénées), M. Ressmann (coquilles terrestres de la Carinthie), M. Le- 
fèvre (coquilles fossiles de Croatie) et M. Gaucher (fossiles de Bruxelles). 

Bibliothèque. — Notre bibliothèque s'enrichit d'une manière notable, 
par suite d'échanges et de dons. Elle est devenue très-intéressante à con- 
sulter, tant au point de vue des mollusques vivants que des mollusques 
fossiles. Nous entrevoyons l'espoir de pouvoir l'installer convenablement 
dans nos nouveaux locaux. Le désir d'une organisation nouvelle et 
sérieuse pour le prêt des livres et pour l'établissement d'un cabinet de lec- 
ture a été émis, mais, comme il résulte du rapport de notre bibliothécaire, 
rien, jusqu'à présent, n'a pu être définitivement arrêté. 

Relations. — Nos relations avec les Sociétés savantes du pays et de 
l'étranger continuent à s'étendre. Nous pouvons ajouter, pour cette 
année, une dizaine de Sociétés à notre liste déjà longue, qui sont entrées 
avec nous en relation d'échange de publications. Nous espérons que ce 
nombre pourra s'accroître d'une manière plus rapide encore quand nous 
parviendrons, ce qui ne peut tarder, à nous mettre au courant de la 
publication de nos Annales. 

Publications. — Trois volumes sont en cours de publication. Diverses 
circonstances regrettables ont retardé, jusqu'aujourd'hui, l'impression de 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LI 

deux de nos volumes, les tomes XII (1877) et XIII (1878) ; nous avons 
tout lieu d'espérer que cet état de choses se modifiera prochainement, et 
que chacun sera à même d'apprécier le grand intérêt scientifique des 
mémoires que doivent contenir ces volumes. 

Le tome XIV (1879) marche très-régulièrement, mais les travaux pré- 
sentés sont, jusqu'à présent, peu nombreux. 

Finances. — Le trésorier vous exposera, dans un moment, l'état finan- 
cier de la Société. 

Tels sont, Messieurs, les faits les plus saillants qui ont marqué la 
marche de la Société Malacologique pendant l'année qui vient de s'écouler. 
En somme, tout est satisfaisant; nous n'avons qu'à nous féliciter du 
chemin parcouru jusqu'à présent et nous pouvons envisager l'avenir avec 
confiance. 

Il ne me reste qu'à vous dire quelques mots de l'Exposition de 1880, 
exposition qui certainement occupera la principale place dans le pro- 
gramme des fêtes et cérémonies par lesquelles on se propose de célébrer 
le cinquantième anniversaire de l'indépendance nationale. Cette exposi- 
tion ne doit pas seulement être artistique et industrielle, elle doit être 
également scientifique. Elle doit être non-seulement le reflet ou l'exposé 
sommaire des immenses progrès réalisés par les arts et l'industrie belge 
depuis 1830, mais elle doit tenir compte du mouvement scientifique, si 
vivace depuis quelques années, si important, qu'il s'abrite sous l'égide 
officielle ou qu'il soit dû à l'initiative privée. 

Notre Société ne pouvait rester indifférente à l'annonce d'une telle 
exposition. Après avoir consulté tous ses membres, par sa circulaire du 
6 novembre 1878, elle recueillit de nombreuses adhésions pour une expo- 
sition collective soit de fossiles, soit de mollusques vivants. D'après ces 
adhésions, elle put formuler sa demande, non-seulement d'un emplace- 
ment convenable, mais de subsides de l'État, indispensables et formant 
en quelque sorte la condition sine quâ non de son exposition. 

Beaucoup de promesses nous ont été faites, beaucoup d'encourage- 
ments nous ont été donnés, mais jusqu'à présent aucune réponse officielle 
et définitive ne nous est parvenue. Vous savez, du reste, que le pro- 
gramme de cette exposition n'est pas encore élaboré dans tous ses détails, 
que les grandes lignes seulement en sont tracées. 

Nous pouvons donc espérer que, grâce à l'activité déployée par la 
commission qui en est chargée, tous les obstacles seront prochainement 
levés et que nous recevrons bientôt une réponse satisfaisante à nos légi- 
times aspirations. » (Applaudissements.) 



LU SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. Lefèvre, bibliothécaire, obtient la parole pour lire le rapport sui- 
vant sur la bibliothèque : 

« Messieurs, 

« Je voudrais pouvoir annoncer aujourd'hui que le classement des 
livres de la Bibliothèque se poursuit activement, mais des difficultés 
matérielles nous empêchent, pour le moment, de continuer ce travail, 
dont l'urgence ne permettra pas de différer longtemps l'exécution. 

« L'absence de rayons suffisants et l'état des livres qui réclament une 
reliure, sont les causes premières de cette situation fâcheuse ; toutefois, 
nous avons lieu d'espérer pouvoir, dans un avenir prochain, donner une 
solution satisfaisante à cette question. A la suite de l'entrevue qui a eu 
lieu entre la Société et l'Administration communale, nous sommes en 
droit de supposer que la ville de Bruxelles nous aidera dans les sacrifices 
pécuniaires que nous devrons nous imposer pour en arriver à permettre 
à MM. les professeurs et les élèves de l'Université libre de consulter notre 
importante collection de publications périodiques. 

« Les livres prêtés au dehors sont en grande partie rentrés et nous 
mmes certain que les rares volumes qui manquent encore nous seront 
remis sous peu. 

« Pendant l'année sociale écoulée, la Bibliothèque s'est augmentée de 
11 publications périodiques qui sont celles des Sociétés suivantes : 

« Société Borda, de Dax ; Société Scientifique Argentine ; Institut Royal 
Géologique de Hongrie ; Société d'Histoire Naturelle d'Elberfeld ; Revue 
Zoologique de Leipzig; École Industrielle de Bistriz; Société des Natura- 
listes de Norfolk; Société Géologique de Norwich ; Institut Archéologique 
du Luxembourg; Association Lyonnaise des Amis des Sciences Naturelles; 
Union des Naturalistes du Yorkshire. 

« Par suite de ces envois, le chiffre total des publications périodiques 
reçues en échange de nos Annales, qui était de 242, se trouve porté 
à 253. 

« Nous appelons l'attention de nos Collègues sur les belles publications 
de l'Institut Royal Géologique de Hongrie et ne pouvons omettre de men- 
tionner d'une manière spéciale l'envoi important qu'a bien vo îlu nous 
faire la Commission Géologique d'Autriche qui, sur notre demande, nous 
a adressa tout ce qui nous manquait de ses Mémoires in-4°, soit neuf 
volumes. 

« Nous avons également eu l'occasion de compléter la collection des 
Bulletins de l'Académie Royale de Belgique, que nous ne possédions que 
depuis 1864, et nous avons reçu en échange de deux collections d'Annales 
les volumes qui nous manquaient. Un grand nombre de tirés à part, 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LUI 

ayant spécialement rapport à la malacologie vivante et fossile, ainsi qu'à 
la géologie, ont été offerts par les auteurs, pendant l'exercice écoulé. 

« Nous devons ajouter que plusieurs Sociétés avec lesquelles l'échange a 
été établi, n'ayant pas encore reçu nos volumes, n'ont pas donné suite aux 
demandes, et c'est ainsi que nous ne possédons pas encore les publications 
des Associations suivantes : 

« Commission Géologique du Portugal ; Société d'Histoire Naturelle de 
Zurich; Société des Sciences Physiques de Naples; Institut de la Nou- 
veHe-Zélande, et enfin le Musée de Gênes, qui nous a fait parvenir son 
dernier volume, après avoir offert la collection complète de ses Annales 
qui sont très- remarquables. 

« Aussi, dès que notre réserve d'Annales se trouvera installée dans une 
des armoires que l'État a bien voulu mettre à notre disposition, il sera 
nécessaire d'effectuer tous les envois arriérés, afin de recevoir les publica- 
tions nombreuses qui nous ont été offertes pendant les deux dernières 
années. 

« Je termine, Messieurs, en appelant l'attention sur l'opportunité de 
l'adoption d'un règlement pour le prêt des livres de la Bibliothèque, et 
vous proposerai de prendre pour base le projet que j'ai eu l'honneur de 
déposer l'année dernière. » 

Budget. 

M. Fologne, trésorier, résume, ainsi qu'il suit, la situation financière 
de la Société : 

« Les comptes de Tannée sociale écoulée se soldent par un encaisse 
de923fr. 61 c. 

« En résumé, les prévisions du budget ont été réalisées. Nous avons à 
recevoir, en tout. ..... fr. 5,090 08 

et à payer 4,725 70 

« Le maintien de cette situation, qui est rassurante, dépend unique- 
ment du plus ou moins d'importance qu'on donnera aux publications 
arriérées. Il ne faut pas qu'elles coûtent plus que les sommes qui ont 
été inscrites au budget, car il n'y a pas d'espoir que les abonnements à 
recevoir de l'État, pour ces volumes, puissent être plus élevés, ou que 
d'autres recettes puissent se faire. 

« Le budget pour l*année 1879-80 a été préparé en ce sens, et si vous 
n'avez pas d'observations à faire, je vous doanerai lecture du projet 
de budget. » (Adhésion.) 



LIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

L'Assemblée procède à l'examen des comptes de l'exercice 1878-1879, 
vérifiés par la Commission des comptes. — Ces comptes sont approuvés. 

Le Trésorier présente le projet de budget pour l'exercice 1879-1880, 
préparé en séance du Conseil, et se soldant en recettes et en dépenses, par 
la somme de 8,218 fr. 19 c. 

Après discussion sur chacun des articles, ce projet est unanimement 
adopté. 

Par suite de ce vote, la cotisation des membres effectifs pour l'année 
1879-1880, reste portée à 15 francs. 

Fixation des jours et heures des Séances de la Société. 

L'Assemblée décide que les réunions mensuelles continueront à avoir 
lieu le premier samedi de chaque mois, à 6 heures du soir, et l'Assemblée 
générale annuelle, le premier dimanche de juillet, à 1 heure. 

Choix de la localité et de V époque de ï Excursion annuelle de la Société. 

Sur la proposition de MM. Vanden Broeck et Cogels, l'Assemblée 
choisit les environs d'Anvers comme but de l'excursion de 1879-1880 : 
elle en fixe la date aux 27 et 28 juillet courant. 

Propositions diverses. 

Sur la proposition du Conseil, diverses mesures sont adoptées à l'effet 
de faciliter le recouvrement des sommes dues à la Société. 

— La séance est suspendue. 

Nomination du Président de la Société pour les années 1879-1880 
«* 1880-1881. 

A la reprise de la séance, il est procédé à la nomination du Président de 
la Société pour les années 1879-1830 et 1880-1881. 

M. le D r Crocq, ayant réuni l'unanimité des suffrages, moins une voix 
donnée à M. Rofîiaen, est proclamé Président. 

Nomination de trois Membres du Conseil pour les années 1879-1880 
et 1880-1881. 

Avant de passer au vote, M. le Président donne lecture de la lettre sui- 
vante de M. Rofîiaen, membre sortant : 

« Ixelles, 18 juin 1879. 
« Monsieur le Président, 

« J'ai toujours pensé qu'en dehors du Secrétaire et du Trésorier, qui 
rendent des services exceptionnels, il convient de changer quelquefois 



BULLETIN DES SEANCES. — ANNEE 4879 LV 

les membres du CoDseil, afin que chacun de nous puisse se dévouer à son 
tour.. 

« J'ai déjà exprimé cette opinion, lorsqu'en 1865, j'ai demandé à me 
retirer du Conseil pour y laisser une place à l'un de nos membres les plus 
distingués, M. le professeur Henri Lambotte, et, fidèle à ce précédent, je 
viens cette année encore prier mes collègues de me remplacer par un autre 
membre de la Société. 

« S'il m'était permis d'exprimer un désir qui entrera , j'en suis 
convaincu, dans les vues de la majorité, j'engagerais vivement mes chers 
Collègues à porter leurs suffrages sur M. Théodore Lefèvre, à l'initiative 
duquel nous devons le mobilier dont le Gouvernement nous gratifie, qui a 
accepté les fonctions, bien laborieuses en ce moment, de Bibliothécaire, 
et dont la présence, à ce dernier titre, me paraît indispensable dans le 
Conseil. 

« Permettez-moi, Monsieur le Président, de profiter de cette occasion 
pour remercier mes Collègues de l'honneur qu'ils m'ont fait et renouvelé 
tant de fois, et qu'ils soient convaincus qu'en dehors du Conseil comme 
dans son sein, mon dévouement restera toujours acquis à tout ce qui 
concerne les intérêts de notre chère Société. 

« Si je ne viens pas leur exprimer ces sentiments de vive voix, et si je 
n'assiste pas à notre Assemblée générale de juillet, c'est que, ce jour-là, 
je serai dans les Hautes-Alpes de la Savoie, où m'appellent mes études 
particulières. 

« Veuillez, je vous prie, Monsieur le Président, excuser mon absent 
pour ce motif et accueillir la nouvelle expression de mes meilleurs senti- 
ments. Votre dévoué : Fr. Roffiaen. » 

Dix membres prennent part au vote. Le dépouillement du scrutin 
donne le résultat suivant : 



M. 


Denis 


10 voix. 


M. 


J. Colbeau 


9 — 


M. 


Lefèvre 


8 — 


M. 


Roffiaen 


3 — 



En conséquence, MM. Denis, J. Colbeau et Lefèvre sont proclamés 
membres du Conseil pour les années 1879-1880 et 1880-1881. 

Nomination de trois Membres de la Commission des comptes pour ï année 
1879-1880. 

MM. Baivwens, De Bullemont fît Roffiaen sont élus. 



LVI SOCIÉTÉ MALACOLOGiQUE DE BELGIQUE 

M. Briart, président sortant, remercie la Société pour l'indulgence 
qu'elle a eue envers lui pendant le cours de sa présidence et pour la façon 
dont elle lui a facilité sa tâche. (Applaudissements .) 

La séance est levée à 2 1/2 heures. 



Séance du 2 août 1879. 

Présidence de M. Fologne. 

La séance est ouverte à 6 1/2 heures. 

Sont présents : MM. J. De la Fontaine; E. Vanden Broeck; A. Rutot ; 
Th. Le Comte; E. Fologne; H. Denis; J.Colbeau, secrétaire. 

MM. J. Crocq, F. Roffiaen, L. Pire, J. Cornet, font excuser leur absence. 

Les Procès-verbaux de l'Assemblée du 7 juin 1879 et de l'Assemblée 
générale du 6 juillet 1879 sont adoptés. 

Correspondance. 

M. le D r Crocq remercie pour sa nomination comme président de la 
Société et exprime ses regrets d'être empêché d'assister à la séance de ce 
jour. 

L'Académie Peabody de Salem, l'Institution Smithsonienne, la Société 
d'Histoire Naturelle de Boston, l'Académie des Lynx de Rome, la Société 
Hollandaise des Sciences, remercient pour la réception des Annales et des 
Procès-verbaux de la Société. 

La Société Néerlandaise de Zoologie, la Société Westphalienne des 
Sciences, la Société Hollandaise des Sciences, annoncent l'envoi de leurs 
publications. 

L'Académie de Metz adresse le programme de ses concours pour 1880. 
Aucune question n'est du ressort de la Société. 

La Société Géologique de France adresse le programme détaillé de sa 
réunion extraordinaire de l'année 1879, qui se tiendra à Saumur (Côte- 
d'Or) du 17 au 25 du mois d'août. 

MM. Delacre et Schepmann annoncent qu'il ne leur sera pas possible 
de prendre part à l'Exposition de 1880, comme ils se l'étaient proposé. 

L'Administration communale de Bruxelles, par une lettre en date du 
10 juin 1879, informe la Société que l'État ayant pris possession du 
grand bâtiment du Jardin Zoologique, les salles que nous occupons 
devront être libres dans un délai de deux mois. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LVII 

Le Conseil d'administration de l'Université de Bruxelles nous accorde 
les locaux que nous avions demandés pour y installer nos collections. — Une 
lettre de remerciements a été adressée au Conseil de l'Université. 

La Société Belge de Microscopie demande que la Société lui cède l'une 
des grandes armoires mises à sa disposition par le Gouvernement. — Le 
Conseil venant de recevoir de M. le Ministre de l'intérieur l'autorisation de 
pouvoir faire la cession de cette armoire, qui ne nous est pas indispen- 
sable, croit que rien ne s'oppose à ce qu'elle puisse être remise à la Société 
de Microscopie. — Approbation. 

Dons et envois reçus. 

m 

Brochures offertes par leurs auteurs : M. P. Hesse (Jahresbericht der 
zoologisclien Section des Westfâlisclien Provinzial- Vereins filr Wissen- 
sclmft, etc., et Beitrag zur Molluskenfauna Westfalens), M. Robert 
Stearns (Comments upon M. Calkins « Marine Sliells of Florida), M. G. 
Dewalque (Sur le prolongement de la faille Eifèlienne), M. Nap. Pini 
Notizie Malacologiche relatine alla fauna Lombarde et Descrizione d'una 
nuova forma di Clausilia), M. R. Owen (Supplementary Observations on 
the Anatomy of Spirula australis), MM. A. Rutot et Ern. Vanden 
Broeck {Quelques mots sur le quaternaire). 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie Royale des 
Lynx de Rome, de l'Académie Royale des Sciences de Belgique, du 
Comité Royal Zoologique d'Italie, des Rédactions du Moniteur Horticole 
belge, du Moniteur Industriel, de l'Athenseum Belge, de la Revue Zoolo- 
gique de Leipzig, du Journal de Conchyliologie de Leeds, du Bulletin scien- 
tifique du Département du Nord, de la Feuille des Jeunes Naturalistes, 
des Fonds de la Mer, et des Sociétés suivantes : Centrale d'Agriculture de 
Belgique, Géologique de Belgique, d'Étude des Sciences Naturelles de 
Nîmes, Westphalienne des Sciences, d'Histoire Naturelle du Wisconsin, 
des Naturalistes de Modène, Belge de Microscopie, Médico-chirurgicale 
de Liège, Néerlandaise de Zoologie, Entomologique de Belgique, Toscane 
des Sciences Naturelles, Scientifique Argentine, Géologique de Hongrie, 
Royale de Botanique de Belgique, des Sciences Naturelles « Isis » de 
Dresde, de Borda à Dax, Royale des Sciences du Liège, Royale des 
Sciences Médicales et Naturelles de Bruxelles, Belge de Géographie, des 
Sciences Naturelles de Transylvanie, d'Agriculture et Sciences d'Orléans, 
Impériale Russe de Minéralogie, Géologique de France, d'Histoire Natu- 
relle de Groningue , Malacozoologique Allemande , Hollandaise des 
Sciences, d'Agriculture et Sciences du Département du Var, des Sciences 
Historiques et Naturelles de l'Yonne, Linnéenne de Bordeaux, 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 



LVIIl SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires du Procès- 
verbal de l'assemblée mensuelle de la Société du 7 juin 1879, ainsi qu'un 
exemplaire des tirés à part suivants des Annales : Description de deux 
Solens nouveaux, par Th. Lefèvre et Ad. Watelet (Extrait du tome XII," 
1877, des Annales), Mollusques marins d'Italie, par N. Tiberi, et Les 
grandes espèces d'Ovules des terrains éocènes, par Th. Lefèvre (Extraits du 
tome XIII, 1878). 

Communications et propositions du Conseil. 

Le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a reçu 
membre effectif de la Société M. le baron Octave van Ertborn, à Anvers, 
présenté par MM. Cogels et Vanden Broeck. 

Il annonce ensuite que le Bureau de la Société pour l'année sociale 
1879-1880 est composé comme suit : 

Président : M. le D r J. Crocq. 
Vice-Président : M. H. Denis. 
Secrétaire : M. J. Colbeau. 
Trésorier : M. E. Fologne. 
Bibliothécaire : M. Th. Lefèvre. 
Membres : MM. A. Rutot. 

Ern. Vanden Broeck. 
Lectures. 

M. Vanden Broeck donne lecture du rapport suivant sur la récente 
excursion de la Société à Anvers. 

COMPTE -RENDU DE L'EXCURSION FAITE A ANVERS 

LES 27 ET 28 JUILLET 1879 

PAR LA 

SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE. 

L'Assemblée générale de juillet avait cette année désigné Anvers comme 
but de l'excursion annuelle de la Société. 

Les travaux qui s'effectuent en ce moment à Anvers, en vue de donner 
aux installations maritimes de ce magnifique port l'extension que com- 
porte le développement de son commerce, offraient aux paléontologues de 
la Société une excellente occasion d'étudier les couches pliocènes et 
quaternaires des terrains d'Anvers, ainsi que leur faune si riche et si 
variée. 

Nos collègues eussent certainement répondu en grand nombre à l'invi- 
tation de la Société si, d'une part, les craintes inspirées par la persistance 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LIX 

du mauvais temps et, d'autre part, une séance importante de la Société 
géologique de Belgique n'avaient empêché un certain nombre de nos con- 
frères de prendre part aux explorations projetées. 

. Chargé par les excursionnistes de présenter à la Société un rapport sur 
les résultats de notre course, je crois bien faire de me borner à un compte 
rendu assez succinct. Une relation détaillée ferait double emploi avec le 
travail que M. Cogels et moi comptons présenter bientôt et dans lequel 
nous exposerons une série de recherches et d'observations faites en com- 
mun à Anvers, dans le courant de cette année. 

Conformément au programme de l'excursion, nous nous trouvions 
réunis le dimanche 28 juillet, à 7 heures 45 minutes du matin, à l'hôtel 
de la Paix, à Anvers. 

Étaient présents au rendez-vous : MM. J. Colbeau, J.-F. Cornet, de la 
Fontaine, T. Lefèvre, A. Rutot et E. Vanden Broeck. 

Une lettre déposée à l'hôtel nous apprend que notre collègue M. P. Co- 
gels, très souffrant, ne peut, à son grand regret, nous accompagner. 

Elle nous fait savoir, en outre, que M. le baron Van Ertborn veut 
bien se mettre à la disposition des excursionnistes et qu'il nous attend 
aux travaux du Bassin de batelage, par où doivent commencer nos explo- 
rations. 

Favorisés par un temps splendide, sur lequel nous n'avions guère compté 
la veille, nous nous dirigeons vers les travaux du Sud, où nous rencon- 
trons en effet M. Van Ertborn, que nous remercions cordialement de son 
concours si efficace dans l'obtention du permis de circulation accordé à la 
Société par l'autorité communale. 

Grâce à son obligeante intervention, nous sommes autorisés à visiter, 
non-seulement les coupes et les terrains mis à jour dans l'exécution des 
travaux, mais encore les remarquables installations des Bassins, celles du 
nouveau mur de quai, etc. 

Le Bassin de batelage, destiné à remplacer les canaux intérieurs cou- 
pant actuellement le quai du fleuve au centre de la ville, est creusé sur 
l'emplacement des terrains de l'ancienne citadelle du Sud. 

Ce bassin, qui sera affecté au service des bateaux d'intérieur, court 
parallèlement à l'Escaut sur une longueur d'environ 7 à 800 mètres. 

Des coupes étendues ont été faites pendant le creusement du bassin. 
MM. Rutot, Cogels et moi nous les avons étudiées et relevées avec soin au 
moment où elles apparaissaient dans toute leur fraîcheur, ce qui nous 
permettra de les publier dans de bonnes conditions. 

Les talus du terre-plein intérieur, dont l'enlèvement se fait en ce mo- 
ment, sont encore suffisants pour permettre à nos collègues de se rendre 



LX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

un compte exact des superpositions des dépôts, de leurs relations mu- 
tuelles, ainsi que de leurs faunes respectives. 

Les couches rencontrées dans toute l'étendue des travaux, qui compren- 
nent environ 41,000 mètres carrés, sont constituées par les sables noirs et 
glauconieux à Pectunculus pilosus (sables inférieurs d'Anvers), surmontés 
de dépôts quaternaires. 

Le sable à Pétoncles, particulièrement développé dans les talus de la 
partie sud du Bassin, au point même d'en former la presque totalité, est 
profondément raviné par le quaternaire dans la partie nord du Bassin, du 
côté de la ville. 

Ce dépôt est ici peu fossilifère ; il a subi la plupart du temps une action 
chimique d'altération sur place, due à l'action des eaux superficielles et 
qui a assez profondément modifié l'aspect du dépôt. Les fossiles y sont 
rares et en assez mauvais état. Nous avons, en un ou deux points, noté 
la présence du banc à Pétoncles in siH, lequel, lorsque les travaux étaient 
moins avancés, s'observait très bien en divers endroits du Bassin. Nous 
avons également recueilli de nombreux Pecten Lamalli Nyst., des Nu- 
cula Hœsencloncki Nyst. , quelques Cardita intermedia Broc. , un Isocardia 
lunulata Nyst., quelques Astartes, un polypier, des dents de squales, des 
ossements, etc. 

Vers l'extrémité sud du Bassin, le dépôt paraît se modifier un peu au 
point de vue lithologique. Nous nous trouvons certainement ici dans une 
région littorale, ou, pour mieux préciser, sur une plage de l'ancienne mer 
des Sables Inférieurs. La répartition géographique des dépôts confirme 
d'ailleurs cette appréciation. En effet, à 200 mètres à peine, plus au sud, 
dans le fossé de l'enceinte, au Kiel, le sable à Pétoncles fait absolument 
défaut, comme partout aux environs dans la même direction. Les sables 
inférieurs d'Anvers ne sont représentés dans cette région que par les 
sables à Panopœa Menardi (horizon d'Edeghem), lesquels, d'après les 
renseignements que nous communique M. Van Ertborn, passeraient pro- 
bablement, au Bassin de batelage et aux environs, par dessous les sables 
à Pectunculus pilosus, qu'ils sépareraient ainsi de l'argile de Boom l , 

La faune des sables glauconifères de l'extrémité sud du Bassin, bien quo 
très pauvre, fournit cependant la confirmation des vues exprimées plus 
haut sur la nature du dépôt. C'est ainsi qu'avec des Scalaires et quelques 
coquilles littorales un peu roulées, nous avons constaté en ce point une 
grande quantité de Balanes. Ces habitants de la côte, toujours si caracté- 
ristiques de la zone d'oscillation des marées, étaient représentés par des 
groupes entiers et nombreux de leurs coquilles. 

1 Voir plus loin pour de plus amples renseignements à ce sujet. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LXI 

Si à ces données on ajoute le fait que, dans toute la moitié sud du 
Bassin, nos collègues ont pu constater la présence des sables graveleux \ 
tantôt en place, tantôt à l'état d'éléments remaniés à la base du qua- 
ternaire, on admettra sans peine, me paraît-il, la nature franchement lit- 
torale de cette partie du sable glauconifère. 

Les dépôts quaternaires du Bassin de batelage sont constitués, vers le 
bas, par des sables quartzeux blanchâtres, reposant généralement sur un 
lit très épais de gros éléments roulés : galets, ossements de cétacés plio- 
cènes et de vertébrés quaternaires. Ce lit est surtout formé d'une accumu- 
lation de coquilles brisées et triturées, appartenant aux faunes des sables 
moyens et des sables supérieurs d'Anvers, et entraînées par dénudation 
et transport fluvial. 

Des zones tourbeuses et argileuses s'observent également à ce niveau. 
Les sables, qui forment la masse principale du dépôt, se présentent en 
stratification oblique et croisée, indiquant une sédimentation fluviale opérée 
dans des eaux rapides. Des quantités considérables de coquilles terrestres 
et fluviatiles s'y observent et les excursionnistes font une riche moisson de 
Lymnea, Succinea, Planorbis, Pupa, Hélix, Valvata, Pisidium, Cyclas, etc. 

Ces coquilles offrent le plus grand intérêt. Tout en représentant des 
espèces encore vivantes, elles montrent des caractères particuliers et 
doivent appartenir à des variétés spéciales éteintes actuellement dans 
toute la rég-ion environnante. Ces intéressants vestiges d'une faune qua- 
ternaire d'une très haute antiquité demanderont une étude soigneuse et 
détaillée, qui ne peut manquer de confirmer l'opinion que MM. Rutot et 
Cogels partagent avec moi : savoir que ces sables quaternaires représen- 
tent l'une des phases les plus anciennes de la période quaternaire dans la 
région qui nous occupe. 

Des argiles grises, contenant également, mais en petit nombre, les 
mêmes coquilles fluviatiles, surmontent les sables stratifiés du Bassin de 
batelage. Parmi les amas tourbeux qui s'observent à divers niveaux dans 
cet ensemble de sédiments quaternaires, j'en ai noté qui contiennent des 
éléments de nature et d'aspect ligneux et d'autres uniquement composés 
de mousses et de sphaignes, dont la texture est admirablement conservée. 
Parmi les amas tourbeux de la dernière catégorie, il en est qui contien- 
nent des Lymnea palustris de très grande taille, des Planorbis nantileus 

1 Les sables graveleux forment une zone spéciale représentant la phase d'émersion des 
sables inférieurs d'Anvers : leur présence à la partie supérieure de celle-ci vers l'extrémité 
sud du Bassin de batelage est donc un indice de la nature déjà très littorale des sédi- 
ments immédiatement sous-jacents. Voir mon Esquisse géologique et paléontologique des 
dépôts pliocènes des environs d'Anvers, publiée en 1878 par la Société Malacologique de 
Belgique : Chap. des sables graveleux, p. 150 du tome IX des Annales de la Société 
(Mémoires). 



LXII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

et d'autres coquilles indiquant des eaux plus tranquilles que celles qui ont 
déposé les sables stratifiés. 

Au-dessus des argiles grises, se présentent des sables argileux stra- 
tifiés, qui paraissent s y rattacher très intimement. Dans toute cette masse 
de dépôts quaternaires, je n'ai, ni pendant l'excursion, ni dans des 
courses antérieures, pu découvrir de subdivisions autres que celles de la 
nature minéralogique des sédiments. 

D'accord avec M. Rutot, je vois dans cet ensemble de sables, d'argiles 
et de tourbes le lit d'un ancien courant fluvial quaternaire d'âge très 
ancien et certainement antérieur à la sédimentation campinienne. 

On observe, localisés vers l'extrémité sud du Bassin — et reposant sur 
le sable à Pétoncles, par l'intermédiaire d'un lit de petits graviers (rema- 
niés sans doute de l'horizon des sables graveleux pliocènes) — des sables 
stratifiés jaunâtres. Ils sont considérés par M. Van Ertborn comme repré- 
sentant probablement le Campinien, qui aurait alors été dénudé et enlevé 
au-dessus des couches fluviales de la partie nord du Bassin. Cette 
appréciation nous paraît assez justifiable, mais elle demande à être 
confirmée par une série de faits qu'il sera intéressant de réunir. Quoi 
qu'il en soit, le dépôt moderne de l'argile des polders recouvre direc- 
tement, dans les coupes de la région nord du Bassin, la série quaternaire 
signalée plus haut. (Voir la Note ajoutée à la fin de ce Rapport.) 

Pendant leurs explorations dans le Bassin, les excursionnistes s'arrêtent 
un moment sur les bords de l'ancien Canal des Espagnols. Ce canal, qui 
se rattachait aux remparts de l'ancienne esplanade, a été comblé quelques 
années à peine après la démolition de ceux-ci (1567), vers l'an 1572 
au plus tard, d'après un renseignement dû à l'obligeance de M. le colonel 
Wauwermans, président de la Société de géographie d'Anvers. Le Bassin 
de batelage rencontre et coupe perpendiculairement les parois maçonnées 
du canal, lesquelles se trouvent ainsi mises à nu. Or, sur les bords du 
canal, nous avons recueilli, outre de nombreuses Balanes, adhérant encore 
aux pierres qui formaient autrefois le revêtement vertical du mur de 
quai, des colonies de coquilles de Dreissena polymorplia» C'est là un fait 
très-intéressant à noter au point de vue des migrations de ce mollusque 
en Europe, où il n'existait pas auparavant et qu'il a fini par envahir 
presque entièrement. La présence des Dreissena polymorplia dans un canal 
comblé depuis plus de trois cents ans, ne confirmerait guère l'opinion géné- 
ralement reçue, d'après laquelle ce mollusque aurait pénétré en Europe à 
une époque relativement très-récente. 

A côté des boulets de fer et de pierre et des débris de l'industrie hu- 
maine, que l'on observe sur le fond, aujourd'hui déblayé, de l'ancien 
canal, les excursionnistes recueillent également des Unios, des Anodontes 
et quelques Hélix de diverses espèces. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNEE 1879 LXIII 

Grâce à la courtoise obligeance de M. L. Coiseau, directeur des travaux 
de l'entreprise Couvreux et Hersent, les excursionnistes, avant de quitter 
la Bassin de batelage, ont pu s'initier d'une manière complète aux détails 
des travaux techniques qui s'exécutent en ce moment pour la confection 
des nouveaux murs de quai de l'Escaut. Ces travaux, vraiment remar- 
quables, consistent dans l'édification, en pleine eau, d'un épais et immense 
mur fondé, à 8 mètres sous marée basse, sur des masses de béton, épaisses 
de 3 à 5 mètres, reposant en contre-bas du lit même du fleuve. Tout le 
travail se fait à sec : pour le mur, à l'air libre, grâce à l'emploi de batar- 
deaux mobiles en fer ; pour la fondation, dans l'air comprimé, dans des 
caissons de 225 mètres carrés que l'on fonce jusque sous le lit de l'Escaut, 
à l'aide de dispositions et d'appareils les plus ingénieux. 

Invités par M. le directeur Coiseau à descendre, à l'aide de l'appareil à 
air comprimé, jusqu'au fond de l'Escaut, les excursionnistes.s'embarquent 
et accostent les appareils établis en plein courant du fleuve. Arrivés à 
l'échafaudage flottant, quelques-uns seulement d'entre nous se hasardent 
et entrent dans la chambre de pression, où l'air doit être refoulé jusqu'à 
une atmosphère et demie. 

L'impression est étrange et saisissante, surtout pour des naturalistes 
peu habitués à ce genre d'exercice. Aussi, dès que la pression acquiert 
une certaine intensité, ceux de mes collègues qui m'accompagnent dans 
l'appareil ne tardent-ils pas à éprouver un malaise physique et moral, 
qui se traduit bientôt par un impérieux désir de sentir l'air doux et frais 
de l'Escaut remplacer le souffle brutal et suffocant qui s'introduit avec un 
bruit assourdissant dans la chambre de pression. 

Resté seul de mes collègues dans l'appareil, je subis l'épreuve plus 
aisément que je ne l'aurais supposé et bientôt, pénétrant dans l'étroite 
cheminée qui conduit au fond du caisson, je descends une interminable 
échelle de fer qui m'amène dans une obscure prison métallique, longue 
de 25 mètres, large de 9 et haute d'un peu plus de 2 mètres. Au milieu 
d'un épais brouillard bleuâtre, qu'estompe çà et là de rouge la lueur indé- 
cise des bougies, je distingue quelques terrassiers à l'ouvrage, fouillant le 
sol qui, malgré l'énorme pression des eaux du fleuve, est parfaitement à 
sec, grâce à l'air comprimé qui remplit tout le caisson. 

J'explore ce domaine souterrain, où je me trouve parfaitement à l'aise, 
malgré la pression, malgré l'étrangeté des lieux, et malgré le poids moral 
des 4,000,000 de kilogrammes de briques reposant au-dessus de ma tête 
sur le caisson, foncé à 4 mètres en contre bas du lit de l'Escaut et à plus 
de 16 mètres sous sa surface. 

N'oubliant pas toutefois que je suis descendu comme naturaliste et non 
comme simple curieux, je m'empresse d'examiner le sol dans lequel s'en- 



LX1V SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

fonce le caisson. C'est du pliocène : j'en recueille divers échantillons, 
ainsi qu'une belle série de fossiles de grande taille et d'une admirable 
fraîcheur. 

L'examen ultérieur de ces précieux matériaux a fourni des résultats 
fort intéressants. Dans des déblais rejetés dans un coin du caisson et pro- 
venant de fouilles exécutées lorsque l'appareil se trouvait moins enfoncé 
dans le lit du fleuve, j'ai noté la présence du sable à Pectîcnculus pilosus , 
représenté d'ailleurs également par ce fossile caractéristique. 

En s'enfonçant davantage, le caisson a rencontré un dépôt différent. 
Au moment de ma visite, il était arrivé à la cote — 13 (du zéro d'Ostende) 
et se trouvait en plein dans les sables à Panopœa Menardi. 

J'ai recueilli, pour l'étude de la faune des microzoaires, d'excellents 
échantillons, bien caractérisés, de ce dépôt. En fait de mollusques, j'ai 
récolté une superbe série de grands exemplaires de Cyprina Islandica L., 
(comprenant, je crois, les var. orMcularis et transversa), quelques bons 
échantillons à' Isocardia lumdata Nyst., et de la curieuse Isocardia cypri- 
niforpnis Nyst., de Venus Nystii d'Orb., de Venus mtUUlamella Lmk. J'ai 
aussi constaté la présence des espèces suivantes : Borsonia îiniplicata 
Nyst., Pleurotoma flexiplicata Nyst., JVatica sp., JDenlalium costatum 
Sow., Chenopus pes-pelicani L., Panopœa Menardi Desh., Lucina lorea- 
lis L., Nucula Haesendoncki Nyst., Pecten tigrinus Mull., Scrobicidaria 
alla Wood, des Balanes, etc. 

On comprendra de suite l'importance de cette observation quand j'aurai 
ajouté que c'est là le premier contact positivement observé, dans tout le 
Bassin d'Anvers, entre les sables à Panopées et les sables à Pétoncles. 
Jamais la superposition des deux couches, quoique admise en principe par 
plusieurs géologues, n'avait été constatée de visu. 

Dans mon « Esquisse géologique » , j'ai cru pouvoir me fonder sur 
l'absence de superposition connue des deux dépôts, sur les différences, 
très-réelles d'ailleurs, de leur valeur bathy métrique, sur celles de l'alti- 
tude des couches qui les composent, et enfin sur leurs caractères fau- 
niques pour les synchroniser en partie. Tout en disant qu'on « ne peut 
méconnaître que le dépôt plus profond à Panopées a dû précéder, pendant 
un certain temps, le dépôt des sables à Pétoncles » , je croyais le dépôt 
littoral des sables à Pétoncles contemporain de la dernière phase de sédi- 
mentation des sables à Panopées. 

Les observations faites pendant l'excursion, tant dans la région sud du 
Bassin de batelage que dans le lit de l'Escaut, éclairent la question d'un 
jour tout nouveau; aussi, abandonnant la distinction que j'ai cru devoir 
faire dans l'Esquisse, je déclare me rallier franchement à l'opinion des 
géologues qui, comme MM. Cogels et Van Ertborn, voient dans les sables 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 4879 LXV 

à Panopées et dans les sables à Pétoncles deux dépôts successifs et com- 
plètement distincts. 

Reprenant ma relation où je l'ai laissée, j'ajouterai qu'après quelques 
recherches, qu'il ne m'est pas permis de prolonger sous peine de faire 
trop attendre mes compagnons, je jette un dernier coup d'œil sur l'en- 
semble de cet étrange gîte fossilifère, exploré presque dans les ténèbres, 
sous une immense nappe d'eau, et dont le sol est cependant aussi sec 
que celui des campagnes qui, à 16 mètres plus haut, bordent les rives 
de l'Escaut. Remontant ensuite l'étroit boyau qui doit me ramener au- 
dessus des flots et me rendre à la lumière, j'arrive bientôt à la chambre à 
air, d'où, préalablement « dégonflé » et remis à la pression normale, je 
sors tout triomphant, exhibant mes trouvailles âmes compagnons étonnés. 

Rentrant à l'hôtel vers midi, nous y trouvons notre collègue M. Tillier, 
qui se joint à nous dans nos explorations ultérieures. 

L'après-midi est consacrée à une visite aux nouvelles Cales sèches et au 
prolongement du Bassin du Kattendyk. 

En longeant le quai du Rhin, nous ne pouvons résister au désir d'aller 
visiter les aménagements remarquables d'un beau steamer transatlantique 
de la Red Star Line. Nous arrivons ensuite aux Cales. Pendant les pre- 
mières phases du creusement et de la construction des Cales, M. Cogels 
et moi nous avons suivi avec soin les travaux, relevant de nombreuses 
coupes, recueillant en grande abondance les échantillons de terrain, 
ainsi que les fossiles des divers niveaux. Comme nous comptons publier 
bientôt à la Société Malacologique les résultats de nos recherches sur cet 
ensemble de matériaux, il ne sera pas nécessaire de m'étendre longue- 
ment ici sur les observations faites dans cette partie des explorations de 
la Société. 

En thèse générale, les observations faites au Kattendyk et aux Cales 
sèches confirment d'une façon péremptoire les recherches faites aux 
Nouveaux Bassins par M. P. Cogels et publiées par lui en 1874 \ ainsi 
que les considérations exposées par moi en 1878, dans Y Esquisse géolo- 
gique des terrains d'Amers 2 . 

La thèse d'abord présentée par mon collègue, puis reprise, développée 
et généralisée par moi, relativement à la distinction à établir dans les 
terrains réunis sous le nom de Système Scaldisien, reçoit dans les travaux 
actuels du nord d'Anvers une éclatante confirmation. 

1 Observations géologiques et paléontologiques sur les différents dépôts rencontrés à 
Anvers lors du creusement des nouveaux Bassins, par Paul Cogels. — Annales de la 
Société Malacologique de Belgique, t. IX. 1874, p. 7-32. 

2 Esquisse géologique et paléontologique des dépôts pliocènes des environs d'Anvers, par 
Ernest Vanden Broeck. — Annales de la Société Malacologique de Belgique, t. IX, 
1874, 2 e partie (1878), p. 87-374. 



LXV1 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Il est à remarquer que cette confirmation est fondée sur l'observation 
d'une série considérable de coupes réparties sur une surface d'environ 
six hectares (Cales sèches et prolongement du Kattendyk réunis). 

Parmi les coupes que j'ai relevées, soit seul, soit avec MM. Cogels et 
Rutot, il en est qui ont près de 50 mètres de long. Les trois Cales 
sèches ont fourni à elles seules six grandes coupes parallèles, de près de 
150 mètres de long, et d'une hauteur variant de 6 à 8 mètres, sans 
compter des coupes transversales, dont une — celle delà gorge commune, 
vers le Kattendyk — est au moins de même longueur. 

Le diagramme joint à la présente Note permet de se rendre un compte 
exact des relations et de la superposition des couches pliocènes et quater- 
naires des Cales sèches et du Kattendyk. Cette figure représente même 
plutôt une coupe réelle — telle qu'on a pu en observer en grand nombre 
pendant le creusement des cales — qu'un diagramme proprement dit. 

Les excursionnistes ont pu s'assurer que le fond du plancher des Cales 
est creusé dans les sables à Isocardia cor, de l'étage de sables moyens 
d'Anvers. (Voir Planche III, couche A.) Grâce à de nombreux amas 
de sable, réunis en remblai et sans aucun mélange, nos collègues ont 
pu recueillir une assez grande quantité de coquilles de cet horizon. Ils ont 
pu vérifier ainsi que la faune de ce dépôt est absolument spéciale et 
distincte de celle des sables supérieurs à Trophon antiquum, lesquels 
reposent au-dessus des sables moyens et forment avec eux la moitié infé- 
rieure du talus des Cales, dans toute leur étendue. 

La base des sables à Trophon est constituée, aux Cales comme au 
Kattendyk, par un banc coquillier à éléments remaniés (couche B de la 
coupe) contenant, outre des galets, des graviers et des ossements roulés, 
de nombreuses coquilles roulées et usées et d'autres entières. Les lamelli- 
branches, surtout des genres Ostrea et Pecten, y sont très-abondants. En 
certains endroits, les Pecten grandis, P. pusio, P. opercularis, P. Ge- 
rardi, etc., y sont pressés les uns contre les autres. La faune de ce banc 
remanié, base des sables supérieurs, n'a aucune valeur stratigraphique 
réelle, étant composée, en partie d'éléments enlevés par dénudation aux 
sables moyens sous-jacents, en partie d'éléments appartenant à l'étage des 
sables à Trophon. 

Au-dessus du banc remanié on trouve de l m 50 à 2 mètres de sable 
argileux (couches C et C de la coupe) peu coquillier, mais dans lequel on 
observe parfois des coquilles entières et bivalves. C'est ce que M. Cogels et 
moi nous appelons la zone des sables intermédiaires . 

Au-dessus des sables intermédiaires on observe, dans toute ï étendue des 
travaux, un banc coquillier épais de m 50 à m 60 (voir couche D de la 
coupe), pétri de fossiles serrés les uns contre les autres et renfermant une 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LXVII 

faune riche et variée, qui est celle des sables à Trophon. Ce banc est 
sensiblement horizontal, ainsi d'ailleurs que celui de la base. Ici, les 
coquilles sont en grande partie in situ. Un grand nombre de lamelli- 
branches sont bivalves. On constate l'absence presque complète d'éléments 
roulés étrangers ou remaniés. 

Au-dessus du banc coquillier on trouve encore 1 mètre de sable très- 
argileux (couche E de la coupe) renfermant, comme le sable intermédiaire, 
des coquilles éparses. Ce dépôt est souvent entamé et même parfois entiè- 
rement enlevé par les ravinements du terrain quaternaire, qui repose 
partout au-dessus, formant la moitié supérieure des talus. 

Nulle part, jusqu'ici, on n'avait, aux environs d'Anvers, constaté de 
coupes aussi complètes et aussi instructives des sables supérieurs à 
Trophon. C'est même la première fois qu'il est donné d'observer en super- 
position directe le banc remanié de la base et le banc normal avec 
coquilles en place. La zone des sables intermédiaires n'avait pas encore 
été signalée, pas plus que le dépôt de sable argileux recouvrant le banc 
coquillier. 

La distinction à établir entre le banc remanié de la base et les strates 
avec coquilles in situ qui le surmontent a toutefois été nettement indiquée 
dans mon Esquisse \ et les considérations que j'ai présentées à cette 
occasion reçoivent ici une complète confirmation. 

Par sa faune, le dépôt des sables à Trophon des Cales sèches se 
rapproche de celui d'Austruweel plus que d'aucun autre. Cette faune est 
absolument pure et exempte de tout mélange, sauf naturellement dans la 
couche remaniée et à éléments roulés de la base. 

Les coupes des Cales et du Kattendyk fournissent encore la preuve 
la plus éclatante de l'exactitude des vues défendues par M. Cogels et par 
moi au sujet de la signification de la coloration des dépôts, considérée au 
point de vue de la distinction des couches. Les excursionnistes ont pu 
s'assurer que cette coloration n'a aucune valeur, aucune corrélation avec 
l'âge des dépôts. 

La partie inférieure des coupes (zones A, B et C) se montre toujours 
colorée en gris bleuâtre ou noirâtre. Les sables moyens à /. cor ont 
partout cette teinte, ainsi que le banc coquillier, base des sables supérieurs 
à Trophon. Cette coloration, qui est la teinte naturelle des dépôts tant 
supérieurs que moyens, s'arrête généralement au sein des sables inter- 
médiaires à Trophon. Parfois elle ne s'élève qu'à quelques centimètres 
dans la masse de ceux-ci; mais, le plus souvent, elle comprend le tiers 
inférieur du dépôt. En certains points, elle arrive à la moitié de sa hau- 

1 Voir Ann. Soc. Malacol., 1874, t. IX, 2« partie (1878), p. 297, § 5. (Tiré à part, p. 219.) 



LXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

teur et, parfois, elle remonte jusqu'à une très-petite distance du banc 
coquillier. 

La coloration jaune (voir sur la Coupe la ligne de démarcation entre C 
et C), due à l'altération par oxydation des sédiments pliocènes, soumis 
à l'infiltration des eaux superficielles, s'étend sur toute l'étendue des 
coupes à la partie supérieure de celles-ci. (Voir C, D et E de la coupe.) 
Elle comprend une partie des sables intermédiaires, qu'elle a affectés plus 
ou moins profondément, le banc coquillier et les sables argileux supé- 
rieurs. 

Les excursionnistes, après avoir observé les coupes, restées visibles en 
nombre suffisant pour la démonstration des problèmes à élucider, et après 
avoir recueilli des fossiles aux divers niveaux mentionnés plus haut, se 
trouvent d'accord, non-seulement pour reconnaître la complète inanité 
des divisions fondées sur les différences de coloration des dépôts, mais 
encore pour accepter comme absolument démontrée la haute valeur stra- 
tigraphique et paléontologique de la ligne de démarcation indiquée par 
le banc coquillier, base des sables supérieurs ! Jamais, il est vrai, la véri- 
table délimitation des horizons distincts réunis sous le nom commun de 
système scaldisien, n'était apparue plus claire ni plus nette que dans les 
coupes actuellement visibles, et jamais non plus la question de l'altération 
des sédiments et de la modification sur place de leur couleur ne s'était 
trouvée plus incontestablement démontrée. 

Les dépôts quaternaires du Kattendyk et des Cales sèches sont très- 
développés. Ils consistent, vers le bas, en sables fins jaunâtres stratifiés 
(voir couche I de la coupe), et alternant souvent avec de petits lits argilo- 
limoneux. La stratification est tantôt horizontale et régulière, tantôt 
onduleuse et tourmentée, surtout dans les petites poches de ravinements 
quaternaires. Vers le bas, ces sables deviennent plus grossiers (zone G), 
puis graveleux; ils débutent généralement partout par une couche à 
éléments remaniés (couche F), avec graviers abondants, ossements de 
vertébrés marins, débris coquilliers, etc., enlevés des sables à Trophon. 
Des lentilles et des lits 'discontinus d'argile verdâtre (H), ainsi que des 
galets et des blocs tourbeux roulés s'observent vers la partie inférieure du 
dépôt, au-dessus de la couche remaniée de la base. Au-dessous de l'argile, 
le sable est parfois coloré également en vert, par infiltration (G). De 
nombreuses coquilles nuviatiles s'observent dans la masse du sable, sur 
tout vers la base, ainsi qu'au contact des matières tourbeuses. Dans cette 
tourbe en bancs (J), on remarque en certains endroits des accumulations 
de grands troncs d'arbres disposés horizontalement et suffisamm ent con 
serves pour qu'on puisse en reconnaître l'espèce. Les chênes paraissent 
assez nombreux. Au Kattendyk, un dépôt local d'Entomostracés a été 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LXIX 

observé vers le bas de la tourbe. La tourbe compacte à troncs d'arbres 
forme, dans les sables stratifiés, des lentilles très-étendues, parfois épaisses 
de plus d'un mètre et localisées tantôt vers le baut, tantôt vers le bas des 
sables. 

Une série de dépôts plus récents paraît, en certains points du moins, 
reposer en légère discordance sur les sables stratifiés quaternaires. Elle 
débute ordinairement par de grandes et épaisses lentilles d'un limon noir 
argileux assez compact (couche K de la coupe), qui paraît avoir rempli 
les dépressions de la surface des sables stratifiés. Les excursionnistes ont 
recueilli dans ce limon noir un certain nombre de coquilles fluviatiles, 
parmi lesquelles la Valvata, piscinalis en grande abondance. 

Le limon noir à Valvées se rattache intimement au dépôt moderne de 
l'argile des polders (couches L et L'), au-dessus duquel on trouve la terre 
végétale. L'argile des polders contient elle-même une grande abondance 
de coquilles fluviatiles. Au Kattendyk, celles-ci sont particulièrement 
nombreuses et nos collègues eussent pu en recueillir une ample moisson 
si la recherche plus captivante des fossiles pliocènes n'avait presque 
exclusivement dirigé leur attention vers ces vestiges de faunes plus 
anciennes. J'ai cependant fait remarquer aux excursionnistes un fait inté- 
ressant relativement aux coquilles d'eau douce. Tandis que la moitié infé- 
rieure^) de l'argile des polders contient uniquement des coquilles fluvia- 
tiles et même terrestres, il existe au-dessus et à environ 50 centimètres de 
la surface, un niveau saumâtre (L'), très-mince non continu, mais se pro- 
longeant sur au moins les deux ou trois hectares du terre-plein intérieur 
de la partie nouvelle du Bassin du Kattendyk. Ce niveau saumâtre est 
indiqué par un lit de Cardium edule très petits et d'une forme particu- 
lière, accompagnés d'une immense quantité à'JTijdrobia ulvœ. Les 
Cardiums sont tous bivalves et, en certains endroits, ils sont tellement 
pressés les uns contre les autres, qu'ils forment une zone blanche tran- 
chant vivement sur le fond brun jaunâtre de l'argile des polders. 

D'accord avec mes collègues, MM. Rutot et Cogels, avec lesquels la 
question a été étudiée lors d'excursions précédentes, je crois pouvoir 
affirmer sans hésitation que toute la série quaternaire des Cales sèches 
et du Kattendyk est d'une antiquité bien moins grande que celle des dépôts 
du Bassin de batelage. 

Outre les raisons stratigraphiques que Ton pourrait invoquer, il est à 
remarquer que toutes les coquilles fluviatiles recueillies ici appartiennent 
à des espèces et à des variétés qu'il est impossible de distinguer de celles 
encore actuellement vivantes dans la région d'Anvers. Le test de ces 
coquilles n'est ni minéralisé ni résistant comme celui des coquilles 
terrestres et fluviatiles du Bassin de batelage. Plusieurs espèces ont 



LXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 






conservé leur épidémie, voire même leur coloration, et elles ont un autre 
fraîcheur relative qui s'éloigne absolument de l'aspect des coquilles du 
Bassin de batelage, appartenant d'ailleurs à des formes vari étales pour 
la plupart éteintes. 

Quant aux coquilles fluviatiles et terrestres observées par les excur- 
sionnistes aux Cales et au Kattendyk, dans l'argile des polders, elles sont 
encore plus récentes, le dépôt en question s'étant opéré dans les temps 
historiques. 

Les sables stratifiés quaternaires des Cales et du Kattendyk sont d'un 
grain assez fin, rappelant quelque peu l'aspect des sables Campiniens. 
Il ne serait pas impossible que ces derniers eussent existé ici et eussent 
été dénudés par action fluviale pour contribuer à former par leurs 
éléments remaniés le dépôt stratifié avec coquilles fluviatiles que nous 
venons d'observer. Ce sont certainement des cours d'eau, plus récents 
que ceux auxquels sont dus les dépôts quaternaires du Bassin de batelage, 
qui ont donné naissance aux couches stratifiées des Cales et du Kattendyk. 
Je serais fort disposé à croire que le dépôt marin du Campinien tout 
entier sépare ces deux phases fluviales, mais la question n'est que simple- 
ment posée ; en tout cas, il n'était pas inutile d'attirer l'attention sur ces 
problèmes que des observations ultérieures parviendront sans doute à 
élucider définitivement. 

La récolte des fossiles des sables supérieurs à Trophon retient pendant 
assez longtemps les excursionnistes au Kattendyk, où des trouvailles 
intéressantes sont faites par plusieurs d'entre eux. Parmi les espèces rares 
ou nouvelles pour ce niveau, nous citerons : Cancellaria îimbilicaris 
Broc, Murex t or iuostcs Sow., Trophon elegans Charlesw., Cassis sabu- 
ron Bast., Pleurotoma intorta Broc, Gastrana laminosa Sow., Tliracia 
pubescens Pult., et une grande Mya indéterminée. 

Je signalerai aussi comme pièces rares un certain nombre de boucles 
de raies encore munies de leur crochet. 

La liste détaillée des fossiles de chacun des niveaux explorés sera 
publiée plus tard, dans le travail que M. Cogels et moi nous préparons 
à ce sujet. 

Le retour à l'Hôtel s'effectue bientôt et les excursionnistes, délestés de 
leur riche et intéressante moisson, se reposent de leurs fatigues et jouis- 
sent d'une splendide soirée, digne continuation de la journée de beau 
temps dont ils ont été gratifiés. J'ajouterai, en chroniqueur fidèle, que, la 
nuit venue, nous avons été témoin du terrible et grandiose spectacle d'un 
immense incendie, que nous avons pu contempler de très près dans sa 
saisissante et lugubre horreur. 






BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LXXI 

La journée du lundi devait, d'après le programme, être consacrée à une 
excursion sur la rive gauche de l'Escaut ayant pour objet l'étude des 
couches oligocènes, pliocènes et quaternaires des forts en construction de 
Cruybeke et de Zwyndrecht, ainsi que l'étude des coupes visibles aux 
briqueteries de Burght. 

La visite aux forts ne pouvait se faire sans une autorisation spéciale. 
M. le Major Bech, Commandant du Génie du Camp retranché de la rive 
gauche, avait bien voulu se charger de nous mettre en règle vis-à-vis des 
autorités militaires, et c'est grâce à son obligeance et à son dévouement 
que, malgré certains contretemps de la dernière heure, la Société s'est 
trouvée en possession de l'autorisation nécessaire. 

Eéunis à 7 h. 15 m. du matin à la station du Pays de Waes, sur les 
bords de l'Escaut, nous y rencontrons M. le Major Bech, auquel nous 
sommes heureux d'exprimer toute notre reconnaissance pour les peines 
qu'il s'est données à notre intention. Mais cet obligeant officier supérieur 
ne s'en tient pas là et se met gracieusement à notre disposition pour nous 
guider dans les travaux que nous allons visiter. 

A la Tête de Flandre, où nous débarque bientôt le paquebot, ceux de 
nos collègues qui ne connaissaient pas encore la ligne du chemin de fer 
d'Anvers-Gand examinent avec intérêt les curieuses reliques constituant, 
depuis tant d'années, le matériel de cette exploitation unique dans son 
genre ; ils s'extasient surtout devant la locomotive minuscule du train 
qui va nous emporter vers Zwyndrecht. Nous devons dire, cependant, 
que ce moteur lilliputien remplit vaillamment sa tâche. 

Vers la gauche des campagnes qui défilent bientôt devant nous, M. le 
Major Bech nous indique un petit castel, flanqué d'une haute tour rectan- 
gulaire, le tout en briques et d'aspect assez sombre. Ce serait, paraît-il, 
une propriété ayant appartenu au comte de Hornes? Notre cicérone 
nous conte la légende de ce manoir, dont l'existence est fort peu connue. 
Les paysans des environs, qui — inévitablement! — le croient hanté, 
n'oseraient l'habiter et ils ne s'approchent pas toujours sans crainte du 
castel abandonné, surtout lorsque les éléments conjurés font naître, avec 
la tempête, ces bruissements et ces plaintes si lugubres qui semblent 
s'exhaler des ruines et des bâtiments solitaires. 

Arrivés à Zwyndrecht nous visitons d'abord, guidés par M. Bech, les 
travaux défensifs ; notre aimable et savant cicérone se fait un plaisir de 
nous initier aux détails de la construction du fort, aux principes de sa 
défense, etc. Bien que les luttes et les conquêtes pacifiques de la science 
— dont le champ va tout à l'heure s'étendre pour nous dans les fossés qui 
nous entourent — soient à nos yeux d'un attrait plus vif que tout ce qui 
concerne les luttes sanglantes que l'homme livre à son semblable, nous ne 



LXXII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

pouvons nous défendre de contempler avec intérêt et d'admirer avec fierté 
ces superbes travaux, garantie suprême et dernière de notre indépen- 
dance et de la défense de notre belle et chère patrie. 

Au point de vue des détails techniques, nous sommes unanimement 
frappés de la merveilleuse exécution et de la perfection du travail, à la 
direction duquel M. le Major Bech a consacré plusieurs années de son 
existence. Alors que, grâce à notre triste climat, les habitations de nos 
villes ont si souvent tant de peine à combattre les envahissements de 
l'humidité, ici, les casemates, casernes souterraines, etc., bâties sur un 
sol détrempé et des plus défavorables, présentent des murs absolument 
secs et exempts d'infiltrations. M. le Major Bech a accompli là un véri- 
table tour de force, dont le visiteur le moins compétent est immédiatement 
frappé. 

Les excursionnistes procèdent ensuite à l'exploration des fossés du fort, 
où affleurent les dépôts fossilifères pliocènes. Le fond du fossé de la gorge 
interne est constitué par les sables moyens à Isocardia cor. Au-dessus se 
présentent les sables supérieurs à Trophon antiquum. La faune des pre- 
miers est surtout riche en petites espèces, généralement fragiles et déli- 
cates. Les lamellibranches sont particulièrement abondants. Les sables 
supérieurs de Zwyndrecht ne présentent pas, comme ceux des Cales et du 
Kattendyk, deux bancs coquilliers distincts. Cet horizon n'est représenté 
ici que par un seul niveau, avec coquilles abondantes, et les sables supé- 
rieurs, considérés dans leur ensemble, n'atteignent à Zwyndrecht qu'une 
épaisseur relativement minime (2 mètres environ). Vers la base du dépôt, 
on remarque un mélange faunique nettement accusé, résultant de la 
dénudation des sables moyens sous-jacents. Plus haut, la faune du banc 
coquillier est pure et exempte de tout mélange; mais, généralement, 
dans toute la masse du dépôt des sables à Trophon, les coquilles sont 
brisées et fortement triturées. Les échantillons intacts et bien conservés 
sont rares, surtout parmi les gastéropodes. 

Les sables à Trophon de Zwyndrecht formaient incontestablement, 
pendant la sédimentation pliocène, la région littorale de la mer des sables 
supérieurs d'Anvers. Ils correspondent aux bancs reconstruits du Crag 
anglais, dépôts de plage sous-marine dont la présence à Anvers a déjà été 
signalée par moi dans YEsqidsse. Je disais dans ce mémoire que le dépôt 
des sables supérieurs d'Anvers « s'étant effectué dans une aire exclusive- 
ment littorale, il s'était alors formé dans ces baies et dans ces plages 
sous-marines des accumulations de coquilles et de débris, disposées en 
bancs sans cesse remaniés, déplacés, puis reconstruits par la marée et les 
courants. » J'ajoutais encore que a les oscillations de la ligne de rivage, 
fréquentes dans l'histoire de ces dépôts littoraux, ont également donné 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LXXIII 

naissance aux bancs reconstruits. La formation de ces couches à coquilles 
brisées étant contemporaine du dépôt des sables supérieurs, les renseigne- 
ments fournis par la faune de ces dépôts à coquilles triturées peuvent 
donc être considérés comme aussi exacts que s'il s'agissait de couches avec 
coquilles en place et non brisées. » 

Le mode de formation des bancs reconstruits explique la grande abon- 
dance de débris, de coquilles triturées et concassées que les excursion- 
nistes s'étonnaient de trouver à Zwyndrecht ; il explique aussi le degré de 
pureté des éléments fauniques de ce dépôt, dont la base seulement contient 
quelques coquilles remaniées du dépôt sous-jacent des sables moyens. 

L'interprétation qui vient d'être exposée s'accorde parfaitement avec la 
situation topographique du gisement dans le bassin dont il faisait partie. 
Nous sommes ici sur l'ancien littoral de la mer des sables supérieurs, 
dont la limite, en effet, passe à peu de distance du fort. Aux Cales et au 
Kattendyk, nous nous rapprochons au contraire de la région centrale du 
bassin ; aussi les sédiments des sables à Trophon y acquièrent-ils un déve- 
loppement considérable. Là, les bancs reconstruits ne pouvaient se former 
à cause de la tranquillité et de la profondeur plus grande des eaux. Aussi 
avons-nous vu aux Cales et au Kattendyk un premier banc coquillier à 
éléments remaniés, résultat du phénomène de dénudation qui a raviné les 
sables moyens; puis, dans l'épaisseur des sédiments qui se sont accu- 
mulés peu à peu, un second banc coquillier à faune pure, avec coquilles 
bivalves et in situ, témoignage évident de conditions d'existence favo- 
rables et d'un maximum de développement de la vie sous-marine. 

Le banc remanié inférieur et le banc coquillier des Cales forment, avec 
le banc reconstruit de Zwyndrecht, les trois principaux faciès des couches 
coquillières de l'horizon des sables supérieurs à Trophon. Les excursion- 
nistes ont pu se rendre un compte exact de leurs caractères particuliers 
ainsi que de leurs relations mutuelles. 

De commun accord, nous abandonnons le projet de visite au fort de 
Cruybeke, où l'on aurait eu à constater simplement le contact des sables 
à Panopœa Menardi (non fossilifères par altération sur place) sur l'argile 
oligocène de Boom, le tout recouvert par les sables et les argiles stratifiées 
du Campinien. Nous craignons, ajuste titre, que les pluies incessantes 
dont nous avons été gratifiés pendant de si longs mois, n'aient détrempé 
les terrains, par eux-mêmes fort humides, du fort de Cruybeke au point 
d'en rendre l'exploration impraticable. 

Nous nous dirigeons alors, à travers champs, vers les briqueteries de 
Burght, situées sur les bords de l'Escaut, un peu en aval de Cruybeke. 
Autour de nous, les campagnes sont magnifiques ; on sait d'ailleurs que 
le sol du Pays de Waes est d'une fertilité sans égale. 



LXXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Après avoir admiré le splendide panorama que forme, du sommet de la 
digue, l'Escaut sillonné d'esquifs et de navires de toute espèce, ses rives 
verdoyantes enserrant à grand'peine la majestueuse nappe du fleuve, et, 
au loin, la ville d'Anvers dominée par toute la hauteur de sa superbe 
cathédrale, nous abordons la briqueterie, située à côté et en amont de la 
fabrique do guano dissous du Pérou, de MM. Ohlendorffet C ie . 

Au-dessus de l'argile de Boom, très pauvre en fossiles, nous observons 
les sables fossilifères à Panopcea Menardi (sables inférieurs d'Anvers). Ce 
gîte, peu connu, correspond à ceux du Kiel et d'Edeghem, mais il est 
beaucoup moins riche. 

Au contact des deux formations, les excursionnistes observent une ligne 
de débris roulés très nette avec septaria remaniés, arrondis et souvent 
criblés de trous de Pholades, etc. A ce niveau, on remarque aussi des 
galets noirs assez nombreux et des débris d'ossements de vertébrés marins. 
Nous sommes ici en présence de la puissante ligne de dénu dation qui 
sépare partout en Belgique la base du pliocène des couches de la série 
oligocène sous-jacente. 

La faune des sables à Panopées se montre peu variée; de plus, les 
fossiles sont, ainsi que la masse entière des sables, imbibés d'eau. Sauf 
la Lucina borealis, qui est d'une abondance extraordinaire, sauf un 
polypier très-intéressant et quelques Pecten de petite taille, les débris 
organiques sont tous très friables et tombent aisément en bouillie. 

Il est à noter que la partie supérieure du banc fossilifère abonde en 
débris de Balanes. Ce fait indique clairement que nous ne sommes pas 
loin du rivage. En effet, dans une seconde briqueterie située à 200 mètres 
de là, en aval, de l'autre côté de la fabrique de guano, nous trouvons, 
au-dessus de l'argile de Boom, un sable glauconieux foncé, non fossilifère, 
plus grossier et plus riche en grains quartzeux que le sable à Panopées 
delà première briqueterie. Si les fossiles tertiaires ont ici disparu, on 
observe, par contre, à la base du dépôt glauconieux un grand nombre 
de concrétions, de galets et d'ossements de vertébrés marins. Plus haut 
apparaissent quelques graviers, d'abord rares, puis de plus en plus abon- 
dants et formant un banc continu. Celui-ci s'étend d'ailleurs, mais moins 
bien caractérisé, jusqu'au-dessus des sables fossilifères de la première 
carrière. Cette zone de sables graveleux représente incontestablement un 
dépôt de plage ou d'émersion, indiquant ici la fin de la sédimentation 
des sables glaucouifères. Ce banc est analogue à celui qui recouvre géné- 
ralement partout les sables à Pétoncles et qui constitue le terme le plus 
élevé de la série des sables inférieurs d'Anvers. 

Il nous paraît, à M. Rutot et à moi, que les sables grossiers, sans fos- 
siles et avec ossements, etc., de la seconde carrière, représentent les bords 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LXXV 

de la plage, dont les sables fossilifères avec colonies de Balanes de la 
première carrière indiquent la région littorale sous-marine. Le relèvement 
ultérieur du bassin tout entier serait alors indiqué par la présence, au- 
dessus des sables glauconifères, du banc graveleux littoral. 

Dans la première briqueterie, M. Van Ertborn nous a montré, vers la 
surface des sables glauconieux à Panopées, une sorte de poche remplie 
de sable et d'argile avec quelques graviers à la base. L'argile grise, qui 
forme la masse principale de ce dépôt, rappelle celle des couches quater- 
naires anciennes du Bassin de batelage et, comme celle-ci, elle contient 
des coquilles fluviatiles. 

Cette poche, qui ravine le sable pliocène, représenterait, d'après 
M. Van Ertborn, la coupe transversale du lit d'un ancien ruisseau quater- 
naire. Ce dépôt est certainement très ancien, car au-dessus, comme 
sur toute l'étendue des sables pliocènes de la briqueterie, s'étend horizon- 
talement le manteau d'argiles et de sables stratifiés du Campinien. 

Nous aurions donc ici, suivant M. Van Ertborn, un dépôt quaternaire 
ancien de même âge que celui du Bassin de batelage, et les relations de 
ce dernier avec les couches Campiniennes seraient démontrées par la 
superposition constatée à Burght. 

Pendant que quelques-uns d'entre les excursionnistes discutent les 
problèmes stratigraphiques qui se présentent devant eux, leurs compa- 
gnons s'occupent de la récolte des fossiles, récolte peu productive d'ailleurs, 
malgré les bandes de gamins qui accourent, surgissant de toutes parts, 
pour nous vendre, avec quelques bonnes espèces, une foule de déchets et 
même d'objets les plus variés et les plus fantaisistes. 

Désireux bientôt de nous soustraire à l'influence énervante de la tempé- 
rature, qui s'élève rapidement, nous convenons d'effectuer par eau le 
retour à Anvers. Nous serrons cordialement la main à M. Van Ertborn 
qui, comme la veille, nous a obligeamment accompagnés pendant toute 
la journée et qui, pour se rendre chez lui, doit nous quitter et traverser 
l'Escaut à Cruybeke. Nous nous embarquons ensuite sur le paquebot de 
Tamise à Anvers qui, après une délicieuse traversée, nous amène au port 
vers 6 heures, enchantés de l'excursion, tant au point de vue des attraits 
qu'elle nous a offerts, qu'à celui des résultats scientifiques de nos explo- 
rations. 

Puis, toujours en compagnie de M. le Major Bech, dont l'aimable 
empressement à nous être utile ne s'est pas ralenti un seul instant, 
nous passons agréablement à table et à la promenade les quelques heures 
qui nous séparent de notre départ, et nous quittons ensuite Anvers, avec 
le désir de nous y retrouver de nouveau tous ensemble et le plus tôt 
possible. 



LXXVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

En terminant, je ne puis mieux faire que de me rendre ici l'interprète 
des sentiments reconnaissants des excursionnistes auprès de MM. Bech et 
Van Ertborn qui, non-seulement nous ont accompagnés et guidés dans 
nos courses, mais qui nous ont aussi procuré les permis sans lesquels nous 
n'aurions pu voir qu'une très minime partie des travaux militaires et 
maritimes de la ville d'Anvers. 

Nous remercions aussi cordialement M. L. Coiseau, directeur des 
travaux maritimes du Sud, qui nous a initiés avec la plus grande obli- 
geance aux intéressants détails de la construction du mur de quai et grâce 
auquel l'auteur de ces lignes a pu faire des recherches très fructueuses 
dans le plus curieux des gîtes que. la Société ait jamais exploré jusqu'ici. 

L'excursion annuelle de 1879 a certainement été Tune des plus fruc- 
tueuses et en même temps des plus agréables que la Société ait faites 
depuis longtemps. Tout nous a favorisé à souhait, et les excursionnistes 
n'ont eu qu'un regret, c'est que les membres de la Société n'eussent pas 
répondu en plus grand nombre à l'appel qui leur a été fait. Aussi, est-ce 
le désir d'engager mes collègues à profiter des travaux actuels pour 
organiser de nouvelles courses à Anvers, qui m'a engagé à présenter le 
compte-rendu de l'excursion quelques jours à peine après notre course, 
au risque peut-être de n'avoir pas rempli ma tâche avec tout le soin 
désirable. 



NOTE SUPPLÉMENTAIRE. 

De nouvelles explorations, faites pendant l'impression de ce Rapport, 
m'ont permis de reconnaître la présence incontestable du Campinien, au 
Bassin de batelage et de constater la nature de ses relations avec les 
sables et argiles quaternaires avec coquilles terrestres et fluviatiles. 

Vers l'extrémité sud du Bassin, on voit actuellement le Campinien, 
avec graviers à la base, reposer en discordance au-dessus des poches de 
quaternatre ancien creusées dans le sable à Pétoncles par le dépôt 
fluvial. 

L'appréciation de M. Van Ertborn est donc parfaitement exacte et 
il est bien établi que les couches quaternaires fluviales du Bassin de 
batelage sont non-seulement d'une très haute antiquité, mais encore anté- 
rieures à la sédimentation campinienne. 

(4 septembre 1879.) 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LXXVI1 

Communications et propositions diverses des Membres, 

M. A. Rutot fait la communication suivante : 

Notre collègue M, le comte G. de Looz continue avec succès ses 
recherches dans le Tongrien inférieur du Limbourg. 

Dans ces derniers temps, il a exploré les restes d'un cordon littoral de 
la mer Tongrienne, situé à Neerrepen, entre la masse des sables argileux 
avec fossiles en place ou sables de Qrimmertingen, et les sables d'émer- 
sion, sans fossiles, qui surmontent les précédents et qui portent le nom 
de sables de Neerrepen. 

Ces restes de l'ancien cordon littoral abandonné par la mer, lors de 
son recul, consistent en sable demi-fin, littéralement pétri de coquilles 
plus ou moins intactes. 

Outre la faune ordinaire du Tongrien inférieur, on rencontre dans le 
niveau particulier dont il est question, une quantité de Gastéropodes, 
habitants des côtes, ainsi qu'un nombre énorme de Serpules. 

Parmi ces Gastéropodes, nous avons remarqué dans les nouvelles trou- 
vailles de notre collègue, plusieurs espèces, telles quePleurotomes, Cancel- 
laires, etc., qui nous paraissent nouvelles, au moins pour la faune. 

Mais les pièces les plus intéressantes sont des valves bien complètes 
d'une espèce d'Argiope, qui paraît devoir constituer une espèce complète- 
ment nouvelle. 

Grâce à ses recherches minutieuses, M. de Looz a fini par pouvoir 
rassembler une demi-douzaine de valves, qui assurent la connaissance 
exacte et complète de l'espèce. 

Tout ce que nous pouvons dire actuellement, c'est que l'Argiope du 
Tongrien ne ressemble guère à celle rencontrée par notre collègue, 
M. Lefèvre, dans les sables wemmeliens de Laeken. 

Enfin, parmi un certain nombre d'organismes dont la nature n'a pu 
être encore déterminée, nous avons encore observé quelques petites sphères 
formées de courbes concentriques, d'une matière nacrée. 

Nous ne croyons pouvoir rapporter ces petites sphères qu'à des perles 
d'huîtres, et très-probablement à des perles de YOstrea ventilabrum, extrê- 
mement abondante dans ces parages et dont une multitude de valves 
dépareillées encombrent le petit lit ou cordon littoral dont il est question 
en ce moment. * 

Ajoutons, pour terminer, la découverte de quelques Nummulites, 
évidemment remaniées dans les sédiments côtiers de Neerrepen. Ainsi 
que notre collègue M. Vanden Broeck a pu s'en assurer, ces Nummu- 
lites sont celles qui existent en banc dans notre système Wemmelien, à la 
base de l'argile glauconifère. 



LXXVIII SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

L'état remanié de ces Nummulites est évident, car elles sont roulées et 
très-frustes à l'extérieur, alors que les Foraminifères tongriens, tels que 
les Cristellaires, etc., que l'on trouve au même endroit, sont d'une conser- 
vation parfaite et possèdent encore leur test translucide et porcellané. 

Notre collègue M. de Looz me fait savoir qu'il continue ses recherches, 
et cette nouvelle est de nature à réjouir tous les amateurs de la science si 
intéressante que nous cultivons. 

La séance est levée à 8 heures. 



Séance du 6 septembre 1879. 

PRÉSIDENCE DE M. ERN. VaNDEN BrOECK. 

La séance est ouverte à 7 heures. 

Sont présents : MM. J. De la Fontaine; Ern. Vanden Broeck; Ph. 
Dautzenberg; J. Colbeau, secrétaire. 

MM. E. Colbeau, V. Beine, A. Kutot, Th. Le Comte, L. Pire, H. Denis 
font excuser leur absence. 

En l'absence du Président et du Vice-Président, M. Vanden Broeck, 
membre du Conseil, préside la séance. 

Le procès-verbal de la séance du 2 août 1879 est adopté. 

Correspondance. 

Le Musée National d'Histoire naturelle de Klagenfurt annonce l'envoi 
de ses publications. 

La Société Entomologique Suisse remercie pour la réception des Annales 
et des Procès-verbaux. 

La Société Belge de Microscopie remercie pour la cession qui lui a été 
faite de l'une des armoires de la Bibliothèque royale, mises à notre dispo- 
sition par M. le Ministre de l'Intérieur. 

M. De Toyon donne sa démission de membre effectif de la Société. 

M. le Baron Van Ertborn remercie pour sa réception comme membre 
effectif de la Société. 

Dons et envois reçus. 

Brochures offertes par leur auteur M. G. Cotteau (1. Considérations 
sur les Echinid.es de ï étage cènomanien de l'Algérie. 2. Sur les Salénidées 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 4879 LXXIX 

du terrain jurassique de la France. 3. L'Exposition géologique et paléon- 
tologique du Havre. 4. Note sur les Fchinides irréguliers du terrain 
jurassique de France. 5. Note sur les Fchinides crétacés de la province du 
Hainaut). 

Publications reçues, en échange, de la part de l'Académie Slavo-Méri- 
dionale des Sciences d'Agram, de l'Académie Impériale des Sciences de 
St-Pétersbourg, de l'Académie Royale des Sciences de Bavière, de l'Aca- 
démie des Lynx de Rome, de l'Académie d'Agriculture de Vérone, du 
Musée National d'Histoire naturelle de Carinthie, de l'Institut Impérial- 
Royal Géologique d'Autriche, de la Commission de la Carte Géologique 
de l'Espagne, des rédactions de la Revue Zoologique de Leipzig, du 
Moniteur Industriel, de l'Athenseum Belge, du Moniteur Horticole Belge, 
du Bulletin Scientifique du Département du Nord, de la Feuille des Jeunes 
Naturalistes, et des Sociétés suivantes : Zoologique de Londres, Impériale 
des Naturalistes de Moscou, Royale des Sciences de Gothembourg, Zoolo- 
gique-Minéralogique de Ratisbonne, des Amis de l'Etude de la nature 
du Mecklembourg, pour l'étude de la nature dans le Wurtemberg, Géolo- 
gique de France, Royale de Botanique de Belgique, Centrale d'Agriculture 
de Belgique, Malacologique Italienne, Belge de Microscopie, Médico-chirur- 
gicale de Liège, Entomologîque de Belgique, Royalî Linnéenne de 
Bruxelles. 

Des remerciements sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque trois exemplaires du Procès- 
verbal de la séance de la Société du 2 août 1879. 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. E. Vanden Broeck annonce que depuis l'excursion récemment faite 
au Bassin de batelage, à Anvers, par la Société Malacologique de Bel- 
gique, il a encore, à plusieurs reprises, visité ces travaux. 

Il a pu s'assurer ainsi que le Campinien est réellement représenté en 
cette région et qu'il se présente même avec un grand développement dans 
la partie sud dudit Bassin. 

Les relations du Campinien et des couches quaternaires avec coquilles 
terrestres et d'eau douce n'avaient pu être nettement établies lors de l'ex- 
cursion de la Société, faute de superposition ou de contacts visibles. 

M. Vanden Broeck, d'accord avec MM. Cogels et Van Ertborn, qui 
avaient attiré son attention sur ce point, a reconnu que, dans la partie sud 
des travaux, le Campinien, avec graviers à la base, reposait en discor- 
dance sur des poches quaternaires plus anciennes, ravinant elles-mêmes 
les dépôts pliocènes sous-jacents et remplies d'un sable blanc, avec zones 
tourbeuses et argileuses et qui, incontestablement, correspond aux sables 



LXXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

quaternaires inférieurs, avec coquilles fluviatiles de l'autre extrémité du 
Bassin. 

Il est donc établi, conformément aux prévisions déjà exprimées dans 
le Eapport de l'excursion annuelle, lu à la dernière séance, que la faune 
quaternaire des sables stratifiés inférieurs du Bassin de batelage est anté- 
rieure à la sédimentation campinienne, ce qui donne aux coquilles obser- 
vées dans ces couches une très-haute antiquité dans l'histoire de la période 
quaternaire. 

On se souvient d'ailleurs que ces coquilles, tout en appartenant,, pour la 
plupart au moins, à des espèces encore vivantes, présentent un faciès tout 
spécial, qu'il conviendra de faire connaître et même de figurer. L'étude 
détaillée qui pourra être faite de cette petite faune quaternaire fournira 
assurément des résultats nouveaux et intéressants. 

La séance est levée à 7 1/2 heures. 



Séance du 4 octobre 1879. 

Présidence de M. le D r J. Crocq. 

La séance est ouverte à 6 1/2 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; Th. Le Comte; E. Colbeau; 
Ern. Vanden Broeck; Th. Lefèvre ; J. De la Fontaine; P. Desguin ; 
H. Denis ; J. Colbeau, secrétaire. 

M. C. Fontaine fait excuser son absence. 

Le Procès- verbal de la séance du 6 septembre 1879 est adopté. 

M. le Président, avant d'aborder Tordre du jour de la séance, remercie 
itérativement la Société pour l'honneur qu'elle lui a fait en l'élevant de 
nouveau à la présidence. Il regrette beaucoup de n'avoir pu depuis lors 
assister à ses réunions mensuelles, mais il en a été absolument empêché ; 
il espère qu'il en sera tout autrement à l'avenir. Dans tous les cas, la 
Société peut être assurée de son dévouement et peut compter sur son con- 
cours actif dans les circonstances où il pourrait lui être utile. 

Correspondance. 

M. V. Liénard remercie pour sa réception comme membre de la Société 
et sera heureux de pouvoir participer à ses travaux. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LXXXI 

Dons et envois reçus. 

M. Valère Liénard offre son portrait photographié. 

M. Ern. Vanden Broeck fait don de sa brochure : Aperçu sur la géologie 
des environs de Bruxelles. 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie Royale des 
Sciences de Belgique, du Comité Royal Géologique d'Italie, du Muséum 
de Zoologie comparée de Cambridge Mass., de l'Ecole industrielle de 
Biestritz, des rédactions de la Revue Zoologique de Leipzig, du Moniteur 
Industriel, de l'Athenseum belge, du Bulletin Scientifique du Départe*- 
ment du Nord, et des Sociétés suivantes : Centrale d'Agriculture de Bel- 
gique, Nationale des Sciences naturelles de Cherbourg, Adriatique des 
Sciences naturelles, Royale de Botanique de Belgique, Linnéenne de 
Bordeaux, Académique de Boulogne, Royale de Londres, Toscane des 
Sciences naturelles, Malacologique Italienne, Belge de Microscopie, Géo- 
logique de France, de Borda à Dax, Médico-chirurgicale de Liège, Ento- 
mologique de Belgique. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la bibliothèque de la Société trois exem- 
plaires du Procès-verbal de la séance du 6 septembre 1879, ainsi qu'un 
exemplaire du tiré à part suivant du tome XIV (1879) de ses Annales : 
Compte-rendu de V excursion faite à Anvers les 27 et 28 juillet 1879 par 
la Société Malacologique de Belgique, par Ern. Vanden Broeck. 

Communications du Conseil. 

M. le Président annonce que le Conseil a reçu membres effectifs de la 
Société, dans sa séance du 16 septembre, M. Valère Liénard, étudiant à 
l'Université de Gand, présenté par MM. Th. Le Comte et J. Colbeau, et 
dans sa séance du 30 septembre, M. Alfred Rucquoy, à Essen (Prusse 
rhénane), présenté par MM. Ern. Vanden Broeck et A. Rutot. 

Communications des Membres. 

M. Lefèvre, qui s'est occupé récemment des grandes coquilles du genre 
Ovula, montre un spécimen anglais de Y Ovula Coombii Sow., provenant 
des couches éocènes de Bracklesham. 

Quoique assez mal conservé, cet exemplaire suffit cependant pour la 
détermination exacte de l'espèce à laquelle il appartient et qui est toujours 
très rare dans les collections de fossiles tertiaires. 

L'on peut facilement séparer YOmda Coombii des autres espèces con- 
nues et notamment de Y Ovula tuberculosa, de YOvula gigantea et aussi 
de YOvula Gisortiana. 

6 



LXXXI1 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

M. Lefèvre expose ensuite quelques-uns des principaux caractères 
qui distinguent la coquille anglaise de Y Ovula tuberculosa, à laquelle 
F. Edwards, dans son travail intitulé « The eocene Mollusca» , a cru pou- 
voir réunir la coquille qui fait l'objet de la présente communication. 

L'exemplaire offre, sur le dos de la coquille, un tubercule allongé, 
assez saillant, qui rappelle celui qui se trouvait sur un autre individu qui 
existait jadis dans le musée de M. Bowerbanck, mais qui, malheureuse- 
ment, est tombé en pièces. 

La séance est levée à 7 1/2 heures. 



Séance du 8 novembre 1879. 

Présidence de M. le D r J. Crocq. 

La séance est ouverte à 6 1/4 heures. 

Sont présents : MM. J. Crocq, président; Th. Le Comte; Fr. Roffiaen; 
A. Rutot; J. Delà Fontaine; E. Colbeau; H. Denis; Alf. Craven; P. Sain- 
tenoy; Ern. Vanden Broeck; Th. Lefèvre; E. Fologne; J. Colbeau, secré- 
taire. 

M. E. Lambotte fait excuser son absence. 

Le Procès- verbal de la séance du 4 octobre 1879 est adopté. 

Correspondance. 

M. A. Rucquoy remercie pour sa réception comme membre effectif de la 
Société. 

La Société Linnéenne de Londres remercie pour la réception des Annales 
et des Procès-verbaux. 

La Société pour l'Étude de la Nature de Zwickau, la Société Royale des 
Sciences de Finlande, la Société Linnéenne de Londres, la Société d'His- 
toire naturelle de Boston, annoncent l'envoi de leurs publications. 

La Société Royale Microscopique de Londres envoie le dernier volume 
de ses publications, en demandant l'échange. — Cet échange est accepté. 

M. G.-W. Tryon, à Philadelphie, adresse le prospectus de son « Manual 
of Conchology; Structural and Systematic. » 

M. W. Wesley, à Londres, adresse le catalogue des publications scien- 
tifiques de sa librairie. 

Bons et envois rems. 

Ouvrages offerts par leurs auteurs : M. J. Barrande (Système silurien du 
centre de la Bohême. Bracliiopodes) ; M. G. Dewalque {Carte géologique de 
la Belgique et des provinces voisines, avec Notice explicative). 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 LXXXIII 

Polypier fossile de Belvaux, don de M. Saintenoj. 

Publications reçues en échange, de la part du Département de l'Agri- 
culture des États-Unis, du Comité Géologique des États-Unis, de l'Aca- 
démie Slavo-Méridionale des Sciences d'Agram, de l'Académie Royale des 
Sciences de Munich, de l'Académie des Sciences naturelles de Philadelphie, 
de l'Académie Royale des Sciences de Belgique, de l'Institution Smithso- 
nienne, de l'Institut d'Essex, de l'Institut National Genevois, des rédac- 
tions de la Revue Zoologique de Leipzig, du Moniteur Industriel, de l'Athe- 
nseum belge, de la Feuille des Jeunes Naturalistes, du Journal de Concho- 
logie de Londres, et des Sociétés suivantes : Royale des Sciences Médicales 
et Naturelles de Bruxelles, d'Histoire Naturelle de Metz, pour l'Étude 
de la Nature de Zwickau, pour la Diffusion des Connaissances Scientifiques 
de Vienne, Géologique de Londres, Linnéenne de Londres, Royale des 
Sciences de Finlande, des Naturalistes de Dorpat, Impériale des Natura- 
listes de Moscou, d'Histoire Naturelle de Boston, Courlandaise des Lettres 
et des Arts, Entomologique de Belgique, Royale de Médecine publique du 
Royaume de Belgique, Centrale d'Agriculture de Belgique, Vaudoise des 
Sciences Naturelles, Espagnole d'Histoire Naturelle, Malacozoologique 
Allemande, Royale Linnéenne de Bruxelles, d'Histoire Naturelle et de 
Médecine de Heidelberg, Zoologique de Londres, Royale Microscopique de 
Londres, Royale de Botanique de Belgique, Belge de Géographie, Médico- 
Chirurgicale de Liège, Belge de Microscopie, d'Étude des Sciences Natu- 
relles de Nîmes, Géologique de France, Malacologique Italienne. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose pour la Bibliothèque de la Société trois exemplaires 
du Procès-verbal de la séance de la Société du 4 octobre 1879, ainsi que 
trois exemplaires du Catalogue des ouvrages périodiques entrés à la Biblio- 
thèque de la Société, de 1863 à 1877. 

Communications et propositions du Conseil. 

M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance du 14 octobre 
1879, a reçu membres effectifs de la Société M. Ad. Piret, pharmacien à 
Tournai, présenté par MM. Rutot et Vanden Broeck, et M. P. Sain- 
tenoy, à Bruxelles, présenté par MM. Crocq et Fologne. 

Sur l'observation du Secrétaire, l'échange de publications est accepté 
avec la Société Royale de Médecine publique du Royaume de Belgique, qui 
vient de nous faire parvenir un de ses volumes. 

Questions à V ordre du jour. — Exposition nationale de 1880. 

M. Lefèvre appelle l'attention sur un avis relatif aux publications scien- 
tifiques qu'il est question de montrer réunies à l'Exposition. — L'assemblée 



LXXXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

engage les membres a y répondre et décide que cet avis sera reproduit à 
la suite du présent Procès-verbal. 

Lectures. 

L'assemblée entend les communications suivantes : 

Mollusques recueillis en Suisse en 1879, 

par Fr. Roffiaen. 

Pour faire suite à mes deux notes insérées dans nos Annales et concernant 
des mollusques recueillis en Suisse, ainsi qu'aux communications sur le 
môme sujet, faites en nos séances par MM. Craven, Vanden Broeck, Gaucher 
et Brot, je viens donner aujourd'hui la liste des espèces que j'ai trouvées 
cette année dans diverses localités où je n'avais pas séjourné auparavant. 
Je n'ai rien rencontré de nouveau ; c'est donc au point de vue de l'habitat 
que je crois utile de faire connaître ce que mes recherches malacologiques 
m'ont procuré. 

On remarquera que deux de ces localités appartiennent plutôt à la Haute- 
Savoie qu'à la Suisse proprement dite ; mais cette partie de la chaîne des 
Alpes est trop intimement liée aux Alpes de la Suisse, pour ne pas être 
réunie à celles-ci dans l'étude de la faune qui leur est particulière. • 

Serooz et Gorges de la Diosaz [Vallée de Cliamonix), 
Du 1 er au 26 juillet 4879. 
Zonites glaber, Stud. Hélix edentula Drap. 

» cellarius Miïll. » fasciolata Poir. 

Oleacina subcylindrica L. » ericetorum Mùll. 

Hélix holoserica Stud. Bulimus détritus Mail. 

Environ vingt-cinq exemplaires dans Commun dans des prairies en 

les gorges de la Diosaz. p ,, nt0) exposées au sud> sur 

» obvoluta Miill. le chemin du col d'Anterne. 

» lapicida L. » obscur us Mùll. 

» rotundata Mùll. » quadridens Miill. 

» » var : albina Fer. Balea perversa L. 

» arbustorum L. Pupa avenacea Brug. 

» » var : icterica Roff. » secale Drap. 

» pomatia L. Clausilia laminata Montag. 

» sylvatica Drap. » parvula Stud. 

» itrigella Drap. » dubia Drap. 

» hispida L. » plicatula Drap. 

Arg entière [Vallée de CMmonix), 

Du 27 juillet au 13 aott 1879. 
Hélix holosaica Stud. Helix obvo i uta m \\. 

I n ou deux exemplaires dans les lamcida L 

pierres de l'ancienne moraine du ^ 

glacier. * rotundata Miill. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 



LXXXV 






Hélix arbustorum L. 
» » var 

» sylvatica Drap. 
» strigella Drap. 
» fasciolata Poir. 
» ericetorum Miill. 



icterica Roff. 



Bulimus détritus Miill. 

» quadridens Miill. 
Pw^a avenacea Brug. 

» seca/e Drap. 
Clausilia parvula Stud. 

» plicatula Drap. 



CMllon, au bord du Lac de Genève, et Gorge du Chaudron, 
Du 15 a<?w£ aw 2 septembre 1879. 



Zonites nitens Gmel. 

» lucidus Drap. 

» 0/afor Stud. 

» cellarius Miill. 
Oleacina subcylindrica L. 
Hélix holoserica Stud. 

Gorge du Chaudron. 

» obvoluta Miill. 

» per sonata Lam. 

» lapicida L. 

» rotundata Miill. 

» » var : pmea Moq. 

» rupestris Drap. 

Gorge du Chaudron. 

» costata Miill. 

» sylvatica Drap. 

» hortensis Miill. 

» nemoralis L. 

» pomatia L. 

» fruticum Miill. 

» carthusiana Miill. 

» strigella Drap. 

» villosa Drap. 

» hispida L. 



Hélix fasciolata Poir. 

Très-commune. 

» ericetorum Miill. 

Bulimus montanus Drap. 

Un exemplaire. Gorge du Chau- 
dron. 

» obscurus Miill. 
Pw/?a avenacea Brug. 

» secate Drap. 
Clausilia laminata Montag. 
» parvw/aStud. 
» dwfo'a Drap. 
» ventricosa Drap. 
Pomatias septemspirale Razoum. 

Très-commun sur la berge pier- 
reuse au bord du lac, contre 
le château de Chillon, ainsi 
que sur les rochers dans la 
gorge du Chaudron. 
» septemspirale var : albinum. 

Coquille entièrement blanche, à 

demi transparente, sans taches. 

Je ne sais si cette variété a déjà 

été citée. 
Quelques exemplaires aux mêmes 
localités que le type. 



Pendant que je séjournais à Chamonix même, je n'ai pas eu le temps de 
rechercher les mollusques; mais on peut, à l'égard de cette partie de la 
vallée, comme à l'égard de toutes celles qui entourent le Mont-Blanc, con- 
sulter avec fruit les études malacologiques de M. Vénance Payot, natura- 
liste à Chamonix, dont les longues et laborieuses recherches ont fait con- 
naître la faune assez riche de ces vallées. Notre Bibliothèque possède ces 
études que l'auteur m'avait remises pour la Société, lors de l'un de mes 
précédents voyages. 

Mollusques recueillis en Suisse en 1879, 
parAlf. Craven. 
Ayant passé une grande partie de l'été dernier dans la vallée de la Kander, 
dans l'Oberland bernois, je donne ici quelques notes sur les mollusques que 



LXXXV1 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



j'y ai recueillis, citant à part ceux de la vallée de Gasteren (qui est la partie 
supérieure de celle de la Kander). Ces notes sont destinées à compléter les 
listes déjà données par MM. Roffiaen, Vanden Broeck, Gaucher et Brot, et 
par moi-même, dans les Annales de notre Société. 

J'ai remarqué que plusieurs espèces ne se trouvaient en grande quantité 
que dans la première partie de l'été, disparaissant presque entièrement vers 
la fin du mois d'août, et que d'autres, en revanche, très-rares au mois de 
juin et de juillet, devenaient assez communes en septembre et octobre. 
Dans la première catégorie se trouvent notamment Y Hélix villosa et le 
Bulimus montanus, et dans la dernière Y Hélix ruàerata et Y Hélix perso- 
nata. 

Les mollusques étaient en petit nombre dans la vallée de Gasteren, tandis 
qu'ils se montraient en très-grande quantité à Frùtigen, dans la vallée de 
la Kander. 



Espèces recueillies à Frùtigen, dans la vallée de la Kander, à une élévation 
de 800 à 1,000 mètres au-dessus du niveau de la mer. 



Limax maximus L. var : cinereo niger Sturm. 
Commun. 

Vitrijia pellucida Mull. 
Assez rare. 

» diaphana Drap. 
Assez rare. 

Zonites fulvus Mull. 

Quelques exemplaires seulement. 

» nitens Gmel. 

Très-commun. 

» glaber Stud. 

Quelques exemplaires. 

» cellarius Mull. 

Quelques exemplaires. 

Oleacina subcylindrica L. 
Assez rare. 

Heèix obvoluta Mull. 

En grand nombre. 

» personala Lam. 

En grand nombre. 

» lapicida L. 

En grand nombre. 
» ruàerata Stud. 

Quoique j'aie recueilli cette espèce 
en assez grande quantité, elle 
n'est cependant pas commune. 
Tous mes exemplaires sont d'une 
couleur très-pâle, presque blan- 
che : pas un seul ne présente 
la couleur du type. 
» rotundata Mull. 

Très-commune. 



Hélix edentula Drap. 

Un seul exemplaire. 

» costata Mull. 
Rare. 

» arbustorum L. 

En grand nombre. 

» sylvatica Drap. 

En grand nombre. 

» hortensis Mull. 

En grand nombre. 

» pomatia L. 

En grand nombre. 

» fruticum Mull. 

En grand nombre. 

» incarnala Mull. 

En grand nombre. 

» villosa Drap. 

En grand nombre. 

» hispida L.? 

Les exemplaires de celte espèce 
diffèrent beaucoup des H. his- 
pida de Belgique, et me sem- 
blent aussi proches de Y H. seri- 
cea que de Y H. hispida. 
Bulimus montanus Drap. 

Très-commun. Cette espèce va- 
rie beaucoup en couleur de- 
puis le brun très-pâle jus- 
qu'au brun foncé. Les Hélix 
villosa passent aussi par les 
mêmes nuanoes et se trouvent 
très-souvent aux mêmes en- 
droits. 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 4879 



LXXXVII 



Bulimus obscurus Mûll. 
Commun. 

Pupa avenacea Brug. 

Très-commun. 

» secale Drap. 

Très-commun. 

Vertigo edentula Drap. 

Un assez bon nombre sous 
feuilles dans les bois. 

Clausilia laminata Montag. 

En grand nombre. 
» parvula Stud. 

En grand nombre. 



des 



Clausilia gracilis Rossm. 

En grand nombre. 
» gracilis var : albinos 

Un magnifique exemplaire tout à 
fait blanc et très-transparent. 
» dubia Drap. 

Moins nombreuse que les autres 
espèces. 

» plicatula Drap. 

En grand nombre. 
» ventricosa Drap. 

Un seul exemplaire. 



Espèces recueillies dans la vallée de Gasteren, à une hauteur 
d'environ 1,600 mètres. 



Vitrina diapltana Drap. 

Quelques exemplaires. 

Zonites nitens Gmel. 
Commun. 
» crystallinus Mûll. 

Quelques exemplaires. 

Succinea elegans Risso. 

Pas rare. Tous les exemplaires 
sont de petite taille, assez so- 
lides et d'une belle couleur 
rougeâtre, assez remarquable. 
Je les ai trouvés dans un maré- 
cage à moitié desséché. 

Hélix rotundata Mûll. 
Pas commune. 
» ruipestris Drap. 

Très-commune et de grande taille. 
» arbustorum L. 

Commune. 
» sylvatica Drap. 

En grande quantité. L^s exem- 
plaires trouvés au-dessus de la 
limite des sapins sont presque 

En passant la Wengern Alp où, en 
j'ai voulu en recueillir encore ; mais j 
vais échantillons morts. Peut-être la 

A Baie j'ai trouvé Zonites nitens, 
pomatia, L.\ Hélix hispida, Z.; tous 



toujours plus calcareux et à 
bandes bien moins marquées que 
ceux provenant d'une localité 
moins élevée. 

Hélix pomatia L. 

Commune. 

» villosa Drap. 
Commune. 

» hispida L. ? 

Assez commune. 

Tous ces exemplaires appartiennent 
à la même variété que ceux de 
Frûtigen. 
Pupa avenacea Brug. 

Très-commune. 
Clausilia plicatula Drap. 

Commune. 
Limnœa truncatula Mu 11. 

Un assez bon nombre d'individus 
dans une source. Ils appar- 
tiennent à une variété allon- 
gée. 

1870, j'avais trouvé VU. holoserica, 
e n'ai pu trouver que quelques mau- 
saison était-elle trop sèche. 
Gmel. ; Hélix nemoralis, L. ; Hélix 
très-communs. 



Communications et propositions diverses des Membres. 

M. Rutot annonce à la Société qu'il vient de revenir d'une excursion de 
quelques jours, entreprise avec M. E. Vanden Broeck, dans les Sables 
moyens du Bassin de Paris. 

M. Rutot a visité les gîtes classiques du Guepel et du Fayel, et y a 



LXXXVIII SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

recueilli une grande quantité d'espèces de mollusques très-bien conservées-, 
dont il a commencé, en compagnie de M. G. Vincent, la détermination. 

Nos collègues comptent publier dans nos Annales les listes des fossiles 
recueillis, avec les observations que leurs études leur auront suggérées. 

M. Ern. Vanden Broeck donne quelques détails sur ses courses dans le 
Bassin de Paris, lesquelles ont été en grande partie consacrées à l'étude 
stratigraphique des Sables Moyens, ainsi qu'à la recherche des niveaux 
nummulitifères de cet horizon. Il signale ensuite quelques observations 
intéressantes qu'il a pu faire en étudiant au Muséum la collection de d'Ar- 
chiac, qui comprend tous les types de Nummulites décrits et figurés dans 
la Monographie de d'Archiac et Haime. 

Les rectifications signalées il y a quelques années dans nos Annales par 
MM. Miller et Vanden Broeck, au sujet de la détermination de nos Num- 
mulites Laekeniennes et Wemmeliennes se sont trouvées parfaitement con- 
firmées par l'examen des échantillons du Muséum. 

M. Vanden Broeck annonce ensuite qu'il prépare en ce moment, avec 
M. le D r Phil. de la Harpe, de Lausanne, une Monographie des Nummu- 
lites belges. Il donne quelques détails sur les résultats de cette étude, 
résultats des plus intéressants et dont l'importance dépasse beaucoup ce 
que l'on pouvait espérer d'un champ d'exploration en apparence aussi peu 
fructueux. 

M. J. Colbeau annonce que le mobilier et les collections de la Société ont 
pu enfin être entièrement enlevés du Jardin Zoologique. Le mobilier est 
déjà en partie placé dans notre nouvelle salle de réunions à l'Université, 
et cette nouvelle salle pourra prochainement être inaugurée : nos collec- 
tions malacologiques y seront classées dans nos anciennes armoires vitrées. 
Quant aux quatre grandes armoires que l'État a mises à notre disposition, 
M. Colbeau propose de les faire servir à l'établissement d'une collection 
paléontologique générale, classée stratigraphiquement, leur disposition 
s'y prêtant très-bien. Chacune des planchettes superposées pourrait repré- 
senter un étage géologique et montrer des échantillons du terrain et des 
fossiles caractéristiques : le fond pourrait être occupé par des cartes. 

Cette proposition est unanimement approuvée. 

M. Denis croit qu'il conviendrait de nommer une commission de quel- 
ques membres qui serait chargée de réaliser le projet. 

M. Rutot déclare que, pour sa part, il s'en occupera volontiers. 

La séance est levée à 7 1/2 heures. 



BULLETIN DES SÉANCES — ANNÉE 1879 LXXXIX 

Séance du 6 décembre 1879. 

Présidence de M. le D r J. Crocq. 

La séance est ouverte à 6 1/2 heures. 

Sont présents: MM. J. Crocq, président; Th. Lefèvre; A. Rutot; 
Ern. Vanden Broeck; P. De Ladrière; Fr. Roffiaen ; E. Lambotte ; 
Th. Le Comte ; C. Malaise; J. Colbeau, secrétaire. 

MM. E. Colbeau et P. Saintenov font excuser leur absence. 

Le procès-verbal de la séance du 8 novembre 1879 est adopté. 

Correspondance. 

L'Institut Royal Grand-Ducal de Luxembourg remercie pour la récep- 
tion des Procès- verbaux. 

La Société Néerlandaise de Zoologie et la Société Linnéenne de Bor- 
deaux annoncent l'envoi de publications. 

La Société pour l'étude de la nature du Duché de Nassau, de Wies- 
baden, fait part d'une fête qu'elle se propose de célébrer à l'occasion du 
cinquantième anniversaire de sa fondation. — Une adresse de félicitations 
sera envoyée à la Société de Wiesbaden. 

La Société pour l'étude de la nature de Cassel demande l'échange de 
publications. — Cette demande est acceptée. 

La Société scientifique et industrielle de Marseille adresse un pro- 
gramme de concours. — Aucune question ne se rapporte à la malaco- 
logie. 

La Société royale Linnéenne de Bruxelles adresse le programme de ses 
conférences et concours pour la période d'hiver 1879-1880. 

Dons et envois reçus. 

Brochure offerte par son auteur M. J.-B. Gassies, intitulée : Note sur 
des métis de Rumina decollata. 

Publications reçues en échange, de la part de l'Académie Royale des 
Sciences de Belgique, de l'Académie Impériale des Sciences de Saint- 
Pétersbourg, du Comité Royal Géologique d'Italie, du Musée d'Histoire 
Naturelle de Gênes, de l'Institut Royal Grand-Ducal de Luxembourg, de 
la Ligue de l'Enseignement, des rédactions du Moniteur Industriel, du 
Bulletin Scientifique du Département du Nord, de l'Athenaeum belge, de 
la Revue Zoologique de Leipzig, du Moniteur horticole belge, de la 
Feuille des Jeunes Naturalistes et des Sociétés suivantes : Centrale d'Agri- 
culture de Belgique, Entomologique de Belgique, d'Étude des Sciences 



XG SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

naturelles de Nîmes, Géologique de Hongrie, Royale de Botanique de Bel- 
gique, des Sciences historiques et naturelles de Semur, Néerlandaise de 
Zoologie, Belge de Microscopie, Médico-chirurgicale de Liège, Entomolo- 
gique Italienne, des Sciences Naturelles « Isis » de Dresde, Géologique 
de Belgique. 

Des remercîments sont votés aux donateurs. 

Le Secrétaire dépose, pour la bibliothèque, trois exemplaires du Procès- 
verbal de l'Assemblée de la Société du 8 novembre 1879. 

Commimications et propositions du Conseil. 

M. le Président annonce que le Conseil, dans sa séance de ce jour, a 
accepté la démission de M. P. Suys et a reçu membres effectifs de la 
Société M. Joly, Arthur, professeur de chimie à l'Université de Bruxelles, 
M. le D r Yseux, Emile, professeur de zoologie à la même Université, 
tous deux présentés par MM. J. Colbeau et Denis, et M. Forir, Henri, 
ingénieur des mines, à Liège, présenté par MM. Rutot et Vanden Broeck. 

Le Président annonce que le prix de vente de la première partie du 
Catalogue des livres de la Bibliothèque de la Société, autographiée à trente 
exemplaires, a été fixé à 3 francs pour les membres de la Société. 

Sur la proposition du Conseil, la prochaine séance de la Société est 
remise au second samedi de janvier 1880. 

Rapports sur les travaux présentés. 

M. Colbeau fait un rapport verbal, concluant à l'impression dans les 
Annales de la Société, sur le travail de M. Pire, intitulé : « Tableau dicho- 
tomique des genres des mollusques terrestres et fluviatiles de Belgique » 
et sur le travail de MM. Pire et Lefèvre, intitulé : « Rapport sur les 
collections malacologiques et paléontologiques exposées à l'Exposition 
universelle de Paris de 1878. » 

M. Vanden Broeck se rallie aux conclusions de M. Colbeau, qui sont 
adoptées par l'assemblée. 

Présentation de travaux pour les publications de la Société. 

M. Vanden Broeck dépose, au nom de M. Cogels et au sien, un travail 
avec planches, sur les dépôts pliocènes et quaternaires des environs 
d'Anvers. — Sont nommés commissaires-rapporteurs pour ce travail, 
MM. Van Ertborn et Rutot. 

M. Lefèvre dépose un travail avec planche, intitulé : « Description de 
six espèces nouvelles pour le Bassin de Paris. » 



BULLETIN DES SÉANCES. — ANNÉE 1879 XG1 

Lectures. 

Le Secrétaire donne lecture d'une notice de M. Pire, accompagnée de 
figures, sur de nouvelles déformations du Planorbis complanatus. — 
L'impression dans les Annales en est décidée. 

M. Lefèvre montre un exemplaire adulte de grande taille de Bulimus 
ellipticus, fossile de l'île de Wight, et lit une petite note à son sujet. — 
L'impression dans les Annales en est également décidée. 

Questions à V ordre du jour. 

Classement des collections de la Société. — M. Colbeau rappelle qu'à 
la dernière séance il a été question de choisir quelques membres pour 
s'occuper de l'arrangement d'une collection paléontologique générale dans 
les grandes armoires de la Société. — L'assemblée confie ce soin à 
MM. Rutot et Vanden Broeck. 

Exposition nationale de 1880. — M. Colbeau, délégué de la Société 
auprès du Comité d'organisation, rend compte de ce qui a été fait jusqu'à 
ce jour pour la partie malacologique. Aucune réponse n'a été envoyée 
particulièrement aux membres de la Société qui ont adhéré à l'Exposi- 
tion (au nombre de 24); mais M. Colbeau est autorisé à annoncer officiel- 
lement aujourd'hui que 360 mètres carrés sont réservés à la Société et à 
ses membres et que, par conséquent, ceux-ci peuvent compter sur l'espace 
qu'ils ont demandé. De plus, la Commission de l'Exposition se charge 
des frais de transport des collections, aller et retour, et des frais de leur 
installation dans le local de l'Exposition, pour autant que ces derniers 
frais ne s'élèvent pas au delà de cent francs par mètre. M. Colbeau 
engage les exposants à lui remettre, au plus tôt, un croquis, avec mesures, 
des bijoutières ou vitrines qu'ils désireraient pour leur exposition, afin de 
faciliter le travail de disposition des salles : il a déjà reçu ceux de plu- 
sieurs membres. 

Communications et propositions diverses des Membres. 

M. Lefèvre annonce que M. Watelet, membre correspondant de la 
Société, a découvert trois Ptéropodes dans les sables de Cuise. — L'as- 
semblée émet le vœu de voir publier ces espèces dans nos Annales. 

M. Vanden Broeck communique une lettre de M. Samuel-H. Scudder 
de Cambridge Mass, demandant aux auteurs de lui faire connaître, au 
plus tôt et dans certaines formes, les genres et sous-genres d'animaux, 
soit vivants, soit fossiles, qu'ils ont publiés comme nouveaux depuis 1877. 

La séance est levée à 7 1/2 heures. 



II 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



LISTE DES OUVRAGES 



DEPOSES 



A LA BIBLIOTHEQUE DE LA SOCIETE 

PENDANT L'ANNÉE 1879. 



(Les ouvrages dont le format n'est pas indiqué sont in-8°.) 



«■•'» 



Académie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de La Rochelle. — Section des Sciences 
Naturelles. — Annales 4878, n° 45. La Rochelle, 4879, planches. 

Académie Impériale des Sciences de Saint-Pétersrourg. — Bulletin. Tome XXV, n 08 3, 
4, 5. Saint-Pétersbourg, 4879, planches et figures, et tome XXVI, n° 4. Saint- 
Pétersbourg, 4879, in-4°, planches et figures. 

Académie Nationale des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Caen. — Mémoires, 4879. 
Caen, 4879, figures. 

Académie Royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles. — Bulletins. Tomes I a XII. 
Bruxelles, 4832-4845, planches. 

Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. — Bulletins. 
Tomes XIII à XXIII. Bruxelles, 4846-4856, planches (avec annexe pour 4853- 
1854). 

— 2 e série. Tomes I à XXII. Bruxelles, 4857-4866, planches. 47 e année, 2 e série, 

Tome XLVI (n os 44 et 42). Bruxelles, 4879, planches. 48 e année, 2 e série, 
TomeXLVII (n os 4 a 40). Bruxelles, 4879, planches. 

— Tables générales et analytiques du recueil dos Bulletins. 4 re série. Tomes 1 à 

XXIII (4832-4856); 2 e "série. Tomes I à XX (1857-4865). Bruxelles. 

— Annuaire, 4879. 45 e année, portraits. 

Academy of Natural Sciences of Philadelphia , — Proceedings, 4878. Part. I-II-II1. Phila- 

delphia, 4878-4879, planches et figures. 
Accademia d'Agricoltura, Arti e Commercio di Verona. — Memorie. Vol. LV (vol. XII de 

la 2 e série). Fascicule 3. Verona, 4878. Vol. LV! (vol. XIII de la 2 e série). 

Fascicules 4 et 2. Verona, 4879. 



XCVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Association Lyonnaise des Amis des Sciences Naturelles. — Compte-rendu de Tannée 1877- 

1878. Lyon, 1878, figures. 
Ateneo di Scienze, Lettere ed Arti di brescia. — Commentari per l'anno 1878. Brescia, 

1878. Commentari per l'anno 1879. Brescia, 1879. 

Athen^um Belge. — 2 e année, 1879, n cs 1 à 24. Bruxelles, 1879, in-4°. 

Barrande, Joachim. — Brachiopodes. Études locales. Extrait du système silurien du centre 

de la Bohême. Vol. V. Prague et Paris, 1879, planches. 
Blytt, Axel. — Norges fîora. Tillœgshefte. Christiania. 

Publication de la : K. Norske Videnskabers Selskab. 

Boston Society of Natural History. — Memoirs. Vol. III, part. 1 et 2. Boston, 1878 et 

1879, in-4°, planches et figures. 

— Proceedings. Vol. XIX, part. 3 et 4. Boston, 1878, planches. Vol. XX, part. 1. 

Boston, 1879, planches. 
Brusina, Spiridione. — Molluseorum fossilium species novae et emendatae, in tellure ter- 
tiaria Dalmatiae, Croaliœet Slavonise inventa?. Paris, 1878. 

Extrait du Journal de Conchyliologie. Tome XVIII. 

Bulletin scientifique du Département du Nord et des pays voisins, publié sous la direc- 
tion de Alf. Giard et Jules de Guerne. — 2 e série, l re année, n 08 11 et 12. 
Novembre et décembre 1878. Lille, 1878. 2 e série. 2 e année, n OB làlO. 
Janvier à octobre 1879. Lille, 1879. 

Carus, J. Victor. — (Vide : Zoologischer Anzeiger.) 

Cogels, Paul. — (Vidé : Van den Broeck, Ern.) 

Colbeau, Jules. — ( Vide : Tiberi, D r N.) 

Collett, Robert. — Om Slœgterne Latrunculus og Crystallogobius, planches. 

Extrait des Christiania Vidensk. Selsk. Forhandlinger for 1876. 

Comision del Mapa geolôgico de Espana. — Boletin. Tomo V. Cuaderno 2°. Madrid, 1878, 
planches et tomo VI. Cuaderno 1°. Madrid, 1879, planches. 

Cotteau, Gustave. — Considérations sur les Echinides de l'étage cénomanien de l'Algérie. 
Paris, 1879. 

— Sur les Salénidéesdu terrain jurassique de la France. Paris, 1879. 

Extraits des Comptes-rendus des séances de l'Académie des Sciences. 

— L'Exposition géologique et paléontologique du Havre. 1877. 

Extrait des publications de l'Association française pour l'avancement des sciences. 

— Note sur les Echinides irréguliers du terrain jurassique de la France. Paris, 

1874. 

— Note sur les Echinides crétacés de la province de Hainaut. Paris, 1874. 

Extraits du Bulletin de la Société Géologique de France. 

Crosse, H. — (Vide : Journal de Conchyliologie.) 

De Folin, marquis Léopold, et Périer, Léon. — Notice sur les fonds de la mer, Bordeaux. 
1878. 

Extrait des Mémoires de la Société des Sciences physiques et naturelles de Bordeaux. 

De Stefano, C, et Pantanelli, Dante. — Di una nuova Daudebardia italiana, D. Tarentina. 
Pisa, 1879. 

Extrait du Bulletin de la Sociétà Malacologica Italiana. 

Deutsche Malakozoologische Gesellschaft. — Jahrbucher. Sechster Jahrgang, 1879. 
(Heft. 1-4). Frankfurt-a-M., 1879, planches. 

— Nachrichlsblatt. EL ter Jahrgang, 1879 (n 08 1-12). Frankfurt-a-M., 1879, 

figures. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE XCVH 

Dewalque, Gustave. — Sur le prolongement delà faille eifelienne. Liège, 1879. 

— Notice explicative sur la carte géologique de la Belgique et des provinces voi- 

sines. Liège, 1879. 
Extraits des Annales de la Société Géologique de Belgique. 

— Carte géologique de la Belgique et des provinces voisines à l'échelle 1/500,000. 

Paris. 

Dorpater Naturforscher Gesellschaft . — Archiv fur die Naturkunde. Liv.-Ehst. und 
Kurlands. 2 e série, Band 8, Lieferungen 3. Dorpat, 1879. 

— Sitzungsberichte. 5 Band, Heft 1, 1878. Dorpat, 1879. 

— Geognostischc Karte der Ostseeprovinzen. Liv.-Ehst. und Kurlands von Prof. 

D r Grewingk. Dorpat, 1878, in-folio en 2 feuilles. 

Essex Institut.— Bulletin. Vol. X, 1878. Salem, Mass. 1878, planche. 

Feuille des Jeunes Naturalistes. — 9 e année, 1879, n os 99-108, janvier-octobre 1879. 

10 e année, 1879, n 08 109 et 110, novembre et décembre 1879. Rennes et 

Paris, 1879, planches et figures. 

Finska Vetenskaps Societeten. — Bidrag till Kânnedom af Finlands natur och folk utgifna 
af Finska Vetenskaps Societeten, 27, 28, 29, 30, 31. Hàft. Helsingfors, 
1878-1879, planches. 

— Cari von Linné som làkare och hans betydelse for den Medicinska Vetenskapen 

i Sverige, af E. A. Hjelt. Helsingfors. 

— Observations météorologiques publiées par la Société des Sciences de Finlande, 

années 1875 et 1876. Helsingfors, 1878. 

— OEfversigt af Finska Vetenskaps Societetens. Fôrhandlingar, XIX, XX, 1876-1877 

et 1877-1878. Helsingfors, 1878. 
Fischer, Paul. — (Vide : Journal de Conchyliologie.) 
Fonds de la mer (Les). — Planches du tome II. 
Foresti, D r Ludovico. — Contribuzioni alla Conchiologia fossile Italiana. Bologna, 1879, 

in-4°, planche. 

Extrait des Memorie dell' Accad. délie Scienze, delT Istituto d» Bologna. Ser. III, t. X. 

Friele Herman. — Bidrag til Vestlandets Molluskfauna, planches. 

Extrait des Christiania Vidensk. Selsk. Forhandlinger for 1875. 

— og Hansen, G. Armauer. — Bidrag til Kundskaben om de Norske Nubibranchier. 

Extrait des Christiania Vidensk. Selsk. Forhandlinger for 1875. 

Gassies, J.-B. — Note sur des métis de Rumina decollata. Bordeaux, 1879. 

Extrait des Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux. 

Geological Society ofLondon. — List of the Geological Society of London, l 8 november 
1878. 

— The quarterly Journal . Vol. XXXIV, part. 4 (n° 136). London, 1878, planches 

et figures; vol. XXXV, part. 1, 2, 3 (n 08 137-139). London, 1879, planches et 
figures. 

Gewerbeschule zu Bistritz. — Jahresberichl, IV. Zum Schlusse des Schuljares, 1877-1878. 

Bistritz, 1878. Jahresbericht V. Zum Schlusse des Schuljares, 1878-1879. 

Bistritz, 1879. 
Giard, Alfr. — (Vide : Bulletin scientifique, etc., du Département du Nord.) 
Gillekens, L.-G. — ( Vide : Moniteur horticole belge.) 

Gosselet, Jules. — (Vide : Bulletin scientifique, etc., du Département du Nord.) 
Grewingk, IK. — (Vide : Dortater Naturforscher Gesellschaft.) 



XCVIII SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Hayden,F.-V. — (Vide : U.-S. Geological and Geographical Surveyof theTerritories.) 
Hesse, P. — Bcitragzur Mollusken fauna Westfalens. 1878. 

Extrait des Verhandlungen der Natur. Vereins d. Preuss. Rheinland "Westfalen. 

Hidalgo, D r J. -G. — Catalogue des Mollusques terrestres des îles Baléares. Paris, 1878, 
planches. 

Extrait du Journal de Conchyliologie. 
HOLLANDSCHE MAATSCHAPPIJ DER WETENSCHAPPEN TE HAARLEM (SOCIÉTÉ HOLLANDAISE DES 

Sciences à Harlem). — Archives néerlandaises des Sciences exactes et natu- 
relles. Tome XIII, 4, 5 livraisons, et tome XIV, 1, 2 livraisons. Harlem, 1878 
et 1879, planches et figures. 

— Programme des concours. 

Institut Archéologique du Luxembourg. — Annales. Tome X (24 e fasc). Arlon, 1878, 

planches. 
Institut National Genevois. — Mémoires. Tome XIV, 1878-1879. Genève, 1879, in-4°. 
Institut Royal Grand-Ducal de Luxembourg. Section des Sciences Naturelles. — * 

Publications. Tome XVII. Luxembourg, 1879, planches. 

Jardin Botanique de l'Etat. — Rapport adressé à M. le Ministre de l'intérieur par M. le 
Directeur. Bruxelles, 1879. 

Extrait du Moniteur belge du 6 février 1879. 

Journal de Conchyliologie, publié sous la direction de H. Crosse et P. Fischer. — Troi- 
sième série. Tome XVII, 1877. Paris, 1877, planches. 

Journal of Conchology. — The quarterly Journal of Conchology, conducted byW. Nelsen 
and John Taylor. Vol. I, n 08 3 à 17. London, 1874-1878. Journal of Concho- 
logy, conducted by John Taylor. Vol. II, n oS 1, 5, 6, 7, 8, 9. London, 1879, 
planches. 

Jugoslavenska Akademua Znanosti i Umjetnosti. — Rad. Knjige XLV, XLVI, XLVII, 
XLVFII. U Zagrebu, 1878 et 1879. 

Kaiserliche Akademie der Wissenschaften. — Sitztingsberichte der Mathematisch-Natur- 
wissenschaftlichen Classe. 76 Band, 1, 2, 3, 4, 5. Heft, Jahrgang, 1877. 
77. Band, 1, 2, 3, 4. Heft, Jahrgang 1878. Wien, 1877-1878, planches et 
figures. 

Kaiserlich-Konigliche Geologische Reichsanstalt. — Jahrbuch. Jahrgang 1878, 28. Band, 
n°4. Wien, 1878, planehes et figures. Jahrgang 1879, 29. Band, n 08 1 et 2. 
Wien, 1879, planches et figures. 

— Verhandlungen. Jahrgang 1878, n 08 14-18. Wien, 1878, figures. Jahrgang- 1879, 

n 08 1-9. Wien, 1879, figures. 

— Abhandlungen. Band V. Heft 3, 4, 5, 6. Band VI. Heft 1, 2. Band VII. Heft 1, 

2,3, 4. Band VIII. Band IX. Band XII. Heft 1. Wien, 1871-1879, in-i°, 
planches. 

Kaiserlich-Kômgliche Zoologisch-Botanische Gesellschaft in Wien. — Verhandlungen. 
Jahrgang 1878, 28 Band. Wien, 1879, planches. 

Kaiserlisch-Russische Mineralogische Gesellschaft zu Sanct-Petersburg. — Verhand- 
lungen. Zweite Série. Tome IX a XIV. Saint-Pétersbourg, 1874-1879, planches 
et figures . 

Kobelt, D r W. — Die Muriciden des rothen Meeres. 

— Catalog der Gattung Cominella; Id. Pseudoliva. 

— Diagnosen neuer Arten (suivi de : Diagnosen ncuer italienischen Arten par 

M. Paulucci). 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE XCIX 

Kobelt, D r W. — Zusatze und Berichtigungen zu meinem Catalog der im curopâischen 
Fauncngebiete lcbendcn Binncnconchylien. 

— Zur Kenntnissc der nordischen Mollusken. 

— Zur Fauna Italiens. 

— Die Campylacea Oberitaliens. 

— Conchologische Miscellen (précédé de Diagnose einer ncucn Macrochlanys, 

par Von Martens, et d'autres articles de Mùllmdorf et deDunker). 

— Die Geographische Verbreilung der Mollusken. 

Extraits des Jahrbûcher der Deutschen Malakozoologischen Gesellschaft. Tome II, III, 
IV et V. 

Kongliga Vetenskaps och Vitterhets Samhallet i gôteborg. — Handlinger. Ny Tids- 

fôljd XV, XVI. Haftet. Gôteborg, 1875-1878. 
Kongemg Norsk Videnskabers-Selskab i Throndhjem. — Skrifter i det 19 de aarhund- 

rede. Ottende Bind, 4 e -5 e Hefte. Trondhjem, 1877 et 1878. 
Kônigliche Bayerische Akademie der Wissenschaften zu Mùnchen. — Abbandlungen 

der Mathematisch-Physicalische Classe. Dreizehnten Band. Zweite Ablhei- 

lung. Mùnchen, 1879, in-4°, planches. 
— - Sitzungsbcrichte der Mathematisch-Physikalischen Classe. 1878, Heft 4. 1879, 

Heftl, 2. Mùnchen, 1878 et 1879, planches. 
Koninklijke Akademie van Wetenschappen te Amsterdam. — Jaarboek voor 1877. 

— Verslagen en Mededeelingen. Afdeeling Natuurkunde. Tweede Reeks, twaalfde 

en dertiende Deel. Amsterdam, 1878, planches. 

Kurlandische Gesellschaft fur Literatur und Kunst. — Sitzungs-Berichte aus dem 
Jahre 1878. Mitau, 1879. 

Lefèvre, Théodore. — Recherches paléontologiques. Les grandes Ovules des terrains éocè- 
nes. Description de l'Ovule des environs de Bruxelles. Ovula (Strombus) 
gigantea. Mûnst. , sp. Bruxelles, 1878, avec 6 planches. 

Extrait des Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome XII. 

— et Watelet, Ad. — Addition à la faune tertiaire du Bassin de Paris. Descrip- 
tion de deux Solens nouveaux. Bruxelles, 1877, planche. 

Extrait des Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome XIII. 

Ligue de l'Enseignement. — Bulletin. Tome XIV, 1878-1879, n°4. Bruxelles, 1879. 

Linnean Society of London. — Listof the Linnean Society of London, 1877 et 1878. 

— The Journal of the Linnean Society. Vol. XIII. Zoology, n° 72. London, 1878, 
planches. Vol. XIV. Zoology, n 08 73 à 79. London, 1877-1879, planches. 

Linnean Society of New South Wales. — Proceedings. Vol. II, Part. 4-5. Sydney, 1878, 
planches. 

Magyarhoni Foldtani Tarsulat. — Fôldtani Kozlôny, 1878. nyolczadik (VIII) évfolyam, 
10-12 szâm. Budapest, 1878, planches. 1879. kilcnczedik (IX) évfolyam, 
1-8 szâm. Budapest, 1879, planches. 

Malaise, Constantin. — Sur une espèce minérale nouvelle pour la Belgique, l'Arsénopyrite 
ou Mispickel. Bruxelles, 1877. 

Extrait des Bulletins de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux- Arts de 
Belgique. Tome XLVI. 

Malherbe, Renier. — Société libre d'Émulation de Liège. Liber memorialis, 1779-1879. 

Liège, 1879. 
Moniteur Horticole Belge, publié par L. -G. Gillekens. — 5 e année, 1878, n 08 23-21. 

Vilvorde, 1878, figures. 6 e année, 1879, n°» 1-17. Vilvorde, 1879, 

figure*. 



C SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Moniteur Industriel Belge. — Tome VI (n 08 1-21, 23-26, 28-36), 1879. Bruxelles, 1879, 
in-i°, figures. 

Musée Royal d'Histoire Naturelle de Belgique. — Annales. Tome II. Faune du Cal- 
caire carbonifère de la Belgique, par L.-G. De Koninck. l re partie. Poissons 
et genre Nautile. Bruxelles, 1878, in-4°, figures et atlas in-folio. 

Musée Teyler. — Archives. Vol. I-IV, vol. V (première partie). Harlem, 1878. Grand in-8°, 
planches. 

Museo Cmco di Storia Naturale di Genova. — Annali. Vol. XIII, 1878. Genova, 1878, 
planches. Vol. XIV, 1879. Genova, 1879, planches. 

Muséum of Comparative Zoôlogy at Harvard Collège in Cambru>ge.— Bulletin. Vol. 5, 
n os 8-14. Cambridge, 1878-1879, planches. 

Naturforschende Gesellschaft Graubùnden's zu Chur. — Jahres-Bericht. Neue Folge, 
XXI Jahrgang, Vereinsjahr 1876-1877. Chur, 1878, planches et tableaux. 

Naturforschende Gesellschaft in Bern. — Mittheilungen aus dem Jahr 1877 (n os 923- 
936). Bern, 1878, planches et figures. 

Naturforschender Verein in Brunn. — Verhandlungen. XVI Band, 1877. Brunn, 1878, 
planches. 

Naturhistorisch-Medicinischer Verein zu Heidelberg. — Verhandlungen. Neue Folge. 

2. Band, 3-4 Heft. Heidelberg, 1879, planches. 
Naturhistorischer Verein von Wisconsin. — Jahres-Bericht fur das Jahr 1878-1879. 

Milwaukee, 1879, figures. 

Naturhistorisches Landes-Muséum von KjERNthen. — Jahrbuch. Dreizehntes Heft. 25-26. 
Jahrgang 1876-1877. Klagenfurt, 1878, planches. 

Naturhistorisk Forening i Kjobenhavn. — Videnskabelige Meddelclser fra Naturhistorisk 
Forcning i Kjobenhavn for Aarene 1879-1880. Kjobenhavn, planches. 

Natuurkundig Genootschap te Groningen. — Verslag (acht en zeventigste) over het 
jaar 1878. Groningen, 1879. 

Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden. — Sitzungs-Berichle. Jahrgang 
1878 (janvier à juillet et juillet à décembre). Dresden, 1878-1879, planches. 
Jahrgang 1879 (janvier a juin). Dresden, 1879, planches. 

— Naturwissenschaflliche Beitrâge zur Kenntniss der Kaukasuslânder von D r Oscar 

Schneider. Dresden, 1878, planches. 

Naturwissenschaftliche Gesellschaft zuChemnitz. — Bericht (6 e ), 1875-1877. Chemnitz, 
1878, planches. 

Naturwissenschaftlicher Verein fur Steiermark. — Mittheilungen. Jahrgang 1878. 
Gratz, 1879, planches. 

Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen. — Abhandlungen. VI. Band, 1. Heft. Bremen, 
1X78-1879, planches. 

— Beilage zu den Abhandlungen des Naturwissenschaftlichen Vereins zu Bremen. 

VI. Band, 1. Heft. Bremen, 1879, planches. 

Nederlandsche Dierkundige Vereenigîng. — Tijdschrift der Nederlandsche Dicrkundige 
Verceniging. Vierde deel, 2, 3, 4 aflevering. Leidcn, 1879, planches. 

Norfolk and Norwich Naturalist s' Society. — Transactions. 1869-1878. Norwich, 
planches et figures. 

Oberhessische Gesellschaft fur Natur und Heilkunde. — Bericht (siebenzehnter). Gies- 
sen, 1878, planches. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE Cl 

Offenbacher Verein fur Naturkunde. — 17. und 48. Bericht iiber die Thâtigkeit des 
Offenbacher Vereins fiir Naturkunde. Offenbacher-am-Main, 1878. 

Owen, Prof. R. — Supplementary observations on the anatomy of Spirula australti, 
Lk. 1879, planches. 

Extrait des Annals and Magazine of Natural History. 

Pantanelli, Dante. — (Vide : de Stefano, C, et Pantanelli, Dante.) 
Paulucci (M me la marquise Marianna). — Articolo primo, (Fauna Italiana. Communicazioni 
malacologiche). 

— Articolo secondo (descrizione di alcune nuove specie del génère Pomatias). 

Extraits des Bullettino délia Società Malacologica Italiana. Vol. III et V. Pisa, 1877 et 1879. 

Périer, Léon. — (Vide ; de Folin). 

Pini, Napoleone. — Nuove specie o forme poco note di Molluschi. Contribuzione alla 
fauna Malacologica d'Italia. Milano, 1879. 

Extrait des Atti délia Società Italiana di Scienze Naturali. Vol. XXI. 

— Descrizione d'una nuova forma di Clausilia. Pisa, 1875. 

Extrait du Bullettino délia Società Malacologica Italiana. 

— Notizie Malacologiche relative alla fauna Lombarda. Milano. 

Extrait des Atti délia Società Italiana di Scienze Naturali. Vol. XIX. 

Reale Accademia dei Lincei. — Série 2a, vol. III (1875-1876), parte la, TransuntieBollettino 
bibliografico. Série 3a, Transunti, vol. I, II, III (1876-1879). 

Reale Comitato Geologico d'Italia. — Bolletlino. Anno IX, 1878, Vol. IX, n 08 11 et 12 
(novembre et décembre). Roma, 1878, figures. Anno 'X, 1879, n 08 1 à 10 
(janvier à octobre). Roma, 1879, planches et figures. 

Reale Instituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti. — Atti. Tomo terzo, série quinta, 
dispensa 8-10. Venezia, 1876-1877, planches. Tomo quarto, série quinta, 
dispensa 1-9. Venezia, 1877-1878, planches. 

Royal Microscopical Society of London. — Brochure prospectus des sociétés cor- 
respondantes et des publications de la Royal Microscopical Society of 
London. 

— Journal of the Royal Microscopical Society of London. Vol. II, n 08 4, 5, 6, 7, la. 

London, 1879, planches et figures. 
Royal Society of London. — Proceedings of the Royal Society of London. Vol. XXVI, 

n 08 184. London, planches et figures. Vol. XXVII, n 08 185 à 189. London, 

planches et figures. Vol. XXVIII, n 08 190 à 195. London, planches et figures. 

Vol. XXIX, n» 8 196. London, figures. 
Rutot, A., et Van den Broeck, Ern. — Quelques mots sur le quaternaire. Lille, 1879. 

Extrait des Annales de la Société Géologique du Nord. Tome VI. 

— ( Vide : Van den Broeck, Ern.) 

— (Vide : Vincent, G.) 

Sars, G.-O. — Bidrag til kundskaben om Norges Arktiske Fauna. I. Moilusca regionis arctica 
Norvegiae. Christiania, 1878, planches. 

Publication de l'Université royale de Norvège. 

Schneider, D r Oscar. — (Vide : Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dres- 
den.) 

Schweizerische Entomologische Gesellschaft. — Mittheilungen. Vol. V, Hcft 7. Schaff- 
hausen, 1878. Vol. V, Heft 8. Schaffhausen, 1879. 

Schweizerische Gesellschaft fur Vaterlandische Cultur. — Jahres-Bericht (55), 1877. 
Breslau, 1878. 



Cïl SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Siebenburgischer Verein fur Naturwissenschaften zu Hermannstadt. — Verhandlungen 
und Mittheilungen. XXIX. Jahrgang. Hermannstadt, 1879, planches. 

Siebke, H. — Enumeratio Insectorum Norvegicorum. Fasc. 4. Catalogum Dipterorum conti- 
nentem. Christiania, 1877. 
Publication de l'Université royale de Norvège. 

Smithsonian Institution. — Annual report of the board of Régents of the Smithsonian 
Institution for the year 1877. Washington, 1878, planches et figures. 

Sociedad cientifica Argentina. — Anales. Entrega 5, tomo VI. Buenos-Aires, 1878. 
Entrega 5, tomo VII. Buenos-Aires, 1879. 

Sociedad Espanola de Historia Natural. — Anales. Tomo VII, Cuaderno 1, 2, 3. Madrid, 

1878, planches et figures. Tomo VIII, Cuaderno 1, 2. Madrid, 1879, planches 
et figures. 

Societa Adriatica di Scienze Naturali in Triesta. — Bollettino, n° 2, Vol. IV. Trieste, 

1879, planches, n° 1, Vol. V. Trieste, 1879. 

Societa dei Naturalisti in modena. — Annuario. Anno 12, dispensa 4, série 2. 

Modcna, 1878, planches. Anno 13, dispensa 1-2, série 2. Modena, 1879. 

planches. 
Societa di Lettere e Conversazioni scientifiche di Genova. — Giornale. Anno I et II. 

Genova, 1877-1878, planches. Anno III, fasc. 1-2. Genova, 1879, planches. 
Societa Entomologica Italiana. — Atti (Processi verbali délie adunanze 3« tenute nelF anno 

1877). 

— Bullettino. Anno X, trimestre 4, 1878. Firenze, 1878. Anno XI, trimestre 3, 

1879. Firenze, 1879. 

— Catalogo délia collezione di Insetti Italiani del R. Museo di Firenze. Série 2. 

Coleotteri (pages IX-XII et 31-62). Firenze, 1870. 

— Resoconti délie adunanze. Anno 1878, pages 19-34. Firenze, 1879. 
Societa Malacologica Italiana. — Bullettino. Vol. III, 1877, fogli 10-11. Pisa, 1877. 

Vol. IV, 1878, fogli 7-14. Pisa, 1878. Vol. IV, 1878, fogli 15-20. Pisa, 
1879. Vol. V, 1879, fogli 1-10. Pisa, 1879. 
Societa Toscana di Scienze Naturali. —Atti. Vol. II, pages 1 à 16, 1879. Pisa, 1879. 

— Processi verbali. Pages i à lxiv. Pisa, 4878. Pages lxxxix à cxxxn. Pisa, 1879. 
Societa Veneto-Trentina di Scienze Naturali. — Atti. Anno 1877, Vol. 5, fasc. 2. 

Padova, 1878, planches. Anno 1878, Vol. VI, fasc. 1. Padova, 1879, 

planches. Anno 1879, Vol. VII, fasc. 1. Padova, 1879. 
Socœté Académique de l'arrondissement de Boulogne. — Bulletin. Tome II, fasc. 7, 

1878. Boulogne, 1878. Tome III, fasc. 1, 1879. Boulogne, 1879. 
Socœté Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées orientales. — Volume XXIII. 

Perpignan, 1878. 
Socdzté Archéologique, historique et Scientifique de Soissons. — Bulletin. Tome VII, 

2 e série. Soissons, 1878, planches. Tome VIII, 2 e série. Soissons, 1877, 

planches. 
Société Belge de Géographie. — Bulletin. 2 e année, 1878, n° 6. Bruxelles, 1878, 

planches et cartes. 3 e année, 1879, n os 1 à 5. Bruxelles, 1879, planches et 

cartes. 

— Comptes rendus des actes delà Société. 2 e année, 1878. Bruxelles, 1878. 
Société Belge de Microscopie. — Annales. Tome IV, année 1877-1878. Bruxelles, 1878, 

planches. 
~- Bulletin. — V e année. Procès-verbaux des séances. Décembre 1878 à novem- 
bre 1879, planches. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE GUI 

Société Botanique de Lyon. — Annales. 6 e année, 4877-1878, n° 2. Lyon, 1879, 

planches. 
Société Centrale d'Agriculture de Belgique. — Journal, 26 e année, décembre 1878 à 

octobre 1879. 27 e année, novembre 1879. Bruxelles, 1878-1879, figures. 
Société Chorale et Littéraire des Mélophiles de Hasselt. — Bulletin de la section 

littéraire. 15 e volume. Hasselt, 1878, planches. 
Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts du département de la Marne. — 

Mémoires. Année 1877-1878. Châlons-sur-Marne, 1879, planches et figures. 
Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du département du Var. — Septième 

série, tome III, 5 e et 6 e livraisons. Draguignan, 1878 et 1879. Septième série, 

tome IV, l rc livraison. Draguignan, 1879. 
Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans. — Mémoires. 

2 e série, tome XIX, 1877, n os 3 et 4. Orléans, 1877, planches. Tome XX, 

1878, n° s l à 4. Orléans, 1878, planches. Tome XXI, 1 879,n° 1. Orléans, 1879. 
Société d'Études des Sciences Naturelles de Nîmes. — Bulletin. 6 e année, 1878, n 08 11 

et 12. Nîmes, 1878. 7 e année, 1879, n os 1 à 8. Nîmes, 1879, planches. 

Socdété d'Études Scientifiques de Lyon. — Bulletin. Tome III (n 08 1 et 2), année 1877. 
Lyon, 1877-1878. Tome IV, année 1878. Lyon, 1879, planches. 

Société d'Histoire Naturelle de Metz. — Bulletin. 2 e série, 15 e cahier, l re partie. 
Metz, 1878. 

Société de Borda a Dax. — Bulletin. 3 e année, 1878. 2 e série, 4 e trimestre. Dax, 1879, 
planches. 4 e année, 1879. 2 e série, 1 er , 2 e , 3 e trimestres. Dax, 1879, plan- 
ches et figures. 

Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. — Bulletin. 2 e série, 14 e année, 
1878, 1 er et 2 e semestres. Rouen, 1878, figures. 15 e année, 1879, 1 er semes- 
tre. Rouen, 1879, figures. 

Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. — Mémoires et publica- 
tions. 4 e série. Tome III, 1878. Mons, 1878, planches. 

Société des Sciences physiques, naturelles et climatologiques d'Alger. — Bulletin. 
14 e année, 1878, 1 er , 2 e , 3 e , 4 e trimestres. Alger, 1878, planches. 15 e année, 

1879. 1 er , 2 e trimestres . Alger, 1879, planches. 

Société des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. — Journal de Pharma- 
cologie. 34 e année, 34 e vol. Décembre 1878. 35 e année, 35 e vol. Janvier- 
août 1879. Bruxelles, 1879. 

Société des Sciences naturelles de Neuchatel. — Bulletin. Tome XI, 2 e cahier. Ncu- 
châtel, 1878, planches. 

Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne. — Bulletin. Année 1879, 
34 e volume (14 e de la seconde série). Auxerre, 1879, planches. 

Société des Sciences historiques et naturelles de Semur. — Bulletin. 15 e année, 
1878. Semur, 1879, planches. 

Société Entomologique de Belgique. — Annales. Tome XXI, fascicule 3 (fin du volume). 
Bruxelles, 1878. Tome XXII, fascicules 1-2-3. Bruxelles, 1879, planches. 

— Comptes-rendus des séances, série 2, n os 58-70, 7 décembre 1878 au 8 novem- 

bre 1879, figures. 
Société Géologique de Belgique. —Annales. Tome V, 1877-1878. Liège, 1878, planches 
et figures. 

— Arrêté royal déterminant le taux à allouer aux collaborateurs de la Carte. 

— Carte géologique détaillée de la Belgique . Règlement organique pour l'exécution 

et la publication. 



C1V SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Société Géologique de Belgique. — Rapport sur les documents relatifs à l'exécution de la 
Carte géologique, communiqué par le Gouvernement à la Chambre des Repré- 
sentants. 

Extrait des Annales de la Société Géologique de Belgique. Tome VI. 

Société Géologique de France.— Bulletin, 3 e série. Tome V, 1877, n° 12. Tome VI, 1878, 

n 08 5, 6, 9. Tome VII, 1879, n 08 1, 2, 3. Paris, 1877-1879, planches et figures. 
Société Géologique du Nord. — Annales. Tome V, 1877-1878. Lille, 1878, planches 

et figures. 
Société Helvétique des Sciences naturelles. —60 e session. Lausanne, 1878. 
Société Impériale des Naturalistes de Moscou. — Bulletin. Tome LUI, année 1878, 

n os 2, 3, 4. Moscou, 1878. Tome LIV, année 1879, n° 1. Moscou, 1879, 

planches et figures . 
Société Linnéenne de Bordeaux. — Actes. Tome XXXII (4 e série. Tome II), 3 e , 4 e et 

5 e livraisons, 1878. Bordeaux, 1879. Tome XXXIII (4 e série. Tome III), l re et 

2 e livraisons, 1879. Bordeaux, 1879, planches. 
Société Linnéenne du Nord de la France. — - Bulletin mensuel. 7 e année. Tome IV, 

n os 76-81, octobre-décembre, 8 e année. Tome V, n 08 82, janvier à mars 1879. 

Amiens, 1879. 
Société Malacologique de Belgique. — Bibliothèque de la Société Malacologique de 

Belgique. Service. Rapport du Bibliothécaire. 

Extrait des Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome XIII. 

— Catalogue des publications périodiques reçues par la Société. Bruxelles, 1879. 

(Autographie, petit in-folio.) 

— Procès-verbaux des séances . Année 1879, janvier-décembre. Bruxelles, 1879. 

(3 exemplaires.) 

Société Médico- Chirurgicale de Liège. —Annales. 47 e année. Tome XVII, 1878, novem- 
bre-décembre. 18 e année. Tome XVIII, 1879, janvier-novembre. Liège, 
1878-1879. 

Société Nationale des Sciences naturelles de Cherbourg. — Mémoires. Tome XXI 
(3 e série, Tome I). Paris et Cherbourg, 1877-1878, planches. 

Société Paléontologique et Archéologique de l'Arrondissement judiciaire de Char- 
leroi. — Documents et rapports. Tome IX. Mons, 1878, planches. 

Société Royale de Botanique de Belgique. — Bulletin. Tome XVII, n 08 1, 2, 3. 
Bruxelles, 1878-1879. 

— Comptes-rendus des séances. 

Société Royale de Médecine publique du royaume de Belgique. — Bulletin. Vol. I. 
Tome I, 1" année, 6 e fascicule, 1879. Bruxelles, 1879. 

Société Royale des Sciences de Liège. — Mémoires. 2 e série. Tome VII. Bruxelles, 
1878. 2 e série. Tome VIII. Bruxelles, 1879, planches. 

Société Royale Linnéenne de Bruxelles. — Bulletin. 7 e année. Tome VII, 1878, livrai- 
sons 8-12. Bruxelles, 1878. 8 e année. Tome VIII, 1879, livraisons 3-8. 
Bruxelles, 1879, ligures. 

Société Vaudoise des Sciences naturelles. — Bulletin. 2 e série. Vol. XVI, n° 8 1-2 Lau- 
sanne, 1879, planches. 

Stearns, Robert, T. C. — Description of a species of Dolabellafrom the Gulf of California. 

Philadelphia, 1878, planches. 
Extrait des Proceedings of the Academy of Sciences of Philadelphia. 1878. 

— Remarks on fossil shells from the Colorado désert. 1879, figures. 

Extrait de r American Naturalist. Mars 1879. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE CV 

Stearns, Robert, T. C. — Comments upon M. Calkin 's « Marine Shells ofFlorida ». 

Extrait du Science News, 15 avril 1879. Berkeley. Calif. 

— In the matterof certain badly trcated Mollusks, fig. 1879. 

Extrait des publications de la Californian Academy of Science. 1879. 

— . Description of a new species of variety of Land Shells from California. 4879. 

Extrait des Annales of the New- York Academy of Science. 1879. 

Tiberi, D r NiccoLA, traduit de l'italien par Colbeau, Jules. — Mollusques marins d'Italie. 
Céphalopodes, Ptéropodes, Héléropodes vivants de la Méditerranée et fos- 
siles du terrain tertiaire d'Italie. Bruxelles, 1878. 
Extrait des Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome XIII. 

Ubaghs, Casimir. — Description de quelques grands vertébrés et d'une nouvelle espèce de 
tortue, trouvés dans la craie supérieure de Maestricht. Ruremonde, 1879, 
planches. 

United States of America. Department of Agriculture. — Report oftheCommissioner 
of Agriculture on the opérations of the Department, for the year 1877. Was- 
hington, 1878, planches. 

United States of America. Department of the Interior Geological and Geographi- 
cal Survey of the Territories. — Annual reports. First, second, third, 
sixth and tenth Annual reports for the years 1867, 1868, 1869, 1872 et 
1876. Washington, 1868-1877, planches et cartes. 

— Preliminary report of the U.-S. Geological and Geographical Survey of the Terri- 

tories ofWyoming (second annual report ofprogress). 1871. Idem, of Mon- 
tana (fifth annual report ofprogress). Washington, 1872. 

— Miscellaneous publications. N 08 1, 2, 5, 9, 10, 11. Washington, 1877-1878, 

planches et figures. 

— Bulletin. N 08 2, 4, 5, 6, second séries. Vol. II-IV, 1874-1878. Vol. V, 1879, 

number 1. Washington, 1879. 

— Catalogue of the publications of the Survey (second édition, 1876); (third 

édition, 1878). Washington, 1877-1879. 

— Atlas of Colorado and portions of adjacent terri tory by T.-W. Hayden, 

U.-S. Geologist in Charge. Washington, 1877, 20 planches grand in-folio. 

— Monographs. Vol II. The vertebrata of the cretaceous formations of the west, 

by Cope. Vol. VI. The cretaceous fossils flora of the western territories by 
L. Lesquereux. Vol. VI. Illustrations of cretaceous and lertiary plants of the 
western territories of the United States, 1874-1878. Washington, in-4°, 
planches. 

— Sun pictures of rocky Montain scenery, with a description of the geographical and 

geological features, and some account of the resources of the Grcat West, 
by T.-V. Hayden. New-York, 1874, in-4°, planches. 
Vanden Broeck, Ernest. — Description d'un nouveau système de slide pour le montage 
des préparations à sec. Bruxelles, 1877-1878, planches. 

— Instructions pour la récolte des foraminifères vivants. Bruxelles, 1876-1877. 

— Mélanges de microscopic. Bruxelles, 1878. 

Extraits des Annales de la Société belge de Microscopie. 

— Compte-rendu de l'excursion faite à Anvers les 27 et 28 juillet 1879 par la 
Société Malacologique de Belgique. Bruxelles, 1879, planche. 

Extrait des Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome XIV. 

— Aperçu sur la géologie des environs de Bruxelles. Lille, 1879. 
Extrait des Annales de la Société Géologique du Nord. Tomes III et IV. 



CVI SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Van den Broeck, Ernest, et Cogels, Paul. — Diluvium et Campinien, réponse à M. le 
I) r Winkler. Bruxelles, 1879. 

Extrait des Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome XIV. 

— et Rutot, Aimé. — Compte rendu sommaire des explorations paléontolo- 

giques et stratigraphiques entreprises aux environs de Tongres. Bruxelles, 
1878. 
Extrait des Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome XIII. 

Verein der Freunde der Naiurgeschichte In Meklenburg. — Archiv. 32. Jahr, 1878. 
Neubrandenburg, 1878, planches. 

Verein fur Naturkunde zu Zwickau. — Jahresbericht, 1878. Zwickau, 1879. 

Verein fur Naturwissenschaftliche Unterhaltung zu Hamburg. — Verhandlungen, 
1876. Hamburg, 1878, planches. 

Verein fur Vaterlandische Naturkunde in Wùrttemberg. — Wùrltembergische Natur- 
wissenschaftliche Jahreshefte. 20.-35. Jahrgang. Stuttgart, 1874-1879, plan- 
ches et figures. 

Verein zur Verbreitung Naturwissenschaftlicher Kenntnisse in Wien. — Schriften. 
Neunzehnter Band. Jahrgang, 1878-1879. Wien, 1879, planches et 
figures. 

Vincent, Gérard, et Rutot, Aimé. — Observations nouvelles relatives à la faune du sys- 
tème wemmelien. Bruxelles, 1879. 
Extrait des Annales de la Société Malacologique de Belgique. Tome XIV. 

Watelet, Adolphe. — (Vide : Lefèvre, Théodore.) 

Westfalischer Provinzial-Verein fur Wissenschaft und Kunst. — Jahres-Bericht, 
pro 1878-1879. Munster, 1879, planches et figures. 

Winkler, D r T.-C. — Considérations géologiques sur l'origine du Zand diluvium, du 
sable campinien et des dunes maritimes des Pays-Bas. Harlem, 1878, 
planches. 

— Description d'une espèce nouvelle de Pachycornus. Harlem, 1878, planches. 

Extrait des Archives du Musée Teyler. Tome V. 

Yorkshire Naturalists' Union. — Transactions. Parti, issued to the subscribers for the 

yearl877. Leeds, 1878. 
Zoological Society of London. — Proceedings of the scientific Meetings of the Zoological 

Society of London for the year 1878, part 4. London, 1879, planches et 

figures. Idem, for the year 1879, part 1,2, 3. London, 1879, planches et 

figures. 

— List of the vertebrated animais novv or lately living in the gardens of the 

Zoological Society of London. Seventh édition, 1879. London, 1879, 

figures. 
Zoologischer Anzeiger herausgegeben von Prof. J. Victor Carus in Leipzig. I. Jahrgang, 

1878, n 08 4 à 17. Leipzig. 1878.11. Jahrgang, 1879, n 08 18 a 44. Leipzig, 

1879. 
Zoologisch Mineralogischer Verein in Regensburg. — Correspondenz-Blatt. Zweiund- 

dreissigster Jahrgang. Regensburg, 1878, planches. 

— Abhandlungcn. Elftes Heft. 



III 



COLLECTIONS MALACOLOGIQl T ES 



DONS REÇUS 



POUR LES 



COLLECTIONS MALACOLOGIQUES DE LA SOCIETE 



PENDANT L'ANNEE 1879 



Les dons reçus pendant l'année 1879 se trouvent inscrits au Registre-collections sous 
les numéros 13120 à 13125. 

I. — Espèces belges. 

1. Polypier fossile de Belvaux, près de Han-sur-Lesse. Don de M. Sainlenoy. 

II. — Espèces étrangères. 

1. Fossiles pliocènes de la Croatie, genres Vivipara et Melanopsis. Don de 
M. T. Lefèvre. 



IV 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES 



LISTE 

DES 

ACADÉMIES, INSTITUTS, SOCIÉTÉS SAVANTES, MUSÉES, REVUES 

ET JOURNAUX, ETC. 

EN RELATION D'ÉCHANGE DE PUBLICATIONS AVEC LA 

SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

AU 31 DÉCEMBRE 1879 



AFRIQUE. 

Algérie. 

Alger. — Société Algérienne de Climatologie, Sciences physiques et naturelles 

Ile de la Réunion. 
Saint-Denis. — Société des Sciences et Arts de l'île de la Réunion. 

Ile Maurice. 

Port-Louis. — Royal Society of Arts and Sciences of Mauritius. 

AMÉRIQUE. 

Argentine (République). 

Buénos-Ayres. — Sociedad Cientifica Argentina. 

Brésil. 

Rio de Janeiro. — Commissao Geologica do Brazil. 
Id. — Museu National do Rio de Janeiro. 

Canada. 

Cap-Rouge. — Le Naturaliste Canadien. 
Montréal. — Goological Survey of Canada. 



CXIV SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

États-Unis. 

Boston, Mass. — Boston Society of Natural History. 
Id. — Commonwealth of Massachusetts. 

Buffalo, N. Y. — Buffalo Society of Natural Sciences. 
Cambridge, Mass. — Muséum of Comparative Zoôlogy at Harvard Collège. 
Chicago, III. — Academy of Sciences of Chicago. 
Détroit, Mich. — Geological Survey of Michigan. 
Frankfort, Ken. — Geological Survey of Kentucky. 
Mac Indoe's Falls, Verm. — Orléans County Society of Natural Sciences. 
Milwaukee, Wisc. — Naturhistorischer Verein von Wisconsin in Mihvaukee. 
New-Haven, Conn. — Connecticut Academy of Arts and Sciences. 
New-Orleans, Louis. — New-Orleans Academy of Natural Sciences. 
New-York, N. Y. — Lyceum of Natural History. 
Philadelphia, Pens. — Academy of Natural Sciences of Philadelphia. 
Id. — American Journal of Conchology. 

Id. — Geological Survey of Pennsylvania. 

Id. — The American Naturalisa' Journal. 

Portland, Maine. — Portland Society of Natural History. 
Saint-Louis, Miss. — Academy of Natural Sciences of Saint-Louis. 
Id. — Geological Survev of the State of Missouri. 

Salem, Mass. — Essex Institutc. 

Id. — Peabody Academy of Sciences. 

San Francisco, Cal. — California Academy of Natural Sciences. 

Id. — Geological Survey of California. 

Tuscaloosa, Alab. — Geological Survey of Alabama. 
Washington, D. C. — Smithsoninn Institution. 

Id. — United States of America. Department of Agriculture. 

Id. — United States of America. Geological and Geographical Survey of 

the Tenïtories. 
Id. — United States of America. War Department. 

Guatemala. 

Guatemala. — Sociedad economica de los Amicos del Pais. 

Mexique» 

Mexico. — Museo Nacional de Mexico. 

EUROPE. 

Allemagne. 

Augsbourg. — Naturhistorischer Verein in Augsburg. 
Bonn. — Archiv fur Naturgeschichte. 
Brème. — Naturwissenschaftlicher Verein zu Bremen. 
Breslàu. — Schlesische Gesellschaft fur vaterlândische Cultur. 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXV 

Cassel. — Verein fur Naturkunde. 

Chemnitz. — Naturwissenschaftliche Gesellschaft zu Chemnitz. 

Colmar. — Société d'Histoire Naturelle de Colmar. 

Dresde. — Kônigliche Leopoldinisch-Carolinische deutsche Académie der Naturforscher. 

Id. — Naturwissenschaftliche Gesellschaft Isis in Dresden. 
Elberfeld. — Naturwissenschaftlicher Verein in Elberfeld. 
Fràncfort-sur-le-Mein. — Deutsche Malakozoologische Gesellschaft. 
Giessen. — Oberhessische Gesellschaft fur Natur- und Heilkunde. 
Hambourg. — Muséum Godeffroy. 

Id. — Verein fur Naturwissenschaftlichen Unterhaltung. 
Heidelberg. — Naturhistorisch-Medizinischer Verein. 
Kiel. — Naturwissenschaftlicher Verein fur Schleswig-Holstein. 
Kômgsberg. — Kônigliche Physikalisch-OEkonomische Gesellschaft. 
Leipzig. — Zoologischer Anzeiger. 
Metz. — Académie des Lettres, Sciences, Arts et Agriculture de Metz. 

Id. — Société d'Histoire Naturelle de la Moselle. 
Munich. — Kaiserlich-Bayerische Akademie der Wissenschaften zu Miinchen. 
Munster i/w. — Westfâlischer Provinzial-Verein fur Wissenschaft und Kunst. 
Neubrandebourg. — Verein der Freunde der Naturgeschichte in Meklenburg. 
Nuremberg. — Naturhistorische Gesellschaft in Nùrnberg. 
Offenbach sur le Hein. — Offenbacher Verein fur Naturkunde. 
Ratisbonne. — Zoologisch-mineralogischer Verein zu Rcgensburg. 
Stuttgart. — Verein fur vaterlândische Naturkunde in Wûrttemberg. 
Wiesbade. — Nassauischer Verein fur Naturkunde. 
Zwickau. — Verein fur Naturkunde. 

Angleterre. 

Glasgow. — Natural Hislory Society of Glasgow. 
Leeds. — The quarterly Journal of Conchology. 

Id. — Yorkshire Naturalists' Union. 
Londres. — Geological Society of London. 

Id. — Linnean Society of London. 

Id. — Royal Microscopical Society. 

Id. — Royal Society of London. 

Id. — Zoological Society of London. 
Manchester. — Manchester Geological Society. 

Newcastle-upon-Tyne. — Natural History Society of Northumberland and Durham. 
Norwich. — Norfolk and Norwich Naturalists' Society. 
Id. — Norwich Geological Society. 

Autriche. — Hongrie. 

Agram. — Jugoslavenska Akademija Znanosti i Umjetnosti. 

Bistritz. — Gewerbeschule. 

Brunn. — Nalurforschender Verein in Briinn. 

Budapest. — Kiralyi Magyar Természettudomânyi Târsulat. 

Id. — Magyar Kiralyi Foldtani intezet igazgatôsdga. 

Id. — Magyar Nemzeti Muséum. 

Id. — Magvarhoni Foldtani Târsulat. 



CXV1 SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

Gratz. — Naturwissenschaftlicher Verein fur Steicrmark. 
Hermannstadt, — Siebcnbùrgischer Verein fiir Naturwissenschaften . 
Klagenfurt. — Naturhistorisches Landes Muscum von Kârnthen. 
Linz. — Muséum Francisco- Carolinum. 
Reichenberg. — Verein der Naturfreunde. 
Trieste. — Società Adriatica di Scienze Naturali. 
Vienne. — Kaiserliche Akademie der Wissenschaften. 

Id. — Kaiserlich-Kônigliche Geologische Roichsanstalt. 

Id. — Kaiserliche-Kônigliche Zoologisch-Botanische Gesellschaft in Wien. 

Id. — Verein zur Verbreitung Naturwissenschaftlicher Kenntnisse in Wien. 

Id. — Wissenschaftlicher Club. 

Belgique. 

Anvers. — Société Paléontologique de Belgique. 

Id. — Société Phytologique et Micrographique de Belgique. 
Ari.on. — Institut Archéologique du Luxembourg. 
Bruxelles. — Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. 

Id. — Athenaeum belge. 

Id. — Fédération des Sociétés Scientifiques de Belgique. 

Id. — Ligue de l'Enseignement. 

Id. — Moniteur Industriel. 

Id. — Musée royal d'Histoire naturelle. 

Id. — Observatoire Royal. 

Id. — Société Belge de Géographie. 

Id. — Société Belge de Microscopie. 

Id. — Société centrale d'Agriculture de Belgique. 

Id. — Société Entomologique de Belgique. 

Id. — Société royale de Botanique de Belgique. 

Id. — Société royale de Pharmacie. 

Id. — Société royale des Sciences médicales et naturelles de Bruxelles. 

Id. — Société royale Linnéenne de Bruxelles. 

Id. — Université libre de Bruxelles. 
Charleroi. — Société Paléontologique et Archéologique de l'arrondissement judiciaire 

de Charleroi. 
Hasselt. — Société chorale et littéraire des Mélophiles de Hasselt. 
Liège. — Fédération des Sociétés d'horticulture de Belgique. 
Id. — Société Géologique de Belgique. 
Id. — Société libre d'Émulation de Liège. 
Id. — Société Médico-chirurgicale de Liège. 
Id. — Société royale des Sciences de Liège. 
Mons. — Société des Sciences, des Lettres et des Arts du Hainaut. 
Namur. — Société Archéologique de Namur. 
Tongres. — Société scientifique et littéraire du Limbourg. 
Vilvorde. — Le Moniteur horticole Belge. 

Danemark. 

Copenhague. — Naturhistorisk Forening i Kjôbenhavn 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXVII 

Espagne. 

Madrid. — Ateneo propagador de las Ciencias Naturales. 
Id. — Comision del Mapa geologico de Espana. 
Id. — Sociedad Espanola de Historia Natural. 

France. 

Amiens. — Société Linnéenne du Nord de la France. 

Auxerre. — Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne. 

Bayonne. — Les Fonds de la mer. 

Id. — Société des Sciences et Arts de Bayonne. 
Besançon. — Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon. 
Bordeaux. — Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts. 

Id. — Société Linnéenne de Bordeaux. 
Boulogne. — Société Académique de l'arrondissement de Boulogne. 
Caen. — Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres. 

Id. — Société Linnéenne de Normandie. 
Chalons-sur-Marne. — Société d'Agriculture, Commerce, Sciences et Arts de la Marne. 
Cherbourg. — Société nationale des Sciences naturelles de Cherbourg. 
Dax. — Société de Borda. 

Dijon. — Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon. 
Draguignan. — Société d'Agriculture, de Commerce et d'Industrie du département du Var. 
La Rochelle. — Académie des Belles-Lettres, Sciences et Arts de La Rochelle. 
Lille. — Bulletin Scientifique, Historique et Littéraire du département du Nord et des 

pays voisins. 
Id. — Société des Sciences, des Arts et de l'Agriculture de Lille. 
Id. — Société Géologique du Nord. 
Lyon. — Association Lyonnaise des Amis des Sciences. 
Id. — Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts utiles de Lyon. 
Id. — Société Botanique de Lyon. 
Id. — Société d'Études scientifiques de Lyon. 
Maçon. — Académie de Mâcon, Société des Sciences, Arts, Belles-Lettres et d'Agriculture. 
Marseille. — Société Scientifique Industrielle. 

Montpellier. — Société d'Horticulture et d'Histoire naturelle de l'Hérault. 
Nancy. — Académie de Stanislas. 

Nîmes. — Société d'Étude des Sciences naturelles de Nîmes. 
Orléans. — Société d'Agriculture, Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Orléans. 
Paris. — Feuille des Jeunes Naturalistes. 

Id. — Journal de Conchyliologie. 

Id. — Société Géologique de France. 

Id. — Société Parisienne d'Histoire naturelle. 

Id. — Société Zoologique de France. 
Perpignan. — Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales. 
Rouen. — Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. 
Semur. — Société des Sciences historiques et naturelles de Semur. 
Soissons. — Société Archéologique, Historique et Scientifique. 
Toulon. — Société Académique du Var. 



CXV1II SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

Tours. — Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département d'Indre- 

et-Loire. 
Verdun. — Société Philomatique de Verdun. 

Italie. 

Brfscia. — Ateneo di Brescia. 

Catane. — Accademia Gioenia di Scicnze Naturali in Catania. 

Florence. — Società Entomologica Italiana. 

Gènes. — Società di Letture e Conversazioni scientifiche. 

Id. — Museo Civico di Storia Naturale. 
Milan. — Società Italiana di Scienze Naturali. 
Modène. — Società dei Naturalisa in Modena. 
Padoue. — Società Veneto-Trenlina. 

Naples. — Società di Scienze fisiche e naturale di Napoli. 
Palerme. — Accademia Palermitana di Scienze, Lsttere ed Arti. 
Id. — Società di Acclimazione e di Agricoltura in Sicilia. 
Pise. — Società Malacologica Italiana. 

Id. — Società Toscana di Scienze Naturali. 
Rome. — Reale Accademia dei Lincei. 

Id. — Reale Comitato Geologico Italiano. 
Venise. — Reale Istituto Veneto di Scienze, Lettere ed Arti. 
Vérone. — Accademia d'Agricoltura, Arti e Commercio di Verona. 

Luxembourg. 

Luxembourg. — Institut Royal Grand-Ducal de Luxembourg. 

IVéerlande. 

Amsterdam. — Koninklijke Akadcmie van Wetenschappcn te Amsterdam. 
Id. — Koninklijke Zoologisch Genootschap Natura Artis Magistra. 
Groningue. — Academia Groningana. 

Id. — Natuurkundig Genootschap te Groningen. 
Harlem. — Hollandsche Maatschappij der Wetenschappcn te Haarlem. 

Id. — Teyler's Stichling. 
Leide. — Academia Lugduno-Batava. 
Id. — Nederlandsche Dierkundige Vereeniging. 

IVorvége. 

Christiania. — Kongelig Norsk Frcdericks-Universitet. 

Id. — Videnskabs Selskab i Christiania. 

Drontheim. — Kongelig Norsk Videnskabs Selskab i Throndhjem- 

Portugal. 

Lisbonne. — Commissao Geologica do Portugal. 

Russie. 

Dorpat. — Dorpater Naturforscher Gesellschaft. 
Helsingfors. — Finska Vetenskaps Societeten. 

Id. — Sâllskapet pro Fauna et Flora Fennica. 



INSTITUTIONS CORRESPONDANTES CXIX 

Mitau. — Kurlândische Gesellschaft fur Literatur und Kunst. 

Moscou. — Société impériale des Amis des Sciences naturelles, d'Anthropologie et 
d'Ethnographie. 
1d. — Société impériale des Naturalistes de Moscou. 
Riga. — Naturforschender Verein zu Riga. 

Saint-Pétersbourg. — Académie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg. 
id. — Kaiserlisch-Russische mineralogische Gesellschaft. 

Suède. 

Gothembourg. — Kongliga Vetenskaps och Vitterhets Samhallct i Gôteborg. 
Lund. — Kongliga Fysiografisca Sâllskapet i Lund. 

Id. — Universitas Carolina Lundensis. 
Stockholm. — Konglig Swensk Vetenskaps Akademie. 
Upsal. — Kongliga Vetenskaps Societeten. 

Suisse. 

Aàrau. — Argauische Naturforschende Gesellschaft zu Aarau. 
Bale. — Naturforschende Gesellschaft zu Basel. 
Berne. — Naturforschende Gesellschaft in Bern. 

Id. — Schweizerische Gesellschaft fur die gesammten Naturwissenschaften . 
Coire. — Naturforschende Gesellschaft Graubùnden's zu Chur. 
Genève. — Institut national Genevois. 
Lausanne. — Société Vaudoise des Sciences naturelles. 
Neuchatel. — Société des Sciences naturelles de Neuchàtel. 
Saint-Gall. — S'-Gallische Naturwissenschaftliche Gesellschaft. 
Schaffouse. — Schweizerische Entomologische Gesellschaft. 
Zurich. — Naturforschende Gesellschaft in Zurich. 

I OCÉANIE. 

Nouvelle-Galles du Sud* 

Sydney. — Linnean Society of New South Wales. 

Nouvelle-Zélande. 
Aukland. — New Zealand Institute. 

Tasmanle. 

Hobart-Town. — Royal Society of Tasmania. 






LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ. 



TABLEAU INDICATIF 

des 

PRÉSIDENTS DE LA SOCIÉTÉ 

DEPUIS SA FONDATION 



1863-1865. MM. H. LAMBOTTE. 

1865-1867. H. ADAN. 

1867-1869. le comte M. DE ROBIANO, 

1869-1871. J. COLBEAU. 

1871-1873. H. NYST. 

1873-1875. G. DEWALQUE. 

1875-1877. J. CROCQ. 

1877-1879. A. BRIART. 

1879-1881. J. CROCQ. 



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LISTE GENERALE 

DES 

MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

AU 3i DÉCEMBRE 1879. 
(Le nom des membres fondateurs est précédé d'un astérisque *.) 

>-fe ' iE3> X o 

Membres honoraires. 



1877. Bellardi, professeur Luigi. — Turin. 

(1863)-1873. * Colbeau, Jules, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue d'Or- 
léans, 41, Ixelles-Bruxelles. {Collection générale des mollusques vivants et 
fossiles t spécialement terrestres et fluviatiles. — Collection 'particulière des 
espèces et variétés vivantes et fossiles de Belgique.) 

1875. Davidson, Thomas, membre de la Société Royale et de la Société Géologique de 

Londres, etc. — Leopold Road, 3, Brighton (Angleterre). 

1863. Funck, N., directeur du Jardin Zoologique de Cologne, membre de diverses Sociétés 
savantes. — Cologne (Prusse). 

1870. Hammelrath, D r Gustave, ancien directeur du Jardin Zoologique de Bruxelles. — 
Paris. 

1878. Hayden, F. V., géologue des États-Unis — Washington D. C. 

1876. Jeffreys, Gwyn, membre de la Société Royale de Londres, etc. — Ware Priory, 

Herts (Angleterre) . 

1874. Michaud, capitaine L.-A.-G., membre de diverses Académies et Sociétés savantes. — 
Rue Lanterne, 17, Lyon (France). 

1878. Selwyn, Alfred, R.C., directeur de la Commission géologique du Canada.— Montréal. 
(1864)-1872. Senoner, D r Adolf, membre de diverses Académies et Sociétés savantes. — 

Landstrasse, Kieglergasse, 14, Vienne (Autriche). 
1867. Sowerby, G.-B. — Great Russell Street, 45, Bloomsbury, Londres. 
(1867)-1870. Staes, Célestin, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Louvain. 

9 



GXXVI SOCIÉTÉ MALAGOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Membres correspondants. 

1867. Bielz, E.-Alb., inspecteur royal de renseignement, membre de diverses Sociétés 
savantes. — Hermannstadt, Transylvanie (Autriche). 

1867. Brusina, Spiridione, conservateur du Musée national d'Histoire naturelle, membre 

de diverses Sociétés savantes. — Agram, Croatie (Autriche). 

1864. Canofari de Santa Vittoria, comte J. — Sora, Terra di Lavoro (Italie). 
1864. Charlier, Alexandre, capitaine au long cours dans la marine belge. — Place Saint- 
Joseph, 15, Ostende. 

1868. Chevrand, Antonio, D r en médecine, etc. — Cantagallo (Brésil). 

1864. D'Ancona, Cesare, D r en sciences, aide-naturaliste au Musée royal d'Histoire natu- 

relle, etc. — Florence (Italie). 

1866. Dubrueil, E., membre de diverses Sociétés savantes. — Rue du Carré du Roi, 1, 

Montpellier, Hérault (France). 

1869. Erjavec, Francesco, professeur d'Histoire naturelle à l'École supérieure. — Gôrz 

(Autriche). 

1878. Foresti, D r Lodovico. — Hors la Porta Saragozza, n° 140-1 î-i, Bologne (Italie). 

1876. Gaucher, Élie. — Rue Belliard, 123, Bruxelles. 

1867. Gobanz, D r Josef, professeur d'Histoire naturelle à l'École supérieure. — Klagenfurt, 

Carinthie (Autriche). 

1872. Heynemann, D. -F., membre de la Société Malacozoologique allemande, etc. — 
Schifferstrasse, 53, Sachsenhausen, près de Francfort-sur-le-Mein (Allemagne). 

1868. Hidalgo, D r J. Gonzalez. — Huertas, 7 Duplicado, 2° derecha, Madrid (Espagne). 

1874. Issel, D r Arturo, professeur. — Gênes (Italie). 

1865. Jamrach, Ch., naturaliste. — S^George Street, 180, East, Londres. 

1869. Kawall, J.-H., pasteur, membre de diverses Sociétés savantes. — Presbytère de 

Poussen, Courlande (Russie). 
1872. Kobelt, D r W., membre de la Société Malacozoologique allemande, etc. — Schwan- 

heim-sur-le-Mein (Allemagne). 
1869. Kuzmic, le Père Giovanni Evangelista, directeur de la pharmacie du couvent. — 

Raguse, Dalmatie (Autriche). (Coquilles terrestres, fluviatiles et marines du ter- 

ritoire et du littoral de Raguse.) 

1864. Lallemant, Charles, pharmacien, membre de diverses Sociétés savantes. — L'Arba, 

près d'Alger (Algérie). 
1872. Lancia di Brolo, duc Federico, membre de l'Académie royale des Sciences de 

Palerme, etc. — Palerme (Sicile). 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CXXVII 

1866. Manfredonià, commandeur Giuseppe, D r en médecine, professeur, membre de 

diverses Académies et Sociétés savantes. — Via Stella, 2, Naples (Italie). 
4872. Matthew, G. -F., membre de diverses Sociétés savantes. — Leustones, dcpart- 

ment S'-John, Nouveau Brunswick /'Canada). 
1866 Morière, J., professeur à la Faculté des sciences, membre de diverses Sociétés 

savantes. — Caen, Calvados (France). 

1869. Paulucci, M me la marquise Marianna. — Villa Novoli, Florence (Italie). 

1876. Ressmann, D r Fr. — Malborgeth, Carinthie (Autriche). 

1868. Rodriguez, Juan, directeur du Musée d'Histoire naturelle. — Guatemala. 

1867. Rothe, Tyge, directeur du Jardin royal de Rosenborg. — Copenhague (Danemark 1 . 

1867. Schmidt, D r Oscar, professeur à l'Université, etc. — Strasbourg, Alsace (Allemagne). 

1868. Sciuto-Patti, Carmelo, ingénieur, membre de l'Académie des Sciences naturelles 

de Catane et de diverses Sociétés savantes. — Catane (Sicile). 

1864. Stossich, Adolf, professeur, membre de diverses Sociétés savantes. — Trieste, 

Istrie (Autriche). 

1878. Tapparone-Canefri, chevalier Cesare. — Via S. Quintino, 21, Turin (Italie). 

1875. "Watelet, Ad., officier de l'Instruction publique, membre des Sociétés Géologique 
et Botanique de France, etc. — Soissons, département de l'Aisne (France). 

1872. Westerlund, D r Carl, Agardh. — Ronneby (Suède). 

1865. Wesïerman, G. -F., directeur du Jardin zoologique d'Amsterdam, membre de diverses 

Sociétés savantes. — Amsterdam (Néerlande). 
1867. Wiechmann, D r C.-M., membre de diverses Sociétés savantes. — Kadow, près de 
Goldberg, Mecklembourg (Allemagne). 

1873. Winkler, T.-C, D r en sciences naturelles, conservateur au Musée Teyler, membre de 

diverses Sociétés savantes. — Harlem (Néerlande). 



Membres effectifs à vie. 

1872. Bubics, S.-C.-O., chambellan de Sa Sainteté, etc. — Palais des princes Esterhazy, 
Wallnerstrasse, 4, Vienne (Autriche). 

(1868)-1872. Lawley, Roberto, membre de la Société Malacologique italienne, etc. — 
Montecchio, près de Pontedera, Toscane (Italie). 

Membres effectifs. 



1872. Balston, William Ed., membre de la Société Géologique de Londres, etc. — 
Bearsted House, Maidstone, Kent (Angleterre). (Fossiles crélacés.) 

1874. Barrois, Charles, licencié en sciences naturelles, préparateur de géologie à la 
Faculté des sciences. — Rue Rousselle, 17, faubourg Saint- Maurice, Lille 
(France). (Spongiaires.) 



CXXYII1 SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

4870. Bauwens, L.-M., receveur des contributions, membre de plusieurs Sociétés savantes. 

— Rue Schmitz, 15, Koekelberg-Bruxelles. 
1879. Beine, V., étudiant. — Rue Veydt, 43, Ixelles-Bruxelles. 
1879. Bell, A. — Grafton Street, Fitzroy Square, Londres. 

1872. Berchem, F., ingénieur principal des mines. — Rue Neuve, 32, Namur. 
1874. Blanchart, C, ingénieur des mines. — Montigny-le-Tilleul, Hainaut. 

1873. Bouyet, Alfred, lieutenant-colonel au corps d'état-major. — Rue du Méridien, 100, 

Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 
1864. Briart, Alphonse, ingénieur des mines, membre de l'Académie royale des Sciences 
de Belgique et de diverses Sociétés savantes. — Morlanwelz, Hainaut. 

1872. Bricourt, C, avocat. — Rue de Stassart, 71, Ixelles-Bruxelles. 
1877. Brot, D r Auo. -— Malagnon, 6, Genève. 

1879. Carez, L.-L.-H. — Rue Pigalle, 21, Paris. 

1863. *Charlier, Eugène, D p en médecine, etc., membre de diverses Sociétés savantes. — 
Rue Faubourg-S l -Gilles, 19, Liège. 

1863. *Cocheteux, Charles, général major. — Rue du Midi, 7, Liège. 

1870. Cogels, Paul, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue de la Bascule, 2, 

Anvers. (Géologie et paléontologie des environs d'Anvers.) 

1873. Colbeau, Emile, étudiant, membre de la Société royale Linnéenne de Bruxelles. — 

Rue d'Orléans, 41, Ixelles-Bruxelles. (Mollusques vivants et fossiles de 
Belgique.) 

1864. Cornet, F.-L., ingénieur des mines, membre de l'Académie royale des Sciences de 

Belgique, etc. — Cuesmes, près de Mons. (Fossiles crétacés.) 

1874. Cornet, J.-F., membre de la Société Belge de Microscopie. — Chaussée de 

Wavre, 259, Ixelles-Bruxelles. 
1874. Cotteau, Gustave, membre de la Société Géologique de France, etc. — Auxerre, 

département de l'Yonne (France). (Échinodermes.) 
1869. Craven, Alfred-E., membre de diverses Sociétés savantes. — Prince's Gâte, 36, 

Londres. 
1876. Crépin, François, directeur du Jardin botanique de l'État, membre de l'Académie 

royale des Sciences de Belgique et de diverses Sociétés savantes. — Rue de 

l'Esplanade, 8, fxelles-Bruxelles. 
1873. Crocq, D r J., sénateur, professeur h l'Université libre, membre de l'Académie royale 

de médecine de Belgique, etc. — Rue Royale, 110, Bruxelles. 

1866. Dautzenberg, Philippe. — Rue de l'Université, 213, Paris. (Coquilles terrestres et 
fluvial il es.) 

1873. Davreux, Paul, ingénieur, professeur au Musée royal de l'industrie. — Bruxelles. 

1871. De Bullemont, Emmanuel, membre de plusieurs Sociétés savantes. —Rue d'Orléans, 

32, Ixelles-Bruxelles. 

1874. Deby, Julien, ingénieur, membre de diverses Sociétés savantes. — Warwick Gar- 

dens, Kensington, Londres. (Observations microscopiques .) 
1874. De Cossigny, J. Charpentier, ingénieur, membre de la Société Géologique de 

France, etc. — Courcelle, près Saint-Parres-les-Vaudes, département de l'Aube 

(France). 
1874. De Guerne, Jules, membre de la Commission d'Histoire naturelle du Musée de 

Douai, etc. — Rue de Lewarde, 9, Douai, département du Nord (France). 

(Nudibranches .) 






LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CXX1X 

4876. Dejaer, Ernest, ingénieur des mines. — Rue de la Chaussée, 22, Mons. 

1869. De Jonghe, vicomte Baudouin. — Rue Guimard, 2, Quartier-Léopold, Bruxelles. 

1875. Delacre, Ambroise, étudiant. — Montagne de la Cour, 80, Bruxelles. 
1879. De Ladrière, Prudent. — Rue de la Loi, 125, Bruxelles. 

1874. De la Fontaine, Jules, conservateur des collections de l'Université, membre de plu- 
sieurs Sociétés savantes. — Gand. 

1871. De Looz-Corswarem, comte Georges, membre de plusieurs Sociétés savantes. — 

Château d'Avin, par Avennes, province de Liège. 

1872. Denis, Hector, avocat. — Chaussée de Wavre, 148, Ixelles-Bruxelles. 

1863. *De Selys-Longchamps, baron Edmond, sénateur, membre de l'Académie royale des 
Sciences de Belgique, etc. — Quai de la Sauvenière, 34, Liège, et château de 
Longchamps, près de Waremme. 

1871. Desguin, Pierre, ingénieur. — Rue des Croisades, 34, Bruxelles. 

1863. *Dewalque, D r Gustave, professeur à l'Université, membre de l'Académie royale des 
Sciences de Belgique, etc. — Rue de la Paix, 17, Liège. 

1872. Dollfus, Gustave, membre de la Société Géologique de France, etc. —Rue de Cha- 

brol, 45, Paris. 

1876. Eck, André, pharmacien, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue Bourg- 

Tibourg, 4, Paris. 

1878. Faly, Ingénieur au corps des mines. — Rue de Nimy, Mons. 
1872. Fleming, S.-R., étudiant. — Boulevard du Régent, 15, Bruxelles. 

1863. *Fologne, Égide, architecte, membre de la Société Entomologique de Belgique. — 

Rue de Namur, 12», Bruxelles. 
1865. Fontaine, César, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Papignies, Hainaut. 

1879. Fontaine, E., étudiant. — Rue Vonck, 47, Ixelles-Bruxelles. 
1879. Forir, H., ingénieur des mines. — Rue Roberlson, 11, Liège. 

1874. Friren, abbé A., professeur au petit Séminaire, membre de diverses Sociétés savantes. 
— Montigny lez-Metz, Lorraine (Allemagne). 

1877. Genevoix, D r Fr. — Rue des Beaux-Arts, 14, Paris. 

1868. Gentiluomo, D r Cammillo, conservateur du Musée royal d'Histoire naturelle, etc. — 

Via S. Francesco, 23, Pise (Italie). 
1874. Giard, Alfred, professeur de zoologie à la Faculté des Sciences, etc. —Lille (France). 
1874. Gosselet, Jules, professeur de géologio à la Faculté des Sciences, membre de 

diverses Sociétés savantes. — Rue d'Antin, 18, Lille (France). 

1869. Hallez, Paul. — Rue Rogier, 194, Schaerbeek-Bruxelles. (Fossiles laekeniens.) 

1872. Henné, Alexandre, capitaine adjudant-major. — Saint-Gilles-Bruxelles. 

1873. Houzeau de Lehaie, Auguste, membre de la Société des Sciences du Hainaut, etc.— 

Hyon, près de Mons. 

1879. Joly, A., professeur à l'Université libre de Bruxelles. — Rue Marie-Henriette, 3, 

Ixelles-Bruxelles. 
1873. Jones, T. Rupert, membre de la Société Royale de Londres, professeur à 

l'Université, — Fosse Bank West, Camberley, comté de Surrey (Angleterre) . 



CXXX SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 

4878. Jorisenne, D r Gustave, membre de la Société Géologique de Belgique, etc. — Rue 

de la Casquette, 39, Liège. 

4872. Klecak, Biagio, commissaire de district de 4 re classe. — Sinj, Dalmatie (Autriche). 

4873. Lambotte, Élie, étudiant. — Rue de Josaphat, 442, Schacrbeek-Bruxelles. (Mollusques 

vivants et fossiles de Belgique,) 
4867. Lànszweert, Edouard, pharmacien. — Rue de la Chapelle, 85, Ostende. 

4874. Lebour, G. -A., membre de la Société Géologique de Londres. — Woodhouse 

Tenace, 2, Gateshead-on-Tyne (Angleterre). 

4866. Le Comte, Théophile, membre de diverses Sociétés savantes. — Aux Acren, 

près Lessines. (Mollusques d'Europe.) 

4872. Lefèvre, Théodore, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue du Pont-Neuf, 40, 

Bruxelles. (Fossiles tertiaires.) 

4879. Liénard, Valère. — Boulevard des Hospices, 228, Gand . 

4871. Malaise, Constantin, D r en sciences, professeur à l'Institut agricole de l'État, 

membre de l'Académie royale des Sciences de Belgique, etc. — Gembloux. 
(Terrain silurien et fossiles quil renferme.) 

4873. Mazé, IL, ordonnateur de la Guadeloupe. — Basse-Terre (Guadeloupe). 

4874. Médal, D r M. -A. — Calle de Cadena, n° 24, Mexico (Mexique). 

4875. Michelet, Gustave, ingénieur, membre de la Société belge de Microscopie. — Rue 

de Pascale, 6, Quartier-Léopold, Bruxelles. 

4867. Miller, Henry, J., membre de la Société belge de Microscopie et de la Société 

royale de Botanique de Belgique. — Place de l'Industrie, 39, Bruxelles. (Obser- 
vations microscopiques ; Foraminifères vivants et fossiles.) 

4879. Monthiers, Maurice, ingénieur des mines. — Bue d'Amsterdam, 70, Paris. 

4877. Mors, Emile, étudiant. — Rue Solférino, 4, Paris. 

4874. Neissen, Auguste, avocat. — Boulevard de Waterloo, 86, Bruxelles. 

4872. Ortlieb, J., chimiste, membre de diverses Sociétés savantes. — Croix lez-Roubaix, 

département du Nord (France). (Géologie générale du bassin tertiaire anglo- 
flamand.) 

4870. Pire, Louis, professeur à l'Athénée royal, membre de diverses Sociétés savantes. — 
Rue Kcyenvcld, 444, Ixelles-Bruxelles. 

4879. Piret, Adolphe, Comptoir belge de Minéralogie et de Paléontologie. — Place Saint- 
Pierre, Tournai. 

4873. Potier, Alfred, ingénieur des mines, membre de la Société géologique de France. 

— Rue de Boulogne, 4, Paris. 
4870. Purves, J.-C, membre de diverses Sociétés savantes. — Smohn strect, 35», York 
(Ecosse). 

4879. Ribeiro, D r Abel. — Odemira (Portugal). 

4863. *Roffiaen, François, artiste peintre, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue 
Godecharle, 46, Ixelles-Bruxelles. (Collection des espèces terrestres , principale- 
ment du genre Hélix.) 

4879. Rucquoy, Alfred. — Court-S l -Étienne. 

4872. Rutot, Aimé, ingénieur au chemin de fer de l'État, membre de la Société géologique 
de Belgique. — Rue du Chemin de fer, 34, Saint-Josse-ten-Noode-Bruxelles. 



LISTE DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CXXX1 

4879. Saintenoy, P. — Rue des Palais, 63, Schaerbeek-Bruxelles. 

1874. Schepmàn, M. -M., naturaliste. — Rhoon, près de Rotterdam (Néerlande). 

4868. Seghers, Franz, artiste peintre. — Rue de l'Olivier, Schaerbeek-Bruxelles. 
4879. Stevens, J.-D. — Boulevard de Waterloo, 99, Bruxelles. 

4878. Stevens, Jean, ingénieur. — Rue Médori, 98, Laeken. 

4877. Thirtar, D r J. — Chaussée dTxelles, 468, Ixelles-Bruxelles. 

4878. Tiberi, D r Nicolo. — Portici, près de Naples. 

4879. Tillier, A., archilecte. — Rue delà Coupe, 29, Mons. 

4874. Tournouer, Raoul, membre de la Société Géologique de France, etc. — Rue de 
Lille, 43, Paris. 

1872. Ubaghs, Casimir, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue des Blanchisseurs, 
Maestricht (Néerlande). 

4869. Van den Broeck, Ernest, membre de plusieurs Sociétés savantes. — Rue Terre- 

Neuve, 424, Bruxelles. (Foraminifères . Anatomie, physiologie et distribution 
géographique des Mollusques terrestres et fluvialiles. Collection spéciale des 
Mollusques belges.) 

4873. Van Ertborn, 0., baron. — Rue des Lits, 44, Anvers. 

4874. Van Rygersma, H.-E., D r en médecine, etc. — Saint-Martin (Antilles). 
4877. Vaughan, Ern., homme de lettres. — Rue des Minimes, 42, Bruxelles. 

4869. Vincent, Gérard, préparateur au Musée royal d'Histoire naturelle. — Rue Granvelle, 
95, Quartier -Léopold, Bruxelles. (Fossiles des terrains éocènes de Belgique.) 

4872. Von Egger, comte Franz, membre de diverses Sociétés savantes. — Saint-Georges 
sur le Lac Long, Carinthie (Autriche). 

4872. Von Egger, comte Gustav, membre de diverses Sociétés savantes. — Saint-Georges 

sur le Lac Long, Carinthie (Autriche). 

4873. Weinmann, Rodolphe, chimiste, membre de la Société entomologique de Bel- 

gique, etc. — Chaussée de Mons, 74, Cureghem-Bruxelles. 
4876. Weissenbruch, Paul, imprimeur. — Rue du Poinçon, 45, Bruxelles. 
4863. + Weyers, Joseph -Léopold, membre de diverses Sociétés savantes. — Rue de 

Laeken, 51, Bruxelles. 

4873. Witmeur, Henri, ingénieur des mines, professeur à l'École polytechnique. — 

Avenue de la Toison d'or, 60, Saint-Gilles-Bruxelles. 

4874. Wright, Bryce, membre de la Société royale d'Histoire de Londres, etc. — 

38, Southampton Row, Bloomsbury, Londres. 

4879. Yseux, Emile, D r en médecine, professeur à l'Université libre de Bruxelles. — 
Avenue du Midi, 97, Bruxelles. 



TABLE GÉlNÉRALE DES MATIÈRES 

CONTENUES DANS LE TOME XIV, 1879 

DES ANNM.ES DE LA SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE 

DE BELGIQUE 



Annales de la Société Malacologique de Belgique, tome XIV, 1879 .... 7 

Assemblée générale annuelle du 6 juillet 1879 XLVII1 

Bulletin bibliographique XCIII 

Bulletin des séances de la Société III 

Bulletins do la Société Malacologique de Belgique, tome XIV, 1879. .. . I 

Collections malacotogiques CVJI 

Compte-rendu, au point de vue paléontologique, de l'excursion de la Société 
Malacologique de Belgique aux environs de Kenaix, en 1879. Étude sur la 

consîitution géologique du mont de la Musique, par A. Rutot (planche I). 7 

Institutions correspondantes • CXI 

Liste générale des membres de la Société Malacologique de Belgique au 

31 décembre 1879 . . . . . . . CXXI 

Mémoires de la Société Malacologique de Belgique, tome XIV, 1879. ... 5 

Note sur le Bulimus ellipticus, par Th. Lefèvre (planche VII) 82 

Nouvelles déformations du Planorbis complanatus, par L. Pire 80 

Observations géologiques faites à Anvers à l'occasion des travaux de creu- 
sement des nouvelles cales sèches et de prolongement du bassin de Kattendyk 

par P. Cogels et E. Van den Broeck (planches III, IV, V et VI) . . . . c 29 

Séances de la Société : 

4 janvier 1879 V 

Rapport de M. Rutot sur le travail de [MM. Briart et Cornet intitulé : 
Description de quelques coquilles fossiles des argilites de Mor- 
lanwelz. 

Noiesur des fossiles du tongricn inférieur. — M. Rutot. 

Exposition Malacologique. 

1 er février 1879. X 

Observations nouvelles relatives a la faune du système bruxellien et à 
celle de l'ancien laekenien supérieur, actuellement système wcm- 
melien, par G. Vincent et A. Rutot. 



CXXXIV SOCIÉTÉ MALACOLOG1QUE DE BELGIQUE 

i* mars 1879 XVI 

Diluvium et Campinien, réponse à M. le D r Winkler, par Ernest 
Vanden Droeck et Paul Cogels. 

5 avril 1879 XXXIX 

3 mai 1879 XLI 

Communication de M. Rulot sur une coupe remarquable de terrains 
actuellement visibles à Saint-Gilles, près de Bruxelles. 

7 juin 1879 XLV 

6 juillet 1879 (Assemblée générale annuelle) XLVIII 

Rapport du Président. 

Rapport du Bibliothécaire. 

Rapport du Trésorier. 

Budget pour l'année sociale 1879-1880. 

Fixation des jours et heures des assemblées de la Société et choix de 
la localité et de l'époque de son excursion annuelle. 

Élection du Président de la Société et de trois membres du Conseil 
pour les années 1879-1880 et 1880-1881. Nomination de trois mem- 
bres de la Commission des comptes pour l'année 1879-1880. 

2 août 1879 LVI 

Compte-rendu de l'excursion faite à Anvers les 27 et 28 juillet 1879 

par la Société Malacologique do Belgique, par E. Van den Broeck 

(planche III). 
Communication de M. Rutot sur de nouvelles découvertes faites dans le 

tongrien inférieur du Limbourg par M. le comte Georges de Looz- 

Corswarem. 

6 septembre 1879 LXXVIII 

Communication de M. Van den Broeck sur les couches quaternaires des 
environs d'Anvers. 

4 octobre 1879 LXXX 

8 novembre 1879 LXXXII 

Mollusques recueillis en Suisse en 1879, par Fr. Roffiaen. 
Mollusques recueillis en Suisse en 1879, par Alf. Craven. 

6 décembre 1879 LXXXIX 

Exposition Malacologique. 

Table générale des matières contenues dans le tome XIV des Annales de 

la Société Malacologique de Belgique CXXXIII 

Tableau dichotomique des genres de mollusques terrestres et fluviatiles de 

Belgique, par L. Pire (planche II) 18 

Tableau indicatif des Présidents de la Société depuis sa fondation .... CXXIII 



PLANCHES DU TOME XIV, 1879 



DES 



ANNALES DE LA SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE 



Planche I. Compte rendu au point da vue p.aléontologique de l'excursion de la Société 
Malacologique de Belgique, aux environs de Renaix en 1#79. Étude sur 
la constitution géologique du Mont de la musique, par A. Rutot. 
Mémoires, page 7 . 

— II. Tableau dichotomique des genres de Mollusques terrestres et fluviatiles de 

Belgique, par L. Pire. Mé.: oires, pa?e 18. 

— ITT . Compte rendu de l'excursion faite à Anvers, les 27 et 28 juillet 1879, 

par la Société Malacologique de B-lgique, par E. Van den Broeck. 
Bulletins, page LVIII, et Observations géologiques faites à Anvers à 
l'occasion des travaux de creusement des nouvelles cales sèches et de 
prolongement du bassin duKattendyk,parP. Cogels etE. Van don Broeck. 
Mémoires, page 29. 

— IV. Idem. 

— V. Idem. 

— VI. Idem. 

— VII. Note sur le Bidimus ellipticus, par Th. Lefèvre. Mémoires, page 82. 



PLANCHE I. 

f'oupe-diagrammc du mont de la Musique, pôs Renaix. 



1879 



PLANCHE II. 



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Limax variegatus, Drap. 


19. 


2. 


Ariœi rufus, L. 


20. 


3. 


Cycfostomaelegans, Mûll. 


21. 


4. 


Hélix ericetorum. 


22. 


5. 


— obvoluta, Mûll. 


23. 


6. 


— lapicida, L. 


24. 


7. 


— fasciolata, Poir. 


25. 


8. 


— hortensis, Mûll. 


28. 


9. 


— pomatia, L . 


27. 


10. 


Zonites cellarius, Mûll. 


28. 


11. 


V Urina major, Fer. 


29. 


12. 


— pellucida, Mûll. 


30. 


13. 


Succineaputris, L. 


31. 


14. 


Bulimus obscurus , Mûll . 


32. 


15. 


— subcylindricus, L. 


33. 


16. 


— acicula, Mûll. 


34. 


17. 


Clausiliabiplicata, Leach. 


35. 


18. 


Pwpa muscorum, L. 


36. 



Ptfpa antivertigo ( Vertigo), Drap. 
Carychium minimum, Mûll. 
Ancylus fluviatilis, Mûll. 
Planorbis corneus, L. 

— nitidus, Mûll. 
Limnea auricularia, L. 

— stagnalis, L. 
Physa hypnorum, L. 
Neritina fluviatilis, L. 
Valvata piscinalis, Mûll. 

— cristata, Mûll. 
Paludina contecta, Mûll. 
Bythiniatentaculata, L. 
Dreissena polymorpha, Pall. 
Unio pictorum, L. 
Anodonta piscinalis, Mis. 
Cyclas comea, L. 
Pisidium amnicum, Mûll. 



1879 



Anrocdes de la Soaecé MaZoucc ■ Zelgùjue 










PLANCHE III. 



Coupe des dépôts pliocènes, quaternaires et modernes des cales sèches 

et du Kaltendyk. 



1879 



ANNALES DEIASÛCIÊTÉ MALACOIOGIQUE DE BELGIQUE. 



TOME XIV PL III 




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PLANCHE IV. 



DÉPÔTS MODERNES. 



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A. 

B. 
C. 
D. 
E. 
F. 
G. 
H. 
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I. 

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Sables à Trophon J ,, * 

L'. 



DEPOTS 
POST-CAMPINIENS. 



antiquum. 

Sables 
à Isocardia cor. 



Sables a Trophon 
antiquum. 



L. 
M. 

N. 



Figure I. 

Argile des polders, d'un brun rougeâtre. 

Id. id. verdâtre. 

Limon noir stratifié, à valvées, et minces lits tourbeux. 
Lentilles et galets tourbeux remaniés. 
Sables fins, stratifiés. 
Gravier avec coquilles fluviatiles. 
Banc de tourbe, in situ. 
Sables grossiers quartzeux. 

Id. id. avec argile verte. 

Id. à éléments remaniés, avec coquilles tertiaires 

triturées, parfois graveleux. 
Sablas argileux verts et argile. 

Id. rouges, altérés. 

Banc coquillier supérieur, altéré. 

Id. id. resté gris, non altéré. 

Sables intermédiaires, zone rouge, altérée. 

Id. id. grise, non altérée. 

Banc coquillier inférieur, a éléments remaniés. 

Sables gris h Isocardia cor. 



DEPOTS MODERNES. 



Figure II. 

Sables intermédiaires. 
Banc coquillier supérieur. 

Id. id. jaunâtre, altéré. 

Sables argileux supérieurs, jaunâtres. 

Id. id. avec argile verte. 

Sables stratifiés obliquement, avec blocs de tourbe, graviers, 
coquilles pliocènes remaniées et coquilles fluviatiles, etc. 
D'. Sable blanc. 
D". Sable brunâtre. 

E. Limon sableux grisâtre. 

F. Sables blancs stratifiés avec blocs de tourbe, morceaux de 
bois, etc. 

Partie limoneuse du dépôt. 

Limon noir avec strates sableuses vers le bas et tourbeuses 

vers le haut du dépôt. 
Sable blanc avec strates de limon gris noirâtre. 
Lentille de matières tourbeuses. 
Zone tourbeuse. 

Limon gris noirâtre à valvées, très sableux, avec petites 
strates de sable blanc. 
J. Argile des polders. 



F 

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G. 

H. 
H'. 
H" 
I. 



Nota. Par suite de la succession des lettres employées dans le texte pour désiger les diverses couches 
rencontrées, les légendes de ces deux figures n'ont pu suivre le même ordre de superposition les successions 
des dépôts étant inverses. 

1879 



Annales de la société Mal/zcoioaiaue' deBelaiqiic. 



Tome XIV /r8 7! )! PL IV, 



r I GU RE I . Diagramme- de la- disposition' des couches pliocènes et ?nodernes au.c non ueiles cales sèches et an bassin 
jbrtnant leprolonae/ncnt du/ iïhttend ij k à Anvers. 








FlGURE H . Anvers- Coupe/ des couches pliocènes et modernes pixsc dans la pa7^lie nord 

du- bassirv du/Katlenel-uk . 



PLANCHE V. 



DÉPÔTS PLIOCÈNES. 



DÉPOTS 
POST-CAMPIXIENS. 



DÉPOTS MODERNES. 



/ A. 
A' 



Sables argileux supérieurs, avec débris coquillicrs 
Id.* id. 



A". 

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B. 

B\ 

B". 

C. 

C. 

C". 

C". 
D. 

E. 

F. 

F'. 

G. 

H. 

I. 

I\ 



avec argile verte et sans débris 

coquillicrs. 
très glauconifères, stratifiés. 



f avec rares graviers épars 

I. 



et graviers au contact 



avec la couche sous-jacentc. 



Id. id. 

Sable brunâtre. 
Id. grisâtre ou verdâtre 
Id. avec argile verte 
Id. brunâtre 
Tourbe. 
Id. mélangée de sable blanc. 

Id. id. id. avec morceaux de bois et 

graviers. 
Tourbe remaniée. 

Sable grossier graveleux avec coquilles tertiaires remaniées, 
parcelles de tourbe et nombreuses coquilles fluviatilcs. 
Sable blanchâtre. 

Limon gris noirâtre avec strates de sable blanc. 
Id. id. passant à un dépôt sableux. 
Sable blanc avec petites strates de tourbe et de limon. 
Limon noir ù valvées. 
Argile des polders-, 
Id. id. avec taches ferrugineuses. 



Les hachures indiquent la distribution de l'argile verte dans les sables tertiaires 
et dans les sables post-campiniens. 



1879 



.bmalc.cù h SocuUlLd^h^m^r.d.i^ 




PLANCHE VI. 



Plan des cales sèches et du bassin du Kaltcndyk pendant la période du creusement, 

indiquant les points observés. 



1879 



Annales <le la Société Malacciloaurue de Belgique*. 



Tome .\/\l,rf-yJ/'/ / '/ 



PLAN 

des cales sèches et du bassm du Kattendjk 

pendant la période du creusement 
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LEGENDE 



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Du OjûLb6tM ou JuilleuD-ijk. — « » 

. (oj&weXXjtô cûuLtf> £>zcn.£à et piuru>u<xe- 

llltfirt Dll DtX.VMll du J\0.\[<il\.d\.i\<. 



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PLANCHE VII. 



Fig. i . — Bulimus ellipticus, Sow. exemplaire adulte de grandeur naturelle. 

2. — Id. vu de côté. 

3. — Id. vu de face. 

4. — Id. fragment d'un individu adulte du British Muséum. 

5. — Id. moule intérieur, vu de côté. 

6. — Id. id. id. (ex. jeune.) 

7. — Id. fragment d'un exemplaire provenant de Primrose Ilill 



1879 



Annales de la Société Malaodogufi^oe ok Belgique 



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